culture

Acteurs

 

Il ne s’agit pas ici de cinéma, mais de nos actions à tous, qui sommes donc acteurs du développement durable, pour le meilleur ou pour le pire. Comment faire pour que les acteurs s’engagent pour le meilleur ?

Notre société est cloisonnée, chacun le sait et le déplore. C’est au croisement de plusieurs domaines que les choses se passent, et c’est justement là que nous sommes désarmés.

Alimentation

alimentation2Les crises alimentaires et leurs répercussions politiques montrent, s’il en était besoin, l’importance de l’alimentation. Un sujet au carrefour de nombreuses approches.

Voilà un sujet bien prosaïque, voire trivial, mais il nous offre une entrée royale et populaire à la fois dans l’univers du développement durable.

Alter

On a vite fait de condamner, et d'être contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Réflexe un peu rapide, voire primaire, qui masque le besoin d'une alternative.

La tendance au rejet de ce qui ne vous plait pas est bien naturelle. La mondialisation ne vous plait pas, elle crée et renforce des inégalités : haro sur elle, et vous voilà antimondialiste.

Alternative

Le développement durable nous conduit à abandonner des modes de vie, de production et de consommation hérités du passé. Il faut pour cela trouver des alternatives et en donner envie.

Ambassadeur

Les ambassadeurs du tri nous ont aidés, il y a quelques années, à comprendre le mécanisme du tri et à adhérer à une pratique nouvelle. Pourquoi pas des ambassadeurs pour d’autres domaines, comme l’énergie ou la mobilité ?

Il en faut, de la diplomatie, pour faire évoluer les comportements. Le poids des habitudes et la résistance au changement, voire une inquiétude latente et des blocages mentaux sans explication autre que l’incompréhension du nouveau système, sont autant d’obstacles. Il faut une véritable politique, avec une stratégie, des moyens et des acteurs, et cela le temps qu’il faudra.

Ancien

L’ancien mérite le respect bien évidemment, mais l'ancien est souvent conservateur, voire passéiste. Un mot à double sens qu'il faut savoir démêler pour bénéficier des bienfaits de l'ancien sans s’y faire piéger.

Plusieurs approches pour ce mot. Nous en prendrons deux.

Banque

Combien ça coûte, où trouver l’argent ? La transition vers le développement durable demande de l’argent, bien sûr, et de nombreuses résistances au changement utilisent cet argument. La mobilisation du secteur financier est donc un impératif. Comment intéresser les banques au développement durable ?

La première constatation est que cet argent, nous l’avons déjà. Il est juste mal employé, et la question est de l’orienter différemment. Un exemple pratique peut être trouvé dans la gestion quotidienne des espaces publics dans les villes.

Bien-être

bien etre camille orgel 551599 unsplashLa fragilité de la planète et les agressions qu’elle subit font parfois oublier les êtres humains, parfois même considérés comme des prédateurs irresponsables. On en oublie facilement leur bien-être. Un oubli qui peut s’avérer fâcheux pour la planète comme pour ses occupants.

Le bien-être devrait être le maître-mot, l’objectif affiché des politiques publiques. Une approche du bonheur, lequel est dans le pré mais qui file bien vite. Le bien-être de chacun, une forme de qualité de vie, dénuée de peurs, de privations et d’angoisses, et riche en convivialité, en plaisirs des sens et de l’esprit. Un bien-être obtenu sans prélèvements excessifs de ressources, et, ce qui va souvent avec, sans rejets agressifs pour notre environnement. Plus de bien-être, en prélevant moins de ressources, telle est une des définitions du développement durable, en reprenant le sous-titre d’un rapport au Club de Rome, « Facteur 4 ».
L’être humain est le produit d’une longue histoire, démarrée il y a quelques dizaines de milliers d’années. Une histoire marquée par des pénuries, des disettes, des famines. L’humanité s’est adaptée à ces fléaux, et les a inscrits dans son ADN mental. La peur de manquer reste omniprésente, et provoque des comportements de précaution, avec constitution de réserves et réflexes d’accaparement. Notre bonheur est lié à l’accumulation de richesses. L’évangile nous donne bien les oiseaux en exemple, qui sont nourris par le ciel, mais notre histoire est bien plus ancienne, et ce besoin d’accumuler est enraciné au fond de nous. Vous le savez bien, à la moindre alerte sur le sucre ou l’essence, les épiceries et les stations-service sont dévalisées. La peur de manquer est insupportable, et a forgé nos comportements.
Nous en sommes venus à accumuler les richesses de nos enfants. Une gestion en père de famille des bienfaits de la planète conduirait à ne prélever que le flux, ce qui est produit chaque année, et à mobiliser notre génie pour que ce flux soit le plus abondant possible, sans altérer le stock, le capital de l’humanité. Mais nous sommes trop pressés, ou trop avides, ou trop angoissés, et nous prélevons au-delà du flux. Notre empreinte écologique est supérieure à la production de notre planète, et cela depuis une bonne trentaine d’années. Alors que nous serons plus nombreux, plus vieux, et plus exigeants sans doute, voilà notre capital productif qui s’érode sous nos yeux. Ça ne peut pas durer.
La solution ne réside pas en coup de frein brutal. Une société ne se bouscule pas comme ça, dans un monde fortement inégal, avec des populations aux aspirations et aux modes de vie très variés. Et lutter contre le réflexe d’accumulation serait vain. Il faut proposer de nouveaux modèles de développement, attractifs et offrant une gamme d’opportunités telle que chacun trouvera son bonheur. Vous l’avez deviné, cette recherche de nouveaux modèles n’est autre que le développement durable. Offrir un bien-être qui ne ponctionne pas les ressources de nos enfants, le concept est simple à formuler.
Plusieurs pistes sont explorées. Tout d’abord, le partage. Un partage qui vous rend propriétaire de biens qui ne vous appartiennent pas, mais auquel vous aurez recours à chaque fois que vous en aurez envie. L’exemple de l’autopartage est classique aujourd’hui. A quoi bon avoir SA voiture, une voiture qui reste en stationnement 95% de son temps, qui coûte cher et vous crée bien des soucis. Une voiture partagée « efface » 7 voitures en propriété particulière. Il y a beaucoup à gagner de ce côté-là, pour les déplacements et pour un tas d’autres objets ou d’autres services, tels que des outils de bricolage, des équipements électroménagers, et même des espaces de vie.
Une autre piste est l’immatériel. Une expression étrange, abstraite, mais riche en contenu. Nous cherchons avant tout des émotions. L’engouement des matchs de football illustre cette recherche de communion et de frisson collectif, provoqué par le talent de quelques joueurs et le côté dramatique du spectacle donné. Un drame avec ses imprévus, ses rebondissements, ses moments de doute et d’abattement. L’immatériel est très présent dans nos vies, il les structure autant que le « matériel », sans pour autant consommer de ressources autres qu’humaines. Le génie humain, la créativité, le talent, voilà les richesses à consommer sans modération. Les mondes des sports, de la culture, de la connaissance, des savoir-faire, sont autant de sources de satisfactions et de bien-être, à substituer à des objets matériels sous-utilisés et vite périmés.
Le bien-être n’est pas inaccessible. Les deux pistes mentionnées ci-dessus ne sont pas les seules, les formes d’autoproduction auraient pu être évoquées, par exemple, et prendront des formes différentes selon les circonstances et les contextes culturels. L’hyperactif et le contemplatif y trouveront leur bonheur. Bien sûr, le partage et l’immatériel consomment toujours un peu de matériel, mais très peu en proportion de la valeur crée. Il s’agit à présent d’anoblir ces voies de développement, de leur donner un statut social, face aux « valeurs sure » que sont les productions matérielles. En route vers le bien-être !

