avenir

14 juillet

14juilletQuel meilleur symbole du changement vers un monde nouveau que le 14 juillet ? Comment sortir de l’ancien régime, issu de la révolution industrielle et des trente glorieuses…

La prise de la Bastille reste le symbole de la révolution française. Un moment fort, qui marque la fin d’une époque. La société sort de l’immobilisme où l’avait enfermé l’ancien régime, et part sur de nouvelles bases. C’est un scénario de ce type dont nous aurions besoin, la guillotine en moins, bien sûr.

Abondance

Les bienfaits de la société d'abondance nous seront-ils interdits ? Est-il possible de conserver l'abondance tout en réduisant les inconvénients ?

Pour les parisiens, c’est une fois par an. C’est au salon de l’agriculture que l’on peut admirer les splendides vaches de la race Abondance, fleuron d’une région du même nom où l’on peut les admirer en pleine nature, entre le lac Léman et le Mont Blanc. Vache, fromage, qualité de la nourriture, paysages de montagne préservés, équilibre entre agriculture, qualité de vie, tourisme, et diversité biologique.

Ainés

Un ministère pour les ainés. Voilà une terminologie qui sent bon les bonnes œuvres et la France profonde. Les plus hautes autorités de l’Etat nous parlent, au même moment, de la vie après 60 ans, dont il convient d’ouvrir le chantier. Tout cela sur fond de débat ré ouvert sur l’avenir de nos retraites.

Alter

On a vite fait de condamner, et d'être contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Réflexe un peu rapide, voire primaire, qui masque le besoin d'une alternative.

La tendance au rejet de ce qui ne vous plait pas est bien naturelle. La mondialisation ne vous plait pas, elle crée et renforce des inégalités : haro sur elle, et vous voilà antimondialiste.

Après

Vivons pleinement le moment présent, bien sûr. Profitons de la vie, mais « sans compromettre les chances des générations futures » d’en profiter aussi. Comment prendre en compte l’après ?

La « tragédie de l’horizon », est une image proposée par le gouverneur de la banque centrale d’Angleterre, Mark Corney. Il s’agit de l’écart entre les horizons temporels, celui de la décision d’un côté, et des conséquences desdites décisions. Que se passe-t-il, après ?

Assemblée générale

assemblee generaleIl s’agit ici les entreprises et de leur gouvernance. Les actionnaires, parfois vilipendés, semblent aujourd’hui plus réactifs au risque climatique. Le feront-ils intégrer aux stratégies des entreprises ?

Les inégalités et leur renforcement récent ont déjà fait l’objet de rapports, de l’OCDE notamment : Elles compromettent la croissance, et les entreprises, comme les pouvoirs publics, devraient veiller à les maîtriser (1). On parlait alors de « croissance inclusive ».

Assimiler

Le débat sur l'immigration tourne toujours autour de la capacité d'assimilation des nouveaux arrivants. Est-ce une approche "durable" ?

Atout

 

Réformons, il en restera toujours quelque chose ! L’urgence de la réforme, la réforme pour elle-même, ou pour se rassurer, telle est « l’ardente obligation » du moment. Mais attention à ne pas brader des atouts dans ce grand chambardement.

La recherche d’économies est parfois mauvaise conseillère. Telle économie immédiate pourra se payer cher plus tard et le dicton « ça coûte cher d’être pauvre » est là pour l’illustrer.

Attitude

attitude2 joe wroten 847 unsplashL’avenir dépend largement de l’attitude que chacun adopte à son égard, de sa foi en l’avenir. Il y a des attitudes de repli et des attitudes de conquête. Existe-t-il une attitude durable ?

Construire son avenir n’est pas chose aisée, et peut même faire peur. Et pourtant c’est bien le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. L’ancien monde, celui qui ne connaissait pas de limites, est bien mort, et il nous faut imaginer un monde « fini », où la seule ressource sans limites est le génie humain, le talent, la capacité d’apprendre.

Aventure

 

Séduisante et inquiétante la fois. L’aventure présente ces 2 aspects, de découverte et de respiration d’un coté, de crainte de l’inconnu de l’autre. Le développement durable est la recherche d’une nouvelle étape dans l’aventure humaine.

