climat

Assemblée générale

assemblee generaleIl s’agit ici les entreprises et de leur gouvernance. Les actionnaires, parfois vilipendés, semblent aujourd’hui plus réactifs au risque climatique. Le feront-ils intégrer aux stratégies des entreprises ?

Les inégalités et leur renforcement récent ont déjà fait l’objet de rapports, de l’OCDE notamment : Elles compromettent la croissance, et les entreprises, comme les pouvoirs publics, devraient veiller à les maîtriser (1). On parlait alors de « croissance inclusive ».

Assemblée générale

Il s’agit ici les entreprises et de leur gouvernance. Les actionnaires, parfois vilipendés, semblent aujourd’hui plus réactifs au risque climatique. Le feront-ils intégrer aux stratégies des entreprises ?

Les inégalités et leur renforcement récent ont déjà fait l’objet de rapports, de l’OCDE notamment : Elles compromettent la croissance, et les entreprises, comme les pouvoirs publics, devraient veiller à les maîtriser (1)

Atténuation

 

L’adaptation au changement climatique est une approche qui se fait sa place dans les esprits, collectivités et entreprises notamment. Distincte de la politique d’atténuation, qui vise à réduire le réchauffement, elle peut en être un allié très efficace.

Aval

 

Le prix modéré du pétrole est une bonne nouvelle. Un prix qui reste encore bien au-dessus de ce qu’il a été, mais nettement en dessous des sommets atteints et maintenus ces dernières années. Une bonne nouvelle pour l’écologie et le climat. 

Ce prix modéré, aux alentours de 50 dollars le baril, pourrait bien dissuader de nombreux opérateurs d’aller chercher du pétrole dans des conditions défavorables. Basse teneur ou conditions extrêmes.

Bois

Le Bois est un des piliers du développement durable. renouvelable si on fait attention, aux multiples usages de la forêt à la maison. Il donne du plaisir et du travail. Et dans le bois tout est bon !


Il faudra bien parvenir à vivre essentiellement du flux, et arrêter un jour de prélever sur un capital dont on voit aujourd’hui les limites.

Carbone

carboneLe carbone a été notre ami, pendant des millénaires. Mais nous en avons abusé, et il devient aujourd'hui une menace. Il va falloir engager une transition délicate !

Un cadeau empoisonné. Le carbone sous ses nombreuses formes est formidable, il nous a permis un développement extraordinaire, mais certaines formes dudit carbone sons ont asservis, nous ont dicté un mode de production, de consommation, et en fin de compte un mode de vie qui nous conduit tout droit dans une impasse. On s’habitue vite à une solution facile, et quand on s’aperçoit qu’elle n’est pas éternelle, pour ne pas dire durable, on a le plus grand mal à changer. Trop de pétrole, nous dit Henri Prévôt .
Le signal prix est appelé à la rescousse. Il faut réglementer, mais il faut aussi que les échanges ordinaires entre les acteurs soient marqués du sceaux de l’impérative nécessité où nous nous trouvons de passer à une ère post-carbone. Une contribution est donc proposée, qui suscite une vive émotion : Comment, encore une taxe ! Et en pleine crise financière, en plus !
C’est oublier un peu vite que la non action, le laisser faire, a un coût. La taxe Climat existe déjà. Elle est payée par tout le monde, indépendamment de la manière dont nous nous comportons, indépendamment de notre émission de gaz à effet de serre. Nicholas Stern l’a calculée, et d’autres travaux le confirment. La dégradation du climat coûte au minimum 5% du PIB mondial, 20% si on inclut les effets indirects, induits. La taxe carbone diffuse, occulte, qui existe aujourd’hui est payée par les habitants des îles Tuvalu, par les Bengalis, et tous les habitants de secteurs directement menacés d’une remontée des océans, par le dérèglement des moussons et des grands courants marins. Il est payé en France par des épisodes climatiques, comme on dit pudiquement, de plus en plus fréquents et violents, par la disparition progressive des glaciers et de leurs fonctions de régulation du régime des eaux, il est payé en France d’Outre-mer par une mortalité anormale des coraux, et de leur productivité écologique. Bref, la taxe carbone existe depuis longtemps, mais elle est payée par les pollués. Nous sommes en régime pollué-payeur.
Créer une contribution n’est pas créer une taxe nouvelle, c’est changer de payeur. Il s’agit de passer au régime pollueur payeur, inscrit dans de nombreux accords internationaux ou lois nationales, et qui ne semble pas illégitime. L’avantage du changement de payeur est qu’il devient alors possible d’agir à la source du mal. Pourquoi le pollueur changerait-il de comportement s’il n’est pas pénalisé de ses mauvais choix ? La taxe du pollué est éternelle, et ne permet en aucun cas d’améliorer la situation, alors que celle sur le pollueur offre des possibilités d’action, de changement de comportement des intéressés, et de travaux de compensation ou de correction grâce à la recette engrangée. Double bénéfice, qui permet d’entrevoir une évolution favorable, là où la machine infernale s’emballait sans aucun contrôle.
Il y a longtemps en France qu’un dispositif de ce genre a été mis en place pour l’eau, dont la pollution était de fait payée par toute la société. Ce n’est pas le cas dans tous les domaines, comme l’énergie et le bruit. Aujourd’hui encore, le coût du bruit des transports (un demi-point de PIB environ payé chaque année) est essentiellement supporté par les pollués, à l’exception notable des riverains des aéroports où une formule pollueur-payeur est en place.
Revenons au climat. La transition sera dure, évidemment, pour les pollueurs, qui devront accepter de devenir les payeurs. Ils ont pris de mauvaises habitudes, ont trouvé leur équilibre sur des bases qui sont ébranlées. Il y a une transition à assurer, avec un soutien à apporter aux plus fragiles, soit pour se corriger ou se reconvertir. Le fruit de la taxe carbone doit être utilisé à cet effet. C’est sur la manière de gérer ce transfert de charge « Climat » qu’il y a lieu de débattre, et non sur le principe de ce transfert.