 

Bisounours

Décrivez un monde idéal, et vous serez renvoyé aux bisounours par tous les gens sérieux, réalistes, ceux qui savent. Difficile dans ces conditions de proposer des perspectives originales, qui offrent des pistes de sortie de crise.

Les bisounours sont-ils devenus une ligne de défense ? Une ligne Maginot derrière laquelle s’abritent tous les esprits forts, les responsables, ceux qui nous ont, en définitive, entraîné vers les errements d’où nous essayons de sortir. Dès que vous suggérez que l’on pourrait faire converger l’intérêt collectif et celui des acteurs individuels, vous êtes renvoyé au monde des bisounours. Tu es bien gentil, mais c’est dans tes rêves !

Bon sens

Quand j’entends dire que le développement durable est simple affaire de bon sens, je me méfie. C’est comme les Monsieur Jourdain qui « font du développement durable » sans le savoir. Je pense alors à Esope et à sa langue, la meilleure et la pire des choses.

La meilleure, parce qu’il arrive effectivement, et c’est heureux, que certaines pratiques courantes soient empreintes de sagesse, que le « bon sens populaire »  ait intégré depuis toujours des règles que quelques esprits forts prétendent aujourd’hui pouvoir enfreindre sans problème. Qu’une bonne partie de nos habitudes et de nos règles de comportement soient spontanément « durable » est une bonne chose, à préserver et à amplifier si possible.

Bonheur

Mesurer le bonheur, et les progrès que nous réalisons sur le chemin du nonheur. Voilà un vrai défi, d'autant plus compliqué à relever que l'espace est occupé par des intrus, comme le PIB...

Ce n’est pas le départ en vacances qui inspire cette chronique, mais un article publié dans le dernier numéro de l’Express.

Bulle

On dit souvent que les réformes sont impossibles daans notre pays. C'est que souvent leur objet n'est que la partie visible d'un iceberg, qu'il faut voir dans son ensemble. Autour d'un objet d'intervention, il y a une bulle qu'il faut prendre dans son ensemble.

C’est comme une ombre, ça ne vous lâche pas. Notre Univers est composé de plusieurs cercles qui forment comme des bulles autour de nous.

Business plan

Pobusinessplanur une entreprise, on appelle ça le business plan, le projet d'entreprise en bon français. Aujourd'hui, ce n'est pas chaque entreprise qui doit en changer pour s'adapter aux nouvelles exigences, mais la société toute entière.

En ces périodes difficiles, permettez-moi pour une fois d’être manichéen et d’opposer deux attitudes contrastées.

Chemin

« On ne sait pas où on va, mais on y va ! ». Cette interpellation a eu son heure de gloire, en mai 1968 notamment. Une manière d’alerter une société qui s’emballe, qui tourne à plein régime sans savoir dans quelle direction elle va. Il n’y a plus de pilote dans l’avion. Elle manifeste un besoin de reprendre son destin en main.

Civilisation

La complexité source de richesse, ou cause de paralysie ? La civilisation serait justement de tirer profit des deux côtés à la fois, la culture de la complexité et le savoir faire de la bonne gouvernance.

La loi du plus fort est simple. Cette simplicité est redoutable d’efficacité pour traiter les questions immédiates, mais peuvent mener à des impasses quand il s’agit d’intégrer des intérêts variés, concernant beaucoup de monde, chacun ayant ses propres priorités, et cela dans la durée. A l’inverse, la civilisation est complexe.

Coiffeur

L’affaire du coiffeur de François Hollande permet de s’interroger sur le mot coiffeur. Quels liens entre coiffeur et développement durable ? Nous verrons qu’ils sont multiples.

Il serait hasardeux de retenir la bonne gouvernance pour justifier la présence 24 heures sur 24 d’un coiffeur auprès du président, en référence au célèbre coiffeur imaginé par Marcel Aymé dans son roman Travelingue. Il existe bien d’autres manières de plonger notre ami coiffeur dans l’univers du développement durable. Classons-les en deux catégories, le « soft » et le « hard ».

