performance

Ainés

Un ministère pour les ainés. Voilà une terminologie qui sent bon les bonnes œuvres et la France profonde. Les plus hautes autorités de l’Etat nous parlent, au même moment, de la vie après 60 ans, dont il convient d’ouvrir le chantier. Tout cela sur fond de débat ré ouvert sur l’avenir de nos retraites.

Alliance

Se donner des objectifs clairs et ambitieux, se doter des outils de mesure et d’observation des phénomènes, tout cela est bien, mais comment passer aux actes ? Pour les enjeux planétaires, l’esprit de coopération doit être mobilisé. Ce sont des alliances qui se nouent pour explorer les avenirs possibles.

C’est un enfant de la COP 22, à Marrakech : L’alliance mondiale pour les technologies propres (1), dont la naissance a été annoncée le 11 novembre dernier. Un regroupement indépendant d’acteurs mus par quelques règles simples, améliorer la qualité de vie, adhérer aux objectifs du développement durable de l’ONU, travailler dans un esprit de recherche de solutions, pour repousser les limites du possible, avec la conviction que les solutions bonnes pour le climat seraient bonnes même s’il n’y avait pas de dérèglement climatique.

Bourse

Les crises boursières sont révélatrices de difficultés de fond, au-delà du phénomène spéculatif. Mais les réponses exigent autre chose que les vieilles solutions, il faut trouver un autre mode de développement.

Quelle curieuse coïncidence ! C’est au moment précis où la bourse s’effondrait un peu partout dans le monde et tout particulièrement en Europe que Jacques Attali remettait son rapport pour stimuler la croissance, et que la commission européenne propose une politique volontariste pour lutter contre l’effet de serre.

Contrainte

Transformer les contraintes en opportunités, voilà un classique bien connu. C'est bien sûr un défi, parfois impressionnant, qui traduit l'esprit  de dépassement de soi, caractéristique du développement durable.

Contrainte, un mot sévère, mais qu'il serait bien imprudent de négliger.

Croissance

La manière de mesurer un phénomène a souvent de l'influence sur ledit phénomène. En période de crise, pour explorer des issues originales, ne faut-il pas changer les instruments de mesure de la croissance ?

Déchet

Le déchet est l’apanage du riche, le pauvre ne peut s’offrir ce luxe. Nos sociétés se sont crues riches, mais elles vivent souvent au-dessus de leurs moyens. Y a-t-il des déchets « durables » ?

Le concept même de déchet n’a de sens que dans un monde infini. Un monde dont les ressources se renouvellent sans cesse, et dont les capacités d’absorption sont illimitées. Infini comme le monde était ressenti il y a encore quelques années, comme le sont encore trop souvent les océans, comme l’espace.

Découplage

 

Dans le langage de référence du développement durable figure le mot « découplage ». Séparer la courbe de la croissance de celle des prélèvements de ressources et des pressions sur la planète.

Dividende

Deux faces qu'il faut associer, le dividende pour une personne, et celui pour la collectivité. Le développement durable est la recherche de la cohérence entre ces deux faces : deux dividendes à faire progresser ensemble !

Cela apparaîtra curieux pour certains, mais le mot dividende est fondateur du développement durable. Pas dans le champ de la Finance, mais associé au qualificatif double.

Dynamique

Le développement durable est dans le pré. Cours y vite, il va filer ! Il ne tient pas en place, il est en perpétuel mouvement. Le développement durable n'est pas un état, c'est une dynamique.

Qu’il s’agisse du jeune cadre dynamique ou de la dynamique des fluides, c’est de Mouvement que l’on parle, ou de la capacité à évoluer, à s’adapter, à changer de situation.

Fusion

Fusion de régions et regroupements de communes, ces réformes doivent engendrer des économies. Mais est-ce une bonne méthode pour obtenir des résultats durable ?

De nos jours, la recherche d’économies est la première raison pour entamer des réformes. C’est aussi la raison de l’échec de la plupart de ces tentatives.

Hôpital

HopitalL’hôpital est un élément structurant de nos villes, et au-delà, de nos sociétés. Des enjeux multiples, concernant les personnels et les patients, où l’on trouve des relations sociales, de l’environnement, et bien sûr de l’argent.

Bien sûr, il y a beaucoup de technologie et de capital scientifique dans un hôpital, mais la ressource essentielle, dont tout dépend, est bien la ressource humaine. Le développement durable commence par bien faire son métier, répondre à des besoins. Pour cela, le bien-être au travail est un préalable.  Le développement durable est avant toute chose une aventure humaine, qui concerne toute une communauté. C’est ce dont témoignent l’ensemble des équipes et des directions des hôpitaux qui se sont lancées dans des démarches de développement durable.

Hussard

Il faut avoir de l’ambition, pour opérer la transition vers le développement durable. Et aussi des troupes, des relais sur le terrain pour faire avancer la cause, comme les hussards noirs, les instituteurs, avaient porté la jeune 3e république.

