terre

Avenir

avenirLe grand écart. Des avenirs totalement différents semblent possibles, si on observe les mouvements actuels sur les villes. Préservons cette chance.

La ville est l’avenir de l’humanité, nous affirment les experts, statistiques à l’appui. La moitié de l’humanité vit dans des villes. Dans des univers artificiels, des concentrations humaines parfois gigantesques, de plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Climat

Le climat fait partie de notre patrimoine. Un patrimoine commun qui se dégrade, ce qui pourrait provoquer de graves désordres. Et si la lutte contre l’effet de serre était un défi porteur de progrès ?

Nous pensons souvent aux grands deltas dans le monde, touchés par la montée du niveau de la mer ; nous pensons aussi, pour la France, aux stations de sports d’hiver, qui devront se reconvertir faute de neige : toutes les régions sont touchées. En 2013, l’Aquitaine a été la première région en France à tenter de transposer sur son territoire les effets du changement climatique(1). [ Changement ou dérèglement, plutôt que réchauffement, car le réchauffement global et en moyenne se traduit dans les faits par des évolutions contrastées dans le temps et dans l’espace ].

Coquelicot

Symbole de la première guerre mondiale, le coquelicot devient le symbole d’une autre forme de résistance, la résistance aux pesticides. Fleur associée à Morphée, dieu du sommeil, elle trouve une énergie et appelle au réveil des citoyens.

« Rendez-nous nos coquelicots ! » L’appel lancé en septembre 2018 pour l’interdiction des pesticides de synthèse essaime comme le coquelicot, fleur souvent prise aussi en symbole de la fertilité : chaque pied peut produire jusqu’à 50 000 graines, et des graines tenaces qui attendent pendant des années le bon moment pour germer. Un bon symbole de résistance, et il en faut face à la puissance des herbicides utilisés en agriculture.

Démographie

La bonne santé démographique de la France est souvent présentée comme un atout. Un consensus en opposition à l’idée, également largement répandue, qu’il faut stabiliser la population mondiale.

Densité

Parmi les fausses bonnes idées qui circulent, il y a celle de la hauteur des constructions pour obtenir de la densité de population. Le débat sur les tours à Paris illustre cette faute de raisonnement.
La terre est une ressource rare, il faut l’économiser. On lui demande tellement de services !

Étalement

L'étalement urbain est souvent critiqué. Que d'espace perdu ! Est-il vraiment perdu, ou bien est-il seulement dédié à certaines acdtivités plutôt que d'autres ? Au-delà du débat sur la quantité d'espace utilisée, c'est sur la manière de l'utiliser qu'il faudrait se pencher.

Extrême

extreme C’est à partir d’un « magazine de l’extrême » que Nicolas Hulot est devenu écologiste. L’extrême a des vertus pédagogiques, certainement. Une porte d’entrée vers le durable. Aller jusqu’au bout, au bout du monde, à bout de souffle, le plus loin possible pour mieux comprendre et mesurer ses limites.

Les iles australes françaises, Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam, dites aussi subantarctiques pour les premières, sont souvent appelées « terres extrêmes ». Elles vivent totalement sous perfusion, si l’on excepte les produits de la pêche locale. Tout ce qui est nécessaire à la vie des communautés qui y vivent est apporté régulièrement par une navette maritime, trois ou quatre fois par an.

Extrême

C’est à partir d’un « magazine de l’extrême » que Nicolas Hulot est devenu écologiste.  L’extrême a desVertus pédagogiques, certainement. Une porte d’entrée vers le durable. Aller jusqu’au bout, au bout du monde, à bout de souffle, le plus loin possible pour mieux comprendre et mesurer ses limites.
Les iles australes françaises, Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam,  dites aussi subantarctiques pour les premières, sont souvent appelées terres extrêmes.

Gratuit

"Ce qui est gratuit n'a pas de valeur", dit-on. La gratuité fait vite oublier la valeur des choses, mais celle-ci existe néanmoins. On le constate souvent amèrement, le jour où l'on a trop négligé la poule aux oeufs d'or.