Biophilie

biophilie2L’amour de la nature et des êtres vivants est profondément ancré dans nos cultures. La biophilie, car c’est comme ça qu’il s’appelle, relève du lien millénaire entre l’Homme et la nature. Une approche affective, complément fort utile aux approches rationnelles.

C’est le titre d’un livre, paru en France en 2012, écrit par un entomologiste, professeur à l’Université d’Harvard, Edward 0. Wilson. Il est aussi un des pères du concept de biodiversité. Biophilie et biodiversité, deux approches complémentaires du vivant.
La biophilie est l’amour du vivant, l’attrait qu’il inspire. La biodiversité est une de ses caractéristiques essentielle, l’indice de sa richesse, de son exubérance, et de sa résilience. L’une fait référence à l’affectif, au sentiment, et l’autre à la raison, à, la connaissance.

Business plan

Pobusinessplanur une entreprise, on appelle ça le business plan, le projet d'entreprise en bon français. Aujourd'hui, ce n'est pas chaque entreprise qui doit en changer pour s'adapter aux nouvelles exigences, mais la société toute entière.

En ces périodes difficiles, permettez-moi pour une fois d’être manichéen et d’opposer deux attitudes contrastées.

Campagne

campagneIl n'y a pas que les villes et les modes de vie urbains dans la vie. Il y a aussi la campagne, qui est un autre avenir possible pour l'humanité, et à qui il faut donner toute sa chance.

Cap

Le développement durable est un changement de cap. Un changement de cap pour l’humanité qui s’était orienté en fonction de l’immensité de la planète. Elle est aujourd’hui petite (1), la boussole d’hier ne fonctionne plus.

Changer de cap est une décision importante. Elle peut inquiéter, si elle ouvre la voie à l’inconnu, mais elle n’est pas pour autant synonyme d’épreuve ni de sacrifice. Le développement durable est un changement de cap, souvent associé à la douleur et à un coût. Ne parle-ton pas fréquemment de coût de l’environnement, du financement de la transition énergétique ? Le changement de cap aurait un coût, difficile à prendre en charge quand la crise est latente, quand la compétition internationale devient de plus en plus sévère.
C’est justement pour ne pas s’exposer à des coûts insurmontables qu’il faut s’engager vers le développement durable. Dans son rapport sur le coût du dérèglement climatique, Nicholas Stern montre qu’à l’échelle de la planète le changement de cap est « rentable ». Mais les décisions sont souvent prises en référence à la « microéconomie », celle de la vie courante et des intérêts immédiats, plutôt qu’à la macroéconomie. Le changement de cap est-il aussi intéressant à l’échelle de la proximité ?
Prenons deux exemples de la vie courante, l’alimentation et la voiture.
Passer au bio coûte plus cher. Les rendements sont moins bons, et il faut plus de travail humain. Ce n’est sans doute pas une fatalité, mais admettons le pour l’instant, puisque c’est l’opinion dominante. Mais le changement de cap ne concerne pas que l’origine des produits, il nous conduit à s’interroger sur notre alimentation, qui doit à la fois satisfaire un besoin et nous procurer du plaisir. Il faut revisiter notre assiette. Nous mangeons souvent trop, et en particulier trop de viande et de produits animaux. Même de qualité médiocre, ces produits coûtent plus cher que les végétaux, légumes et céréales, et le changement de régime, moins carné et plus végétal, contient en soi une source d’économies substantielles. Avec le changement de cap, chaque unité de produit coute plus cher, mais le nouvel équilibre est bien plus économique, les économies sur la viande venant compenser et au-delà les dépenses supplémentaires en légumes. Et on peut se permettre le luxe de ne manger que de la bonne viande, en quantité réduite mais autrement plus gouteuse que celle des élevages industriels.
Les voitures non polluantes coutent plus cher que les modèles classiques, et les exigences environnementales font monter les prix. Admettons, encore une fois, même si ça peut se discuter. A-t-on chacun besoin d’une voiture ? Une voiture particulière ne roule que 5% de son temps, et passe les 95% restant au stationnement. Un vrai gâchis. On doit pouvoir mieux faire. Une voiture quand on en a besoin, et uniquement quand on en a besoin, ce serait beaucoup mieux. Location ou partage, voilà des voies de progrès qui sont à portée de main, et trouvent de plus en plus d’adeptes. Au total, le budget « voiture » pourrait être fortement réduit à condition d’accepter de ne pas en être propriétaire. Le gain serait bien supérieur aux dépenses supplémentaires qu’entrainent des exigences environnementales, d’économies d’énergie et de sécurité.
Voilà donc deux postes lourds dans le budget des ménages qui seraient allégés en cas de changement de cap. Le raisonnement pourrait aisément être étendu à d’autres postes, tels que le logement. Refuser de changer de cap, ou le faire trop lentement, en traînant les pieds, c’est accepter que les exigences environnementales s’imposent malgré tout à un plus haut niveau, et coutent alors beaucoup plus cher. Nous les ressentons déjà pour la plupart, provoquées par des pollutions de toutes natures, dans l’air que nous respirons et les couches atmosphériques qui nous protègent, dans l’eau douce et les océans, dans les sols. D’ores et déjà, le coût de la pollution de l’air extérieur est évalué à 100 milliards d’euros, celui du bruit à une soixantaine de milliards d’euros.
Ajoutons que le changement de cap nous conduit à de nouvelles approches, avec leur part de bénéfices pour la collectivité. La construction de demain sera multifonction. En plus d’être un lieu de vie ou d’activité, le bâtiment du futur sera une centrale d’énergie et un instrument de régulation du régime des eaux, et peut-être bien d’autres choses encore. Le décloisonnement des approches, que le changement de cap provoquera inévitablement, ouvre de nombreuses et heureuses perspectives. Pour en profiter, il faut juste accepter de changer, et c’est ça qui est le plus difficile…

