nature

Accompagnement

Conduire le changement, singulièrement le changement de comportement, est une affaire délicate. Une des manières de procéder est d’accompagner les efforts de ceux qui entreprennent cette mutation.
La transition vers un autre monde, qui accepte, cette fois, sa finitude s’opère tous les jours à l’occasion d’une infinité d’initiatives. Mais il faut qu’elles prennent corps, qu’elles s’agrègent pour faire boule de neige et entraîner de plus en plus d’acteurs dans la dynamique. Un accompagnement est bien utile pour y parvenir.

Base

base adam bichler 643648 unsplashPyramide écologique, pyramide des âges, pyramide humaine, pyramide de Khéops, quelle que soit la pyramide, il faut partir de la base, même si c’est le sommet qui est le plus visible et fait l’objet de toutes les attentions. La dégradation de la biodiversité vient nous le rappeler opportunément.

Les espèces menacées, endémiques, en voie de disparition ont fait l’objet de politiques volontaristes depuis que la protection de la nature est reconnue comme une nécessité. Ce sont des symboles de la biodiversité, et sont de bonnes indicatrices de l’état de santé général d’un milieu. La disparition d’un prédateur, en bout de chaine alimentaire, bouleverse tout un équilibre, et appauvrit l’environnement bien au-delà de l’espèce perdue ou réduite. Le cas des requins en est une illustration bien connue, et on peut aussi parler des loups, des rapaces, et de nombreux animaux que l’on doit protéger aujourd’hui.

Bois

Le Bois est un des piliers du développement durable. renouvelable si on fait attention, aux multiples usages de la forêt à la maison. Il donne du plaisir et du travail. Et dans le bois tout est bon !


Il faudra bien parvenir à vivre essentiellement du flux, et arrêter un jour de prélever sur un capital dont on voit aujourd’hui les limites.

Capital

capitalUn mot capital. Il représente notre santé comme notre patrimoine, la planète et nos cultures, nos savoir faire. Un mot riche et complexe, souvent prononcé dans un sens restrictif. Dommage, car il offre un champ de réflexion formidable pour le développement durable.

Prenons le mot dans le sens des économistes. Le capital, c’est la planète, nos savoir faire et nos Connaissances, notre Culture.

Chat

chatL'observation du chat, prédateur multi proies, offre une leçon intéressante sur notre manière de prélever des ressources.

Animal sacré pour les égyptiens, Pussy Cat est devenu un gentil animal de compagnie dans nos sociétés modernes. Un animal bien utile pour chasser les souris. Mais Raminagrobis est un redoutable prédateur. Parmi ses victimes figurent notamment les oiseaux. Il y a toujours une sorte d'équilibre qui s'établit entre les prédateurs et les proies, mais certaines espèces fragiles peuvent en faire les frais.

Coquelicot

Symbole de la première guerre mondiale, le coquelicot devient le symbole d’une autre forme de résistance, la résistance aux pesticides. Fleur associée à Morphée, dieu du sommeil, elle trouve une énergie et appelle au réveil des citoyens.

« Rendez-nous nos coquelicots ! » L’appel lancé en septembre 2018 pour l’interdiction des pesticides de synthèse essaime comme le coquelicot, fleur souvent prise aussi en symbole de la fertilité : chaque pied peut produire jusqu’à 50 000 graines, et des graines tenaces qui attendent pendant des années le bon moment pour germer. Un bon symbole de résistance, et il en faut face à la puissance des herbicides utilisés en agriculture.

Dérégulation

 

L’accumulation des règlements est souvent critiquée, et la dérégulation est appelée de toutes parts. Il y a bien sûr un ménage à faire, mais toute dérégulation est-elle durable ?

Trop de règlements ! La formule est répétée à l’infini. Toutes ces contraintes enferment la créativité des acteurs, et constituent un frein au développement. Un rapport de la Commission européenne vient contredire sérieusement cette assertion.

