diversité

Culture

L'importance de "l'immatériel" dans le développement durable est consoidérable, car il permet de prolonger une forme de croissance sans accentuer la pression sur la planète. Nous entrons ainsi par la grande porte dans l'univers de la Culture.

Cultivons notre jardin. Candide et Voltaire réunis nous renvoient à la culture dans tous ses états, c'est-à-dire dans tous les sens du mot. Au sens propre du jardin, dont nous tirons de la nourriture, du plaisir, et de la sagesse.

Discrimination

Les motifs de discrimination sont nombreux, la loi en a fait la liste. Ils affectent les principes d’égalité et d’harmonie de la société, mais les discriminations ont aussi un impact économique. Nous avons le choix entre la double peine ou le double dividende.

En période difficile, où l’emploi se fait rare, où la concurrence est vive, la tendance au repli sur soi est forte, avec le risque de discrimination. Un mauvais calcul si l’on en croit un rapport de France Stratégie (1). Les discriminations conjuguent un coût sociétal et un coût économique. Tout faux !
Les critères de discrimination sont nombreux. Citons par exemple l’âge, l’origine, le sexe, l’état de santé, le handicap, etc. Le code du travail, pour son domaine, les a répertoriés dans ses articles L1132 et suivants. Mais les discriminations ne touchent pas que le travail, on les retrouve à l’école, les services publics, le logement, etc. La tentation du clone est bien connue, tous pareils, c’est tellement plus simple ! L’exclusion qui en résulte est éthiquement insupportable, elle est un obstacle à la cohésion sociale tant recherchée. Elle est injuste, mal ressentie, même si elle est souvent intériorisée par ses victimes. Et elle coûte cher.
Les experts de France Stratégie se sont pourtant limités aux sphères du travail et de l’école, et à quatre critères : le sexe, l’origine géographique des parents (ou le fait d’être natif d’un département d’outre-mer), le lieu de résidence et le handicap. Ils n’ont donc couvert qu’une partie des inégalités de traitement en cours dans notre pays. Le résultat de leurs analyses n’en est pas moins impressionnant : « Au final, la réduction des écarts de taux d’emploi et d’accès aux postes élevés entre population de référence et populations discriminées permettrait un gain de près de 7 % du PIB (soit environ 150 milliards d’euros sur la base du PIB français de 2015) ». Curieusement, ce chiffre de 7% renvoie au prix payé pour le défaut de parité Femme/Homme : « Une entreprise qui ne recruterait aujourd’hui que des hommes parmi le vivier des 10 % de salariés les mieux rémunérés aurait une productivité inférieure à 7 % par rapport à une entreprise qui embaucherait à parité femmes et hommes ». Une observation qui est confirmée par ailleurs quand on s’intéresse aux conseils d’administration des entreprises : plus il y a de femmes, plus il y a de résultats.
La vertu et l’intérêt sont donc compatibles, une bonne nouvelle, mais une nouvelle qui rencontre souvent une incrédulité. C’est comme le constat que l’immigration est favorable à la croissance économique, rejeté par beaucoup malgré la convergence des analyses sur le sujet. Le ressenti l’emporte sur la réalité, ce qui conduit alors à des comportements contraires aux objectifs poursuivis. Faites vous-même votre malheur, une sorte de malédiction trop souvent à l’œuvre.
Les raisons de cette affinité de la lutte contre les discriminations et de la croissance économique sont multiples. Elles tournent autour des apports de la diversité.  Il y a bien sûr l’enrichissement du vivier des talents. C’est le premier bénéfice de l’ouverture face à l’exclusion que produit la discrimination. Le deuxième est le surcroît de créativité provoqué par la diversité dans les équipes. Faut-il encore qu’elle puisse s’exprimer, et que la lutte contre les discriminations se traduise par une ouverture dans le management au quotidien.  L’image de l’entreprise, en interne et en externe, est le troisième bénéficiaire de la diversité, entrainant le moral des troupes, facteur de productivité bien identifié. Ajoutons la proximité avec les clients, eux-mêmes divers, et vous aurez un aperçu des raisons pour lesquelles la diversité est un atout pour les entreprises.
Le microéconomique, celle des acteurs, rejoint donc le macroéconomique, celle de la collectivité. Le double dividende prend forme. Le développement durable repose sur ce pari du gagnant-gagnant, alors qu’il est si souvent présenté sous l’angle de la rigueur, voire de la décroissance. L’exemple des discriminations est significatif, l’équité et l’intérêt ne sont pas incompatibles, ils sont même alliés et peuvent produire des synergies inédites. C’est comme le bonheur au travail, se faire plaisir en travaillant est un facteur de productivité. Les entreprises se dotent progressivement de responsables du bonheur (chief happyness managers) et de responsables de la diversité. Ce n’est pas par philanthropie, mais ça y concoure.
Probablement un fond de morale, le plaisir et l’efficacité semble ennemis, comme la vertu et la performance. Des oppositions qui trouvent sans doute des justifications dans l’histoire, mais dont il convient de s’affranchir.


