complexité

Bon sens

Le développement durable est souvent assimilé à du bon sens. Un rapprochement qui pourrait s'avérer exagéré, voire dangereux. Démêlons ces liens entre DD et bon sens.

Quand j’entends dire que le développement durable est simple affaire de bon sens, je me méfie. C’est comme les Monsieur Jourdain qui en font sans le savoir. Je pense alors à Esope et à sa langue, la meilleure et la pire des choses.

Bruit

Le bruit est un phénomène extarodinairement complexe. A la fois physique, physiologique, social. Cette complexité en fait un merveilleux sujet pour aborder le développement durable.

J’hésite sur le singulier ou le pluriel. C’est que bruit et bruits, ce n’est pas la même chose. Au singulier, le bruit est une nuisance, un phénomène désagréable dont il convient de se protéger.

Capteur

Notre monde connecté nous fournit des informations, mais il a aussi besoins de plus en plus de données, et donc de capteurs pour les enregistrer. Et nous serons de plus en plus nous-mêmes les capteurs.

Chaque jour, la météo utilise 40 millions d’observations satellitaires, mais aussi des millions de données recueillies par des stations au sol, des radiosondages, des radars, des capteurs embarqués sur des avions de ligne et des navires de commerce, ou sur des bouées. La part des données provenant des utilisateurs eux-mêmes est importante, et prend de plus en plus de place. Une expérimentation pour inclure les automobiles dans ce réseau de capteurs est en cours.

Certificat

certificatUn mot qui provoque des polémiques, qu’il convient de canaliser pour tirer le meilleur de ces certificats en tous genres. Des certificats pour valoriser la qualité.

Passer d’une croissance quantitative à une croissance qualitative. La première entraîne des besoins de matières premières et d’énergie toujours plus importants, la seconde fait appel à la matière grise, au Talent , au Travail humain.

Civilisation

La complexité source de richesse, ou cause de paralysie ? La civilisation serait justement de tirer profit des deux côtés à la fois, la culture de la complexité et le savoir faire de la bonne gouvernance.

La loi du plus fort est simple. Cette simplicité est redoutable d’efficacité pour traiter les questions immédiates, mais peuvent mener à des impasses quand il s’agit d’intégrer des intérêts variés, concernant beaucoup de monde, chacun ayant ses propres priorités, et cela dans la durée. A l’inverse, la civilisation est complexe.

Contrainte

Transformer les contraintes en opportunités, voilà un classique bien connu. C'est bien sûr un défi, parfois impressionnant, qui traduit l'esprit  de dépassement de soi, caractéristique du développement durable.

Contrainte, un mot sévère, mais qu'il serait bien imprudent de négliger.

Contre-courant

contre courantL’opinion est souvent guidée par les apparences. Mais la surface des choses n’en est qu’un aspect, il faut aller en profondeur, et parfois à contre-courant de ce les apparences indiqueraient.

Le bon sens est parfois trompeur. Souvenez-vous du renard. Pendant des années, il a été exterminé au nom de la lutte contre la rage. Jusqu’au jour où on s’est aperçu que leur destruction dans les secteurs non contaminés était contre-productive. En les éliminant, on favorisait la conquête de ces territoires par des renards en provenance des zones contaminées. Changement de cap à ce moment-là. Au lieu de les chasser, on les a vaccinés. Et ce sont ces renards immunisés qui ont empêché les renards enragés de coloniser de nouveaux espaces.

Découpage



L'esprit cartésien nous a longtemps amené à découper les problèmes en sous ensembles plus faciles à maîtriser. Il faut dire clairement que cette approche a permis et permet encore de réaliser de nombreux progrès. Elle contient toutefois ses limites, ses pièges souvent, et il faut savoir la dépasser.

Définition

L'expression même "développement durable", née dans le courant des années 1980, fait toujours l'objet de débats. Il y a-t-il une définition claire du développement durable ?

Si une définition doit être définitive, peu de choses pourront être définies. L’expérience chaotique du mètre, développée par ailleurs dans ce blog, une chose simple, une unité de mesure très courante, montre que, dès que l’on entre dans les détails, la définition dépend de beaucoup de choses, en particulier des connaissances du moment et de l’utilisation que l’on veut faire de la définition. Il ne faut pas perdre trop de temps avec les définitions.

Déni

Scientifiques et économistes, une fois n'est pas coutume, délivrent le même message, sur la nécessité absolue d'un changement profond. Il semble que ce soit prêcher dans le désert. Pourquoi un tel déni d'une réalité qui s'impose avec de plus en plus d'évidence ?

Epouvantail

Changer d'époque, de mode de vie et de façon de penser,voilà une épreuve redoutable. Un peu plus tard, Monsieur le bourreau ! Tout est bon pour rejeter les porteurs de progrès, notamment les épouvantails habilement manoeuvrés.

Il y a des épouvantails bien Utiles pour écarter toute idée nouvelle. Des groupes ou des idées que l’on agite pour justifier différentes mesures contraignantes.

Evidence

evidenceLa construction d'un monde différent, capable de faire vivre dignement 9 milliards d'humains, exige que l'on se débarasse de certitudes et des canons du passé. Il faut chasser les fausses évidences.

L’évidence, voilà l’Ennemi n°1 de la pensée. Pourquoi s’interroger, alors que la situation est limpide, et que l’action s’impose d’évidence ?

Habitat

Le débat sur l'énergie offre l'occasion de s'interroger sur les risques associés aux différentes formes d'énergie, et la manière dont ils se manifestent, notamment sur l'habitat.