1 - « Nous n’habitons plus la même planète que nos aieux. La leur était immense, la nôtre est petite ». Bertrand de Jouvenel, Arcadie, essai sur le mieux vivre, 1968

Capital

capitalUn mot capital. Il représente notre santé comme notre patrimoine, la planète et nos cultures, nos savoir faire. Un mot riche et complexe, souvent prononcé dans un sens restrictif. Dommage, car il offre un champ de réflexion formidable pour le développement durable.

Prenons le mot dans le sens des économistes. Le capital, c’est la planète, nos savoir faire et nos Connaissances, notre Culture.

Catastrophe

La crainte de la catastrophe est souvent évoquée pour "vendre" le développement durable. Une approche souvent contre-productive, et de surcroît bien dangereuse.

Les nombreux reportages sur les catastrophes mettent en évidence un sentiment fréquent : elles sont la manifestation d’une Colère divine.

Chemin

« On ne sait pas où on va, mais on y va ! ». Cette interpellation a eu son heure de gloire, en mai 1968 notamment. Une manière d’alerter une société qui s’emballe, qui tourne à plein régime sans savoir dans quelle direction elle va. Il n’y a plus de pilote dans l’avion. Elle manifeste un besoin de reprendre son destin en main.

Créativité

Les défis qu'il nous faut relever pour que notre développement doit durable sont multiples. Ils exigent un sens de l'innovation et une créativité sans précédent. Nos territoires doivent y contribuer.

« En changeant l'organisation de mes bureaux, j'ai changé l'état d'esprit dans mon cabinet ». En décloisonnant les espaces, en permettant ainsi une circulation nouvelle d'information, un nouveau contexte de Travail s’est constitué, et la créativité du groupe s'en est trouvée accrue.

Défis

Faire vivre convenablement 9 millirads d'êtres humains d'ici 2050 relève du défi. Le développement durable revient souvent à sortir de contradictions par le haut, à réaliser des exploits dans le champ du progrès technique, maîtrisé, et de l'organisation de nos sociétés.

La vie moderne n’est qu’une suite de défis, c’est bien connu. Choisissons en un, pour voir comment le relever dans l’esprit du développement durable.

Départ

Le départ de Nicolas Hulot du gouvernement est l’occasion de se demander comment prendre un nouveau départ pour l’écologie et le développement durable. Faut-il changer de stratégie ?

Dans son propos à la radio où il annonçait son départ, Nicolas Hulot avouait n’avoir pas su trouver au gouvernement et aussi dans la société française, les soutiens dont il avait besoin pour mettre en place une politique ambitieuse. « Tout le monde s’en fiche », avait-il dit à l’Assemblée Nationale, en parlant de la loi sur la biodiversité qu’il présentait. C’est sans doute sur cette réflexion qu’il faut s’arrêter pour envisager l’avenir de ce ministère, et non sur des analyses contradictoires des volontés présidentielles.

