territoire

Abeille

L'abeille est une vedette du développement durable : un insecte qui fait le travail pour nous, et qui ne demande qu'une chose, qu'on le laisse faire. Et portant, elle semble bien mal menée... 

« Si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle », aurait dit Albert Einstein. Nous avons donc du souci à se faire.

Acteurs

 

Il ne s’agit pas ici de cinéma, mais de nos actions à tous, qui sommes donc acteurs du développement durable, pour le meilleur ou pour le pire. Comment faire pour que les acteurs s’engagent pour le meilleur ?

Notre société est cloisonnée, chacun le sait et le déplore. C’est au croisement de plusieurs domaines que les choses se passent, et c’est justement là que nous sommes désarmés.

Atténuation

 

L’adaptation au changement climatique est une approche qui se fait sa place dans les esprits, collectivités et entreprises notamment. Distincte de la politique d’atténuation, qui vise à réduire le réchauffement, elle peut en être un allié très efficace.

Base

base adam bichler 643648 unsplashPyramide écologique, pyramide des âges, pyramide humaine, pyramide de Khéops, quelle que soit la pyramide, il faut partir de la base, même si c’est le sommet qui est le plus visible et fait l’objet de toutes les attentions. La dégradation de la biodiversité vient nous le rappeler opportunément.

Les espèces menacées, endémiques, en voie de disparition ont fait l’objet de politiques volontaristes depuis que la protection de la nature est reconnue comme une nécessité. Ce sont des symboles de la biodiversité, et sont de bonnes indicatrices de l’état de santé général d’un milieu. La disparition d’un prédateur, en bout de chaine alimentaire, bouleverse tout un équilibre, et appauvrit l’environnement bien au-delà de l’espèce perdue ou réduite. Le cas des requins en est une illustration bien connue, et on peut aussi parler des loups, des rapaces, et de nombreux animaux que l’on doit protéger aujourd’hui.

Biomasse

Parmi les sources d’énergie renouvelables, la biomasse est souvent oubliée, au profit des petites dernières, photovoltaïque et éoliennes. C’est pourtant la plus importante en termes quantitatifs, et sans doute beaucoup plus dans une vision écologique élargie.

La nature est généreuse. Quand elle se sent libre, elle produit énormément, bien plus que quand nous voulons la maîtriser, l’enfermer dans un cadre étroit. C’est la biomasse. Elle est composée d’organismes très variés, unicellulaires et bactéries, de végétaux et d’animaux. Une immense variété. Cette générosité est toutefois foisonnante, et nous met dans l’embarras. Nous tentons alors de domestiquer la nature, de sélectionner ce qui nous intéresse dans toute cette masse. L’agriculture n’est rien d’autre qu’une manière de valoriser cette exubérance. Pourquoi pas, à condition qu’elle ne conduise pas à la disparition des espèces non exploitées, ce qui, hélas, arrive souvent. La biodiversité, notre patrimoine biologique, en s’appauvrit d’autant.

Collectif

L’action collective est victime d’un sentiment de perte de confiance dans les institutions. Elle demeure néanmoins bien plus performante que les actions des particuliers. Comment sortir de cette contradiction « par le haut » ?

Au football, le joueur qui joue « perso » est toujours l’objet de critiques : il faut jouer en équipe. Ce n’est pas le réflexe le mieux partagé, et souvent l’idée que tout seul, on décide mieux, on contrôle mieux, est dominant. Le jeu collectif est compliqué, il faut mettre tout le monde d’accord, il y en a qui profitent de la situation, etc. Faisons les choses tout seul, ça ira mieux. Et pourtant, l’action collective est souvent plus judicieuse. En voici quelques illustrations.

Compensation

En attendant que l'on soit parvenus à réduire fortement nos émissions de cartbone dans l'atmosphère, il est bon de les compenser autant que l'on peut le faire.

Nous vivons dans des cycles. Des cycles naturels, ceux de l’eau et du carbone par exemple, ou des cycles économiques, de vaches grasses et de vaches maigres, d’abondance et de pénurie. Notre activité nous conduit à s’inscrire dans ces cycles, où nous prélevons ce dont nous avons besoin, et rejetons le surplus ou les résidus de ce dont nous nous sommes servis.