Équipement

Un mot aujourd’hui orphelin d’un ministère, mais qui a gardé sa magie. Le bien public marche au rythme des équipements publics. La nature, malgré sa générosité, est longtemps apparue  comme le contraire des équipements. Est-ce une fatalité ?

Vous connaissez la célèbre pensée de Blaise Pascal : Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos, dans une chambre(1).

Extrême

extreme C’est à partir d’un « magazine de l’extrême » que Nicolas Hulot est devenu écologiste. L’extrême a des vertus pédagogiques, certainement. Une porte d’entrée vers le durable. Aller jusqu’au bout, au bout du monde, à bout de souffle, le plus loin possible pour mieux comprendre et mesurer ses limites.

Les iles australes françaises, Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam, dites aussi subantarctiques pour les premières, sont souvent appelées « terres extrêmes ». Elles vivent totalement sous perfusion, si l’on excepte les produits de la pêche locale. Tout ce qui est nécessaire à la vie des communautés qui y vivent est apporté régulièrement par une navette maritime, trois ou quatre fois par an.

Habitat

Le débat sur l'énergie offre l'occasion de s'interroger sur les risques associés aux différentes formes d'énergie, et la manière dont ils se manifestent, notamment sur l'habitat.

Invisible

 

Nous réagissons à ce que nous voyons, et c’est bien légitime. L’invisible ne provoque guère de débat, et pourtant il pèse lourd. Il concerne aussi bien de bonnes choses, auxquelles nous tenons, et de vilaines, habilement cachées pour qu’on ne s’y intéresse pas trop.

Justice

justiceL’approche globale, planétaire, est toujours difficile à prendre en charge par la justice. Une question d’échelle, dans le temps et l'espace. Malgré les obstacles, un droit international se constitue. La justice climatique et d'une manière plus générale une justice des biens communs, est en train de prendre corps.

Longtemps, la justice n’a pas été clémente vis-à-vis de l’environnement. La théorie du bilan, notamment, a souvent été mise en avant pour noyer l’environnement dans un ensemble d’intérêts qui justifiaient tous les manquements aux règles établies. Les directives européennes sur la protection de la nature ont progressivement permis aux enjeux environnementaux d’être reconnus à leur juste valeur, avec une utilisation parfois activiste du droit du côté de certaines associations. Une forme de réponse du berger à la bergère. Mais il s’agit alors d’opérations précises, sur un territoire donné, alors que la question environnementale se pose également en termes globaux. La justice peut-elle prendre en charge cette évolution, cette pression qui s’exerce par-dessus les frontières, les atteintes à la planète, aux océans, au climat ? Le sommet de la Terre de 2012, à Rio de Janeiro, marque l’officialisation de ces questions, notamment avec ses conventions cadre qui en sont issues, sur le changement climatique et la biodiversité notamment. Depuis, la mise en pratique a pris de l’ampleur, sous la pression de la société civile.
Il y a un an, en avril 2017, s’ouvrait le procès symbolique de Monsanto devant un tribunal ad hoc, un tribunal sans fondement juridique, mais composé de magistrats professionnels. Une première qui s’inscrit dans un cheminement continu d’inscription dans le droit des atteintes au patrimoine naturel, et par suite à l’humanité. Au centre des enjeux, le climat et la biodiversité. On parle d’écocide et de justice climatique. On parle d’élargir le champ des crimes contre l’humanité, pour y inclure l’environnement, ou bien de créer une cour pénale environnementale. En France, le naufrage de l’Erika et la marée noire qu’il a provoquée ont conduit la Cour de cassation, dans un arrêt de 2012, à reconnaître un préjudice écologique pur, au-delà des intérêts personnels directs. Il est aujourd’hui question d’introduire le climat dans la constitution à l’occasion du projet de réforme en cours. Les droits de l’humanité vont venir enrichir les droits humains, avec la conviction que « les droits fondamentaux des êtres humains et les devoirs de sauvegarder la nature sont intrinsèquement interdépendants ».
Bref, la pression monte.
En marge de la conférence de Copenhague, en décembre 2009, la Micronésie avait attaqué la République Tchèque au sujet d’une centrale thermique grosse émettrice de CO2. Le CO2 n’a pas de frontières, et le changement climatique peut être provoqué ou aggravé à des milliers de kilomètres du lieu où il produit ses effets. 2014, une directive européenne renforce le champ des études d’impact sur l’environnement, en introduisant les incidences du projet sur les populations, la santé humaine, la biodiversité et les terres. Directive transposée en droit français en 2016, avec mention des incidences du projet sur le climat et de la vulnérabilité du projet au changement climatique. La loi pour la reconquête de la biodiversité du 8 août 2016 a introduit le préjudice écologique dans le Code civil, défini comme « une atteinte non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l'homme de l'environnement ». La même année, la Cour Pénale Internationale décide d’élargir son champ d’action aux crimes environnementaux notamment en ce qui concerne l’exploitation illicite des ressources naturelles, l’appropriation illicite de terres ou encore la destruction de l’environnement.
Nous sommes encore au milieu du gué, mais les décisions de justice climatique, par exemple, se multiplient et ont atteint le chiffre de 700 aujourd’hui. Une jurisprudence se constitue, qui reconnait l’existence d’intérêts collectifs au-delà des préjudices dont tel ou tel pourrait être victime. Un intérêt collectif qui dépasse la somme des intérêts particuliers et pourrait permettre de conjurer la malédiction des biens communs, si bien décrite par Elinor Ostrom dans « Gouvernance des biens communs, Pour une nouvelle approche des ressources naturelles ». Les « droits de l’humanité » vont entrer dans les mœurs. Une « révolution judiciaire » pour reprendre l’expression de Christian Huglo.