Un cadeau empoisonné. Le carbone sous ses nombreuses formes est formidable, il nous a permis un développement extraordinaire, mais certaines formes dudit carbone nous ont asservis, nous ont dicté un mode de production, de consommation, et en fin de compte un mode de vie qui nous conduit tout droit dans une impasse.

Contraignant

 Les accords sur le climat doivent-ils être "contraigants". C'est le mot à la mode, car beaucoup pensent que "hors de la contrainte, point de salut". Et si ce n'était qu'un leure ?

Voilà un mot clé dans le débat sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Ecart

Le cours du pétrole à la baisse souffle le chaud et le froid. Côté chaud, il réduit de fait les réserves disponibles, côté froid, il encourage la consommation. Comment gérer ce grand écart ?

Nous sommes en pleine contradiction. D’un côté, la baisse du prix du pétrole dans le monde est une bonne nouvelle. L’exploitation de sources « non conventionnelles », dont le prix est élevé, devient impossible. Le prix de vente serait inférieur à celui de l’extraction.

Grise

Adieu les éminences, voici l’énergie grise à l’honneur, dans le bâtiment. Une source négligée pendant longtemps, et aujourd’hui objet de nombreuses innovations.

Justice

justiceL’approche globale, planétaire, est toujours difficile à prendre en charge par la justice. Une question d’échelle, dans le temps et l'espace. Malgré les obstacles, un droit international se constitue. La justice climatique et d'une manière plus générale une justice des biens communs, est en train de prendre corps.

Longtemps, la justice n’a pas été clémente vis-à-vis de l’environnement. La théorie du bilan, notamment, a souvent été mise en avant pour noyer l’environnement dans un ensemble d’intérêts qui justifiaient tous les manquements aux règles établies. Les directives européennes sur la protection de la nature ont progressivement permis aux enjeux environnementaux d’être reconnus à leur juste valeur, avec une utilisation parfois activiste du droit du côté de certaines associations. Une forme de réponse du berger à la bergère. Mais il s’agit alors d’opérations précises, sur un territoire donné, alors que la question environnementale se pose également en termes globaux. La justice peut-elle prendre en charge cette évolution, cette pression qui s’exerce par-dessus les frontières, les atteintes à la planète, aux océans, au climat ? Le sommet de la Terre de 2012, à Rio de Janeiro, marque l’officialisation de ces questions, notamment avec ses conventions cadre qui en sont issues, sur le changement climatique et la biodiversité notamment. Depuis, la mise en pratique a pris de l’ampleur, sous la pression de la société civile.
Il y a un an, en avril 2017, s’ouvrait le procès symbolique de Monsanto devant un tribunal ad hoc, un tribunal sans fondement juridique, mais composé de magistrats professionnels. Une première qui s’inscrit dans un cheminement continu d’inscription dans le droit des atteintes au patrimoine naturel, et par suite à l’humanité. Au centre des enjeux, le climat et la biodiversité. On parle d’écocide et de justice climatique. On parle d’élargir le champ des crimes contre l’humanité, pour y inclure l’environnement, ou bien de créer une cour pénale environnementale. En France, le naufrage de l’Erika et la marée noire qu’il a provoquée ont conduit la Cour de cassation, dans un arrêt de 2012, à reconnaître un préjudice écologique pur, au-delà des intérêts personnels directs. Il est aujourd’hui question d’introduire le climat dans la constitution à l’occasion du projet de réforme en cours. Les droits de l’humanité vont venir enrichir les droits humains, avec la conviction que « les droits fondamentaux des êtres humains et les devoirs de sauvegarder la nature sont intrinsèquement interdépendants ».
Bref, la pression monte.
En marge de la conférence de Copenhague, en décembre 2009, la Micronésie avait attaqué la République Tchèque au sujet d’une centrale thermique grosse émettrice de CO2. Le CO2 n’a pas de frontières, et le changement climatique peut être provoqué ou aggravé à des milliers de kilomètres du lieu où il produit ses effets. 2014, une directive européenne renforce le champ des études d’impact sur l’environnement, en introduisant les incidences du projet sur les populations, la santé humaine, la biodiversité et les terres. Directive transposée en droit français en 2016, avec mention des incidences du projet sur le climat et de la vulnérabilité du projet au changement climatique. La loi pour la reconquête de la biodiversité du 8 août 2016 a introduit le préjudice écologique dans le Code civil, défini comme « une atteinte non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l'homme de l'environnement ». La même année, la Cour Pénale Internationale décide d’élargir son champ d’action aux crimes environnementaux notamment en ce qui concerne l’exploitation illicite des ressources naturelles, l’appropriation illicite de terres ou encore la destruction de l’environnement.
Nous sommes encore au milieu du gué, mais les décisions de justice climatique, par exemple, se multiplient et ont atteint le chiffre de 700 aujourd’hui. Une jurisprudence se constitue, qui reconnait l’existence d’intérêts collectifs au-delà des préjudices dont tel ou tel pourrait être victime. Un intérêt collectif qui dépasse la somme des intérêts particuliers et pourrait permettre de conjurer la malédiction des biens communs, si bien décrite par Elinor Ostrom dans « Gouvernance des biens communs, Pour une nouvelle approche des ressources naturelles ». Les « droits de l’humanité » vont entrer dans les mœurs. Une « révolution judiciaire » pour reprendre l’expression de Christian Huglo.

