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Ne nous trompons pas de combat

Linky. Voici un bon exemple de mauvais combat. Relié par les fils électriques, comme son prédécesseur, il ne fonctionne pas à l'aide d'ondes électromagnétiques. Il produit des informations, mais pas plus que vélib ou vélov, votre carte bancaire, votre smart phone, votre GPS, le moindre achat par Internet ou écoute en ligne de votre musique préférée, sans parler des réseaux sociaux. Linky donne des informations sur la consommation au niveau le plus fin, la basse tension, qui sont particulièrement utiles pour gérer les flux de proximité. Le développement des énergies décentralisées et l'autoconsommation à l'échelle d'un quartier ou d'un village ont besoin de ces informations pour équilibrer les réseaux. L'économie de proximité et d'échange va produire des instruments de ce type, c'est inévitable. Le vrai combat n'est pas de s'y opposer, mais de faire en sorte que ces instruments ne servent pas à instaurer un contrôle social, à des fins politiques ou commerciales. C'est là qu'il faut obtenir des garanties. Small is beautifull, tout comme la vie de village et l'autoconsommation, mais adieu, alors, l'anonymat et la protection qu'il apporte. Le développement durable consiste à dépasser la contradiction et à gagner en convivialité, en qualité des relations personnelles, en économie locale, tout en conservant la liberté de vivre chacun à sa manière, sans pression d'une communauté trop pesante. Le vrai combat à mener est donc sur les garanties à obtenir sur le bon usage des données collectées. Un combat multiforme, plus juridique que technique, et qui demande toute notre énergie. Ne nous trompons pas de combat. Cela évitera en outre de faire croire que l'écologie est toujours contre, par principe.

Edito du 4 octobre 2017

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