Disruption

Un mot dans l’air du temps, comme résilience, mais dont peu de gens connaissent le sens véritable. Un mot qui mérite d’être rapproché du développement durable, et de la capacité d’innovation que celui-ci exige.

Ce dictionnaire s’est orienté vers les mots courants, de la vie de tous les jours. Permettez une exception pour un lot curieux mais à la mode. Disruption, ou l’adjectif disruptif, si vous préférez. Un mot que je croyais tout neuf, quelques années, mais qui est beaucoup plus vieux. Il a juste changé d’univers et par suite de signification. 

Enthousiasme

 

Une note en guise de bons voeux. Une année pour réussir la 21e « conférence des parties », la COP 21, qui se tiendra en décembre prochain à Paris. Une occasion en or de faire du développement durable un objet d’enthousiasme et de mobilisation populaire.

C’est aussi une ouverture à exploiter à fond pour éloigner la peur qui envahit notre société et la gangrène insidieusement.

Entrepreneur

Exploration de futurs inédits, le développement durable provoque des réactions de rejet, scepticisme, peur du changement, défense des positions acquises. Il faut toute l’énergie des entrepreneurs pour dépasser ces réactions et ouvrir la voie vers le développement durable.

Espoir

Aux ambitions du développement durable, certains opposent volontiers son coût. Bien sûr si on croit qu'il suffit de corriger, de réparer, de rajouter une couche. Pas du tout si l'on fait du développement durable, source d'espoir, l'instrument même du changement.


L’importance des émotions en géopolitique a été parfaitement décrite par Dominique MOÏSI (1), et elle se décline aussi en politique nationale.

Europe

L'Europe est souvent considérée comme dépassée par les évènements. Elle est vieille, divisée, trop lourde. Et pourtant, elle a tout ce qu'il faut pour entraîner le monde sur la voie du développepment durable.

Un mot qui s'impose, au lendemain de la nomination d'un président pour l'Union européenne et d'un ministre commun des affaires étrangères.

Fardeau

 

Comment se répartir le fardeau ? Cette expression est souvent reprise dans les affaires internationales, qu’il s’agisse de migrations ou de changement climatique. Une manière de poser le problème, mais est-ce une manière durable ?

Voilà un mot qui devrait être exclu de l’univers écologique. Un mot qui pointe d’emblée la charge et soulève des obstacles. Le contraire de ce qu’il faut attendre pour lancer une dynamique. Et pourtant, il fait partie du vocabulaire officiel des négociations sur le climat, et il est maintes fois repris par les ONG. Faites vous-même votre malheur, pourrait-on dire.

Frileux

En ces périodes de crise, il est de bon ton de trouver des boucs émissaires et des explications définitives. Le principe de précaution est une des victimes toutes désignées de ces errements, qui cachent le plus souvent une réelle frilosité.

Est-ce l’effet de l’âge ? Nos sociétés sont frileuses. Il pourrait s’agit de thermique, il faudrait alors chauffer les logements au-delà des 19° officiels, mais nous parlerons ici d’attitude face à la vie.

Futur

Les élections européennes offrent une magnifique occasion de se projeter dans le futur, pour qu’il soit durable, bien sûr, et de prendre du recul à la suite des élections municipales, dédiées à la vie quotidienne.
Le manque de perspectives crédibles plombe le débat. La conviction se répand, que nos enfants vivront moins bien que nous. Le sentiment d’une dégradation irréversible progresse.

Guerre

La France se découvre en guerre, à en croire nos dirigeants politiques. Guerre et développement durable ne font pas, a priori, bon ménage. Comment rester durable quand on est en guerre ?

Guerre et paix sont très présentes dans les principes du développement durable, proclamés en 1992 à Rio de Janeiro.

Identité

Chacun recherche son identité, et c'est bien normal. Ce qui l'est moins c'est le repli sur cette identité, la fermeture aux autres. D'autant que pour chacun, identité se conjugue au pluriel.

