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Un cadeau intelligent pour Noël

Le grand débat sur la rénovation des bâtiments s’est ouvert le 20 décembre dernier, avec (presque) toutes les parties intéressées. Un absent de marque, en effet, autour de la table, le ministère de la santé. Comme si on rénovait pour le bénéfice de la planète, et pas pour celui des humains. La mauvaise qualité des logements est source de nombreux problèmes de santé, notamment l’hiver quand la précarité énergétique se fait sentir. De nombreux travaux en attestent, et une étude anglaise a chiffré les couts sanitaires : 3 fois les budgets nécessaires pour la réhabilitation. Au moment où l’on cherche à faire des économies d’argent public, voilà une bonne affaire, mettre plus de moyens pour améliorer l’habitat, pour réduire les dépenses de santé.

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Mission possible

C'est possible. Ce sont plus de 200 experts de nombreux pays, représentant les industriels, qui le disent dans un rapport intitulé Mission Possible : Atteindre la neutralité carbone dans les secteurs difficiles à décarboner d’ici le milieu du siècle. Un  rapport de l'ETC (Energy Transition Commission) publié à la veille de la COP 24. C'est possible d'atteindre l'objectif de limiter le réchauffement àn 1,5°, avec les techniques connues aujourd'hui, et à un coût très faible, qui ne dépasserait pas 0,5% du PIB mondial. Décarboner d'ici 2050 les grosses industries émettrices de CO2 est possible, le rapport en fait la démonstration secteur par secteur, et donne quelques clés aux politiques et aux patrons pour piloter cette transition dans les meilleures conditions.

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Taxe carbone et fiscalité écologique

Disons-le clairement, la taxe carbone ne résume pas à elle seule la ficalité écologique, il s'en faut, et heureusement. Une fiscalité écologique court deux lièvres à la fois, ce qui brouille parfois le message. D'un côté, il faut faire entrer de l'argent, c'est le but de tous les impôts. Et de l'autre, il tend à modifier les comportements, à encourager les attitudes vertueuses et à décourager les plus pénalisantes. Le caractère "écologique" d'une fiscalité doit s'appliquer à toutes les formes d'impôts sur des sujets susceptibles de toucher à la qualité de l'environnement. Impôt foncier, par exemple, pour encourager une gestion écologique ou décourager une artificialisation des sols. TVA et autres impôts sur des bien consommables, selon les impacts des produits concernés sur l'environnement.

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Des subventions qui font mal

Il faut sans doute le rappeler : l'usage de la voiture coute très cher, et l'usager ne paie qu'une partie du coût réel. Il n'y a pas que l'essence, l'amortissement du véhicule, les assurances et le garagiste. Il y a la route et l'impact qu'elle a sur son environnement, la pollution de l'eau, de l'air, le bruit, les déchets (pneus, carcasses, batteries etc. que l'on retrouve dans la nature), l'effet de serre, les soins aux victimes des accidents. Les coûts "externes" de l'automobile sont lourds, plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année, bien plus que les taxes sur les carburants, mais ils sont diffus et parfois différés, si bien qu'on les oublie.

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Je l'avais bien dit !

