intégration

Assimiler

Le débat sur l'immigration tourne toujours autour de la capacité d'assimilation des nouveaux arrivants. Est-ce une approche "durable" ?

Barrage

 

Les barrages font débat, et le drame récent du barrage de Sivens le rappelle amèrement. Le concept même de barrage, dont on parle souvent pour l’eau, est décliné dans bien d’autres domaines. Est-ce durable ?

L’actualité du barrage de Sivens et les rapports des experts sur le projet montre que des erreurs sont vite arrivées dans ce domaine.

Bidon


Terme souvent galvaudé, et mis à toutes les sauces, le développement durable perd parfois sa crédibilité. De là à trouver le concept "Bidon", il n'y a qqu'un pas vite franchi par certains...


Nous ne prendrons pas ce mot au sens littéral, celui d’un bidon de lait par exemple, mais au sens familier, où l’on considère une déclaration ou une décision comme « bidon », autrement dit « du pipo ! »

Car le développement durable, rapporté à la prose de Monsieur Jourdain, est parfois présenté comme un simple discours, sans intérêt sur le fond.

Différent

diffrentLa gestion uniforme, indifférenciée, des hommes et des territoires est source de gâchis. Reconnaître les différences et les valoriser, voilà une bonne manière d'aller vers le développement durable.

Le nom signifie une querelle, une contestation, et il s’écrit alors avec un D. Avec un T, pour reprendre la célèbre différence entre les deux policiers des aventures de Tintin, on a l’adjectif Différent, que le dictionnaire définit comme dissemblable, ou encore plusieurs, divers.

Discrimination

Les motifs de discrimination sont nombreux, la loi en a fait la liste. Ils affectent les principes d’égalité et d’harmonie de la société, mais les discriminations ont aussi un impact économique. Nous avons le choix entre la double peine ou le double dividende.

En période difficile, où l’emploi se fait rare, où la concurrence est vive, la tendance au repli sur soi est forte, avec le risque de discrimination. Un mauvais calcul si l’on en croit un rapport de France Stratégie (1). Les discriminations conjuguent un coût sociétal et un coût économique. Tout faux !
Les critères de discrimination sont nombreux. Citons par exemple l’âge, l’origine, le sexe, l’état de santé, le handicap, etc. Le code du travail, pour son domaine, les a répertoriés dans ses articles L1132 et suivants. Mais les discriminations ne touchent pas que le travail, on les retrouve à l’école, les services publics, le logement, etc. La tentation du clone est bien connue, tous pareils, c’est tellement plus simple ! L’exclusion qui en résulte est éthiquement insupportable, elle est un obstacle à la cohésion sociale tant recherchée. Elle est injuste, mal ressentie, même si elle est souvent intériorisée par ses victimes. Et elle coûte cher.
Les experts de France Stratégie se sont pourtant limités aux sphères du travail et de l’école, et à quatre critères : le sexe, l’origine géographique des parents (ou le fait d’être natif d’un département d’outre-mer), le lieu de résidence et le handicap. Ils n’ont donc couvert qu’une partie des inégalités de traitement en cours dans notre pays. Le résultat de leurs analyses n’en est pas moins impressionnant : « Au final, la réduction des écarts de taux d’emploi et d’accès aux postes élevés entre population de référence et populations discriminées permettrait un gain de près de 7 % du PIB (soit environ 150 milliards d’euros sur la base du PIB français de 2015) ». Curieusement, ce chiffre de 7% renvoie au prix payé pour le défaut de parité Femme/Homme : « Une entreprise qui ne recruterait aujourd’hui que des hommes parmi le vivier des 10 % de salariés les mieux rémunérés aurait une productivité inférieure à 7 % par rapport à une entreprise qui embaucherait à parité femmes et hommes ». Une observation qui est confirmée par ailleurs quand on s’intéresse aux conseils d’administration des entreprises : plus il y a de femmes, plus il y a de résultats.
La vertu et l’intérêt sont donc compatibles, une bonne nouvelle, mais une nouvelle qui rencontre souvent une incrédulité. C’est comme le constat que l’immigration est favorable à la croissance économique, rejeté par beaucoup malgré la convergence des analyses sur le sujet. Le ressenti l’emporte sur la réalité, ce qui conduit alors à des comportements contraires aux objectifs poursuivis. Faites vous-même votre malheur, une sorte de malédiction trop souvent à l’œuvre.
Les raisons de cette affinité de la lutte contre les discriminations et de la croissance économique sont multiples. Elles tournent autour des apports de la diversité.  Il y a bien sûr l’enrichissement du vivier des talents. C’est le premier bénéfice de l’ouverture face à l’exclusion que produit la discrimination. Le deuxième est le surcroît de créativité provoqué par la diversité dans les équipes. Faut-il encore qu’elle puisse s’exprimer, et que la lutte contre les discriminations se traduise par une ouverture dans le management au quotidien.  L’image de l’entreprise, en interne et en externe, est le troisième bénéficiaire de la diversité, entrainant le moral des troupes, facteur de productivité bien identifié. Ajoutons la proximité avec les clients, eux-mêmes divers, et vous aurez un aperçu des raisons pour lesquelles la diversité est un atout pour les entreprises.
Le microéconomique, celle des acteurs, rejoint donc le macroéconomique, celle de la collectivité. Le double dividende prend forme. Le développement durable repose sur ce pari du gagnant-gagnant, alors qu’il est si souvent présenté sous l’angle de la rigueur, voire de la décroissance. L’exemple des discriminations est significatif, l’équité et l’intérêt ne sont pas incompatibles, ils sont même alliés et peuvent produire des synergies inédites. C’est comme le bonheur au travail, se faire plaisir en travaillant est un facteur de productivité. Les entreprises se dotent progressivement de responsables du bonheur (chief happyness managers) et de responsables de la diversité. Ce n’est pas par philanthropie, mais ça y concoure.
Probablement un fond de morale, le plaisir et l’efficacité semble ennemis, comme la vertu et la performance. Des oppositions qui trouvent sans doute des justifications dans l’histoire, mais dont il convient de s’affranchir.


