L'enjeu du rêve
C'était le 6 janvier. Départ du Paris-Dakar. Un concurrent dit à la radio : Nous offrons du rêve. Il a bien sûr raison, mais le problème est que ce rêve n'est pas le bon. Un rêve de l'ancien monde, celui dont on ne connaissait pas les limites, une sorte de butte témoin de ce qu'il ne faut pas faire. Nous avons malgré tout besoin de rêve, de mythes qui stimulent notre imagination, notre créativité, et procurent des émotions. Les défenseurs de l'environnement, hostiles au Paris-Dakar, ont-ils un autre rêve à proposer ?
Un rêve populaire, accessible à tous, qui procure de l'enthousiasme et du plaisir, et qui fasse la promotion du nouveau monde, décarboné, circulaire, conscient de ses limites. Pour paraphraser Jacques Delors, On ne tombe pas amoureux d'un taux de CO2. Comment faire rêver du développement durable, comment le rendre attractif et donner l'envie d'y aller ? C'est une question de début d'année, en espérant qu'elle trouve une réponse satisfaisante en 2018. Pour ma part, je ne miserai pas sur la sobriété, même heureuse, ou encore sur l'amour des générations futures. Les représentations du développement durable sont souvent ascétiques, anxiogènes, ou indéchiffrables pour le commun des mortels. Et pourtant l'exploration de futurs inédits, la recherche de nouveaux modes de développement, la nouvelle page à écrire dans l'histoire de l'humanité, voilà de quoi donner de l'enthousiasme et créer une dynamique. Il reste à traduire ces perspectives en objet de rêves. Amis écolos, au travail !
Edito du 10 janvier 2018
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