mobilité

Auto-stop

Pratique populaire ancienne, l'auto-stop a du être inventée par Monsieur Jourdain. Du développement durable sans le savoir. Maintenant qu'on le sait, on peut le moderniser.

Aujourd’hui, on parle beaucoup de covoiturage. Ce mot a été inventé par nos amis Québecquois pour ne pas devoir utiliser le mot américain car-pooling, version moderne et organisée de notre bon vieil auto-stop.

Banc

Le développement durable tient souvent à peu de choses, comme les bancs dans les espaces publics. Une approche modeste qui ne suffit pas, mais qu'il ne faut pas négliger.

Popularisés par Georges Brassens, les bancs publics sont une bonne entrée dans la matière du développement durable. On en trouve de moins en moins, et c’est bien dommage, car ils constituent un moyen efficace et peu onéreux d’apporter de la convivialité dans la ville.

Convergence

Pour relever le défi du développement durable, il faudra que des énergies se trouvent mutuellement, et puissent se renforcer. Cette une convergence qu'il faut organiser.

Pas de développement durable sans recherche d’efficacité. Il faut sans cesse rappeler, au risque de décourager les romantiques. Ce sera bien une performance d’offrir à 9 milliards de terriens un mode de vie agréable, qu’ils pourront transmettre à leurs enfants.

Découpage



L'esprit cartésien nous a longtemps amené à découper les problèmes en sous ensembles plus faciles à maîtriser. Il faut dire clairement que cette approche a permis et permet encore de réaliser de nombreux progrès. Elle contient toutefois ses limites, ses pièges souvent, et il faut savoir la dépasser.

Dirigeable

Le transport aérien présente un avantage certain : il se joue des obstacles ordinaires qui pourraient se trouver entre son point de départ et sa destination. Mais il consomme beaucoup d’énergie et il fait du bruit. Le dirigeable permet de conserver les qualités en évitant les défauts.

C’est une aventure plus que bicentenaire. Le ballon des frères Montgolfier a été la première étape, mais dès le lendemain de la première ascension, Lavoisier, alors secrétaire de l’Académie des sciences, évoquait la suivante, celle où le ballon serait dirigé, au lieu d’être soumis aux caprices du vent. Nous étions en 1783.

Douce

douce2Les circulations douces en ville notamment se développent. Le changement d’habitudes crée une gêne, mais les gains pour les habitants et la collectivité sont largement au rendez-vous.

Douce. Il ne s’agit pas ici d’une chanson douce, mais des circulations, vous l’aurez surement deviné. Le vélo et la marche, que l’on appelle aussi, en termes techno, les « mobilités actives », celles qui fonctionnent avec votre corps et votre force physique.

Étalement

L'étalement urbain est souvent critiqué. Que d'espace perdu ! Est-il vraiment perdu, ou bien est-il seulement dédié à certaines acdtivités plutôt que d'autres ? Au-delà du débat sur la quantité d'espace utilisée, c'est sur la manière de l'utiliser qu'il faudrait se pencher.

Gaspillage

gapillageLa lutte contre le gaspillage est une des voies naturelles du développement durable. Un double dividende avec du bien-être en plus et du déchet en moins. A consommer sans modération.

Deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources. Ça commence évidemment par la lutte contre le gaspillage. La chasse au Gaspi, rappelez-vous, au temps des chocs pétroliers, dans les années 1970. C’est toujours bon, si l’on veut poursuivre une forme de croissance, celle du bien-être, de notre qualité de vie, tout en réduisant notre pression sur la planète, notre « empreinte écologique ». Le gaspillage est partout, ce qui nous rend optimiste. Il y a beaucoup à gagner de ce côté-là, même s’il faut pour cela changer quelques-unes de nos habitudes.

Interstices

Pour relever le défi du développement durable,il ne faut rien négliger. La moindre ressource, physique ou sociétale, doit être valorisée. Mobilisons les interstices.

Dans le cochon tout est bon. Pas de morceau qui n’ait son utilité. Un maximum de rendement, pas de déchet. Cette illustration de pratiques traditionnelles et de la sagesse populaire réunies sied bien au développement durable.