Compétence

Chacun de nous détient des compétences, mais beaucoup d'entre elles sont négligées, voire ignorées. Le développement durable nous conduit à les mobiliser.

Abandonnons la compétence définie comme le droit d’un tribunal à juger d’une affaire, ou le domaine réservé d’un ministre, pour se concentrer sur celle que l’on définirait comme la capacité à faire face à une exigence professionnelle, ou à une situation nouvelle.

Contagion

contagion2Le virus du développement durable se propage. C'est une contagion qui se répand, sans semer toutefois la terreur. Elle se propage par secteurs, et puis opère des mutations qui lui permettent de contaminer des secteurs proches...

Quand il s’agit d’une maladie, c’est une bien mauvaise chose. Il faut s’isoler, organiser des quarantaines, se vacciner, renforcer les défenses de nos corps pour résister.

Continuité

La planète est en danger, et l’urgence de la réaction s’impose. On parle volontiers de rupture pour caractériser le changement à entreprendre. Il semblerait pourtant que la continuité soit une stratégie tout aussi prometteuse…

La rupture tant voulue par certains, face aux crises multiples que nous vivons depuis quelques années, est-elle la bonne manière d’obtenir le changement de comportement, de mode de consommation et de production qui semble nécessaire ?

Contrainte

Transformer les contraintes en opportunités, voilà un classique bien connu. C'est bien sûr un défi, parfois impressionnant, qui traduit l'esprit  de dépassement de soi, caractéristique du développement durable.

Contrainte, un mot sévère, mais qu'il serait bien imprudent de négliger.

Coopération

 

Oxymore pour certains, le développement durable est un défi à relever pour les autres. Pour y parvenir, l'aventure personnelle est insuffisante. Il faut jouer en équipe. La coopération est une des voies du développement durable. 

Les défis se relèvent de plusieurs façons selon leur nature. Pour certains, c’est l’émulation, voire la compétition, qui donne l’énergie nécessaire, et pour d’autres, c’est au contraire la solidarité et la coopération entre acteurs qui le fait.

Croisé

Croisé, un mot qui ouvre plusieurs pistes, cultures croisées, croisement des fameuses 3 dimensions du développement durable, ou encore les redoutables croisés du DD...

ce site parle ailleurs de croisées au féminin, c'est-à-dire des Fenêtres. Il y a aussi la croisée des chemins, où je ne pourrais que vous conseiller la voie du développement durable.

Cuisine

L'alimentation est un enjeu majeur de développement durable, pour soi-même et sa santé, comme pour l'humanité, toujours menacée de famine ici et là. La cuisine offre à ce titre un cadre idéal pour parler de développement durable, à partir des choses de la vie les plus courantes.

Définition

L'expression même "développement durable", née dans le courant des années 1980, fait toujours l'objet de débats. Il y a-t-il une définition claire du développement durable ?

Si une définition doit être définitive, peu de choses pourront être définies. L’expérience chaotique du mètre, développée par ailleurs dans ce blog, une chose simple, une unité de mesure très courante, montre que, dès que l’on entre dans les détails, la définition dépend de beaucoup de choses, en particulier des connaissances du moment et de l’utilisation que l’on veut faire de la définition. Il ne faut pas perdre trop de temps avec les définitions.

Démocratie

Les élections sont l’instrument premier de la démocratie.. Elles organisent notre vie publique, et décident les grandes orientations de notre avenir. Comment intègrent-elles le développement durable ?

La question est récurrente. Les élections privilégient les thèmes du moment, les problèmes immédiats, le court terme. Elles exacerbent les clivages et la division de la population concernée, et provoquent des surenchères, les éternelles promesses intenables. Trois caractéristiques, court terme, clivages et surenchères qui ne conduisent guère à ce que l’on appelle la « bonne gouvernance », qui permet de voir loin, de rassembler la population sur un projet partagé et de créer la confiance avec les dirigeants. La démocratie, fondée sur des élections, est-il « durable » ?

Détermination

dterminationLa construction d'un monde différent, répondant aux besoins de 9 milliards d'êtres humains, est une découverte permanente. Des choix, aussi, avec le risque de se tromper. Une progression qui exige bien des vertus, parmi lesquelles la détermination.

Le développement durable est exigeant. C’est une exhortation au dépassement de soi-même, des contradictions qui nous habitent, pour parvenir à satisfaire les besoins de tous les êtres humains sans pour autant se priver aujourd’hui ni compromettre les chances de nos enfants de bien vivre eux aussi. Il va falloir se montrer malin, et surtout faire preuve de détermination.

Discrimination

Les motifs de discrimination sont nombreux, la loi en a fait la liste. Ils affectent les principes d’égalité et d’harmonie de la société, mais les discriminations ont aussi un impact économique. Nous avons le choix entre la double peine ou le double dividende.