Un terme à la Mode, et l’histoire du drapeau français, brandi en pleine campagne électorale, comme la proposition de lui dédier un ministère, ont bien alimenté le débat, mais en l’instrumentalisant largement pour la conquête de nouveaux électeurs.

Immédiat

 

Le double dividende est une des voies vers le développement durable. Aux bénéfices à long terme, pour les générations futures, s’ajoutent des bénéfices immédiats. De quoi motiver les acteurs !

Nous vivons dans l’instant. Les promesses de jours meilleurs sont bien incertaines, un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras ».

Incertitude

Une société qui bouge vite est marquée par un haut degré d'incertitude. Comment vivre avec, et même en faire un moteur de progrès, dans une stratégie de développement durable ?

Un mot bien inconfortable. Rien de pire que de na pas savoir où l’on va, de quoi demain sera fait. Les fluctuations du prix du pétrole sont bien plus difficiles à gérer que le haut niveau en soi.

Investissement

Faire du développement durable, c’est entrer dans le monde de demain. C’est avant tout un investissement. Pas sans risque, comme tous les investissements, mais chacun le sait, sans investissement, il n’y a pas d’avenir…

A quoi bon tous ces efforts, si nous sommes les seuls ? Comment lutter contre l’effet de serre, si les américains et les chinois refusent de s’engager ? Voilà des phrases souvent entendues, et qui témoignent d’une sorte de découragement devant l’ampleur de la tâche.

Location

Pour économiser les ressources sans pour autant se priver, une seule solution : l'efficacité. Un usage souple et fliude des ressources pour le meilleur service. La location doit répondre à cette nécessité.

La propriété, c'est le vol ! Je ne sais pas, mais c'est sans Doute, dans certains cas, loin de l'optimum écologique.

Malentendu

Résistance au « progrès », ou au contraire, nouvelle vision du futur, le malentendu est fréquent au sujet du développement durable. Un malentendu souvent instrumentalisé, et qu’il convient de lever pour mobiliser toutes les énergies.

Le développement durable est l’objet d’un malentendu fréquent. Peut-être le principe de précaution en est la cause, ou bien la référence maintes fois rappelées aux catastrophes qui nous attendent si nous ne changeons pas de cap.

Marche

 

marche2La marche à pied a toutes les qualités : bonne pour les marcheurs, et bonne pour l’environnement. Comment la développer au quotidien, dans les villes, pour en tirer ce double dividende ?

La marche passe par des hauts et des bas. L’expression « marche ou crève » nous rappelle le bas, mais le message dominant aujourd’hui est plutôt positif, en référence à notre santé.

Misère

Les mots sont lourds de signification, parfois bien au-delà de ce que leurs auteurs pensaient. N'ayez pas peur réveille la peur, ne vous énervez pas est toujours énervant. Les meilleurs sentiments parviennent ainsi à se retourner contre eux-mêmes. Il en est fréquemment ainsi en matière d'environnement et d'action humanitaire, comme le mot "misère" le montre.

« La France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Une petite phrase, et tout est dit. Un message fort, qui restera la toile de fond de tous les discours sur le sujet sensible et complexe de l’immigration. L’immigration est une bonne action, une charge que l’on accepte pour des raisons humanitaires, avec un zest de sentiment de culpabilité.

Modification

Il ne sert à rien de se lamenter ou de dire ce qu’il faudrait faire, il faut passer aux actes. Massivement, car ce ne sont pas quelques initiatives isolées qui changeront le monde. Comment provoquer la modification du comportement du plus grand nombre ?
C’est le peur de lendemains qui ne chantent pas du tout qui a souvent été mise en avant pour convaincre nos concitoyens de changer de comportement.

Morale

La morale peut être perçue comme une approche philosophique, de système de valeur et de mode de pensée, mais elle prend souvent un sens plus restreint, de conformité à un modèle social bien précis. La morale et le développement durable vont-ils bien ensemble ?

La dimension morale du développement durable est sans doute un obstacle à sa bonne compréhension. L’adhésion suscitée par des arguments affectifs est souvent fragile, sujette à des revirements ou à un effritement devant l’impuissance et l’absence de résultats immédiats.

Mur

le développement durable est solidaire par nature. Les inégalités qui se renforcent dans le monde ont entraîné l'édification de murs, pour se protéger. Une forme d'apartheid moderne.


