bruits

Bruit

Le bruit est un phénomène extarodinairement complexe. A la fois physique, physiologique, social. Cette complexité en fait un merveilleux sujet pour aborder le développement durable.

J’hésite sur le singulier ou le pluriel. C’est que bruit et bruits, ce n’est pas la même chose. Au singulier, le bruit est une nuisance, un phénomène désagréable dont il convient de se protéger.

Calme

Comment le calme est-il ressenti, comment le caractériser ? Bien au-delà du silence, le calme permet d'entrer dans la complexité des sens, dans toutes leurs dimensions.

Comme chacun sait, le silence peut être pesant. L’absence totale de bruits, de sons de toutes natures, est aussi redoutable que le vacarme, à ceci près qu’il ne laisse pas de séquelles Physique irréversibles.

Crèche

crecheLa qualité est toujours payante. La qualité se mesure à l’aune du besoin et de la manière de la satisfaire. L’exemple des crèches est significatif à cet égard.

La petite enfance est à l’honneur. Le discours officiel l’affirme, tout se passe dès les premières années, c’est là où l’avenir se joue. Et il y a un impact immédiat en termes économiques et sociaux : La présence de crèches permet de libérer les parents et notamment les mères (nous sommes encore loin de l’égalité hommes/femmes sur ce point) qui peuvent travailler et participer à toutes sortes d’activités. La crèche est un facteur de développement économique. Mais attention : Le nombre et la proximité des crèches est une chose, leur qualité en est une autre.

Dirigeable

Le transport aérien présente un avantage certain : il se joue des obstacles ordinaires qui pourraient se trouver entre son point de départ et sa destination. Mais il consomme beaucoup d’énergie et il fait du bruit. Le dirigeable permet de conserver les qualités en évitant les défauts.

C’est une aventure plus que bicentenaire. Le ballon des frères Montgolfier a été la première étape, mais dès le lendemain de la première ascension, Lavoisier, alors secrétaire de l’Académie des sciences, évoquait la suivante, celle où le ballon serait dirigé, au lieu d’être soumis aux caprices du vent. Nous étions en 1783.

Ecoute


Ce terme peut vous rappeler vos vacances, si vous êtes marin. L’écoute vous permet de tenir la Voile, et ainsi de sentir ses réactions et de comprendre la force et les orientations des Vents. L’écoute vous aide à capter au mieux les flux d’énergie qui passent sur votre bateau, énergie Gratuite mais irrégulière. L’écoute n’est pas qu’un cordage, un bout de ficelle ordinaire, mais une attitude d’éveil aux signaux, un instrument d’appréhension d’une réalité complexe, de phénomènes à la fois Utiles et indomptés.

Mobilité

mobilit2La question de la mobilité reste un enjeu majeur au titre de l'effet de serre dans notre pays. Chacun reconnaît les efforts et les résultats obtenus pour le bâtiment, que faire pour le transport ?

Face à un problème aussi général, et aux impasses que l’on observe souvent dans ce domaine, une seule solution : l'innovation. Innovation qui, dans ce cas précis, semble venir plus de la multitude des acteurs, et de ce qu'on appelle souvent le « terrain », que des grandes institutions.

Payeur

Nous sommes fiers du principe « pollueur payeur », inscrit dans notre constitution. A juste titre, car ce principe présente deux qualités : être une source de moyens financiers pour traiter convenablement les dommages et faire de la prévention, et influencer le comportement des responsables des pollutions.
C’est comme la santé. Les dépenses inquiètent les décideurs, avec les déficits qu’elles entraînent. Rares sont les déclarations sur les vertus d’une population en bonne santé et sur les bienfaits d’un système de santé performant. Le coût est mis en avant, jamais la valeur du service.