Hors-jeu

La peur de l’autre et le repli derrière des frontières ou des murs de toutes natures sont des sentiments largement partagés dès que l’on se sent faible. Mais ils interdisent dans les faits l’exploration de nouveaux modes de développement qui nous redonneraient de l’espoir. Ceux qui s’estiment « hors-jeu » sont trop attachés au monde d’hier, idéalisé. Comment sortir de ce piège qui se resserre ?

Parmi les raisons du populisme qui se répand en Europe et dans le monde, il en est une rarement évoquée. Le sentiment de ne plus avoir du tout de maîtrise de son propre sort, d'être hors-jeu. Tout se décide ailleurs, il n'y a plus de repère fiable, ce sont les algorithmes qui décident, etc.
Les raisons en sont multiples. Elles ressortissent au temps et à l’espace.

Identité

Chacun recherche son identité, et c'est bien normal. Ce qui l'est moins c'est le repli sur cette identité, la fermeture aux autres. D'autant que pour chacun, identité se conjugue au pluriel.

Un terme à la Mode, et l’histoire du drapeau français, brandi en pleine campagne électorale, comme la proposition de lui dédier un ministère, ont bien alimenté le débat, mais en l’instrumentalisant largement pour la conquête de nouveaux électeurs.

Mayonnaise

La bonne gouvernance au ras des paquerettes. Faire prendre une mayonnaise, c'est conjuguer des talents, pour leur offrir le cadre idéal pour qu'ils s'expriment ensemble, bien au-delà des qualités propres à chacun d'entre eux.

La mayonnaise, éviter d’en mettre trop. Ça peut casser ou couvrir le goût des choses, un plus qui peut finir par faire un moins

Nombre

Nous sommes envahis par les nombres. Ils nous fixent le cadre de nos activités, nous donnent des objectifs, nous décrivent dans notre intimité. Comment en faire bon usage sans se laisser progressivement dominer et laisser nos vie se réduire à des équations ?

Il y a bien sûr le nombre d’or, célèbre en architecture, qui garantit l’harmonie des formes. Les nombres nous rassurent, en nous offrant des références présumées objectives et universelles. Les mathématiques sont honnêtes par nature, personne n’en doute.

Optique

Au moment où nous devons tout mettre en œuvre pour trouver de nouvelles formes de « progrès », les trains qui n’arrivent pas à l’heure occupent le devant de la scène. Une erreur d’optique qui fausse les jugements, au moment de prendre les décisions.

PIB

À la veille des élections présidentielles, la presse professionnelle s'interroge sur l'avenir des activités dans le prochain quinquennat. L'analyse prend appui sur la part du secteur dans le PIB.

Problème

problemeUn problème mal posé trouvera difficilement sa solution. Une erreur fréquente est de se tromper de cadre pour aborder la question. Un cadre trop étroit confine aux solutions déjà explorées, alors qu’à l’inverse il faudrait s’en affranchir, pour innover.

La recherche de solutions innovantes dépend souvent du cadre où l’on examine le problème. C’est l’étroitesse de ce cadre qui freine la créativité, l’empêche de s’exprimer, et en enferme les acteurs dans un carcan stérile. Le développement durable nous conduit souvent à reposer la question à traiter, en cherchant le bon cadre pour comprendre ce qui se passe et comment trouver les voies de progrès. En ces périodes de réformes tous azimuts, le choix du cadre de réflexion est déterminant.

Procédure

Dans nos sociétés complexes, les procédures se sont multipliées. La créativité et la spontanéité en sont affectées. Faut-il tuer les procédures ?

La procédure a mauvaise presse. Lourde par Définition, inadaptée,  elle provoque des obligations d'intérêt douteux, et détourne souvent de l'essentiel : le projet, le sens de l'action. C'est le royaume de la technocratie.

Saucisson

Ce n'est pas la charcuterie qui sera au coeur de cette chronique, mais notre propension à découper  "en rondelles de saucisson" les phénomènes et les problèmes. L'esprit cartésien poussé au bout peut aveugler, au lieu d'éclairer.

Dans le cochon, tout est bon
. Cette maxime illustre bien un des volets du développement durable, la recherche de la valorisation maximum d’une ressource, avec en perspective le zéro déchets.

Simple

Trois « piliers », ou même plus, de nombreux principes, des conférences et des programmes à répétition : le développement durable apparait à beaucoup comme une chose compliquée. Pourquoi ne pas faire simple ?
Devenir 4 fois plus performants. C’est le défi du facteur 4, qui nous permet à la fois de prolonger une tendance à l’amélioration de notre bien-être et de réduire la pression sur les ressources et la planète.

Système

Le développement durable est une dynamique, el bouge tout le temps, il est insaisissable pour celui qui croit le contrôler. Il se fabrique en continu, produit par un système d'acteurs, de lois de la nature et d'interférences multiples. Pas de développement durable sans une vision "système" du monde et de ses habitants.

Trame

 

La trame verte et bleue s'étend progressivement dans nos villes et nos campagnes. Une nouvelle approche de l'aménagement, propice à des confrontations fructueuses, et à des doubles dividendes !

Vérité

La vérité est changeante. Il est parfois difficile d'avoir des certitudes dans un monde complexe, mais la recherche de la vérité est toujours payante.

Où est la vérité ? Il est bien connu qu’elle change selon la rive du fleuve ou encore le versant des Pyrénées où l’on se trouve, mais aussi du point de vue d’où on se place.