Une des premières traductions opérationnelles du développement durable est de ne pas aller dans le mur.

Mythe

Le développement durable s'imposerait aisément si la raison était le principal moteur du changement, mais nous voyons bien qu'il n'en est rien. Les phantasmes, les rumeurs, la nostalgie du passé pèsent encore lourd. Il faut la force des mythes pour faire bouger une société.

Nombre

Nous sommes envahis par les nombres. Ils nous fixent le cadre de nos activités, nous donnent des objectifs, nous décrivent dans notre intimité. Comment en faire bon usage sans se laisser progressivement dominer et laisser nos vie se réduire à des équations ?

Il y a bien sûr le nombre d’or, célèbre en architecture, qui garantit l’harmonie des formes. Les nombres nous rassurent, en nous offrant des références présumées objectives et universelles. Les mathématiques sont honnêtes par nature, personne n’en doute.

Pacifisme

« La guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur le développement durable » affirme le principe 24 de la déclaration de Rio.
Nous sommes tous, ou presque, des pacifistes. Au sens plein du terme, c’est à dire que nous voulons préserver la paix, nous n’aimons pas la guerre, et nous ne considérons plus que c’est un mode normal de règlement des conflits, et encore moins d’expansion.

Parcours

 

Développement durable : un terme qui implique la prise en compte du temps. La vitesse et la lenteur sont souvent en débat. Il faut aussi prendre en compte le parcours nécessaire pour faire vivre des projets, ou les parcours dans la vie des gens.

Participatif

De nouveaux modèles économiques devront être imaginés pour entrer dans l’ère du développement durable. Economie de fonctionnalité, économie circulaire, internalisation des coûts externes, et bien d’autres orientations demandent des modèles adaptés. Le volet participatif de la nouvelle économie est un des aspects de la question.

Nous sommes aux Haies, modeste commune du Nouveau Rhône, 772 habitants, à 10 km de Givors et limitrophe de Condrieu, célèbre pour ses vins. Une commune du parc naturel régional du Pilat. Particularité : c’est la première collectivité à disposer d’une « centrale villageoise ».

Perspective

A l'opposé d'un retour en arrière, le développement durable doit ouvrir de nouvelles perspectives.Même l'abandon de filières qui, à l'usage, apparaissent trop dangereuses, doit être porteur d'avenir.

La perspective de sortir du nucléaire revient en débat. Un débat qui nous rappelle que cette technique a toujours été considérée comme une transition, en attendant d’autres techniques.

Populaire

populaire vasily koloda 620889 unsplashLa transition écologique ne serait pas populaire. C’est le champion de la Terre, Emmanuel Macron, qui le dit, à l’occasion de son passage aux Nations Unies. Il a hélas raison. Mais posons-nous la question, qu’avons-nous fait pour la rendre populaire ?

« Notre génération n’a pas le choix », conclut le président, dans son intervention devant l’assemblée générale des Nations Unies. Tout ce qu’il faut pour démobiliser. Les solutions uniques, les cartes forcées, on n’aime pas ça. Ce sont les autres qui décident, les technos, les sachants, mais nous savons bien qu’ils se trompent. La transition parce qu’on n’a pas le choix, c’est un mauvais argument, contreproductif. Tout comme les appels au sauvetage de la planète, aux déclarations d’urgence répétées maintes fois.

Précaution

Précaution, un mot qui nous donne l'occasion de revenir sur un principe controversé, et de s'interroger sur la manière de communiquer des promoteurs du développement durable. Peut mieux faire !

Pas un jour sans qu’on en entende parler à la radio, que ce soit pour éviter des accidents de la route que provoqueraient des chutes de neige, ou pour lutter contre la propagation d’un virus. Après la grippe aviaire est venue la peste porcine ou grippe A, qui a apporté récemment une bonne contribution. Principe de précaution, Un mot à succès !

Préparation

L’avenir n’est pas écrit, mais certaines tendances sont prévisibles, en fonction de phénomènes démographiques, physiques ou biologiques. Il faut nous préparer à profiter de ces tendances, ou du moins à ne pas en souffrir exagérément.

Un mot aux sens multiples. Oublions la préparation du pharmacien, qui nous apprend à combiner les vertus des molécules et à choisir les bons dosages, et concentrons-nous sur le plus simple, préparons-nous à une épreuve. Un évènement important, qui pourrait changer beaucoup de choses dans nos vies.

