crise

Achat

Pouvoir et achat, deux mots souvent associés pour tenter de mesurer une capacité de répondre à nos besoins et à nos envies. Deux mots souvent victimes d'une visiion simpliste.

Le Pouvoir d’achat serait une des préoccupations principales de nos concitoyens.

Charnière

On dit que la crise se manifeste quand un monde ancien tarde à mourir, et que le nouveau peine à naître. Nous sommes bien dans des charnières entre deux époques, aavec le développement durable en perspective. 

Le concept de développement durable, qui consiste, selon la définition du rapport Bruntland, « à satisfaire les besoins des populations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs », apparaît en cette fin du XXème siècle, à la suite de cris d’alarme lancés par des chercheurs, des associations et un club d’industriels. C’est une réponse à l’expression d’un sentiment de panique, qui s’est traduit par le slogan « halte à la croissance ». Quand la machine s’emballe, on arrête tout. Ce n’est pas un hasard si le développement durable émerge à cette époque, c’est que nous sommes à la charnière entre deux époques.

Conservateur

L’innovation, à la fois sociétale et technologique, à laquelle le développement durable nous invite rencontre inévitablement une forte résistance, du fait du conservatisme des institutions et des intérêts établis.
Le développement durable est la recherche d’un ou de plusieurs modes de développement, pour ouvrir de nouveaux espaces à l’humanité. Nous arrivons au bout d’un cycle, et nous cherchons comment engager le suivant.

Fardeau

 

Comment se répartir le fardeau ? Cette expression est souvent reprise dans les affaires internationales, qu’il s’agisse de migrations ou de changement climatique. Une manière de poser le problème, mais est-ce une manière durable ?

Voilà un mot qui devrait être exclu de l’univers écologique. Un mot qui pointe d’emblée la charge et soulève des obstacles. Le contraire de ce qu’il faut attendre pour lancer une dynamique. Et pourtant, il fait partie du vocabulaire officiel des négociations sur le climat, et il est maintes fois repris par les ONG. Faites vous-même votre malheur, pourrait-on dire.

Inversion

On prend parfois ses désirs pour des réalités, mais souvent aussi les contraintes pour des objectifs, ou des moyens pour des fins. Une inversion qui brouille les cartes du développement durable.

La lutte contre le réchauffement climatique offre une nouvelle légitimité à la demande d’une aide massive des pays les plus pauvres par les pays les plus riches. A juste titre, si l’on en juge par les responsabilités des pays industrialisés de longue date, qui ont remis en circulation atmosphérique un maximum de carbone fossile dans une époque conquérante, et qui aujourd’hui encore consomment bien plus, par habitant, que les pays du Sud.

Résilience

Dans nos sociétés troublées par les crises multiples, chacun cherche des points d’appui, des repères stables qui lui permette de s’y retrouver, et de conserver son statut. On parle de résilience.

Un mot à la mode, qui sonne bien dans les salons et les tables rondes. Les grands débats qui s’amorcent, sur les « Transitions », écologiques et énergétiques, sur les mille façons de surmonter la Crise économique, font tous état de cette fameuse résilience.

Superflu

En situation de crise, il faut faire des choix. Il va falloir abandonner le superflu pour se consacrer à l'essentiel. Mais la difficulté réside justement à distinguer l'un de l'autre. ce que l'on pense être superflu se révèle parfois essentiel.

Dans une maison de retraite, le coiffeur est essentiel. Quand tout se déglingue, il faut rester digne, et la coiffure est un point d’accroche avec le monde.