Une grammaire du bien commun
C'est à Davos qu'Emmanuel Macron a proposé l'élaboration d'une "grammaire du bien commun", socle d'un "vrai contrat mondial, et un vrai contrat qui n'est pas que celui des gouvernements". Il visait essentiellement les entreprises, qui devaient, de son point de vue, adopter cette "grammaire", mais tous les citoyens du monde pourraient se sentir concernés. Il rappelait aussi que "la croissance économique n'est pas une fin, ça reste un moyen". Nous sommes bien d'accord, mais il faut alors définir cette "fin", ce à quoi nous aspirons. E. Macron parle de "progrès", mais ce mot est vide de sens pour tous ceux qui ont vu leur qualité de vie se dégrader. Les inégalités se sont creusées, la concurrence a pris le pas sur la collaboration, et "Schumpeter va très rapidement ressembler à Darwin". La sélection et l'exclusion dictent leur loi, dans un contexte de compétition exacerbée. Quel concept peut donner son sens au mot "progrès" ? Un concept universel pour pouvoir être adopté par tous les pays du monde, un concept positif, offensif, qui apporte un mieux à chaque habitant de la planète. Nous sommes fiers, en France, de notre devise, Liberté, égalité, fraternité, mais ces mots n'ont sans doute pas le même sens partout, et ils oublient la planète, notre terre nourricière qu'il nous faut ménager tout en accueillant quelques milliards d'humains supplémentaires. Ce défi peut-il donner son sens au mot progrès, un défi qui ne peut être relevé chacun chez soi, et qui exige la mise en place d'une collaboration très ouverte de toutes les nations ? Le progrès s'appelle Dédé !
Edito du 31 janvier 2018
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