C'est toujours facile, après coup. Je l'avais bien dit ! Aujourd'hui, il s'agit de la bagnole. On découvre un problème que les grands acteurs politiques et économiques ont occulté pendant des dizaines d'années. Un problème multiforme, de dette financière, de dépendance, d'environnement et maintenant de pouvoir d'achat. La toute puissance de l'automobile s'est imposée progressivement, avec la bénédiction de l'ensemble des forces politiques à l'exception du mouvement écologiste qui a toujours fait part de ses réserves. D'autres voix nous ont alertés, aussi diverses que celle d'Alfred Sauvy (1) ou d'Ivan Illich (2). La voiture a dénaturé des villes, elle a transformé les campagnes, malheur à celui qui n'est pas motorisé ! Les problèmes d'aujourd'hui ne sont pas nouveaux, mais ils ont atteint un niveau insupportable. En désigner les dirigeants actuels comme responsables est évidemment tentant, mais l'important est de trouver une issue, comment sortir de l'impasse, même si je l'avais bien dit ! Et comme l'automobile a conditionné nos modes de vie, nos habitats, nos territoires, nos modes de production nos commerces, etc., la question va bien au-delà du simple transport. L'auto a dicté sa loi, et créé des délaissés, territoires ou populations à l'écart, qui se trouvent hors-jeu, pour reprendre deux mots de ce dictionnaire (je l'avais bien dit !). La sortie de cette dictature de l'automobile doit être engagée, comme une libération. Elle ne peut s'opérer contre les victimes de la situation actuelle, qui se méfient à juste titre de ceux qui les ont entrainé dans l'impasse. Leur résistance est d'autant plus forte qu'ils sont devenus des otages de l'automobile, des addictes qui craignent le sevrage qui les attend. Mais plus la transition tardera, plus elle sera difficile.

Autre sujet d'actualité : les cadeaux de Noël. Privilégiez l'imatériel, bien sûr, comme des spectacles ou des cours de cuisine. Il y a aussi les livres. D'ci la fin de l'année, les "notes de lecture" de ce blog seront consacrées à des beaux livres, à la fois durables et agréables. Des idées de cadeau ?

1 - Les 4 roues de la fortune, essai sur l'automobile, Flammarion, 1968
2 - Energie et équité, Le Seuil, 1973

Edito du 28 novembre 2018

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Pendant les blocages, la publicité continue

La civilisation de l'automobile continue de s'afficher sans vergogne. Malgré l'impasse où nous a conduit une approche "tout auto" de notre économie et de nos territoires, la publicité pour les voitures déferle sans discontinuer sur nos téléviseurs. Pour des voitures toujours mieux équipées, si bien que les économies de carburant que le progrès permet sont en bonne partie compensées par les nouveaux services offerts, tel que le chauffage des sièges. Le silence des constructeurs auto et la désinvolture des pétroliers révèle une forme d'irresponsabilité. Après avoir profité largement du tout auto, de l'étalement urbain et des hypermarchés en périphérie, ils se retirent discrètement du débat. La crise actuelle et les "gilets jaunes" provient d'un mode de vie où l'auto est devenue indispensable.

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Sortir du pétrole

Le carburant a pris la relève du pain comme détonateur révolutionnaire. Le prix s'envole, les automobilistes sont en colère, la révolution est en marche, si l'on ose dire. Pour calmer ces ardeurs, on parle de primes et de mesures pour atténuer la hausse. Les internautes (cités par LCI) ont pourtant fait le calcul : Avec une heure de SMIC, on pouvait acheter 3 litres de carburant en 1973, 5,8 litres en 2001, contre 6,7 litres en 2018. Une baisse de prix significative et continue, et cela d'autant plus que les voitures consomment deux fois moins d'essence au km entre 1973 et aujourd'hui. En 2018, une heure de smic permet de rouler 134km, contre 30 en 1973. Le sentiment de "vache à lait" semble bien exagéré, mais il est bien ancré, et provoque des manifestations.

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Tout le monde s'en fiche

C'est ce qui se disait Nicolas Hulot, alors ministre, en présentant son projet de loi sur la biodiversité à l'Assemblée Nationale. C'est évidemment là où est le problème, ou plutôt la solution. Nous avons le choix est entre deux attitudes : soit, compte-tenu de l'urgence encore rappelée par le WWF cette semaine, faire avancer la cause coute que coute, en mobilisant les pouvoirs publics et leurs moyens, réglementaires, humains et financiers, ou bien tout faire pour que plus personne ne s'en fiche. Il semble bien que ce soit la première option qui ait été choisie de fait. L'action sur l'opinion et la culture de nos concitoyens est bien sûr évoquée, mais nous savons que l'alerte répétée à l'infini ne suffit pas et peut être contre-productive.

