comportement

Acteurs

 

Il ne s’agit pas ici de cinéma, mais de nos actions à tous, qui sommes donc acteurs du développement durable, pour le meilleur ou pour le pire. Comment faire pour que les acteurs s’engagent pour le meilleur ?

Notre société est cloisonnée, chacun le sait et le déplore. C’est au croisement de plusieurs domaines que les choses se passent, et c’est justement là que nous sommes désarmés.

Alimentation

alimentation2Les crises alimentaires et leurs répercussions politiques montrent, s’il en était besoin, l’importance de l’alimentation. Un sujet au carrefour de nombreuses approches.

Voilà un sujet bien prosaïque, voire trivial, mais il nous offre une entrée royale et populaire à la fois dans l’univers du développement durable.

Ambassadeur

Les ambassadeurs du tri nous ont aidés, il y a quelques années, à comprendre le mécanisme du tri et à adhérer à une pratique nouvelle. Pourquoi pas des ambassadeurs pour d’autres domaines, comme l’énergie ou la mobilité ?

Il en faut, de la diplomatie, pour faire évoluer les comportements. Le poids des habitudes et la résistance au changement, voire une inquiétude latente et des blocages mentaux sans explication autre que l’incompréhension du nouveau système, sont autant d’obstacles. Il faut une véritable politique, avec une stratégie, des moyens et des acteurs, et cela le temps qu’il faudra.

Amorce

Un mot que les pêcheurs connaissent bien, quand il s’agit d’appâter les poissons, pour qu’ils se rapprochent d’eux. L’amorce est le premier acte de la pêche. Prenons-le avec ce double sens, d’appât et de début d’un processus.

Bien que le mot soit à la mode, le développement durable n’est sans doute pas aussi attractif qu’il le mérite.

Appropriation

Les changements importants que le monde doit engager pour changer d’époque et entrer dans l’ère du développement durable ne peuvent être imposés. Ils doivent être appropriés des populations concernées.
« Nous vivons une époque formidable », nous disait Reiser.

Attitude

attitude2 joe wroten 847 unsplashL’avenir dépend largement de l’attitude que chacun adopte à son égard, de sa foi en l’avenir. Il y a des attitudes de repli et des attitudes de conquête. Existe-t-il une attitude durable ?

Construire son avenir n’est pas chose aisée, et peut même faire peur. Et pourtant c’est bien le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. L’ancien monde, celui qui ne connaissait pas de limites, est bien mort, et il nous faut imaginer un monde « fini », où la seule ressource sans limites est le génie humain, le talent, la capacité d’apprendre.

Bon sens

Quand j’entends dire que le développement durable est simple affaire de bon sens, je me méfie. C’est comme les Monsieur Jourdain qui « font du développement durable » sans le savoir. Je pense alors à Esope et à sa langue, la meilleure et la pire des choses.

La meilleure, parce qu’il arrive effectivement, et c’est heureux, que certaines pratiques courantes soient empreintes de sagesse, que le « bon sens populaire »  ait intégré depuis toujours des règles que quelques esprits forts prétendent aujourd’hui pouvoir enfreindre sans problème. Qu’une bonne partie de nos habitudes et de nos règles de comportement soient spontanément « durable » est une bonne chose, à préserver et à amplifier si possible.

Bouton

bouton chris murray 496347 unsplashLa société de l'information et des automatismes est largement immatérielle. Elle a néanmoins besoin de boutons , réels ou virtuels, pour déclencher ses bienfaits.

Evacuons tout de suite l’affaire du bouton de guêtre. Aucun ne manquait aux soldats français, c’est bien connu, et pourtant ce fut la déroute. Un enseignement simple, la modestie vis-à-vis de l'avenir, la prudence dans les affirmations péremptoires.

Bruit

Le bruit est un phénomène extarodinairement complexe. A la fois physique, physiologique, social. Cette complexité en fait un merveilleux sujet pour aborder le développement durable.

J’hésite sur le singulier ou le pluriel. C’est que bruit et bruits, ce n’est pas la même chose. Au singulier, le bruit est une nuisance, un phénomène désagréable dont il convient de se protéger.