Prévision

Le développement durable se construit chaque jour, et s’appuie notamment sur des scénarios pour aider à prévoir ce dont l’avenir sera fait. Des prévisions produites par des organismes internationaux comme l’agence internationale de l’énergie.

Malgré tous les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie ne cesse de grimper à l’échelle mondiale.

Projet

projet aleks dahlberg 255027Voilà un joli mot, tourné vers l’avenir. Un avenir proche, pour une réalisation bien identifiée, ou un avenir plus lointain et plus général, comme un projet de vie, ou d’entreprise. L’étoile de Sirius, qui donne le cap. Deux échelles de temps, qu’il convient de conjuguer, le projet immédiat devant constituer une pierre du projet global, mais en étant souvent déconnecté.

Un projet global, voilà qui nous conduit au développement durable. Pas d’avenir sans projet, sans une vision du futur que nous souhaitons, même si chacun sait bien qu’il faudra l’aménager et l’adapter en fonction des réalités rencontrées. Les occasions sont nombreuses de proposer un projet à partager, notamment à l’occasion d’élections, mais ne nous trompons pas : un programme électoral est souvent un ensemble de promesses, qui ne porte guère de « vision » cohérente d’un futur enviable.

Prolongation

Les évènements récents dans notre pays témoignent de difficultés conjoncturelles réelles, mais aussi des résistances au changement de modèle économique. Le temps réglementaire est terminé, nous voilà dans les prolongations.

Protéger

Parmi les émotions qui gouvernent le monde, selon Dominique Moïsi, la peur s'est répandue particulièrement dans le monde occidental. D'où un besoin de protection, qui fait peut-être autant de mal que la peur, du point de vue du développement durable.

Il est de bon ton, notamment dans les campagnes électorales, de proposer aux Français une forme de protection.

Regard

regard1Une loi sur l'adaptation au vieillissement est soumise au Parlement. Un vrai sujet de développement durable, pour lequel il est proposé de changer de regard.

Répartition

Un mot magique : il fait l’unanimité. Tout le monde veut sauver le régime de retraites par répartition. Il reste à savoir ce que l’on répartit, et entre qui. Il y a des années, Alfred Sauvy rappelait que la répartition s’impose du simple fait que les Richesses distribuées une année ont été produites, pour l’essentiel, la même année. Capitalisation et répartition sont des modalités pour déterminer ce dont chacun disposera, mais sur le fond, il s’agit toujours de répartir des richesses produites à une époque donnée.

Requin

requinNous allons aborder ici la bonne santé des océans, avec plusieurs indicateurs dont celui des populations de requins, victime à la fois de fantasmes et de la bonne réputation de leurs ailerons.

Le réchauffement climatique ne doit pas faire oublier d’autres périls qui menacent la planète. La question des océans tout aussi inquiétante, et d’ailleurs elle rejoint celle des émissions de gaz à effet de serre puisque les océans constituent un immense appareil à capter ces derniers, grâce au phytoplancton.

Résilience

Dans nos sociétés troublées par les crises multiples, chacun cherche des points d’appui, des repères stables qui lui permette de s’y retrouver, et de conserver son statut. On parle de résilience.

Un mot à la mode, qui sonne bien dans les salons et les tables rondes. Les grands débats qui s’amorcent, sur les « Transitions », écologiques et énergétiques, sur les mille façons de surmonter la Crise économique, font tous état de cette fameuse résilience.

Revenu

La question du revenu universel a été liée à tort à la raréfaction du travail. Elle prend un sens bien différent si elle est associée à des objectifs de nature du travail, et de qualité de vie au travail. La valeur travail comme motivation principale, au lieu de la recherche d’un pouvoir d’achat.

L’élection présidentielle a été l’occasion de lancer le débat sur le revenu universel. Revenons sur ce concept, libérés de la tension de l’évènement, en toute sérénité.
Le revenu universel a été évoqué en réponse à un phénomène précis, la raréfaction du travail. Encore une fois, c’est la manière de poser le problème qui est à la source de tous les malentendus, et empêche de progresser dans la réflexion.