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La qualité contre la violence

Il n'y a pas de mystère. Au bureau comme à l'école, de bons locaux donnent de bons résultats. Un écart de productivité de 15% a été évalué entre des bureaux ordinaires et ceux qui sont bien éclairés, bien ventilés, bien traités du point de vue acoustique et thermique. La qualité des ambiances et de l'environnement au travail est un facteur de performance. Dans les écoles, de la crèche à l'université, de nombreuses études portant sur la lumière, l'acoustique ou la qualité de l'air montrent l'impact des locaux sur la capacité de concentration des élèves.

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La finance sur le chemin de Damas

C'est peut-être de la finance que viendra le salut. Contre toute attente, tant sont nos récriminations vis à vis de ce monde qui ne semble sensible qu'à son seul bénéfice. C'est d'ailleurs de ce bénéfice qu'il est question. Le dérèglement climatique pourrait bien le remettre en question, et les échénaces se rapprochent. Le risque devient visible. C'est d'outre-manche que nous vient le signal du changement. La banque d'Angleterre constate que 10% seulement des organismes financiers qu'elle surveille s'inquiètent des risques à long terme. Elle vient de demander à toutes les banques et assurances de son ressort de désigner un dirigeant en charge de ces risques, et de publier chaque année un rapport sur le sujet.

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CO2 : Des gains immédiats à engranger

Moins 35% de CO2 en 2030. Tel est l'objectif retenu par l'Union Européenne concernant les voitures neuves. Ce n'est pas assez pour atteindre les niveaux recommandés par le GIEC, surtout en tenant compte du temps de renouvellement du parc. Comment accélérer ? Une décision pourrait aider à progresser, et à faire des économies. Réduire la vitesse maximale des voitures. C'est là encore l'Allemagne qui bloque. Et pourtant, une voiture conçue pour faire du 180 à l'heure, et parfois bien plus, pèse sensiblement plus lourd qu'une autre qui ne dépasserait pas 150 à l'heure, pour se donner une marge au-delà de 130. Beaucoup d'organes du moteur et surtout de sécurité pourraient être allégés, ce qui réduirait considérablement la consommation.

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Un autre climat est possible

Le dernier rapport du GIEC est une nouvelle alerte, mais aussi une ouverture : un autre climat est possible. La situation est grave, mais pas désespérée. Le parallèle peut être fait avec la couche d'ozone. Autre phénomène atmosphérique, qui ne trouve de solution qu'à l'échelle mondiale, pris en charge avec un protocole international. Il faut du temps et des engagements fermes, mais les résultats sont là, le "trou" a cessé de progressé, et la couche d'ozone se reconstitue. Autre exemple d'action collective susceptible de donner des résultats : le thon rouge. Espèce très affectée par une surpêche dans les dernières années du précédent millénaire, et qui a fait l'objet d'un plan de restauration en 2007.

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La qualité ne se cloisonne pas

Pour qu'elle soit une réussite, la rénovation doit porter sur toutes les dimensions de la qualité du logement. Le message est clair, et ce n'est pas la première fois qu'il est publié.  Cette fois-ci, c'est un sondage IPSOS réalisé pour Qualitel et présenté le 25 septembre dernier qui l'affirme. Les attentes ne portent pas sur le climat, mais sur le confort et la qualité de vie. Le climat, bien sûr, tout le monde est conscient des enjeux, mais c'est bien loin de nos préoccupations quotidiennes. Et pourtant, tout le discours de l'Etat est concentré sur le climat, tant pis pour les préoccupations des principaux intéréssés, les occupants de ces logements à rénover.