En période difficile, où l’emploi se fait rare, où la concurrence est vive, la tendance au repli sur soi est forte, avec le risque de discrimination. Un mauvais calcul si l’on en croit un rapport de France Stratégie (1). Les discriminations conjuguent un coût sociétal et un coût économique. Tout faux !
Les critères de discrimination sont nombreux. Citons par exemple l’âge, l’origine, le sexe, l’état de santé, le handicap, etc. Le code du travail, pour son domaine, les a répertoriés dans ses articles L1132 et suivants. Mais les discriminations ne touchent pas que le travail, on les retrouve à l’école, les services publics, le logement, etc. La tentation du clone est bien connue, tous pareils, c’est tellement plus simple ! L’exclusion qui en résulte est éthiquement insupportable, elle est un obstacle à la cohésion sociale tant recherchée. Elle est injuste, mal ressentie, même si elle est souvent intériorisée par ses victimes. Et elle coûte cher.
Les experts de France Stratégie se sont pourtant limités aux sphères du travail et de l’école, et à quatre critères : le sexe, l’origine géographique des parents (ou le fait d’être natif d’un département d’outre-mer), le lieu de résidence et le handicap. Ils n’ont donc couvert qu’une partie des inégalités de traitement en cours dans notre pays. Le résultat de leurs analyses n’en est pas moins impressionnant : « Au final, la réduction des écarts de taux d’emploi et d’accès aux postes élevés entre population de référence et populations discriminées permettrait un gain de près de 7 % du PIB (soit environ 150 milliards d’euros sur la base du PIB français de 2015) ». Curieusement, ce chiffre de 7% renvoie au prix payé pour le défaut de parité Femme/Homme : « Une entreprise qui ne recruterait aujourd’hui que des hommes parmi le vivier des 10 % de salariés les mieux rémunérés aurait une productivité inférieure à 7 % par rapport à une entreprise qui embaucherait à parité femmes et hommes ». Une observation qui est confirmée par ailleurs quand on s’intéresse aux conseils d’administration des entreprises : plus il y a de femmes, plus il y a de résultats.
La vertu et l’intérêt sont donc compatibles, une bonne nouvelle, mais une nouvelle qui rencontre souvent une incrédulité. C’est comme le constat que l’immigration est favorable à la croissance économique, rejeté par beaucoup malgré la convergence des analyses sur le sujet. Le ressenti l’emporte sur la réalité, ce qui conduit alors à des comportements contraires aux objectifs poursuivis. Faites vous-même votre malheur, une sorte de malédiction trop souvent à l’œuvre.
Les raisons de cette affinité de la lutte contre les discriminations et de la croissance économique sont multiples. Elles tournent autour des apports de la diversité.  Il y a bien sûr l’enrichissement du vivier des talents. C’est le premier bénéfice de l’ouverture face à l’exclusion que produit la discrimination. Le deuxième est le surcroît de créativité provoqué par la diversité dans les équipes. Faut-il encore qu’elle puisse s’exprimer, et que la lutte contre les discriminations se traduise par une ouverture dans le management au quotidien.  L’image de l’entreprise, en interne et en externe, est le troisième bénéficiaire de la diversité, entrainant le moral des troupes, facteur de productivité bien identifié. Ajoutons la proximité avec les clients, eux-mêmes divers, et vous aurez un aperçu des raisons pour lesquelles la diversité est un atout pour les entreprises.
Le microéconomique, celle des acteurs, rejoint donc le macroéconomique, celle de la collectivité. Le double dividende prend forme. Le développement durable repose sur ce pari du gagnant-gagnant, alors qu’il est si souvent présenté sous l’angle de la rigueur, voire de la décroissance. L’exemple des discriminations est significatif, l’équité et l’intérêt ne sont pas incompatibles, ils sont même alliés et peuvent produire des synergies inédites. C’est comme le bonheur au travail, se faire plaisir en travaillant est un facteur de productivité. Les entreprises se dotent progressivement de responsables du bonheur (chief happyness managers) et de responsables de la diversité. Ce n’est pas par philanthropie, mais ça y concoure.
Probablement un fond de morale, le plaisir et l’efficacité semble ennemis, comme la vertu et la performance. Des oppositions qui trouvent sans doute des justifications dans l’histoire, mais dont il convient de s’affranchir.


1 - Le coût économique des discriminations, France Stratégie, septembre 2016

Ecoute


Ce terme peut vous rappeler vos vacances, si vous êtes marin. L’écoute vous permet de tenir la Voile, et ainsi de sentir ses réactions et de comprendre la force et les orientations des Vents. L’écoute vous aide à capter au mieux les flux d’énergie qui passent sur votre bateau, énergie Gratuite mais irrégulière. L’écoute n’est pas qu’un cordage, un bout de ficelle ordinaire, mais une attitude d’éveil aux signaux, un instrument d’appréhension d’une réalité complexe, de phénomènes à la fois Utiles et indomptés.

Entrepreneur

Exploration de futurs inédits, le développement durable provoque des réactions de rejet, scepticisme, peur du changement, défense des positions acquises. Il faut toute l’énergie des entrepreneurs pour dépasser ces réactions et ouvrir la voie vers le développement durable.

Etape

tapeLes grandes ambitions, et il en faut assurément pour le développement durable, ne se réalisent pas en un jour. Il faut une stratégie et des étapes.

Le Tour de France vient immédiatement à l’esprit. Une épreuve cycliste, qui pourrait être le point de départ d’une chronique, mais je ne souhaite pas associer le vélo exclusivement à la compétition, alors que c’est avant tout un moyen de transport de base, simple, non bruyant, non polluant, bon pour la santé, et économique. Arrêtons là l’éloge de la petite reine.

Etat

EtatPermettez un billet de nature politique, inspiré par la lassitude. Les débats mal posés ne permettent guère d’avancer, et celui du nombre des fonctionnaires en est un. La vraie question est celle du rôle de l’Etat.
Le débat est récurrent sur le nombre de fonctionnaires en France. Ils seraient bien trop nombreux, et il faut le réduire, pour alléger les charges de l’Etat et des collectivités publiques.

Foi

foiEn ces temps de sortie du carbone, les charbonniers ont des soucis à se faire. La foi est toutefois un moteur très puissant pour l’action. Pourquoi pas la foi dans le développement durable ?

Nicolas Hulot avait bien vu que Donald Trump ne croit dans le réchauffement climatique. Donald Trump n’est hélas pas le seul. L’observation de la manière dont sont reçues des « fake news », conforte l’idée très générale que chacun croit à ce qu’il a envie de croire, et rejette ce qui le gêne. Le développement durable nous oblige à changer nos modes de vie, et notamment « l’american way of life ». Spontanément, il ne provoque pas l’adhésion.

Gaspillage

gapillageLa lutte contre le gaspillage est une des voies naturelles du développement durable. Un double dividende avec du bien-être en plus et du déchet en moins. A consommer sans modération.

Deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources. Ça commence évidemment par la lutte contre le gaspillage. La chasse au Gaspi, rappelez-vous, au temps des chocs pétroliers, dans les années 1970. C’est toujours bon, si l’on veut poursuivre une forme de croissance, celle du bien-être, de notre qualité de vie, tout en réduisant notre pression sur la planète, notre « empreinte écologique ». Le gaspillage est partout, ce qui nous rend optimiste. Il y a beaucoup à gagner de ce côté-là, même s’il faut pour cela changer quelques-unes de nos habitudes.

Gourmand

 

Tout est bon pour mobiliser nos concitoyens au dérèglement climatique. Des restaurateurs alsaciens ont le culot d’associer Climat et Gourmand. Une audace ingénieuse, et pleine d’enseignements.

Peut-être ne pèse-t-elle pas très lourd dans notre pouvoir d’achat et le PIB, mais notre alimentation contribue fortement à notre « empreinte écologique » et à l’effet de serre. Pour un tiers environ pour les deux approches.

Guerre

La France se découvre en guerre, à en croire nos dirigeants politiques. Guerre et développement durable ne font pas, a priori, bon ménage. Comment rester durable quand on est en guerre ?

Guerre et paix sont très présentes dans les principes du développement durable, proclamés en 1992 à Rio de Janeiro.

Identité

Chacun recherche son identité, et c'est bien normal. Ce qui l'est moins c'est le repli sur cette identité, la fermeture aux autres. D'autant que pour chacun, identité se conjugue au pluriel.

Un terme à la Mode, et l’histoire du drapeau français, brandi en pleine campagne électorale, comme la proposition de lui dédier un ministère, ont bien alimenté le débat, mais en l’instrumentalisant largement pour la conquête de nouveaux électeurs.

Impossible

Impossible : Un mot qui nous permet d'aborder le pire et le meilleur, ce qui ne devrait jamais arriver, et ce dont nous n'osons rêver. Un mot très riche pour évoquer le développement durable.


Le naufrage du Costa Concordia, voilà bien un événement impossible. Qui aurait cru qu'un paquebot aussi important, aussi bien équipé, aurait pu ainsi s'échouer sur les rochers et provoquer la mort ou la disparition de dizaines de personnes, des Risques de Pollution marine, et un sinistre économique de grande ampleur.

Incertitude

Une société qui bouge vite est marquée par un haut degré d'incertitude. Comment vivre avec, et même en faire un moteur de progrès, dans une stratégie de développement durable ?

Un mot bien inconfortable. Rien de pire que de na pas savoir où l’on va, de quoi demain sera fait. Les fluctuations du prix du pétrole sont bien plus difficiles à gérer que le haut niveau en soi.

La bouffe

La bouffe est une sorte d'introduction à la lecture de plusieurs billets de ce blog autour du thème de l'alimentation, datée de décembre 2008 et décembre 2010, à la veille des fêtes de fin d'année.

Les autres

lesautresEntrer dans l'univers des autres, tenter d'en comprendre les ressorts. Un effort, certes, mais un levier d'une force exceptionnelle si on apprend à s'en servir pour la "bonne gouverance".
C’est l’enfer, bien sûr, en particulier sur la plage où je cherche en vain un peu d’espace.

Livre

Il ne s'agit pas ici de monnaie, non plus que de mesure de poids, qui est d’ailleurs différente selon que l’on est au Nord ou au Sud de la Manche. Prenons de la hauteur, faisons référence au livre, qui se lit avec les yeux ou en braille avec le doigt, ou encore avec l’oreille pour les mal entendant, mais toujours avec l’esprit, la sensibilité, l’intelligence.

Local

La ville durable serait-elle la ville inscrite dans son territoire, à l'équilibre, vivant exclusivement sur ses ressources locales ? Une approche instructive est menée dans ce sens par les cuisiniers parisiens. 100% local.

Mode

Mode et Développement durable, deux termes souvent antagonistes. Une alliance est-elle impossible ?

Voilà un concept qui pousse à la Consommation. Il faut être à la mode, et pour cela jeter des vêtements encore en très bon état. Ce renouvellement accéléré des garde-robes n’est pas très durable, sauf si ce n’est qu’une manière de démarrer la vie d’un habit, qui va, après une époque flamboyante où il est à la mode, passer sur d’autres épaules et alimenter une filière de récupération.

Mot

Transition : Le mot est à la mode, et certains, semble-t-il, le verraient bien supplanter le développement durable. Mais ne s'agit-il que d'une histoire de mot ?

Mousse

Un mot aux sens multiples, même si on se cantonne au féminin. Il s’agit ici le la mousse qui augmente les volumes, toujours spectaculaire mais parfois décevante. La mousse peut-elle devenir un instrument de développement durable ?

La mousse n’a pas bonne presse. Tout ça, c’est de la mousse, de l’esbroufe, ça ne vaut rien.  Les beaux parleurs se font mousser, mais vous savez que la position qu’ils en tirent est éphémère. La mousse finit toujours par retomber.

Mythe

Le développement durable s'imposerait aisément si la raison était le principal moteur du changement, mais nous voyons bien qu'il n'en est rien. Les phantasmes, les rumeurs, la nostalgie du passé pèsent encore lourd. Il faut la force des mythes pour faire bouger une société.

Normal

Le profond besoin de changement que le développement durable porte en lui nous conduit à adopter un point de vue très ouvert sur ce que l'on appelle Normal.

Ce qui est normal, c’est ce qui est conforme à ce que l’on attend. Pas de problème pour le définir dans des sociétés stables et homogènes.

Obligation

obligation de tourner a droite classe2 o450mmL’urgence est parfois mauvaise conseillère. Urgence climatique ou écologique. Le recours à la coercition est dans l’air. Y a-t-il une alternative à l’obligation ?