Robot

La productivité du travail est un paramètre souvent oublié dans les débats sur la retraite. La montée en puissance des robots de toutes natures change profondément les perspectives.

Les robots de toutes natures ont envahi notre société. Et ce n’est qu’un début.

Stratégie

 

Il n’y a pas que les mauvaises herbes qui ont la vie dure, il y a aussi les mauvaises stratégies. Ou des stratégies qui perdurent bien au-delà le leur temps utile. Des stratégies qui n’ont pas vu le temps passer…

Quel que soit le domaine concerné, la stratégie induit une série de décisions. Elle formate une organisation, les cultures des acteurs.

Structure

On oppose souvent les réformes "structurelles" aux ajustements "conjoncturels". La question des structures est souvent moins visible, mais elle influence en profondeur notre avenir.

Nous parlons ici de la structure d'un corps social, et non d'un organisme Physique ou biologique.

Talent

Le talent, voici une ressource qui ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Un concept bien intéressant, dans une société où l'on cherche une forme de croissance qui ne compromet pas le futur.

Nous approchons de la fin 2008, l’année où l’on a célébré le 40e anniversaire de mai 68. Une bonne occasion de remettre cet évènement marquant en perspectrive avec le développement durable.

Tolérance


A première vue, ce mot est agréable. Mettons tout de suite de côté les maisons de tolérance, et on arrive dans un univers de compréhension mutuelle. Ca doit être bien pour la gouvernance. A y regarder de plus près, il convient d’être plus réservé.

Faire preuve de tolérance, c’est accepter que l’autre soit Différent, qu’il n’ait pas les mêmes mœurs, les mêmes dieux. On en fait souvent une Vertu.

Tragédie

Deux tragédies, au théâtre du développement durable, et peut-être bien d’autres ensuite. Celle des biens communs, et celle des horizons. Ce ne sont pas des fictions, mais rassurez-vous, le simple fait de les avoir identifiées devraient permettre des dénouements heureux.

Il s’agit de tragédies modernes, qui n’auraient pas eu de sens à l’époque classique ou dans la Grèce antique. Le mot « tragédie » est appliqué aujourd’hui aux biens communs, ceux dont tout le monde dispose, comme l’air que nous respirons. C’est en 1968 qu’un biologiste américain, Garett Hardin, publie sa théorie dans la revue Science. Chacun exploite sans vergogne les biens auxquels il a accès, au point que la ressource finit par s’effondrer.

Trajectoire

La notion de modèle de développement, souvent traduite par le mot "trajectoire", tend à nous enfermer dans un cadre étroit. Les anciennes (?) pratiques du FMI illustrent cette vision unique du futur. Il n'y a pas qu'un modèle, il y a des avenirs à construire, et autant de trajectoires.

 Le mot est souvent utilisé pour évoquer la marche des pays vers le développement. Il y aurait les pays développés, et ceux en voie de développement, qui suivent bon an mal an la trajectoire des premiers.

Transformation

Au sens du rugby. Un premier succès, l’essai, n’est pas complet sans transformation. Le développement durable a marqué un essai, en sensibilisant aux dangers d’une fuite en avant, mais il peine à le transformer, à mobiliser pour le changement.

Le développement durable a été mal « vendu ». Le premier acte a connu un réel succès, l’alerte face à la dégradation de l’environnement, victime du « progrès ». Un tel succès qu’il occupe encore tout l’espace et empêche le second acte de commencer, celui d’une réaction à l’alerte, de la recherche d’un autre « progrès », d’un développement « durable ».

Vent

Le vent, c'est de l'énergie, et ça tombe bien quand on cherche une énegie abondante et sans carbone. Encore faut-il alller la chercher, cette énergie, la mobiliser à bon escient. Tout un art !

Tout ça, c’est du vent !

Autant dire que le vent semble bien inconséquent, mis à part celui observé par Georges Brassens sur le pont des Arts, car une attention profonde prouve que c'est chez les fâcheux qu'il préfère choisir les victimes de ses petits jeux.

Volonté

Comme tout changement, le développement durable suscite des résistances. Il faudra bien sûr de la volonté pour les surmonter. Voici une chronique où les hommes (et les femmes) de bonne volonté sont à l’honneur.


Il est fini le temps où la planète était corvéable à merci, où l’Homme pouvait y faire son marché à volonté.