dynamique

Adaptation

adaptation1Nous n'héritons peut-être pas de la Terre de nos aïeux, mais du fruit de leur intelligence, de leur sensibilité, de leur travail. Des vieilles choses, sans doute, mais encore riches d'un potentiel à ne pas laisser filer.

La capacité à s’adapter est une des vertus cardinales du développement durable. On en parle abondamment pour les projets, qui doivent être conçus pour s’adapter à un avenirnon écrit, et donc incertain.

Agenda 21

 

La Cour des Comptes vient de rendre un avis « mitigé » sur les agendas 21. Une occasion de se pencher sur cet instrument issu tout droit de la conférence de Rio (1992)
Un mot latin, pur sucre. Un gérondif qui signifie  « les choses à faire ». Une liste de tâches en quelque sorte.

Alliance

Se donner des objectifs clairs et ambitieux, se doter des outils de mesure et d’observation des phénomènes, tout cela est bien, mais comment passer aux actes ? Pour les enjeux planétaires, l’esprit de coopération doit être mobilisé. Ce sont des alliances qui se nouent pour explorer les avenirs possibles.

C’est un enfant de la COP 22, à Marrakech : L’alliance mondiale pour les technologies propres (1), dont la naissance a été annoncée le 11 novembre dernier. Un regroupement indépendant d’acteurs mus par quelques règles simples, améliorer la qualité de vie, adhérer aux objectifs du développement durable de l’ONU, travailler dans un esprit de recherche de solutions, pour repousser les limites du possible, avec la conviction que les solutions bonnes pour le climat seraient bonnes même s’il n’y avait pas de dérèglement climatique.

Bisounours

Décrivez un monde idéal, et vous serez renvoyé aux bisounours par tous les gens sérieux, réalistes, ceux qui savent. Difficile dans ces conditions de proposer des perspectives originales, qui offrent des pistes de sortie de crise.

Les bisounours sont-ils devenus une ligne de défense ? Une ligne Maginot derrière laquelle s’abritent tous les esprits forts, les responsables, ceux qui nous ont, en définitive, entraîné vers les errements d’où nous essayons de sortir. Dès que vous suggérez que l’on pourrait faire converger l’intérêt collectif et celui des acteurs individuels, vous êtes renvoyé au monde des bisounours. Tu es bien gentil, mais c’est dans tes rêves !

Bonheur

Mesurer le bonheur, et les progrès que nous réalisons sur le chemin du nonheur. Voilà un vrai défi, d'autant plus compliqué à relever que l'espace est occupé par des intrus, comme le PIB...

Ce n’est pas le départ en vacances qui inspire cette chronique, mais un article publié dans le dernier numéro de l’Express.

Business

On oppose souvent économie et développement durable. Au mieux, on parle de les réconcilier, comme s’ils étaient naturellement des ennemis. Ce n’est pas le cas. Le DD peut s’avérer bon pour le business.
Le sentiment le plus répandu sur le développement durable est qu’il coûte cher. On parle de financement de la transition énergétique, du fardeau à se répartir pour la lutte contre l’effet de serre, etc. Il faut sans doute y voir l’influence du côté moral du développement durable, du devoir vis-à-vis des générations futures. Il faut faire des sacrifices pour sauver la planète, il faut souffrir pour une forme de rédemption.
Ce sentiment est trompeur.

Collectif

L’action collective est victime d’un sentiment de perte de confiance dans les institutions. Elle demeure néanmoins bien plus performante que les actions des particuliers. Comment sortir de cette contradiction « par le haut » ?

Au football, le joueur qui joue « perso » est toujours l’objet de critiques : il faut jouer en équipe. Ce n’est pas le réflexe le mieux partagé, et souvent l’idée que tout seul, on décide mieux, on contrôle mieux, est dominant. Le jeu collectif est compliqué, il faut mettre tout le monde d’accord, il y en a qui profitent de la situation, etc. Faisons les choses tout seul, ça ira mieux. Et pourtant, l’action collective est souvent plus judicieuse. En voici quelques illustrations.

Croissance

La manière de mesurer un phénomène a souvent de l'influence sur ledit phénomène. En période de crise, pour explorer des issues originales, ne faut-il pas changer les instruments de mesure de la croissance ?

Démarche

Le développement durable n'est pas un état, mais une dynamique. Une évolution continue, pour relever les nombreux défis que le monde d'aujourd'hui nous propose, et pour laquelle il est bon de disposer de démarches solides.

Les démarches administratives sont parfois durables, mais pas au sens que l’on aurait souhaité.

Etape

tapeLes grandes ambitions, et il en faut assurément pour le développement durable, ne se réalisent pas en un jour. Il faut une stratégie et des étapes.