Dans la transition à opérer, le bâtiment apparait comme un enjeu central.  Lieu de vie, de travail, de loisir, le bâtiment est aussi un gros consommateur d’énergie, de matériaux, il s’insère dans les paysages, urbains ou ruraux. Avec l’alimentation, il structure notre vie. Y a-t-il des « hussards noirs » pour porter la transition dans le secteur de l’habitat et du bâtiment ?

Immatériel

Le « découplage » entre la production et les prélèvements de ressources n’est possible que par la montée en puissance de l’immatériel.

Le développement durable ? Je ne le vois pas dans le bilan !
Une phrase que bien des responsables DD ont entendue, de la part de dirigeants à courte vue, ou qui faisaient semblant de ne rien voir.

Inactif

Inactifs est une catégorie statistique, mais le nom est trompeur : les inactifs créent de la richesse, et contribuent à leur manière à l'économie du pays. Un potentiel à ne pas négliger.

Indicateur

 

France Stratégie vient de publier une note sur la mesure de la qualité de la croissance. Une occasion de revenir sur la question des indicateurs. Comment évaluer nos progrès sur la voie du développement durable ?

Outil

L’ingéniosité de l’Homme lui a permis de créer des outils, des prolongements de lui-même qui le rende plus efficace. Du simple bâton à la machine-outil, au robot et à l’ordinateur, sans oublier les dictionnaires et les logiciels, les catéchismes et autres petits livres rouges, les outils témoignent de cette capacité humaine à renforcer sa puissance d’intervention sur la matière et son environnement.

Pétrole

L'utilisation du pétrole provoque l'effet de serre, et son extraction est une autre source de problèmes. Le "cycle de vie" du pétrole n'est pas un long fleuve tranquille.

Trop de pétrole, affirme Henri Prévôt(1). Ce Paradoxe est bien exact. La ressource est abondante, et seules les formes les plus faciles à extraire ont été exploitées. A 15$ le baril, on ne peut qu’écrémer le potentiel, on ramasse ce qui est à portée de main ou de derrick,  et on laisse tomber le reste. Le niveau du cours conditionne le volume disponible, ce qui accentue les incertitudes sur les réserves et le « peak oil ».

Positif

Associé à des contraintes et à des menaces, le développement durable apparait souvent défensif, pour ne pas dire négatif. Mais il ouvre de nombreuses perspectives. Découvrons ses aspects positifs, ou du moins quelques uns d'entre eux.

Rendement

rendementPour faire vivre convenablement 9 milliards d’êtres humains en 2050, il va falloir être performant sur l’usage des ressources que la planète nous offre. C’est dans ce domaine qu’il faut maximiser les rendements.

Ressources

Le 7 milliardième humain nous conduit à se poser la question de ressources. Pourrons-nous faire face aux besoins de toute cette population ? Où trouver les ressources nécessaires ?

L’eau est sans doute la ressource la plus sensible, celle dont nous ne pouvons pas nous passer et qui pourrait bien manquer pour une partie de la Population mondiale.

Shampoing

Un mot typiquement ordinaire, de la vie quotidienne. Un mot qui se décline dans l'univers du développement durable, avec de nombreuses ouvertures. On y trouve tout, l'économie, l'environnement et le social.

Chaque fois, c’est la même chose. Je n’arrive pas à bien doser, et je mets dans le creux de ma main le double de ce qui est nécessaire. Et ensuite, il faut bien plus de temps pour me rincer, c’est à dire plus d’eau, chaude de surcroît, et donc plus d’énergie aussi. Et il faudra traiter en aval, dans la station d’épuration, deux fois plus de produit. Un bilan catastrophique.

Sociétal

Le développement durable a secrété son vocabulaire, et parmi les mots ainsi apparus figure Sociétal. Un incontournable du développement durable, distinct de social, et dont les entreprises se sont emparées pour définir leur responsabilité sociétale.

Un mot discuté, et même rejeté par les académies. « L’Académie française considère en effet que par l’étendue de ses sens, social couvre tous les champs d’emploi possibles. « Sociétal », que certains dictionnaires enregistrent avec le sens de « relatif à la vie sociale », vient dans certains champs du langage – sociologie, économie, etc. – concurrencer « social » qui se charge alors d’un sens plus politisé ; mais il n’y a aucune raison morphologique à cette répartition de l’usage ». Même son de cloche à l’académie des sciences morales et politiques. « Observant que le terme « social » renvoie à la vie collective ou commune tandis que le terme « sociétal » touche plutôt à la vie privée », elle s’est référée à Edward Gibbon, Friedrich Hegel, Alexis de Tocqueville et Hannah Arendt pour constater que « le surinvestissement du domaine privé est la conséquence d’un affaissement des vertus publiques par déclin de l’idéal commun et de la volonté commune ». Haro sur le sociétal, qui n’apporte rien pour la première, et plutôt du négatif pour la seconde. Et vive le social.

Travail

Nous sommes au royaume des contradictions. Comment réhabiliter la valeur travail, quand celle-ci pèse de moins en moins sur la valeur globale de la production ? Comment concilier l'aspiration à travailler moins, qui s'est manifestée avec force au cours du dernier siècle grâce à l'efficacité des machines, et le respect que nous devons au travail humain  ?