Compétence

Chacun de nous détient des compétences, mais beaucoup d'entre elles sont négligées, voire ignorées. Le développement durable nous conduit à les mobiliser.

Abandonnons la compétence définie comme le droit d’un tribunal à juger d’une affaire, ou le domaine réservé d’un ministre, pour se concentrer sur celle que l’on définirait comme la capacité à faire face à une exigence professionnelle, ou à une situation nouvelle.

Contre-courant

contre courantL’opinion est souvent guidée par les apparences. Mais la surface des choses n’en est qu’un aspect, il faut aller en profondeur, et parfois à contre-courant de ce les apparences indiqueraient.

Le bon sens est parfois trompeur. Souvenez-vous du renard. Pendant des années, il a été exterminé au nom de la lutte contre la rage. Jusqu’au jour où on s’est aperçu que leur destruction dans les secteurs non contaminés était contre-productive. En les éliminant, on favorisait la conquête de ces territoires par des renards en provenance des zones contaminées. Changement de cap à ce moment-là. Au lieu de les chasser, on les a vaccinés. Et ce sont ces renards immunisés qui ont empêché les renards enragés de coloniser de nouveaux espaces.

Gâchis

Pour relever le défi que représente le développement durable, il faut mobiliser le maximum de nos atouts. On constate hélas que certains sont délaissés. Un véritable gâchis.

Gaspillage

gapillageLa lutte contre le gaspillage est une des voies naturelles du développement durable. Un double dividende avec du bien-être en plus et du déchet en moins. A consommer sans modération.

Deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources. Ça commence évidemment par la lutte contre le gaspillage. La chasse au Gaspi, rappelez-vous, au temps des chocs pétroliers, dans les années 1970. C’est toujours bon, si l’on veut poursuivre une forme de croissance, celle du bien-être, de notre qualité de vie, tout en réduisant notre pression sur la planète, notre « empreinte écologique ». Le gaspillage est partout, ce qui nous rend optimiste. Il y a beaucoup à gagner de ce côté-là, même s’il faut pour cela changer quelques-unes de nos habitudes.

Grand débat

Pas de développement durable sans large adhésion populaire. Un grand débat est l’occasion de la faire émerger, mais la réussite dépend de la manière dont il est mené. Voici quelques clés pour un débat durable.

La première initiative pour le grand débat à l’échelle du pays a été la consultation de CESE, conseil économique social et environnemental. Elle a montré tout de suite les difficultés de l’exercice. Plusieurs lobbys bien organisés se sont emparés de la tribune ainsi offerte, et ont fait passer des messages dans des domaines bien éloignés de ceux qui ont provoqué la crise. IVG, PMA ont ainsi été remis à l’ordre du jour, mêlé au pouvoir d’achat et à la fiscalité.

Grise

Adieu les éminences, voici l’énergie grise à l’honneur, dans le bâtiment. Une source négligée pendant longtemps, et aujourd’hui objet de nombreuses innovations.

Hôpital

HopitalL’hôpital est un élément structurant de nos villes, et au-delà, de nos sociétés. Des enjeux multiples, concernant les personnels et les patients, où l’on trouve des relations sociales, de l’environnement, et bien sûr de l’argent.

Bien sûr, il y a beaucoup de technologie et de capital scientifique dans un hôpital, mais la ressource essentielle, dont tout dépend, est bien la ressource humaine. Le développement durable commence par bien faire son métier, répondre à des besoins. Pour cela, le bien-être au travail est un préalable.  Le développement durable est avant toute chose une aventure humaine, qui concerne toute une communauté. C’est ce dont témoignent l’ensemble des équipes et des directions des hôpitaux qui se sont lancées dans des démarches de développement durable.

Immigration

La stabilisation de la population mondiale et les situations respectives des pays du Nord et du Sud provoquent de vastes mouvements de population. Comment en assurer la "durabilité" ?

