“ Le dictionnaire du développement durable pour tous. libre pensée de l’écologie, d’une écologie facile,
avec les mots de tous les jours, mis à jour chaque semaine. ”

Edito du 26 juin 2019

Les leçons du brevet

dominique bidou vertiLe brevet des collèges vient d'être reporté pour cause de canicule. Les conditions ne sont pas réunies pour passer sereinement un examen. Bien sûr, mais le phénomène n'est que la partie émergée d'un iceberg. Les conditions de confort thermique ont des effets directs sur les résultats scolaires, de nombreuses études l'ont mis en évidence depuis longtemps. Trop chaud ou trop froid, ce n'est pas bon. Ce n'est pas vrai que pour les écoles. Dans les bureaux aussi, on constate une courbe de performance qui passe par un maximum autour de 21 degrés. Une productivité du travail corrélée à la température, c'est vrai dans toutes les circonstances, et pour tous les métiers, y compris le métier d'élève. Il n'y a pas que la température. Les qualités acoustiques sont également déterminantes, et la lumière, notamment celle du jour qui donne le moral aux troupes. Sans oublier la qualité de l'air intérieur. Bref, les qualités des bâtiments, scolaires ou d'activités, ont des conséquences directes sur les résultats recherchés, réussite scolaire ici, productivité des personnels ailleurs. Une qualité qui coûte cher, disent volontiers les budgétaires. La non-qualité coûte encore plus cher. Le calcul est vite fait pour les bâtiments neufs. La qualité intégrée dès le conception du projet, sur les bases d'un cahier des charges qui prend en considération les besoins réels, ne coûte que quelques pourcents du buget total, parfois même rien en fonction du contexte. Un bon projet qui fera faire en outre des économies de fonctionnement, par exemple en améliorant l'inertie du bâtiment et réduisant ainsi les consommations d'énergie (et l'émission de gaz à effet de serre). 

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Mot de la semaine

Automatisme

automatismeAppliqué à la pensée, l’automatisme ne permet pas d’imaginer de nouveaux futurs, comme le développement durable nous y invite. Se libérer de ces automatismes est une nécessité opérationnelle comme une bonne hygiène de vie.

L’automatisme peut être formidable, quand il s’agit de mécanique, mais il est très dangereux pour la pensée. Les automatismes de pensée, comme les « évidences », sont des machines à empêcher de penser, et donc d’innover, d’imaginer des solutions originales aux problèmes qui se présentent.
Parmi les automatismes de pensée, figure la certitude que la croissance entraîne irrémédiablement une pression supplémentaire sur l’environnement et les ressources naturelles. Une corrélation qui a pu être vraie, qui ‘est peut-être encore, mais est-ce une fatalité ?
Prenons un exemple, l’alimentation. Un tiers de notre « empreinte écologique ». Une croissance alimentaire est-elle synonyme de pression sur les ressources ?

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reprise

Evidence

evidenceLa construction d'un monde différent, capable de faire vivre dignement 9 milliards d'humains, exige que l'on se débarasse de certitudes et des canons du passé. Il faut chasser les fausses évidences.

L’évidence, voilà l’Ennemi n°1 de la pensée. Pourquoi s’interroger, alors que la situation est limpide, et que l’action s’impose d’évidence ?
L’évidence est une machine à empêcher de penser, quand elle est décrétée a priori. L’évidence se construit, se déduit, elle est le résultat d’un processus où l’imagination et l’Intelligence se confrontent. Elle ne s’impose pas d’elle-même.
Méfiez-vous donc de l’évidence, souvent utilisée pour faire passer des idées toutes faites, des solutions uniques, des positions préparées à l’avance, de la mesure industrielle au lieu du sur-mesure. Les fausses évidences courent les rues. Elles ne doivent pas nous aveugler.
Faisons tout de suite litière de quelques évidences.

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