L’obligation de travaux d’économie d’énergie dans le bâtiment revient à l’ordre du jour. Une politique à haut risque, avec des dérives bien connues. Tous les moyens de détournement seront sollicités, de la paralysie au travail au noir. Et surtout, c’est l’aveu que l’Etat s’est révélé incapable de mobiliser les acteurs, de les convaincre de l’intérêt de ces travaux.
Le dernier rapport du GIEC est à la fois alarmant et constructif : Le danger se rapproche, mais nous pouvons y échapper. Parmi les mesures à prendre au plus vite figure la réduction de la consommation d’énergie, tout particulièrement dans le secteur du bâtiment. La rénovation énergétique des bâtiments représente un enjeu majeur pour le climat. Faut-il pour autant recourir à l’obligation ?

Parabole

Mot aux sens multiples, où la forme géométrique désigne des appareils de communication comme la manière de communiquer. La parabole dans tous ses états...

La parabole, c’est la mondialisation. Répandue sur nos toits et nos balcons, elle symbolise l’universalité de la communication.

Paumé

Les changements rapides et profonds qui affectent notre société font les affaires des uns, qui s’adaptent aisément et tirent profit de l’évolution en cours. D’autres sont complétement dépassés, ils sont « paumés ». Comment les faire participer au mouvement ?

Performance

Le culte de la performance est répandu. C’est bien de tenter de se dépasser, d’aller au bout de soi-même, et même un peu au-delà. Il faut cependant s’interroger sur le contenu de la performance.

La conférence de Rio plus 20 est présentée comme un échec. Un accord a minima, entre les pays du Sud qui craignent pour leur croissance, et ceux du Nord divisés et accrochés à leurs modes de vie. Un échec annoncé, qui ne surprend guère.

Protection

Protection, conservation, conservatisme, voilà des mots aux consonnances voisines, mais dont le sens peut être bien différent. Le développement durable nous conduit à une protection que l'on qualifierait d'offensive versus défensive.

Un mot bien utile, pour évoquer la défense de populations ou de valeurs, victimes de pressions excessives, parfois menacées ou même proches de la disparition.

Proximité

La planète est souvent bien loin de nos préoccupations immédiates. La forte demande de proximité qui s’affirme aujourd’hui est-elle compatible avec une approche globale ?
En matière d’environnement, l’accent a été mis sur les problèmes mondiaux. Ils sont importants, voire vitaux, et ils ont été souvent négligés dans les politiques locales ou nationales.

Quatre-vingt

Il ne s’agit pas ici des 80 chasseurs invités par la marquise, mais de la limite de vitesse à 80km/h. Une décision qui fait débat, et qui serait un des points départ du mouvement des gilets jaunes. Un intéressant sujet de développement durable, où se retrouvent mode de vie, aménagement du territoire, énergie, pouvoir d’achat, comportements, modèles culturels, etc. Comment tenir compte de toutes les composantes du problème ?

Nous le savons tous, la vitessesur la route augmente le risque d’accident, et plus on roule vite, plus les accidents sont graves. Ce sont les lois de la physique, des réflexes humains, de la vie en quelque sorte. Il y a bien sûr d’autres paramètres, alcool, état des routes, entretien de la voiture, etc. mais dans tous les cas la vitesse joue un rôle. 10km/h de moins, c’est évidemment moins de morts sur les routes, même si les chiffres demandent du temps à être confirmés, selon le volume de trafic, les conditions météo, l’évolution du parc automobile.  Ajoutons que 10km/h de moins, c’est aussi une économie d’énergie et donc d’argent. Au total, c’est donc moins d’accidents, moins de morts et de blessés graves, moins de consommation, moins de pollution locale, moins d’effet de serre, plus de pouvoir d’achat, pour un peut plus de temps passé dans sa voiture. Le prix à payer pour quelques minutes est-il trop élevé ?

Règlement

Les règlements ont mauvaise presse. Toujours des empêcheurs d'inventer en rond, des freins à l'initiative. Ils ont quand même quelques mérites.

Trop de règles, trop de normes : le discours est classique. Faisons confiance aux acteurs, à leur créativité, leur sens des responsabilités.

Relâchement

Le chemin vers le développement durable ne demande pas forcément d'aller vite, mais de progresser avec détermination. Le relâchement est à éviter, mais la politique choisie pour entraîner le changement n'est pas toujours compatible avec cette exigence.

C’est le mot utilisé pour expliquer la montée en janvier dernier la remontée du nombre des morts sur les routes. La perspective d’une amnistie proclamée dans la foulée de l’élection présidentielle est à l’origine de cette dramatique dérive. Une seule solution, au-delà de l’engagement des principaux candidats à ne pas proposer d’amnistie pour les chauffards, la répression. L’efficacité des radars et des contrôles a provoqué un commencement de sagesse dans l’esprit des automobilistes, il faut donc continuer, et même augmenter la pression. Il n’y a que la sanction qu’ils comprennent !

Ressort

Les résultats obtenus en matière de sécurité routière vont au-delà du fameux « facteur 4 ». Quels ressorts ont permis ce succès, au-delà de la somme des mesures prises dans tous les domaines ?

Restau

L’alimentation a ceci departiculier, c’est que l’on ne peut augmenter indéfiniment sa consommation. On peut payer plus cher, y associer du service et des exigences de qualité, mais il est plutôt mauvais pour la santé de manger trop, et ça se sait. On ne forge pas son image personnelle sur le “manger plus”, mais sur le “manger mieux”.

Rêve

Pour séduire le consommateur, le rêve est souvent sollicité. Nous avons besoin du rêve, mais il vaut mieux l'activer sur l'avenir que sur le passsé. 

scepticismeL’industrie automobile y a souvent recours, avec force publicité et les nombreuses compétitions qui stimulent les imaginaires. La logique de développement de cette activité est bien sûr la réponse à un besoin de mobilité, mais aussi l’accroissement dudit besoin. Les villes ont été adaptées à l’automobile, et non l’inverse. Dans un pays neuf, comme l’Amérique, cela peut se comprendre, c’est plus contestable pour les vieux continents, aux villes anciennes, structurée pour d’autres modes de vie.