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Une dynamique pour les déserts

La lutte contre les déserts médicaux est une priorité affichée par le gouvernement, bravo. Mais comment faire si des territoires restent peu attractifs, en dehors du temps et même de l'espace, loin de tout, dépourvus de services et d'équipements ?  L'objectif est de redonner vie à des territoires délaissés. C'est vrai de certaines campagnes, mais aussi de certains "quartiers". Ces territoires se sentent abandonnés à leur sort, à l'écart du monde moderne. Il n'y a pas que les médecins qui ne veulent pas y aller, de nombreuses professions les ont désertés depuis longtemps, de nombreux services publics ou privés.

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L'Europe et la mémoire des peuples

Les peuples ont une histoire, ils ont aussi une mémoire, bien vivace, au-delà des individus qui les composent. La plupart d'entre eux sont nés bien après les évènements dont ils gardent une mémoire prompte à de révéler, comme en témoignent notamment les conflits dans les Balkans. L'esclavage a aussi marqué durablement les esprits, comme les colonisations. Les relations de la France avec l'Algérie sont profondément influencées par l'histoire, la colonisation elle-même et la guerre d'indépendance. Plus de 50 ans après, la moindre prise de position sur ces évènements provoque de nombreuses réactions. L'affaire est sensible.

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L'indicateur humain

Les arrêts-maladie, voilà un nouveau sujet de préoccupation. Ils augmentent sensiblement d'un peu plus de 4% par an, et il semble que ce taux augmente encore. Première réaction, sans doute comptable, du côté de l'administration : où trouver l'argent ? Et ensuite, émotion chez les patrons, qui craignent devoir payer la note, chez les syndicats, qui craignent de voir de nouveaux jours de carence se profiler, et enfin chez les médecins, accusés de complaisance, bien entendu. La vraie question est ailleurs, et tout le monde le sait.

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Des idées nouvelles

Je lis dans la presse que les partis politiques, en cette rentrée, sont à la recherche d'idées nouvelles. Sans doute des idées qui ne dérangent pas trop, qui ne font pas peur à l'électorat. Le développement durable devrait être un vivier où ces idées nouvelles abondent, mais force est de constater que ce n'est pas là que les pêcheurs d'idées lancent leur canne. Peut-être parce que l'image du développement durable est trop associée à des malheurs, avec un volet défensif omniprésent, pas très attractif. Et pourtant le développement durable est une source inépuisable de changements bénéfiques, du gagnant-gagnant. Prenons juste un exemple, pour illustrer le propos. Au lieu de "travailler plus pour gagner plus", voici une ligne directrice prometteuse : travailler mieux pour vivre mieux. En ne changeant que deux mots, nous sommes revenus à l'essentiel, vivre mieux. Gagner plus n'a aucun intérêt si ce n'est pas pour vivre mieux, et il peut y avoir d'autres manières d'y parvenir, notamment une réponse mieux adaptées à nos besoins et à nos envies. Le travail est toujours au coeur de la réflexion, mais pas dans un but exclusif de gagner de l'argent pour consommer plus.

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La justice au secours de l'environnement

Pendant les vacances, la justice continue. Une justice très intéressante, il s'agit de la justice climatique, chère à Christian Huglo, et c'est aux Etats-Unis d'Amérique. L'administration souhaitait mettre un terme à une action engagée par une ONG, "Our children trust" et 21 jeunes plaignants, contre l'Etat Fédéral. Ils estiment que leurs droits fondamentaux sont en danger du fait des subventions de l'Etat fédéral aux énergies fossiles. Et bien c'est la cour suprême des Etats-Unis qui a tranché, le 30 juillet dernier : la requête est légitime, et la demande d'interruption est rejetée, à l'unanimité des juges. ce n'est pas le procès sur le fond, qui est prévu d'ici la fin de l'année, mais c'est une avancée considérable dans le droit américain.

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Immigration ou robots ?