Merci à Christian Huglo, auteur notamment de « Le contentieux climatique, une révolution judiciaire mondiale » aux éditions Bruylant, de m’avoir alerté sur le sujet, et à la Fabrique écologique pour sa note de « décryptage» de février 2018

 
 
 

La nature cruelle ?

Les intempéries ont été dévastatrices dans le midi de la France. Les fortes pluies ont déclenché un cataclysme, mais en sont-elles responsables ?

N’est-ce pas un besoin non contrôlé de construire le plus possible, entraînant une artificialisation des sols, le recul de l’agriculture et de la forêt, et le choix déraisonnable d’emplacements à urbaniser ?

Est-ce la nature qui est cruelle, ou l’homme qui est irresponsable ?

Lenteur

lenteurFace à la tyrannie de la vitesse, le résistance s'installe. La lenteur prend ses quartiers dans les villes, dans la bouffe, et bien d'autres domaines de notre vie.

Depuis quelques mois, il y a une ville lente en France, Segonzac, en pays de Cognac. La première. Un mouvement lancé il y a une dizaine d’années en Italie

Mer

mer briana tozour 756154 unsplashIl y a plus de mer que de terre sur la Terre, et l'humanité a vite saisi les opportunités que cela représentait. Des opportunités aujourd'hui fragilisées et affaiblies.

Ne parlons pas aujourd’hui de la mer de glace, qui fond chaque année un peu plus, mais de celle qu’on voit danser le long des golfs clairs(1).

Miel

mielLes ruches envahissent Paris. Après le traditionnel jardin du Luxembourg et son école d’apiculture, on a vu le Conseil régional d’Ile-de-France, et plus récemment le Grand Palais, l’Opéra, et bien d’autres installations plus modestes mais tout aussi bourdonnantes. La banlieue n’est pas en reste. Les apiculteurs deviennent la coqueluche des grandes agglomérations.

Mouton

A l'inverse des moutons de panurge, il s'agit ici d'une initiative originale à base de moutons, toujours à la recherche d'un double dividende.