Rapidité

rapidite murillo de paula o2FCfhNSjPo unsplashLes temps modernes sont caractérisés par la rapidité. Nous sommes pressés, time is money, des fortunes changent de main en une fraction de seconde, nous n’avons plus le temps. Est-ce durable ?

La rapidité est souvent considérée comme une qualité, et elle l’est assurément quand il s’agit de réactivité, ou de capacité à assurer des services en un minimum de temps. Elle peut aussi avoir des défauts, surtout si elle devient un impératif qui s’imposerait aveuglément. Le mouvement « slow », slow cities, slow food, etc. est là pour nous le rappeler. La lenteur a du bon, elle aussi.

Reculons

 

La lucidité est un art difficile, mais bien utile. A défaut, il arrive que l’on aille à reculons vers des avenirs inéluctables. C'est-à-dire y aller dans les plus mauvaises conditions, en subissant plutôt qu’en maitrisant.

Les phénomènes démographiques se prévoient aisément. Voilà un bon terrain pour illustrer le drame du « à reculons ».

Reine

Le libre service a-t-il relancé l'usage du vélo dans nons villes ? Ou bien est-ce le prix du pétrole, ou encore le besoin d'effort physique ? Toujours est-il que la petite Reine retrouve des couleurs.

Il ne s’agit pas ici de la reine de Saba, ou de têtes couronnées. Encore moins de pizzas, ni d’abeilles, encore qu’il y aurait à dire sur le développement durable dans tous les cas… Parlons aujourd’hui de la petite reine, du Vélo, dans une version originale, celle de la Livraison de marchandises.

Route

La route peut-elle être durable ? Question redoutable, dont la réponse dépend de bien des facteurs. Faisons le point sur cette affaire délicate.

A ma droite, la route, champion de longue date, un vrai poids lourd : quelques millions de tonnes de CO² ; à ma gauche, le développement durable, un jeune qui monte, qui ne pèse pas encore très lourd, mais qui s’accroche.

Téléphérique

telepherique thomas q vIQc1v iEdI unsplashLa transposition d’une technique d’un univers à un autre est une des formes classiques de progrès. C’est juste un pas à franchir pour capitaliser des savoirs et des expériences, et leur donner une deuxième vie. Le téléphérique en donne une bonne illustration.

On pense tout d’abord à la montagne, où le premier téléphérique a été inauguré en 1908, sur le Wetterhorn, en Suisse.

Vent

Le vent, c'est de l'énergie, et ça tombe bien quand on cherche une énegie abondante et sans carbone. Encore faut-il alller la chercher, cette énergie, la mobiliser à bon escient. Tout un art !

Tout ça, c’est du vent !

Autant dire que le vent semble bien inconséquent, mis à part celui observé par Georges Brassens sur le pont des Arts, car une attention profonde prouve que c'est chez les fâcheux qu'il préfère choisir les victimes de ses petits jeux.

Vitesse

vitesseNotre époque est fascinée par la vitesse. Toujours plus vite ! Il y a bien une résistance, avec les villes lentes et la slow food, mais il faut avouer que la vitesse a le vent en poupe. Qu'en penser, pour le développement durable ?

On est impressionné par les vitesses que le TGV peut atteindre, en essai ou en routine : deux heures vingt pour aller de Paris à Strasbourg, quel exploit ! La vitesse est une valeur très forte dans nos esprits, et c’est bien elle qui oriente les recherches, c’est elle qui nous permet de mesurer des progrès.

Volte-face

Persévérer dans l’erreur est diabolique, c’est bien connu. Il faut savoir faire volte-face, et changer d’orientation. La civilisation de l’automobile est en crise aujourd’hui, comme en témoigne la manifestation des « gilets jaunes ». Il faut savoir en sortir.

Les temps changent, du fait des connaissances et expériences accumulées, ou bien des contraintes extérieures et de la demande sociale. Il n’y a pas de mal à faire volte-face quand les évènements l’exigent. Prolonger le passé est, à l’inverse, une faute lourde. Ne rien changer revient à exacerber des contradictions, telles que la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’usage croissant de la voiture. Pour sortir de la contradiction « par le haut », il faut accepter de prendre du recul et d’explorer des solutions inédites. Le mouvement des « gilets jaunes » nous invite à adopter cette démarche.