1 - Le coût économique des discriminations, France Stratégie, septembre 2016

Futur

Les élections européennes offrent une magnifique occasion de se projeter dans le futur, pour qu’il soit durable, bien sûr, et de prendre du recul à la suite des élections municipales, dédiées à la vie quotidienne.
Le manque de perspectives crédibles plombe le débat. La conviction se répand, que nos enfants vivront moins bien que nous. Le sentiment d’une dégradation irréversible progresse.

Interstices

Pour relever le défi du développement durable,il ne faut rien négliger. La moindre ressource, physique ou sociétale, doit être valorisée. Mobilisons les interstices.

Dans le cochon tout est bon. Pas de morceau qui n’ait son utilité. Un maximum de rendement, pas de déchet. Cette illustration de pratiques traditionnelles et de la sagesse populaire réunies sied bien au développement durable.

Normal

Le profond besoin de changement que le développement durable porte en lui nous conduit à adopter un point de vue très ouvert sur ce que l'on appelle Normal.

Ce qui est normal, c’est ce qui est conforme à ce que l’on attend. Pas de problème pour le définir dans des sociétés stables et homogènes.

Paysage

Le développement durable apparait souvent comme une affaire bien compliquée, pour les spécialistes. La paysage est la partie visible de l'iceberg du développement durable, profitons en pour en faire un outil de dialogue et de confrontations.

Le paysage est souvent perçu de manière étroite, comme une simple émotion esthétique.

Pyramide

pyramide j venerosy 1183454 unsplashAvec la mondialisation la tentation est forte de privilégier les grosses unités. XXL. Mais est-ce une bonne tendance, à l'heure du village planétaire, et de la fluidité des relations en réseaux ? La pyramide peut-elle encore rendre des services ?


L’organisation sociale en pyramide n’est-elle pas totalement dépassée ? La pyramide a donné des formes architecturales de toute beauté, elle est bien Utile pour les démographes et tous ceux qui veulent, d’un coup d’œil, découvrir la structure d’un groupe, mais comme principe d’organisation, elle semble bien archaïque.

Raton

Pendant le Brexit, l’Europe continue ! La Commission publie la liste des 37 d’espèces animales et végétales, venues d’ailleurs et indésirables en Europe. En vedette : le raton laveur !

C’est Jacques Prévert qui l’a rendu populaire. Et avec quel talent ! Malgré cette formidable publicité, ce ne serait pas un ami. Il fait partie des 37 espèces montrées du doigt par la Commission européenne, et désignées « invasives » en application d’un règlement européen publié le 4 novembre 2014.

Tourisme

Tourisme et développement durable : un couple tumultueux, car chacun sait que bien souvent le tourisme brûle sa propre matière première : la fréquentation et ses exigences dégradent les espaces, et chacun peut se représenter les grands ensembles touristiques qui dénaturent totalement les paysages et les milieux qui les ont attirés.