Budget

50 milliards d’économies, voilà ce qu’il est convenu de trouver au plus vite pour les finances publiques. Les ménages sont sollicités, et leurs budgets personnels en seront affectés. Une ponction qui suscite une réflexion sous l’angle du développement durable.
Il n’y aura pas d’impôts nouveaux ! Belle affirmation, immédiatement contredite : les annonces de gel de ré

munération constituent bien une forme d’impôt, un prélèvement à la source pour certaines catégories de contribuables, retraités et fonctionnaires notamment.

Bulle

On dit souvent que les réformes sont impossibles daans notre pays. C'est que souvent leur objet n'est que la partie visible d'un iceberg, qu'il faut voir dans son ensemble. Autour d'un objet d'intervention, il y a une bulle qu'il faut prendre dans son ensemble.

C’est comme une ombre, ça ne vous lâche pas. Notre Univers est composé de plusieurs cercles qui forment comme des bulles autour de nous.

Changement

changement2Le temps du monde fini est commencé, il faut s’adapter à cette nouvelle donne. Comment provoquer le changement nécessaire à cette évolution, comment le favoriser et en faire un instrument de progrès ?


La recherche de futurs originaux porte à la fois sur des techniques et sur des comportements, des modes de vie. Ce sont les deux ensemble qui fonctionnent bien, les changements de comportements étant plus faciles à obtenir, plus « naturels » en quelque sorte, avec l’arrivée de nouveaux produits.

Circulation

circulationLe lundi 17 mars 2014 a connu un grand évènement : la circulation alternée. Que de débats à ce propos ! Une occasion de s’interroger sur la circulation durable, s’il y en a…

La circulation alternée n’est pas une solution permanente, mais elle est révélatrice.
D’une manière générale, elle montre le décalage entre l’homme de la rue, qui la comprend et l’accepte sans sourciller dans l’immense majorité des cas, et les décideurs, politiques et professionnels, toujours en retard, et réticents, de peur de déplaire à une partie de leurs mandants.

Contagion

contagion2Le virus du développement durable se propage. C'est une contagion qui se répand, sans semer toutefois la terreur. Elle se propage par secteurs, et puis opère des mutations qui lui permettent de contaminer des secteurs proches...

Quand il s’agit d’une maladie, c’est une bien mauvaise chose. Il faut s’isoler, organiser des quarantaines, se vacciner, renforcer les défenses de nos corps pour résister.

Continuité

La planète est en danger, et l’urgence de la réaction s’impose. On parle volontiers de rupture pour caractériser le changement à entreprendre. Il semblerait pourtant que la continuité soit une stratégie tout aussi prometteuse…

La rupture tant voulue par certains, face aux crises multiples que nous vivons depuis quelques années, est-elle la bonne manière d’obtenir le changement de comportement, de mode de consommation et de production qui semble nécessaire ?

Disruption

Un mot dans l’air du temps, comme résilience, mais dont peu de gens connaissent le sens véritable. Un mot qui mérite d’être rapproché du développement durable, et de la capacité d’innovation que celui-ci exige.

Ce dictionnaire s’est orienté vers les mots courants, de la vie de tous les jours. Permettez une exception pour un lot curieux mais à la mode. Disruption, ou l’adjectif disruptif, si vous préférez. Un mot que je croyais tout neuf, quelques années, mais qui est beaucoup plus vieux. Il a juste changé d’univers et par suite de signification. 

Extrême

C’est à partir d’un « magazine de l’extrême » que Nicolas Hulot est devenu écologiste.  L’extrême a desVertus pédagogiques, certainement. Une porte d’entrée vers le durable. Aller jusqu’au bout, au bout du monde, à bout de souffle, le plus loin possible pour mieux comprendre et mesurer ses limites.
Les iles australes françaises, Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam,  dites aussi subantarctiques pour les premières, sont souvent appelées terres extrêmes.

Gaspillage

gapillageLa lutte contre le gaspillage est une des voies naturelles du développement durable. Un double dividende avec du bien-être en plus et du déchet en moins. A consommer sans modération.

Deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources. Ça commence évidemment par la lutte contre le gaspillage. La chasse au Gaspi, rappelez-vous, au temps des chocs pétroliers, dans les années 1970. C’est toujours bon, si l’on veut poursuivre une forme de croissance, celle du bien-être, de notre qualité de vie, tout en réduisant notre pression sur la planète, notre « empreinte écologique ». Le gaspillage est partout, ce qui nous rend optimiste. Il y a beaucoup à gagner de ce côté-là, même s’il faut pour cela changer quelques-unes de nos habitudes.

Gendarme

Les statistiques récentes de mortalité sur la route sont inquiétantes. Elles conduisent à s’interroger sur la politique retenue en la matière, peur du gendarme, plutôt que changement culturel.

Quand l’intérêt général passe par des changements de comportements, deux stratégies sont envisageables. Convaincre, et obtenir progressivement que le nouveau comportement s’installe durablement dans la pratique, ou bien réglementer et sanctionner ceux qui résistent au changement : c’est la peur du gendarme.

Image

Les images sont bien commodes. Et en plus elles peuvent être belles ! Mais elles ne sont qu'une représentation de la réalité, ne l'oublions pas.

Sage comme une image, dit-on. Et bien, on a tout faux. Le sage est celui qui bouge, qui prend des Risques, et non pas celui qui reste immobile comme une image.

Intègrité

 

L’intégrisme est le mot du moment, à l’heure des excès dont il est à l’origine, de même que l’intégrité, au sens de la lutte contre toutes les formes de corruption. Deux mots qui comportent même racine, intègre. Comment conjuguer Intègre et développement durable ?
Intègre. Un mot qui se cuisine comme la langue d’Esope : le meilleur et le pire.

Loi

Chacun reproche à la loi de jouer contre son camp. Tantôt la  loi est l'alliée des conservatismes de tous poils, et empêche le progrès, tantôt elle est l'instrument déstabilisation de l'ordre établi. Qu'est-ce que cela donne, pour le développement durable ?

Manifeste

Ils sont nombreux, les manifestes en faveur de l’environnement sous une forme ou sous une autre. Présentation rapide du panorama de ces documents, il y en a pour tous les goûts !

Est-ce le parti communiste qui a inauguré la formule, en Allemagne en 1848 ? Les manifestes fleurissent, et l’environnement sous toutes ses formes n’échappe pas à cette tendance. Depuis le début de l’année 2019, nous avons vu naître le manifeste de l’écologie intégrale (Editions du Rocher) présenté en janvier par Delphine Batho, et en février celui de la jeunesse pour le climat, sans parler celui d’un artiste de street art, Bordalo II.

Mayonnaise

La bonne gouvernance au ras des paquerettes. Faire prendre une mayonnaise, c'est conjuguer des talents, pour leur offrir le cadre idéal pour qu'ils s'expriment ensemble, bien au-delà des qualités propres à chacun d'entre eux.

La mayonnaise, éviter d’en mettre trop. Ça peut casser ou couvrir le goût des choses, un plus qui peut finir par faire un moins

Ménage

menageAgir sur la consommation des ménages est un des leviers pour aller vers le développement durable. Rétrospective de ladite consommation, pas toujours au rendez-vous du DD.

Ménage. Tel est le nom qui nous est donné, à nous la population ordinaire, dans les statistiques officielles. Des ménages qui consommons, voilà ce qui compte, avec notre « composition », le nombre de personnes, de parents, etc. et notre comportement, notre moral.

Morale

La morale peut être perçue comme une approche philosophique, de système de valeur et de mode de pensée, mais elle prend souvent un sens plus restreint, de conformité à un modèle social bien précis. La morale et le développement durable vont-ils bien ensemble ?

La dimension morale du développement durable est sans doute un obstacle à sa bonne compréhension. L’adhésion suscitée par des arguments affectifs est souvent fragile, sujette à des revirements ou à un effritement devant l’impuissance et l’absence de résultats immédiats.

Morale

Le mot "morale" possède des sens multiples, source de nombreux malentendus. Une réflexion sur ce qu'il signifie permet de progresser sur la manière de faire adhérer à l'idée même de développement durable.

L’examen des 7 péchés capitaux au filtre du développement durable nous permet de pendre du Recul par rapport à la morale traditionnelle.

