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Edito du17 juillet 2019

Inégalités et transition, pour une nouvelle approche

dominique bidou vertiLe Haut conseil pour le climat, créé en novembre dernier en pleine crise des gilets jaunes, vient de remettre son premier rapport. S'il fallait le résumer en une pharase, ce serait " Cette neutralité carbone en 2050 est techniquement réalisable mais implique une transformation profonde de l’économie et de la société à grande échelle", ainsi qu'il est dit en tête des recommandations. Les commentaires vont bon train, notamment sur le thème de la réduction des inégalités, incontournable pour parvenir au résultat attendu. Pour Thomas Piketty, "la résolution du défi climatique ne pourra se faire sans un puissant mouvement de compression des inégalités sociales à tous les niveaux". De son côté, l'Agence Française de Développement AFD, rappelle que "le désir d'imiter un comportement social jugé supérieur constitue l'un des déterminants principaux des motifs de consommation, un phénomène de mimétisme qui accélère la dynamique d'émissions intensives quand la reéférence est celle du dernier percentile c"est à dire des 1% les plus riches". Haro, donc, sur les inégalités, qui apparaissent presque comme un préalable à tous les progrès en matière de lutte contre le dérèglement climatique. Si c'est vrai, nous sommes mal partis. Les riches résistent, et la réduction des inégalités prendra du temps. Depuis longtemps, l'OCDE nous a prévenu que les inégalités sont un frein à la croissance économique, et on n'a guère vu d'inflexion de ce point de vue. Bien sûr, les inégalités sociales sont criantes et doivent être réduites, et pour beaucoup de raisons. Mais s'il faut attendre que ce soit fait pour espérer une amélioration pour le climat, nous sommes dans de beaux draps. Il faut trouver autre chose.

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Reprise

Pêche

peche

Depuis la mi-mars, la pêche en rivière est ouverte en France. Un loisir apprécié, mais aussi une occasion de ramener chez soi une friture ou une truite frétillante. Le poisson est-il un aliment recommandable ?

Ce n’est pas l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui recommande de ne pas consommer du poisson plus de deux fois par semaine.
Et encore, il s’agit là des poissons de mer, dont il faut varier les espèces et les provenances. Pour certains poissons d’eau douce, (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) c’est deux fois par mois, et encore, une fois tous les deux mois pour les personnes fragiles. Attention, donc, à vos prises de pêche, sans doute vaut-il mieux les relâcher, une fois vos besoins couverts, qui resteront modestes.
On parle souvent de la dégradation des océans, avec les monceaux de matières plastiques qui y sont rejetés, avec les continents inédits qui en résultent, ou bien d’autres produits qui mettent en danger leur bonne santé. N’oublions pas les immenses services gratuits que nous rend la haute mer comme la séquestration de carbone, estimée parfois à plus de 200 milliards de dollars. Elle nous procure aussi de la nourriture, notamment les poissons qui constituent une bonne part des protéines que nous consommons, dans de grandes proportions dans certaines régions.

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