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Zéro G et bilan carbone

Thomas Pesquet reprend du service. Il va piloter des avions "Zéro G", des airbus qui permettent d'atteindre l'état d'apesanteur, pendant quelques poignées de secondes. Des objectifs scientifiques, mais aussi des touristes de l'espace, qui peuvent s'envoyer en l'air pour la somme de 6000 €. OK pour la science, chacun peut comprendre qu'il y ait besoin d'apesanteur pour certaines expériences. Ces vols sont-ils la manière la plus économique de l'atteindre ?  Acceptons-le. C'est différent pour les touristes. le bilan carbone de ces voyages n'est pas indiqué, et on aimerait bien le connaître. Créer aujourd'hui un nouveau loisir émetteur hors normes de carbone est-il raisonnable ? Peut-on s'afficher défenseur de la planète tout en excitant une envie coupable ? Une justice climatique est en train de prendre corps.  la cour d'appel de Hanovre en Allemagne vient d'accepter d'examiner la requête en dommages et intérêts présentée par un paysan des Andes et dirigée contre l'entreprise RWE qu'il estime responsable de 0,47 % du changement climatique de la planète, et affecte ainsi le glacier qui domine son village et menace de s'effondrer. La société NOVESPACE et le Centre national d'études spatiales seront-ils traînés devant les tribunaux pour contribution au réchauffement climatique ? L'exploration de l'espace est avant tout une exploration de notre planète, vue du ciel. Elle a permis de mieux la connaître, d'en observer les évolutions, et ce n'est pas fini. Mais pourquoi cette dérive commerciale, à laquelle Thomas Pesquet, qui apparaissait comme un défenseur de la planète, apporte son concours ? Zéro G pour la science, d'accord, mais pour les touristes, nous préférerions zéro pollution. Il y a tellement de sensations zéro carbone à éprouver sur le plancher des vaches !

Edito du 21 février 2018

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