Dans le paradis terrestre, tout était gratuit, on n'avait pas à travailler pour bénéficier des biens que la nature offrait généreusement. Et bien, c'est toujours vrai, en grande partie.

Justice

justiceL’approche globale, planétaire, est toujours difficile à prendre en charge par la justice. Une question d’échelle, dans le temps et l'espace. Malgré les obstacles, un droit international se constitue. La justice climatique et d'une manière plus générale une justice des biens communs, est en train de prendre corps.

Longtemps, la justice n’a pas été clémente vis-à-vis de l’environnement. La théorie du bilan, notamment, a souvent été mise en avant pour noyer l’environnement dans un ensemble d’intérêts qui justifiaient tous les manquements aux règles établies. Les directives européennes sur la protection de la nature ont progressivement permis aux enjeux environnementaux d’être reconnus à leur juste valeur, avec une utilisation parfois activiste du droit du côté de certaines associations. Une forme de réponse du berger à la bergère. Mais il s’agit alors d’opérations précises, sur un territoire donné, alors que la question environnementale se pose également en termes globaux. La justice peut-elle prendre en charge cette évolution, cette pression qui s’exerce par-dessus les frontières, les atteintes à la planète, aux océans, au climat ? Le sommet de la Terre de 2012, à Rio de Janeiro, marque l’officialisation de ces questions, notamment avec ses conventions cadre qui en sont issues, sur le changement climatique et la biodiversité notamment. Depuis, la mise en pratique a pris de l’ampleur, sous la pression de la société civile.
Il y a un an, en avril 2017, s’ouvrait le procès symbolique de Monsanto devant un tribunal ad hoc, un tribunal sans fondement juridique, mais composé de magistrats professionnels. Une première qui s’inscrit dans un cheminement continu d’inscription dans le droit des atteintes au patrimoine naturel, et par suite à l’humanité. Au centre des enjeux, le climat et la biodiversité. On parle d’écocide et de justice climatique. On parle d’élargir le champ des crimes contre l’humanité, pour y inclure l’environnement, ou bien de créer une cour pénale environnementale. En France, le naufrage de l’Erika et la marée noire qu’il a provoquée ont conduit la Cour de cassation, dans un arrêt de 2012, à reconnaître un préjudice écologique pur, au-delà des intérêts personnels directs. Il est aujourd’hui question d’introduire le climat dans la constitution à l’occasion du projet de réforme en cours. Les droits de l’humanité vont venir enrichir les droits humains, avec la conviction que « les droits fondamentaux des êtres humains et les devoirs de sauvegarder la nature sont intrinsèquement interdépendants ».
Bref, la pression monte.
En marge de la conférence de Copenhague, en décembre 2009, la Micronésie avait attaqué la République Tchèque au sujet d’une centrale thermique grosse émettrice de CO2. Le CO2 n’a pas de frontières, et le changement climatique peut être provoqué ou aggravé à des milliers de kilomètres du lieu où il produit ses effets. 2014, une directive européenne renforce le champ des études d’impact sur l’environnement, en introduisant les incidences du projet sur les populations, la santé humaine, la biodiversité et les terres. Directive transposée en droit français en 2016, avec mention des incidences du projet sur le climat et de la vulnérabilité du projet au changement climatique. La loi pour la reconquête de la biodiversité du 8 août 2016 a introduit le préjudice écologique dans le Code civil, défini comme « une atteinte non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l'homme de l'environnement ». La même année, la Cour Pénale Internationale décide d’élargir son champ d’action aux crimes environnementaux notamment en ce qui concerne l’exploitation illicite des ressources naturelles, l’appropriation illicite de terres ou encore la destruction de l’environnement.
Nous sommes encore au milieu du gué, mais les décisions de justice climatique, par exemple, se multiplient et ont atteint le chiffre de 700 aujourd’hui. Une jurisprudence se constitue, qui reconnait l’existence d’intérêts collectifs au-delà des préjudices dont tel ou tel pourrait être victime. Un intérêt collectif qui dépasse la somme des intérêts particuliers et pourrait permettre de conjurer la malédiction des biens communs, si bien décrite par Elinor Ostrom dans « Gouvernance des biens communs, Pour une nouvelle approche des ressources naturelles ». Les « droits de l’humanité » vont entrer dans les mœurs. Une « révolution judiciaire » pour reprendre l’expression de Christian Huglo.