Merci à Christian Huglo, auteur notamment de « Le contentieux climatique, une révolution judiciaire mondiale » aux éditions Bruylant, de m’avoir alerté sur le sujet, et à la Fabrique écologique pour sa note de « décryptage» de février 2018

 
 
 

Négation

En l'absence de certitudes, les conservateurs de tous poils ont beau jeu de nier. Mais la gravité des risques encourrus nous conduit à aller au-delà de la négation. 

L’approche des négociations de Copenhague réveille les sceptiques de l’effet de serre. Tout en acceptant la réalité du phénomène du réchauffement climatique, ils contestent le lien de causalité avec l’action humaine.

Patrimoine

 

Il s’agit ici du patrimoine collectif, celui de l’humanité, et tout spécialement du patrimoine naturel. Malgré les protections dont il bénéficie, il est menacé par la recherche de pétrole. Comment assurer la durabilité de ce patrimoine ?

Nous connaissons tous le patrimoine mondial de l’humanité, classé par l’UNESCO, et qui désigne des sites exceptionnels, ou des éléments de culture, allant jusqu’à des modes de vie comme le déjeuner familial en France. Le patrimoine naturel constitue dans cet ensemble une catégorie particulière, un cinquième environ de l’ensemble si l’on tient à quantifier ce qui n’est guère quantifiable.

Rafraichissement

Les canicules, qui seront de plus en plus fréquentes, conduisent à mener des politiques de résilience, notamment dans les villes. Comment rafraichir les villes, pour éviterla surchauffe ?

Malgré tous les efforts que l’on peut imaginer, il est aujourd’hui certain que la planète va se réchauffer. Même 1,5 degrés de plus en moyenne provoque un phénomène de canicule, dont nous ressentons les prémices et qui va s’accentuer au cours des prochaines années. Les conséquences sont nombreuses, notamment sur notre confort et notre santé pendant l’été. On parle de « confort d’été », mais il s’agit bien aussi de santé, pour les personnes les plus fragiles notamment.

Risque


Le concept de risque est inséparable de celui de développement durable. On pourrait même dire qu'il en est une des dimensions constitutives.

Un développement durable est un développement qui ne rencontre pas d'obstacle, et qui ne porte pas en lui ses propres Limites. Cette approche ne suffit pas à décrire le développement durable. Il faut y ajouter une persepctive, un projet qui donne du sens au mot développement. Comme au football, il faut une défense et une attaque. L'attaque c'est la générosité avec sa part de risque, la défense, c'est de la rigueur pour réduire le risque.

Sirènes

Au-delà des dangers pour la biodiversité et l'eau, le gaz de schiste est une menace pour le climat. Tel le chant des sirènes, il nous éloigne de notre route vers le « post carbone ».

Il est un grand absent dans les nombreux articles sur le gaz de schiste publiés ces derniers temps : l'effet de serre.

Soleil

Source d'énergie inépuisable, même à l'échelle géologique, le soleil est aussi notre lumière, nos jours et nos nuits, notre principal repère. Une relation à la fois utilitaire et affective, à cultiver pour notre bonheur.

Tout va bien

« Jusque là, tout va bien ! » Vous connaissez tous cette histoire du type qui tombe du 20e étage, et que l’on entend dire, à chaque étage au cours de sa chute, « Jusque là, tout va bien ! ». Il me semble l’entendre bien souvent, notamment en matière de ressources et d’énergie.