Mousse

Un mot aux sens multiples, même si on se cantonne au féminin. Il s’agit ici le la mousse qui augmente les volumes, toujours spectaculaire mais parfois décevante. La mousse peut-elle devenir un instrument de développement durable ?

La mousse n’a pas bonne presse. Tout ça, c’est de la mousse, de l’esbroufe, ça ne vaut rien.  Les beaux parleurs se font mousser, mais vous savez que la position qu’ils en tirent est éphémère. La mousse finit toujours par retomber.

Moyenne

En ces périodes de grands programmes électoraux, les chiffres circulent abondamment. Les moyennes sont souvent citées, mais quelle confiance faut-il leur accorder ?

Voilà un indicateur commode : la moyenne. Elle nous dit si un élève est passable, et même bon ou très bon s’il dépasse largement la moyenne. Elle nous donne une température moyenne pour un hiver, très important pour évaluer les consommations en chauffage. Elle nous informe de la progression de l’ensemble de la société, en termes de pouvoir d’achat, de santé, de durée de vie, de niveau scolaire, et de bien d’autres paramètres encore. Elle permet des comparaisons, dans le temps et l’espace. Merci la moyenne.

Normal

Le profond besoin de changement que le développement durable porte en lui nous conduit à adopter un point de vue très ouvert sur ce que l'on appelle Normal.

Ce qui est normal, c’est ce qui est conforme à ce que l’on attend. Pas de problème pour le définir dans des sociétés stables et homogènes.

Optique

Au moment où nous devons tout mettre en œuvre pour trouver de nouvelles formes de « progrès », les trains qui n’arrivent pas à l’heure occupent le devant de la scène. Une erreur d’optique qui fausse les jugements, au moment de prendre les décisions.

Payeur

Nous sommes fiers du principe « pollueur payeur », inscrit dans notre constitution. A juste titre, car ce principe présente deux qualités : être une source de moyens financiers pour traiter convenablement les dommages et faire de la prévention, et influencer le comportement des responsables des pollutions.
C’est comme la santé. Les dépenses inquiètent les décideurs, avec les déficits qu’elles entraînent. Rares sont les déclarations sur les vertus d’une population en bonne santé et sur les bienfaits d’un système de santé performant. Le coût est mis en avant, jamais la valeur du service.