Merci à Christian Huglo, auteur notamment de « Le contentieux climatique, une révolution judiciaire mondiale » aux éditions Bruylant, de m’avoir alerté sur le sujet, et à la Fabrique écologique pour sa note de « décryptage» de février 2018

 
 
 

Mer

mer briana tozour 756154 unsplashIl y a plus de mer que de terre sur la Terre, et l'humanité a vite saisi les opportunités que cela représentait. Des opportunités aujourd'hui fragilisées et affaiblies.

Ne parlons pas aujourd’hui de la mer de glace, qui fond chaque année un peu plus, mais de celle qu’on voit danser le long des golfs clairs(1).

Nature

nature

Il est souvent questiond'une règle d'or pour les finances publiques. Mais il en manque une pour le capital Nature. Une lacune à combler d'urgence !

Rêve

Le développement durable n’est pas un rêve, mais une dynamique, qui nous porte vers des états et une société dont nous n’osons à peine rêver. Mandela l’a fait, pourquoi pas d’autres ?

Sol

Le développement durable nous conduit à faire le meilleur usage de nos ressources. Le sol est une ressource importante pour l'avenir de l'humanité, et de bien des manières.

La planète Terre est, nous le savons, plutôt maritime. La mer constitue un patrimoine extraordinaire pour l'humanité. Celle-ci y puise de nombreuses ressources, et nous n'en connaissons sans doute qu'une infime partie. Mais il n'y a pas que la mer. Il y a aussi la terre, ou plutôt le solsur lequel nous avons construit nos villes, le sol qui nous produit des denrées de toutes sortes, le sol qui abrite une vie sauvage.

Territoire

territoire gauguinPas de perspectives d’avenir sans histoire, pas de développement durable sans territoire. La mondialisation a parfois fait oublier l’importance du territoire, mais ce dernier montre encore sa vigueur.

Paradoxalement, la mondialisation renforce le rôle du territoire. Chacun ressent un besoin d’ancrage dans une société de taille humaine, avec ses repères et sa culture. Le terme de territoire recouvre ici bien plus qu’un morceau de terre, qu’un sol.

Tragédie

Deux tragédies, au théâtre du développement durable, et peut-être bien d’autres ensuite. Celle des biens communs, et celle des horizons. Ce ne sont pas des fictions, mais rassurez-vous, le simple fait de les avoir identifiées devraient permettre des dénouements heureux.

Il s’agit de tragédies modernes, qui n’auraient pas eu de sens à l’époque classique ou dans la Grèce antique. Le mot « tragédie » est appliqué aujourd’hui aux biens communs, ceux dont tout le monde dispose, comme l’air que nous respirons. C’est en 1968 qu’un biologiste américain, Garett Hardin, publie sa théorie dans la revue Science. Chacun exploite sans vergogne les biens auxquels il a accès, au point que la ressource finit par s’effondrer.

Zéro

L’économie de demain ne peut se développer que si l’on intègre le prix des dégradations et des prélèvements, en face de la croissance de l’activité. Dans cette perspective, l’objectif écologique « zéro pollution » devient un objectif économique.


Nous allons parler ici de croissance zéro. Mais pas la croissance économique, celle des agressions que nous faisons subir tous les jours à notre environnement. Croissance zéro pour les pollutions, en attendant zéro pollution tout simplement. Malgré les nombreux cris d'alarme, pendant la crise, la dégradation se poursuit.