1 - Le coût économique des discriminations, France Stratégie, septembre 2016

Diversité

La mondialisation laisse parfois penser que la diversité et le « sur mesure » sont à classer au rayon « nostalgie ». Ce sont au contraire des valeurs de progrès et de dynamisme économique et sociétal.

Quel est le meilleur atout d’un pays qui produit 400 fromages différents ? La diversité.

Europe

L'Europe est souvent considérée comme dépassée par les évènements. Elle est vieille, divisée, trop lourde. Et pourtant, elle a tout ce qu'il faut pour entraîner le monde sur la voie du développepment durable.

Un mot qui s'impose, au lendemain de la nomination d'un président pour l'Union européenne et d'un ministre commun des affaires étrangères.

Flux

Nous nous inquiétons beaucoup, ces derniers temps, des flux migratoires et de leurs conséquences pour l’Europe. Bonne question, car le phénomène ne peut que s’amplifier à l’échelle mondiale. Quelle réponse durable lui apporter ?

Il s’agit ici des flux migratoires, des mouvements de population à la surface de la planète, et aussi à des échelles plus modestes dans chaque pays ou région. La question est d’importance, car l’avenir est dans les grands mouvements de population. Les raisons en sont multiples.

Gagnant

Le double dividende est une des marques du développement durable. Un contrat social d'un  nouveau type, d'autant plus solide que chacun y trouve son intérêt. Du gagnant-gagnant.

Le billet gagnant de la loterie est une véritable aubaine, mais il ne faut pas trop compter dessus pour un développement durable.

Inégalité

Fièrement étalé aux frontons des bâtiments de la République, l’égalité est objet de débats, dans une société où la compétition est devenue la règle. Pourtant, la montée des inégalités freine la croissance économique. Comment conjuguer égalité et développement durable ?

Le double dividende est une des manières de rechercher la « durabilité ». Gagner deux fois, pour tout de suite et pour plus tard, ou sur deux plans complémentaires, alors qu’ils apparaissent a priori incompatibles.

Parcours

 

Développement durable : un terme qui implique la prise en compte du temps. La vitesse et la lenteur sont souvent en débat. Il faut aussi prendre en compte le parcours nécessaire pour faire vivre des projets, ou les parcours dans la vie des gens.

Précarité

 

prcaritEn marge de la loi sur la transition énergétique, et à l’amorce de l’hiver, la précarité fait parler d’elle. C’est la précarité énergétique qui attire l’attention aujourd’hui, mais elle porte en elle toutes les caractéristiques de la précarité en général.

Saucisson

Ce n'est pas la charcuterie qui sera au coeur de cette chronique, mais notre propension à découper  "en rondelles de saucisson" les phénomènes et les problèmes. L'esprit cartésien poussé au bout peut aveugler, au lieu d'éclairer.

Dans le cochon, tout est bon
. Cette maxime illustre bien un des volets du développement durable, la recherche de la valorisation maximum d’une ressource, avec en perspective le zéro déchets.

Trou

 

L’expression populaire « on est au fond du trou, et on creuse encore » montre la difficulté de changer de mentalité, même si celle-ci montre des signes évidents de faiblesse. Comment sortir du trou durablement ?

Il semble que celui de la couche d’ozone soit stabilisé, et qu’un espoir soit permis de ce côté-là. Réjouissons-nous, mais d’autres trous nous préoccupent, dans l’esprit « nous sommes au fond du trou, et nous creusons encore ».

Urgence

Devant la difficulté de réformer, ou face à des catastrophe que l'on n'a pas su éviter, de nombreuses décisions soint prise dans l'urgence. Il n'y a souvent plus de choix, mais comment faire de l'urgence un moteur de progrès, sans tomber dans ses pièges ?

La maison brûle ! Il faut faire vite pour éteindre le feu, il y a urgence. Mais attention, l’urgence peut être mauvaise conseillère.