L'absence de confiance en soi et en sa valeur conduit à des situations rocambolesques. Les pays que nous apppelions l'Europe de l'Est, connaissent une forte croissance, et une pénurie de main-d'oeuvre. Mais ils ont peur des immigrés, qui pourraient les aider à résoudre ce problème, mais qui pourraient aussi remettre en question leur civilisation. La solution ? les robots. La machine plutôt que des hommes. La peur de l'autre fait des ravages. L'immigration, à la rigueur, mais des Philippins, de culture chrétienne, plutôt que des syriens, même si le niveau de compétence et les possibilité de retour seraient plus favorables.

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Quelles solutions durables pour la canicule ?

Lutter contre la canicule sans l'aggraver. Un défi caractéristique du développement durable, trouver des solutions pour aujourd'hui qui ne soient pas les problèmes de demain. La climatisation est fortement consommatrice d'énergie. Il en faut beaucoup plus pour réduire la température d'un degré que pour la faire monter du même degré. La climatisation comme solution à la canicule répond au problème immédiat, et encore bien partiellement, et pas pour tout le monde, mais elle accentue la consommation de carburant fossiles, les renouvelables et le nucléaire (handicapé pour cause de difficultés de refroidissement des centrales) ne pouvant fournir.

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La fausse croissance

Deux nouvelles en provenance des Etats-Unis. L'une d'un record de croissance, plus de 4% au deuxième trimestre, et l'autre des graves problèmes d'eau douce dans de nombreuses régions. Il y a bien sûr un décalage dans le temps, le coût des dégradations de l'environnement ne se faisant sentir qu'avec un certain délai. Mais le rapprochement reste saisissant, quand on observe l'entreprise de dérégulation en cours sous la présidence Trump. Car les problèmes d'eau (et bien d'autres, sur les ouragans, les sols, la pollution de l'air, les grands incendies, l'effet de serre, etc.) sont largement la conséquence de l'absence de contrôle de décisions publiques ou privées. La croissance enregistrée est en bonne part le résultat de l'abandon de garanties et de précautions dont bénéficiait l'environnement.

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Une prise de conscience encore bien faible

Deux évènements récents illustrent le chemin qu'il reste à parcourir pour que la prise de conscience des enjeux écologiques soit profonde. Le tourisme spatial, tout d'abord. Deux sociétés américaines rivalisent pour mettre sur le marché des produits de luxe, le saut dans l'espace, avec émotions garanties, apesanteur et certainement champagne ! Le coût énergétique de cette distraction n'est jamais évoqué dans la presse qui rend compte de cette actualité. C'est pourtant un enjeu important. Ce tourisme ne peut que faire rêver, et donner envie de populariser ce mode de distraction.

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Des affaires de gros sous

Le football provoque de émotions. Une richesse immatérielle à consommer sans modération. Pas de limites dans ce domaine, même dans un monde fini : une aubaine dont il faut profiter. Certains reprochent le budget de ce genre de manifestation, et les salaires des joueurs font l'objet de critiques depuis toujours. Bien sûr, il est possible d'organiser des manifestations à moindre budget, et surtout à moindre empreinte écologique. Mais il faut rapprocher ces dépenses des émotions provoquées auprès de centaines de millions de personnes, dans le monde entier, des riches et des pauvres sans distinction. Une autre affaire de gros sous devrait nous alerter. Les budgets militaires. Selon Donald Trump, il faudrait les doubler pour parvenir à 4% de nos PIB en Europe.

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Signe des temps

En 1992, quand j'ai été amené à explorer les liens complexes entre environnement et construction, je rêvais de voir la qualité environnementale devenir un critère de choix et un paramètre intégré au prix des biens mis en vente. La plaisanterie en cours à l'époque, vous la connaissez. Il y a 3 critères qui font le prix, l'emplacement, l'emplacement, et l'emplacement. Allez donc "vendre" de l'environnement dans ce contexte. Un quart de siècle plus tard, les investisseurs créent un observatoire de l'immobilier drable, et viennent de publier un guide pour "intégrer la valeur du durable".

