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Pendant les blocages, la publicité continue

La civilisation de l'automobile continue de s'afficher sans vergogne. Malgré l'impasse où nous a conduit une approche "tout auto" de notre économie et de nos territoires, la publicité pour les voitures déferle sans discontinuer sur nos téléviseurs. Pour des voitures toujours mieux équipées, si bien que les économies de carburant que le progrès permet sont en bonne partie compensées par les nouveaux services offerts, tel que le chauffage des sièges. Le silence des constructeurs auto et la désinvolture des pétroliers révèle une forme d'irresponsabilité. Après avoir profité largement du tout auto, de l'étalement urbain et des hypermarchés en périphérie, ils se retirent discrètement du débat. La crise actuelle et les "gilets jaunes" provient d'un mode de vie où l'auto est devenue indispensable.

Génie des dirigeants des sociétés concernées, aveuglement des autorités politiques qui ont mis notre développement à la merci du pétrole. Nous aurions aimé un peu de retenue de la part de ces milieux, touchés en outre par différents scandales de corruption ou de fraudes, à la fois fiscales et environnementales. Sortir de la civilisation de l'automobile, avec de nouvelles formes de mobilité, un retour aux valeur de proximité et d'économie territoriale, sans abandonner pour autant les avantages qu'offre une mondialisation sous subsidiarité. L'automobile est un instrument de liberté si nous n'en sommes pas dépendants. Le problème aujourd'hui est bien cette dépendance, pourtant acceptée par les gilets jaunes qui placent la voiture au centre de leurs préoccupations. L'objectif d'en sortir pourrait devenir le point de départ d'un dialogue constructif, pour dessiner le chemin vers la sortie de la crise, à reprendre dans la prochaine loi d'orientation de la mobilité.

 

Edito du 21 novembre

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