Le Tour de France vient immédiatement à l’esprit. Une épreuve cycliste, qui pourrait être le point de départ d’une chronique, mais je ne souhaite pas associer le vélo exclusivement à la compétition, alors que c’est avant tout un moyen de transport de base, simple, non bruyant, non polluant, bon pour la santé, et économique. Arrêtons là l’éloge de la petite reine.

Main

Les joueurs de bridge le savent : il faut savoir passer la main à l’adversaire. Tout un art, qui se décline aussi non pas avec des adversaires mais des partenaires. On parle alors de se donner la main. Indispensable pour explorer les futurs, pour aller vers le développement durable.

Misère

Les mots sont lourds de signification, parfois bien au-delà de ce que leurs auteurs pensaient. N'ayez pas peur réveille la peur, ne vous énervez pas est toujours énervant. Les meilleurs sentiments parviennent ainsi à se retourner contre eux-mêmes. Il en est fréquemment ainsi en matière d'environnement et d'action humanitaire, comme le mot "misère" le montre.

« La France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Une petite phrase, et tout est dit. Un message fort, qui restera la toile de fond de tous les discours sur le sujet sensible et complexe de l’immigration. L’immigration est une bonne action, une charge que l’on accepte pour des raisons humanitaires, avec un zest de sentiment de culpabilité.

Patron

Le mot Patron a été mis en exergue ces derniers jours à cause des salaires de certains d’entre eux, et de leurs primes. Il est vrai que le côté mirobolant, hors échelle commune, de ces rémunérations laisse perplexe : que peut-on faire de tout cet argent ? On comprendrait qu’il soit mis au service de l’entreprise, de son développement, de son avenir, une rémunération collective, en quelque sorte, de l’entreprise dans toutes ses composantes.

Populaire

populaire vasily koloda 620889 unsplashLa transition écologique ne serait pas populaire. C’est le champion de la Terre, Emmanuel Macron, qui le dit, à l’occasion de son passage aux Nations Unies. Il a hélas raison. Mais posons-nous la question, qu’avons-nous fait pour la rendre populaire ?

« Notre génération n’a pas le choix », conclut le président, dans son intervention devant l’assemblée générale des Nations Unies. Tout ce qu’il faut pour démobiliser. Les solutions uniques, les cartes forcées, on n’aime pas ça. Ce sont les autres qui décident, les technos, les sachants, mais nous savons bien qu’ils se trompent. La transition parce qu’on n’a pas le choix, c’est un mauvais argument, contreproductif. Tout comme les appels au sauvetage de la planète, aux déclarations d’urgence répétées maintes fois.

Rentier

On dit souvent que la France est un pays de rentiers. Est-ce une bonne chose, pour le développement durable ?

Cultiver son jardin, voilà une attitude « durable », à condition d’adopter de bonnes méthodes de culture. Une exploitation qui permet à la fois de tirer un bénéfice immédiat et d’enrichir le sol, de maintenir une diversité biologique, de stocker l’eau qui tombe du ciel et d’offrir un paysage agréable.

Retraite

Repartir des fondamentaux, sans a priori, est une bonne méthode pour prendre du recul par rapport aux solutions du passé, et progresser sur des sujets complexes, tels que les retraites.

Voilà un sujet délicat, qui pourrait faire tourner au cauchemar le bonheur de vivre plus vieux. Les débats sur leur réforme, répétitifs et éternels, sont là pour prouver le caractère sensible des retraites (1). Le nombre d’actifs diminue, celui des inactifsaugmente, ils vivent de plus en plus vieux, coûtent de plus en plus cher en dépenses de santé, rien ne va plus !

Système

Le développement durable est une dynamique, el bouge tout le temps, il est insaisissable pour celui qui croit le contrôler. Il se fabrique en continu, produit par un système d'acteurs, de lois de la nature et d'interférences multiples. Pas de développement durable sans une vision "système" du monde et de ses habitants.

Tout va bien

« Jusque là, tout va bien ! » Vous connaissez tous cette histoire du type qui tombe du 20e étage, et que l’on entend dire, à chaque étage au cours de sa chute, « Jusque là, tout va bien ! ». Il me semble l’entendre bien souvent, notamment en matière de ressources et d’énergie.

Vieux

vieuxL'arbre du financement des retraites cache la forêt du vieillissement de la population. Là est l'enjeu, le bon usage du temps de vie gagné, bien plus que 2 ans.

Notre population va vieillir, celle du monde entier aussi. C’est la conséquence de la stabilisation de la population mondiale, 9 Milliards de terriens en 2050 à peu près, avec un haut niveau de santé. Alléluia, réjouissons-nous, nous vivons plus longtemps, et en bonne forme.