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Hors-jeu

Parmi les raisons du populisme qui se répand en Europe et dans le monde, il en est une rarement invoquée. Le sentiment de ne plus avoir du tout de maîtise de son propre sort, d'être "hors-jeu". Tout se décide ailleurs, il n'y a plus de repère fiable, ce sont les algorithmes qui choisissent, etc. Le résultat est un sentiment de peur de l'avenir. Chacun voudrait que, par un coup de baguette magique, tout redevienne comme avant, même si objectivement notre sort est plus enviable aujourd'hui qu'hier.

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Associations et service public

Samedi dernier, 23 juin, était la journée nationale des sauveteurs en mer. Une excellente occasion de voir ce qu'apporte le réseau associatif au service public. Voilà des volontaires (7000 au total) qui volent (voguent ou nagent) au secours des personnes en danger, que se soit au cours d'une baignade ou d'une sortie en bateau. 8000 personnes secourues l'année dernière, en plus de 5000 interventions. Si une association ne s'était pas investie sur le sujet, qui le ferait ?

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Migrants : au-delà de la morale

Les réactions humanitaires face aux drames des migrants sont légitimes, mais elles ont un défaut : elles placent le débat sur un plan moral, et laissent penser que l'accueil des migrants est un fardeau dont nous devons prendre notre part. Disons-le clairement : l'immigration n'est pas un problème, c'est la solution. Notre pays est le résultat de vagues successives d'immigration, et c'est justement cette origine qui en a fait la richesse. En biologie, nous savons que les zones d'échanges sont les plus riches, il en est de même pour les humains.

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Changer de modèle

Il a fallu 20 ans ( de 1972 à 1993) pour que la chlordécone soit abandonnée aux Antilles. Au Japon, il avait fallu plus de 30 ans (de 1932 à 1966) pour que les rejets de métaux lourds dans la baie de Minamata soient interdits. Tout le monde connaissait les effets ravageurs de ces épandages, en premier lieu les pêcheurs, lesquels voulaient avant tout protéger la pêche, leur gagne-pain. On a gagné 10 ans pour réagir...  Un constat bien amer, qui témoigne de la résistance des intérêts économiques immédiats face aux intérêts collectifs et à long terme.

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Retour de balancier

Une bonne nouvelle pour les hôpitaux. Le plan en préparation au gouvernement pourrait inverser la tendance. Ce serait le retour des petits hôpitaux dans les campagnes, à proximité des populations. Et des hôpitaux en lien avec la médecine libérale. Serait-ce la fin de la dictature du XXL ? Le toujours plus grand serait-il en perte de vitesse ? Cette annonce, qu'il reste à confirmer, marque un changement.

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Local et global, même combat

Dans notre univers mondialisé, le besoin est grand de maitriser un tant soit peu son propre avenir, son environnement immédiat, et tout ce qui fait la vie « ordinaire », à défaut de comprendre et de pouvoir influencer l’extraordinaire. C'est probablement la crainte de ne plus rien contrôler qui conduit au phénomène de repli sur soi, de refus des autres, de peur de l'avenir que nous observons dans de nombreux pays, en Europe en particulier. La réponse est sans doute dans une redistribution des pouvoirs, de manière à redonner de l'importance aux territoires. Local et global sont complémentaires, et ne s'opposent pas comme on pourrait le croire.

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Pour une nouvelle culture du vivant

Un sursaut d'indignation. Voilà le message que Nicolas Hulot a fait passer dans son intervention du 18 mai dernier sur le biodiversité. Toujour l'alerte, la mobilisation contre une défaillance chronique. Bien sûr justifiée, la situation de la biodivesité dans le monde s'est considérablement dégradée et se dégrade encore, mais l'indignation permanente est elle la bonne réponse, le bon ressort pour l'action ? L'indignation, chère à Stéphane Hessel, peut provoquer un réflexe de défense, quand elle ne s'use pas. Son utilisation continue ne montre que la vanité des efforts, il parait d'ailleurs que "tout le monde s'en fiche", et n'encourage pas initiatives.