L’environnement est traité de la même manière. « Combien ça coute ? » semble être la seule question. Alors que ce ne sont pas les actions en faveur de l’environnement qui coûtent, ce sont celles qui ne sont pas faites. L’inaction coute bien plus cher que l’action. Imaginez un instant que soit décidé l’abandon de la taxe sur les ordures ménagères, et la politique qui va avec. Les grèves des éboueurs vous donnent des images de ce que cela pourrait donner, et il faudrait y ajouter bien d’autres phénomènes, pollution des eaux, problèmes d’hygiène, épidémies, etc. Dans un autre ordre d’idées, la dégradation de sites peut entraîner une baisse de fréquentation, ce qui couterait plus cher que leur entretien. N’oublions pas que le premier ministre de l’environnement, Robert Poujade, par ailleurs maire de Dijon, disait que son secteur sauvegardé rapportait plus à sa ville que sa zone d’activités.
Il faut bien sûr être rigoureux dans les choix techniques et les modalités d’intervention, mais soyons clair : l’environnement ne coûte pas cher, face à son contraire, le non-environnement. Dans son rapport sur la pollution de l’air, la sénatrice Leila Aïchi indique que les mesures de réduction de la pollution couteraient 6,4 milliards d’euros par an, pour des bénéfices sanitaires de l’ordre de 17,7 milliards, soit un gain annuel de plus de 11 milliards d’euros par an. Un investissement hautement rentable : plus de 175% par an ! Et aussi une somme à gagner non négligeable : Plus de deux fois le montant du déficit commercial de la France, pour fixer les idées.
Le problème est que ce n’est pas toujours le pollueur qui paye, contrairement à ce que le principe, pourtant constitutionnel, annonce. Ceux qui bénéficieraient d’un air plus sain, pour une valeur de 17,7 milliards, ne sont pas ceux qui payeraient les 6,4 milliards. Le « modèle économique » ne fonctionne pas. Le coût de la pollution est diffus, et les gains éventuels le sont aussi. Partagés entre une multitude d’acteurs, à titre personnel ou professionnel. Les payeurs hurlent au hold-up fiscal à chaque fois qu’un prélèvement est envisagé, sur les carburants par exemple. C’est ainsi que les chiffres impressionnants sont atteints : la pollution de l’air en France coûte plus de 100 milliards d’euros chaque année, auxquels il faudrait ajouter 20 autres milliards au titre de la pollution de l’air intérieur, celui que vous respirez chez vous ou au bureau.
La pollution de l’air a fait l’objet de nombreuses études économiques, dont la sénatrice s’est inspirée pour écrire un document validé à l’unanimité par la commission d’enquête. Il existe bien d’autres domaines où les coûts sont moins bien connus, comme ceux de la dégradation d’un paysage. Il y a souvent des effets d’accumulation sans que les effets ne se fassent sentir, si bien qu’il est difficile ensuite de revenir en arrière : les acteurs économiques ont trouvé leur équilibre sans payer leur « prélèvement » sur la qualité de l’environnement, et ils ne veulent pas que ça change !
La question du bruit, première nuisance ressentie par les Français, vient d’être explorée par le cabinet EY, à la demande du Conseil National du Bruit et de l’ADEME. Malgré la prudence des rapporteurs, qui ont systématiquement retenu des hypothèses basses chaque fois qu’il y avait un doute, le chiffre de 57 milliards est avancé. Des couts auditifs, surdité et pertes d’acuité auditive, mais aussi d’autres formes de couts sanitaires, maladies cardio-vasculaires en particulier, et de nombreux couts sociaux, baisse de productivité au travail et à l’école, dégradation de relations sociales, dépréciation de biens immobiliers, etc. Le bruit coute plus cher que le tabac, mais le prix est en bonne partie supporté directement par les victimes. En dehors du cas particulier des aéroports, ce sont les seules victimes qui paient. C’est le royaume du « pollué-payeur ».
Vous le voyez, les sommes en jeu dans les affaires d’environnement sont considérables. L’unité de compte est la dizaine de milliards d’euros. Nous sommes dans les mêmes ordres de grandeur que le coût social des accidents de la route, des méfaits du tabac, et aussi du déficit budgétaire de la France, autour de 70 milliards. En matière diffuse, les dépenses de prévention sont souvent prises sur le budget de l’Etat (y compris la sécurité sociale) ou des collectivités locales. Quand il faut faire des économies, la tentation est forte de reporter la charge sur les pollués, qui ne constituent pas une force sociale organisée, et acceptent, bon an mal an, de payer la facture, une facture discrète mais lourde. Mais c’est la situation économique et sociale de la maison France qui se dégrade. Le déficit de la sécurité sociale en est aggravé, la « cohésion sociale » affectée, la performance des salariés au travail diminuée, l’attractivité du pays dépréciée, l’avenir hypothéqué. Le coût de l’inaction, pour reprendre le sous-titre du rapport sénatorial, est en partie masqué, mais il est élevé. Est-ce durable ?

Prévision

Le développement durable se construit chaque jour, et s’appuie notamment sur des scénarios pour aider à prévoir ce dont l’avenir sera fait. Des prévisions produites par des organismes internationaux comme l’agence internationale de l’énergie.

Malgré tous les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie ne cesse de grimper à l’échelle mondiale.

Public

La recherche d'économies dans les finances publiques est légitime, mais gardons-nous des raisonnements simplistes.

Un grand media lance une enquête : accepteriez-vous moins de services publics, de manière à payer moins d’impôts ?
Question anodine, dans l’air du temps, mais état zéro de la réflexion. Tout d’abord, elle masque une rupture avec la conception d’origine de la fiscalité.

Règlement

Les règlements ont mauvaise presse. Toujours des empêcheurs d'inventer en rond, des freins à l'initiative. Ils ont quand même quelques mérites.

Trop de règles, trop de normes : le discours est classique. Faisons confiance aux acteurs, à leur créativité, leur sens des responsabilités.