Voici la suite logique de la chronique Tondeuse. Il s’agissait d’une machine, dont les performances étaient bien modestes, destinée à l’entretien des pelouses.

Patrimoine

 

Il s’agit ici du patrimoine collectif, celui de l’humanité, et tout spécialement du patrimoine naturel. Malgré les protections dont il bénéficie, il est menacé par la recherche de pétrole. Comment assurer la durabilité de ce patrimoine ?

Nous connaissons tous le patrimoine mondial de l’humanité, classé par l’UNESCO, et qui désigne des sites exceptionnels, ou des éléments de culture, allant jusqu’à des modes de vie comme le déjeuner familial en France. Le patrimoine naturel constitue dans cet ensemble une catégorie particulière, un cinquième environ de l’ensemble si l’on tient à quantifier ce qui n’est guère quantifiable.

Poisson

poissonAu moment ou les statisticiens nous apprennent que la population mondiale vient de passer le cap les 7 milliards, un rapport de la FAO nous alerte sur la ressource halieutique. Les poissons, une part importante de l’alimentation humaine, sont en danger.

La population mondiale vient d’atteindre les 7 Milliards, dont une bonne partie vit mal, au-dessous des seuils de pauvreté, sans accès aux biens dits « essentiels ». Le défi auquel nous sommes confrontés en ce XXIe siècle est bien identifié : faire vivre convenablement 9 à 10 milliards d’êtres humains d’ici 40 ans. Rattraper le retard en éradiquant la misère que l’on observe aujourd’hui, et se donner les moyens d’accueillir dans de bonnes conditions 2 à 3 milliards de nouveaux venus.

Raton

Pendant le Brexit, l’Europe continue ! La Commission publie la liste des 37 d’espèces animales et végétales, venues d’ailleurs et indésirables en Europe. En vedette : le raton laveur !

C’est Jacques Prévert qui l’a rendu populaire. Et avec quel talent ! Malgré cette formidable publicité, ce ne serait pas un ami. Il fait partie des 37 espèces montrées du doigt par la Commission européenne, et désignées « invasives » en application d’un règlement européen publié le 4 novembre 2014.

Requin

requinNous allons aborder ici la bonne santé des océans, avec plusieurs indicateurs dont celui des populations de requins, victime à la fois de fantasmes et de la bonne réputation de leurs ailerons.

Le réchauffement climatique ne doit pas faire oublier d’autres périls qui menacent la planète. La question des océans tout aussi inquiétante, et d’ailleurs elle rejoint celle des émissions de gaz à effet de serre puisque les océans constituent un immense appareil à capter ces derniers, grâce au phytoplancton.

Sauvage

Le bon sauvage est souvent associé à l'image de la nature, alors que nous savons bien que la nature est parfois cruelle. Le sauvage est malgré tout notre origine, et reste une source inépuisable de ressources.

Un mot qui fait peur, mais un mot qui fait rêver.

Trame

 

La trame verte et bleue s'étend progressivement dans nos villes et nos campagnes. Une nouvelle approche de l'aménagement, propice à des confrontations fructueuses, et à des doubles dividendes !

Truffe

truffe1Le luxe et le terroir peuvent-ils se rencontrer ? La truffe en donne une illustration, avec en fond de décor la protection de la forêt.

Abandonnons tout de suite l’organe olfactif de nos amis les chiens, et intéressons nous aux choses sérieuses : le champignon, le diamant noir !

Zéro

L’économie de demain ne peut se développer que si l’on intègre le prix des dégradations et des prélèvements, en face de la croissance de l’activité. Dans cette perspective, l’objectif écologique « zéro pollution » devient un objectif économique.


Nous allons parler ici de croissance zéro. Mais pas la croissance économique, celle des agressions que nous faisons subir tous les jours à notre environnement. Croissance zéro pour les pollutions, en attendant zéro pollution tout simplement. Malgré les nombreux cris d'alarme, pendant la crise, la dégradation se poursuit.