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Agir ou subir

C'est le 5 mai, le jour du dépassement pour la France. Si tous les humains vivaient comme les Français, les prélèvements nécessaires pour faire face aux consommations atteindraient le 5 mai la capacité de production de la planète de l'année entière. C'est comme si nous avions dépensé le 11 du mois l'intégralité du salaire attendu à la fin du mois. Nous vivons donc largement au dessus de nos moyens. Comment cela est-il possible ? En prélevant sur le capital nature, et grâce aux très fortes inégalités et à la très faible consommation d'une partie de l'humanité. Deux raisons qui ne sont pas durables, le capital nature n'est pas infini, comme on le voit notamment pour la pêche, et les pays pauvres tendent légitimement à rattraper leur retard. Il faut donc changer profondément notre mode de production et de consommation, pour revenir à un équilibre. Plusieurs pistes pour cela, parmi lesquelles l'efficacité dans l'usage des ressources. A titre d'exemple, le developpement des LED permet de diviser par 10 le besoin de ressources nécessaires pour l'éclairage. Plus performant, mais aussi plus intelligents, pour tirer le maximum de service des ressources disponibles. C'est l'économie circulaire, qui consiste à transformer les déchets en ressources. C'est encore le discernement, qui permet de faire le choix des consommations les plus utiles ou agréables, au lieu de consommer pour consommer, dans une sorte de course sans fin. Pour prendre l'exemple de l'alimentation, qui représente un tiers de notre "empreinte écologique", c'est le choix des produits locaux et de saison, la lutte contre l'obésité, et la recherche de la qualité associée à un rééquilibrage entre les produits végétaux et animaux, favorable à notre santé, à notre porte-monnaie et à la planète. Les pistes sont nombreuses, elles peuvent être attractives à condition d'accepter de changer et de construire nous-même les modes de vie de demain. Le pire serait de retarder le changement et de se le faire imposer par les évènements. Agir ou subir, à vous de choisir.

Edito du 16 mai 2018

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La résilience des vieux repères

En cette semaine d'anniversaire (ou de fête) présidentiel (le), les commentaires vont bon train sur le positionnement du pouvoir sur l'axe droite-gauche. Il est vrai que le discours "à droite et à gauche" en vogue pendant la campagne électorale fait déjà référence à ces deux pôles traditionnels de la politique française : même en les contestant, on les mentionne et on les consolide de fait. Et pourtant, en cristallisant des positions, qui deviennent ainsi des postures, les pôles traditionnels se sont révélés être des obstacles à une pensée rénovée, libre et ouverte sur un monde qu'il reste à inventer. Le débat est entendu, et chacun se réfugie dans une une vision du monde héritée du passé. Les valeurs demeurrent, bien sûr, mais leur traduction dans la vie politique ne peut se faire avec un mode de penser issu du siècle dernier, voire du XIXe siècle.

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Le consommateur et le développement durable

Au lendemain du 1er mai et de la fête du travail, évoquons les consommateurs, ceux pour lesquels les producteurs, dont font partie les travailleurs, exercent leurs talents. Les consommateurs sont souvent mus par leur intérêt direct, immédiat, que l'on réduit à la question du pouvoir d'achat. La lutte contre la vie chère devient alors le slogan dominant, et il y a de bonne raisons à cela. Attention pour autant à ne pas se laisser éblouir par les prix bas. Le débat sur les grandes surfaces et le prix payé aux agriculteurs illustre la difficulté de l'exercice. Les intérêts du consommateur ne justifient pas la pression sur les petits producteurs. Ils ne justifient pas également une pression sur l'environnement.