Relâchement

Le chemin vers le développement durable ne demande pas forcément d'aller vite, mais de progresser avec détermination. Le relâchement est à éviter, mais la politique choisie pour entraîner le changement n'est pas toujours compatible avec cette exigence.

C’est le mot utilisé pour expliquer la montée en janvier dernier la remontée du nombre des morts sur les routes. La perspective d’une amnistie proclamée dans la foulée de l’élection présidentielle est à l’origine de cette dramatique dérive. Une seule solution, au-delà de l’engagement des principaux candidats à ne pas proposer d’amnistie pour les chauffards, la répression. L’efficacité des radars et des contrôles a provoqué un commencement de sagesse dans l’esprit des automobilistes, il faut donc continuer, et même augmenter la pression. Il n’y a que la sanction qu’ils comprennent !

Répression

Changer les comportements est une des clés des politiques environnementales. La répression est souvent activée à cet effet. Mais comment faire pour que la répression soit « durable » ?

La répression est une des moyens d’obtenir des changements de comportement, ou de réduire le nombre ou la gravité d’évènements fâcheux, le cambriolage ou l’accident de la route. Une dérive serait toutefois de tout miser sur elle.

Résolution

L'année nouvelle est l'occasion de bonnes résolutions. Le développement durable peut en bénéficier à condition de ne pas se cantonner à une morale lénifiante.


La dimension Morale du développement durable est sans doute un obstacle à sa bonne compréhension. L’adhésion suscitée par des arguments affectifs est souvent fragile, sujette à des revirements ou à un effritement devant l’impuissance et l’absence de résultats immédiats.

Ressenti

Les études sont nombreuses et unanimes sur la convergence des intérêts, économiques, sociaux et environnementaux. Et pourtant, ce n’est pas le sentiment dominant, le ressenti le plus partagé. Le ressenti serait donc un frein à la progression du développement durable ?

Le mot est à la mode en matière météorologique. La température ressentie est souvent bien différente de celle mesurée par le thermomètre. Un éclairage introduit il y a quelques années, et qui est totalement adapté au sujet : chacun ressent, avec son corps, les éléments climatiques, avec la température mais aussi le vent et l’humidité. Il faudrait y ajouter l’historique, pour intégrer le degré d’accoutumance du corps, les changements brutaux accentuant le ressenti.

Ressort

Les résultats obtenus en matière de sécurité routière vont au-delà du fameux « facteur 4 ». Quels ressorts ont permis ce succès, au-delà de la somme des mesures prises dans tous les domaines ?

Tolérance


A première vue, ce mot est agréable. Mettons tout de suite de côté les maisons de tolérance, et on arrive dans un univers de compréhension mutuelle. Ca doit être bien pour la gouvernance. A y regarder de plus près, il convient d’être plus réservé.

Faire preuve de tolérance, c’est accepter que l’autre soit Différent, qu’il n’ait pas les mêmes mœurs, les mêmes dieux. On en fait souvent une Vertu.

Tourisme

Tourisme et développement durable : un couple tumultueux, car chacun sait que bien souvent le tourisme brûle sa propre matière première : la fréquentation et ses exigences dégradent les espaces, et chacun peut se représenter les grands ensembles touristiques qui dénaturent totalement les paysages et les milieux qui les ont attirés.

Volte-face

Persévérer dans l’erreur est diabolique, c’est bien connu. Il faut savoir faire volte-face, et changer d’orientation. La civilisation de l’automobile est en crise aujourd’hui, comme en témoigne la manifestation des « gilets jaunes ». Il faut savoir en sortir.

Les temps changent, du fait des connaissances et expériences accumulées, ou bien des contraintes extérieures et de la demande sociale. Il n’y a pas de mal à faire volte-face quand les évènements l’exigent. Prolonger le passé est, à l’inverse, une faute lourde. Ne rien changer revient à exacerber des contradictions, telles que la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’usage croissant de la voiture. Pour sortir de la contradiction « par le haut », il faut accepter de prendre du recul et d’explorer des solutions inédites. Le mouvement des « gilets jaunes » nous invite à adopter cette démarche.