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Une décision révélatrice

La décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat inquiète à juste titre. Le prix à payer serait trop élevé, ce serait un obstacle à la dynamique économique américaine. La réaction est révélatrice, et donne de la lutte contre les dérèglements climatiques une vision nouvelle. Tous nos dirigeants, politiques ou économiques, en France, en Europe et dans le monde, y compris en Amérique,  découvrent que ladite lutte n'est pas un frein à l'activité, mais un moteur.

Nous le disons souvent dans ce blog, le développement durable n'est pas une charge, c'est une bonne affaire. La lutte pour le climat ne déroge pas à cette règle, à la condition de la mener avec enthousiasme. Ceux qui ne l'acceptent qu'à contrecoeur, qui traînent les pieds, risque fort, en effet, d'être les dindons de la farce. En retard pour cette lutte, ils seront plus atteints, et ne tireront aucun avantage pour leurs entreprises, à l'écart du mouvement de progrès qui s'est engagé. Il a fallu que Donald Trump reprenne à son compte le vocabulaire habituel des militants du climat, fardeau, effort, coût de la transition, pour que la vérité éclate : le changement de cap que la protection du climat provoque, et d'une manière générale que le développement durable nous propose, est une opportunité. Abandonnons le discours moralisateur, qui donne in fine des arguments à Trump et ses semblables, car la misère "d'ici et maintenant", est toujours gagnante face à celle "ailleurs et plus tard". Ne parlons plus de fardeau, mais de perspectives. La lutte contre l'effet de serre ouvre des perspectives de développement, et offre des opportunités immédiates. La morale fait en l'occurrence bon ménage avec l'économie. Ne boudons pas notre plaisir et changeons de langage pour "vendre" le développement durable à l'opinion, aux entrepreneurs et aux dirigeants. Au 21e siècle, le progrès, c'est le développement durable.

Edito du 7 juin 2017

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