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Entreprise et développement durable

Nous voici à l'approche du débat sur le rôle des entreprises, avec le projet de loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises ), et à la veille du 1er mai. Souvent dans ce "dictionnaire" j'ai eu l'occasion de rappeler que l'entreprise n'a pas le monopole de la création de richesses. Il n'y a pas la vie et la société d'un côté, pour profiter de la richesse, les entreprises de l'autre, pour la créer. Les deux mondes s'interpénètrent de mille manières. L'entreprise est aussi un lieu de vie sociale, de relations humaines, d'accomplissement de soi, bien au-delà d'un simple lieu de production. La manière dont l'entreprise rémunère son personnel n'est pas que financière.

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La prévention de la dépendance

La dépendance devient une question majeure, si l'on en croit le président de la République. Une population de plus en plus nombreuse, et qu'il faut prendre en charge. Il est même question de taxer l'emploi, avec une journée de travail dédiée, en parfaite contradiction avec le mouvement en cours d'allégement des charges. Le président a aussi évoqué les jeunes retraités, mais sans y attacher d'importance. L'émergence d'un nouvel âge, intermédiaire entre l'âge actif et le grand âge, est pourtant un phénomène lourd souvent abordé dans ce "dictionnaire" (1).

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Monopole et diversité

Au-delà du statut de la SNCF, c'est la question de la diversité qui est posée. Elle l'est pour toutes les grosses machines, centralisées, avec une forte culture d'entreprise et des traditions, sans parler des normes que la maison s'est donné pour unifier et optimiser les modes d'intervention. Une grande efficacité, l'union fait la force, mais aussi la rigidité propre aux structures pyramidales, et la difficulté de comparer des alternatives, d'explorer des voies nouvelles, d'intégrer de nouvelles compétences. Un volet "rouleau compresseur" qui laisse peu de place à l'initiative.

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L'heure de l'innovation sociale

Ce sont des évènements "hors normes" qui nous amènent à réviser nos certitudes, ou à modifier nos comportements. Il peut y avoir du bon à casser les habitudes et à brutaliser nos idées reçues. Ce sont les vandales de l'autoroute A15, avides de cuivre, qui  ont permis de se rendre compte que l'absence d'éclairage sur les autoroutes pouvait réduire le nombre d'accidents. Un peu de gêne induit plus d'attention. Au final, moins d'éclairage = moins d'énergie, moins d'effet de serre, moins de pollution lumineuse, moins d'accidents et un mieux pour la biodiversité. Merci les vandales ! D'autres formes de crises peuvent nous ouvrir les yeux ou changer nos comportements.

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Un placement à 10 contre 1

La forte dégradation de la biodiversité en France et dans le monde est l'objet de nombreuses publications. Le Printemps silencieux n'est plus le cauchemar décrit dès 1962 par Rachel Carson, il devient réalité. L'IPBES, International Science-Policy Platform on Biodiversiy and Ecosystem Services, le GIEC de la biodiversité, décrit le phénomène dans un rapport du 24 mars, avec ses conséquences sur l'économie et les migrations, qui pourraient atteindre des centaines de millions de personnes d'ici 2050. Et pourtant, le scénario catastrophe de la dégradation des sols n'est pas une fatalité.

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Une balle dans le pied

Comme chaque année, un "coup de gueule" contre l'opération du WWF "Une heure pour la planète". Une heure dans le noir, samedi prochain 24 mars à 20h30, pour que la planète se porte mieux. Un message sympathique, mais contre-productif. Il faudrait donc se priver pour sauver la Terre. Au-delà, le WWF nous suggère qu'il n y a pas d'issue aux crises écologiques que nous connaissons sans se serrer la ceinture. Le développement durable est donc une ascèse, il exige des sacrifices. Nous sommes à l'opposé du concept du "double dividende", ou "gagnant-gagnant", fondé sur la recherche des voies qui permettent à la fois de gagner en bien-être et en bonne santé de notre patrimoine commun, la Terre.

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