Rêve

Le développement durable n’est pas un rêve, mais une dynamique, qui nous porte vers des états et une société dont nous n’osons à peine rêver. Mandela l’a fait, pourquoi pas d’autres ?

Saucisson

Ce n'est pas la charcuterie qui sera au coeur de cette chronique, mais notre propension à découper  "en rondelles de saucisson" les phénomènes et les problèmes. L'esprit cartésien poussé au bout peut aveugler, au lieu d'éclairer.

Dans le cochon, tout est bon
. Cette maxime illustre bien un des volets du développement durable, la recherche de la valorisation maximum d’une ressource, avec en perspective le zéro déchets.

sens de l’histoire

 

Le sens de l’histoire
« Le temps du monde fini commence ». Dès 1945, l’annonce d’une nouvelle période dans la vie de l’humanité nous était faite par Paul Valéry(1). Le sens de l’histoire est bien là : les pratiques extensives, fondée sur l’hypothèse d’un monde infini, doivent laisser la place à de nouveaux modes de vie, de nouvelles manières de produire et de consommer. C’était à la fin d’un conflit destructeur, et il faut bien le dire, cette annonce n’a pas eu le succès qu’elle aurait mérité. Nous sommes repartis « comme en 40 »,  pour reconstruire à tout va, la quantité avant tout. On oublia tout ça. Ce furent ensuite les « 30 glorieuses », qui ont conduit à un constat tiré à la veille des évènements de mai 1968 : La France s’ennuie(2), tandis que Bertrand de Jouvenel reprenait les propos de Paul Valéry sous une autre forme : « Nous n’habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite(3). »
L’autisme apparent de la société a conduit peu après des groupes d’experts et d’industriels à crier casse cou, halte à la croissance(4), cri d’alarme resté sans suites immédiates mais fondateur de nouvelles réflexions. Le développement durable en est un des fruits, la recherche d’un autre mode de développement, adapté à ces nouvelles réalités.
Celles-ci sont parfois gênantes. Il faut abandonner des certitudes bien ancrées, remettre en question des modes de penser, laisser tomber ses bonnes vieilles habitudes, et parfois même prendre du recul par rapport à ce que l’on appelle du bon sens. Le système de référence a changé, les relations entre les acteurs seront bousculées, et notre univers est devenu instable, il faut le reconstruire, l’inscrire dans un nouveau  cadre. La société résiste, elle attend des avertissements. Les prévisions des chercheurs sont incertaines, le pire n’arrive pas toujours. « Attendons avant de changer » a été la règle, une règle qui coute très cher quand on se réveille. L’effet de serre et le réchauffement climatique a été une des sonnettes d’alarme. D’autres, comme l’appauvrissement de la diversité biologique, la progression des déserts, la productivité décroissante des pêches en mer, les crises alimentaires, les risques d’approvisionnement sur certaines matières premières, auraient pu tout aussi bien nous alerter, et on s’aperçoit d’ailleurs qu’elles sont souvent corrélées. Le sens de l’histoire est de relever plusieurs défis à la fois, nourrir et faire bien vivre plus de monde d’un côté, et préserver le patrimoine productif de l’humanité de l’autre.
Le message a mis du temps à passer, pollué qu’il est souvent d’annonces messianiques, avec culpabilité et châtiment bien mérité. Tous coupables entend-on trop souvent. Le sens de l’histoire n’est pas là, il est dans la recherche de solutions innovantes, qui nous feront découvrir de nouveaux horizons. Pas de quoi se flageller, mais au contraire, de quoi se stimuler, stimuler au moins tous ceux qui ont le goût d’entreprendre, de découvrir des voies nouvelles.
Le Grenelle de l’environnement s’inscrit dans cette évolution. On s’y met tous ensemble, et on relève des défis. Le secteur du bâtiment est en première ligne. La moitié des milliards d’euros qui seront dépensés pour le Grenelle le seront dans ce secteur. On aurait pu craindre qu’il n’arrive à un mauvais moment. Vous vous rendez compte : 3,5 millions de mal logés en France, l’urgence n’est pas dans la qualité, l’effet de serre attendra, logeons tous ces gens-là d’abord, nous verrons ensuite pour les performances énergétiques. Voilà un raisonnement qui aurait bien pu être tenu, mais qui ne l’a pas été, fort heureusement. Les acteurs concernés ont choisi une autre voie, celle du sens de l’histoire, du progrès multiforme. La quantité et la qualité. Puisqu’il faut changer de système de référence, puisqu’il va falloir adopter des techniques et des organisations différentes, alors faisons en sorte de satisfaire ces deux objectifs à la fois. C’est ça le développement durable, une position ambitieuse, avec une part de risque mais aussi une volonté collective d’un ensemble de professions.
Face à ce constat pour le bâtiment, on ne peut qu’être consterné par le spectacle donné par l’agriculture. Un secteur qui connait manifestement une crise profonde, et un avenir incertain avec l’évolution de la politique agricole commune, et des échanges internationaux de plus en plus ouverts. L’environnement y tient un rôle important, au point qu’un directeur le l’agriculture à l’OCDE a pu affirmer, il y a plus de 10 ans, que « les politiques environnementales auront un impact peut-être plus fort sur l’agriculture que les politiques agricoles ». Le sens de l’histoire est bien sûr de relever tous les défis à la fois, un revenu décent pour les agriculteurs, une production de denrées pour l’alimentation et de matières premières (pour l’industrie, le bâtiment, l’énergie), et une contribution affirmée à la protection de l’environnement (régime et qualité des eaux, paysage, biodiversité, sols, etc.). Toute autre solution serait une victoire à la Pyrrhus, une amélioration immédiate dont le coût final serait bien lourd. Le report à plus tard de cette phase de « rupture » et d’innovation est un grand classique, encore un instant Monsieur le bourreau ! Il n’arrange rien, et ne fait qu’amplifier les changements qu’il faudra bien engager, par exemple pour lutter à la source contre les marées vertes et créer des exploitations lait-biogaz comme on les trouve en Allemagne, offrant à l’agriculteur un revenu diversifié, et luttant efficacement contre une pollution agricole. Productivité et respect de l’environnement ne sont pas ennemis, c’est juste une autre approche, une autre manière de voir les choses. L’hypothèse d’un desserrement des contraintes environnementales,  émise au salon de l’agriculture qui vient de fermer ses portes, serait un retour au passé. Attention à ne pas se tromper de futur.
1 - Dans Regards sur le monde actuel
2 - Pierre Viansson-Ponté dans Le Monde daté du 15 mars 1968
3 - Arcadie, Essais sur le mieux vivre, 1968
4 - Halte à la croissance ? titre français d'un rapport rédigé en 1970 par une équipe du Massachusetts Institute of Technology à la demande du Club de Rome et publié sous le titre "The Limits of Growth" (Les limites de la croissanc