L’environnement est traité de la même manière. « Combien ça coute ? » semble être la seule question. Alors que ce ne sont pas les actions en faveur de l’environnement qui coûtent, ce sont celles qui ne sont pas faites. L’inaction coute bien plus cher que l’action. Imaginez un instant que soit décidé l’abandon de la taxe sur les ordures ménagères, et la politique qui va avec. Les grèves des éboueurs vous donnent des images de ce que cela pourrait donner, et il faudrait y ajouter bien d’autres phénomènes, pollution des eaux, problèmes d’hygiène, épidémies, etc. Dans un autre ordre d’idées, la dégradation de sites peut entraîner une baisse de fréquentation, ce qui couterait plus cher que leur entretien. N’oublions pas que le premier ministre de l’environnement, Robert Poujade, par ailleurs maire de Dijon, disait que son secteur sauvegardé rapportait plus à sa ville que sa zone d’activités.
Il faut bien sûr être rigoureux dans les choix techniques et les modalités d’intervention, mais soyons clair : l’environnement ne coûte pas cher, face à son contraire, le non-environnement. Dans son rapport sur la pollution de l’air, la sénatrice Leila Aïchi indique que les mesures de réduction de la pollution couteraient 6,4 milliards d’euros par an, pour des bénéfices sanitaires de l’ordre de 17,7 milliards, soit un gain annuel de plus de 11 milliards d’euros par an. Un investissement hautement rentable : plus de 175% par an ! Et aussi une somme à gagner non négligeable : Plus de deux fois le montant du déficit commercial de la France, pour fixer les idées.
Le problème est que ce n’est pas toujours le pollueur qui paye, contrairement à ce que le principe, pourtant constitutionnel, annonce. Ceux qui bénéficieraient d’un air plus sain, pour une valeur de 17,7 milliards, ne sont pas ceux qui payeraient les 6,4 milliards. Le « modèle économique » ne fonctionne pas. Le coût de la pollution est diffus, et les gains éventuels le sont aussi. Partagés entre une multitude d’acteurs, à titre personnel ou professionnel. Les payeurs hurlent au hold-up fiscal à chaque fois qu’un prélèvement est envisagé, sur les carburants par exemple. C’est ainsi que les chiffres impressionnants sont atteints : la pollution de l’air en France coûte plus de 100 milliards d’euros chaque année, auxquels il faudrait ajouter 20 autres milliards au titre de la pollution de l’air intérieur, celui que vous respirez chez vous ou au bureau.
La pollution de l’air a fait l’objet de nombreuses études économiques, dont la sénatrice s’est inspirée pour écrire un document validé à l’unanimité par la commission d’enquête. Il existe bien d’autres domaines où les coûts sont moins bien connus, comme ceux de la dégradation d’un paysage. Il y a souvent des effets d’accumulation sans que les effets ne se fassent sentir, si bien qu’il est difficile ensuite de revenir en arrière : les acteurs économiques ont trouvé leur équilibre sans payer leur « prélèvement » sur la qualité de l’environnement, et ils ne veulent pas que ça change !
La question du bruit, première nuisance ressentie par les Français, vient d’être explorée par le cabinet EY, à la demande du Conseil National du Bruit et de l’ADEME. Malgré la prudence des rapporteurs, qui ont systématiquement retenu des hypothèses basses chaque fois qu’il y avait un doute, le chiffre de 57 milliards est avancé. Des couts auditifs, surdité et pertes d’acuité auditive, mais aussi d’autres formes de couts sanitaires, maladies cardio-vasculaires en particulier, et de nombreux couts sociaux, baisse de productivité au travail et à l’école, dégradation de relations sociales, dépréciation de biens immobiliers, etc. Le bruit coute plus cher que le tabac, mais le prix est en bonne partie supporté directement par les victimes. En dehors du cas particulier des aéroports, ce sont les seules victimes qui paient. C’est le royaume du « pollué-payeur ».
Vous le voyez, les sommes en jeu dans les affaires d’environnement sont considérables. L’unité de compte est la dizaine de milliards d’euros. Nous sommes dans les mêmes ordres de grandeur que le coût social des accidents de la route, des méfaits du tabac, et aussi du déficit budgétaire de la France, autour de 70 milliards. En matière diffuse, les dépenses de prévention sont souvent prises sur le budget de l’Etat (y compris la sécurité sociale) ou des collectivités locales. Quand il faut faire des économies, la tentation est forte de reporter la charge sur les pollués, qui ne constituent pas une force sociale organisée, et acceptent, bon an mal an, de payer la facture, une facture discrète mais lourde. Mais c’est la situation économique et sociale de la maison France qui se dégrade. Le déficit de la sécurité sociale en est aggravé, la « cohésion sociale » affectée, la performance des salariés au travail diminuée, l’attractivité du pays dépréciée, l’avenir hypothéqué. Le coût de l’inaction, pour reprendre le sous-titre du rapport sénatorial, est en partie masqué, mais il est élevé. Est-ce durable ?

Productivité

village3Il est curieux de voir comme le mot "productivité" est absent du débat sur les retraites. Il s'agit pourtant un paramètre essentiel de l'équation à résoudre.

Le productivisme est souvent dénoncé par les écologistes. La confusion est fréquente avec la productivité. Il s’agit de deux choses bien différentes.

Projet

projet aleks dahlberg 255027Voilà un joli mot, tourné vers l’avenir. Un avenir proche, pour une réalisation bien identifiée, ou un avenir plus lointain et plus général, comme un projet de vie, ou d’entreprise. L’étoile de Sirius, qui donne le cap. Deux échelles de temps, qu’il convient de conjuguer, le projet immédiat devant constituer une pierre du projet global, mais en étant souvent déconnecté.

Un projet global, voilà qui nous conduit au développement durable. Pas d’avenir sans projet, sans une vision du futur que nous souhaitons, même si chacun sait bien qu’il faudra l’aménager et l’adapter en fonction des réalités rencontrées. Les occasions sont nombreuses de proposer un projet à partager, notamment à l’occasion d’élections, mais ne nous trompons pas : un programme électoral est souvent un ensemble de promesses, qui ne porte guère de « vision » cohérente d’un futur enviable.

Sondage

 

En périodes électorales, les sondages sont légion et occupent la Une des journaux. Ils donnent également des indications utiles sur la perception des politiques d’environnement et leur mise en pratique.
La contradiction est reine. Il y a bien trop de fonctionnaires, affirme-t-on dans les sondages, mais « je voudrais que mes enfants soient fonctionnaires » reste majoritaire d’après d’autres sondages, ou peut-être même les mêmes.

Vélo

Nos vies "modernes" sont souvent coupées en rondelles, travail, déplacement, loisir, etc. On en perd ainsi la vue d'ensemble et progressivement la possibilité d'un bon pilotage. Le vélo offre une bonne opportunité de reprendre le contrôle.


Voilà un mot plein d’évocations pour le développement durable. Le vélo est un des modes de déplacement les plus efficaces, en terme de consommation d’énergie, de place au sol, de bruit et pollutions émises. Il reconquiert progressivement sa place dans les Villes de France, mais il y reste loin de celle qu’il occupe dans d’autres pays, ceux d’Europe du Nord notamment.