Sujet sensible, en débat aujourd’hui, que le développement durable doit éclairer. Il faut encore une fois se placer dans une optique Gagnant-gagnant, ce qui sera d’autant plus difficile que les « parties prenantes » sont à la fois des pays et des individus, dont les intérêts ne se présentent pas de la même manière.

Jour

L’empreinte écologique et le bilan carbone sont des indicateurs de l’état de la planète ou du climat. Voici le jour de la dépendance, pour nous traduire l’état des océans et des ressources marines.

Mur

le développement durable est solidaire par nature. Les inégalités qui se renforcent dans le monde ont entraîné l'édification de murs, pour se protéger. Une forme d'apartheid moderne.


Une des premières traductions opérationnelles du développement durable est de ne pas aller dans le mur.

Partenaire

partenaireL’intelligence à plusieurs. Voilà une voie vers le développement durable, partant du principe que nul ne peut relever tous les défis à soi tout seul. La question est de trouver le, ou les, bons partenaires et d’apprendre à travailler ensemble. Parfois, cela donne des assemblages inédits, voire improbables.

Prenons quelques exemples. Quoi de commun entre un éleveur de chèvres, un berger, et un fabricant d’électricité ? Et bien ils se sont rencontrés pour créer des centrales agri-solaires. Des centrales photovoltaïques au sol, mais surélevées de manière à laisser pousser l’herbe au-dessous et passer des moutons qui s’en nourrissent. Le risque est grand, en effet, que les grandes centrales photovoltaïques au sol ne soient destructrices de terres agricoles, et d’un potentiel de production, et bien sûr de biodiversité.

Pilote

Le développement durable est une recherche, qui conduit à explorer des futurs inconnus. Pour cela, le lancement d’opérations « pilote » peuvent rendre bien des services, pour mieux organiser la progression et éviter les pièges.

Appelons « pilotes » ou opérations expérimentales, leur fonction dans la recherche de nouvelles voies de développement est très importante. Elles éclairent les orientations envisagées, et ouvrent le champ du possible, tout en fermant des voies qui s’avèrent des impasses.

Projet

projet aleks dahlberg 255027Voilà un joli mot, tourné vers l’avenir. Un avenir proche, pour une réalisation bien identifiée, ou un avenir plus lointain et plus général, comme un projet de vie, ou d’entreprise. L’étoile de Sirius, qui donne le cap. Deux échelles de temps, qu’il convient de conjuguer, le projet immédiat devant constituer une pierre du projet global, mais en étant souvent déconnecté.

Un projet global, voilà qui nous conduit au développement durable. Pas d’avenir sans projet, sans une vision du futur que nous souhaitons, même si chacun sait bien qu’il faudra l’aménager et l’adapter en fonction des réalités rencontrées. Les occasions sont nombreuses de proposer un projet à partager, notamment à l’occasion d’élections, mais ne nous trompons pas : un programme électoral est souvent un ensemble de promesses, qui ne porte guère de « vision » cohérente d’un futur enviable.

Proximité

La planète est souvent bien loin de nos préoccupations immédiates. La forte demande de proximité qui s’affirme aujourd’hui est-elle compatible avec une approche globale ?
En matière d’environnement, l’accent a été mis sur les problèmes mondiaux. Ils sont importants, voire vitaux, et ils ont été souvent négligés dans les politiques locales ou nationales.

Utile

Plus de bonheur en consommant moins de ressources : cette recherche qui pourrait symboliser le développement durable conduit à faire le ménage pour discerner ce qui nous est vraiment utile. Le cas de l'énergie est éloquent sur les marges de manoeuvre dont nous disposons.

Vitesse

vitesseNotre époque est fascinée par la vitesse. Toujours plus vite ! Il y a bien une résistance, avec les villes lentes et la slow food, mais il faut avouer que la vitesse a le vent en poupe. Qu'en penser, pour le développement durable ?

On est impressionné par les vitesses que le TGV peut atteindre, en essai ou en routine : deux heures vingt pour aller de Paris à Strasbourg, quel exploit ! La vitesse est une valeur très forte dans nos esprits, et c’est bien elle qui oriente les recherches, c’est elle qui nous permet de mesurer des progrès.