senshistoireUn développement sans limites dans un monde fini. Comment faire, pour sortir de cette contradiction par le haut ? Certainement pas en se polarisant sur le rétroviseur et en regrettant le bon vieux temps.

Le temps du monde fini commence. Dès 1945, l’annonce d’une nouvelle période dans la vie de l’humanité nous était faite par Paul Valéry(1). Le sens de l’histoire est bien là : les pratiques extensives, fondée sur l’hypothèse d’un monde infini, doivent laisser la place à de nouveaux modes de vie, de nouvelles manières de produire et de consommer.

Soleil

Source d'énergie inépuisable, même à l'échelle géologique, le soleil est aussi notre lumière, nos jours et nos nuits, notre principal repère. Une relation à la fois utilitaire et affective, à cultiver pour notre bonheur.

Système

Le développement durable est une dynamique, el bouge tout le temps, il est insaisissable pour celui qui croit le contrôler. Il se fabrique en continu, produit par un système d'acteurs, de lois de la nature et d'interférences multiples. Pas de développement durable sans une vision "système" du monde et de ses habitants.

Terminologie

Un mot qui n’est pas d’usage courant, mais un mot qui s’impose pour un « dictionnaire ». Le développement durable a son propre vocabulaire, ses expressions, ses termes, et ce langage fait l’objet d’une animation continue de la part des pouvoirs publics.

Affiner le vocabulaire du développement durable relève d’une contradiction, dont il faut « sortir par le haut ».
D’une part, compte-tenu de la complexité qui fait la nature même du développement durable, il y a un besoin d’un vocabulaire précis pour permettre des approfondissements, et conceptuel pour englober la diversité des situations. Ce qui signifie un langage pointu, codé, pour les spécialistes qui le manieront avec plaisir et compétence.

Tolérance


A première vue, ce mot est agréable. Mettons tout de suite de côté les maisons de tolérance, et on arrive dans un univers de compréhension mutuelle. Ca doit être bien pour la gouvernance. A y regarder de plus près, il convient d’être plus réservé.

Faire preuve de tolérance, c’est accepter que l’autre soit Différent, qu’il n’ait pas les mêmes mœurs, les mêmes dieux. On en fait souvent une Vertu.

Transversal

transversalVous connaissez la formule : « Tout est dans tout… et réciproquement ». Une plaisanterie, bien sûr, mais aussi un rappel de la complexité des choses, de leurs multiples interactions. Un regard transversal est nécessaire pour conduire des politiques efficaces.

Prenons un exemple : la santé. Tout le monde s’inquiète de la croissance irrésistible des dépenses de santé. Ce n’est pas nouveau. Il fut un temps où l’on a cru bon de limiter le nombre de médecins pour contenir cette progression. On en voit les résultats aujourd’hui, avec l’inertie qui caractérise ce genre de phénomène : non seulement les médecins manquent, mais il faudra du temps pour remonter la pente, car leur formation est longue, et le potentiel de formation réduit en conséquence du numérus clausus.

Truffe

truffe1Le luxe et le terroir peuvent-ils se rencontrer ? La truffe en donne une illustration, avec en fond de décor la protection de la forêt.

Abandonnons tout de suite l’organe olfactif de nos amis les chiens, et intéressons nous aux choses sérieuses : le champignon, le diamant noir !

Univers

L'idée d'une planète de rechnage est régulièrement bévoquée, en fonction de découvertes de la science astronomique. Elargissons notre univers, oui, mais pour quoi faire ? Abandonner notre planète à son sort ? Est-ce bien durable ?

Nous sommes ici dans l’infiniment grand. L’univers est peuplé d’un nombre incalculable de soleils et de planètes. La Terre n’y représente qu’un point minuscule, bien mis en évidence par Al Gore dans son film Une vérité qui dérange. Les chercheurs, sans doute en symbiose avec les auteurs de romans de science fiction, auscultent cet univers, à la recherche d’autres planètes qui pourraient ressembler à la nôtre, et où des êtres humaines pourraient vivre. On aurait là une position de repli préparée à l’avance en cas de sinistre généralisé à la surface de la planète Terre.

Village

Le développement durable a besoin d'innovations. Il n'y a pas que dans les villes qu'elles prennent naissance. Les villages en sont aussi féconds.

On a beau dire que les Villes sont l'avenir de l'humanité, le village reste un modèle inscrit dans notre imaginaire. Proximité de la nature, Qualité des relations humaines, circuits courts, possibilité de prendre son Temps, autant de références qui font du village une icône du développement durable.

Volonté

Comme tout changement, le développement durable suscite des résistances. Il faudra bien sûr de la volonté pour les surmonter. Voici une chronique où les hommes (et les femmes) de bonne volonté sont à l’honneur.


Il est fini le temps où la planète était corvéable à merci, où l’Homme pouvait y faire son marché à volonté.