Les limites de la répression
Deux années consécutives de hausse des tués sur la route, on n'avait pas vu ça depuis longtemps. Il y a des explications conjoncturelles, liées au climat ou à des évènements qui influencent la circulation, mais nombreux sont ceux qui regrettent une évolution des comportements. Le souhait alors exprimé est de durcir la répression, plus de contrôles, plus de sanctions. C'est hélas la logique de la répression : dès qu'elle semble s'alléger, "le naturel revient au galop". C'est justement que le "naturel" n'a pas adopté de nouveaux comportements, pas en profondeur en tous cas. La peur du gendarme touche une partie de la population, mais hélas pas les plus concernés, les conducteurs à risques, souvent inconscients, voire parfois provocateurs ou révoltés. Il faudrait l'adhésion à de nouvelles valeurs, comme l'avait esquissé, il y a très longtemps, la campagne d'une compagnie pétrolière pour des "nouveaux conducteurs". Il convient de valoriser la lenteur, le plaisir de voyager dans de beaux paysages, de s'arrêter souvent pour en profiter pleinement, d'arriver détendus à destination. Un défi délicat, dans une époque qui glorifie la vitesse et la compétition. Certes, l'absence de répression, sa faiblesse parfois, donnent un mauvais message, mais ne comptons pas sur la répression pour résoudre tous les problèmes.
Edito du 3 février 2016
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