argent

Assemblée générale

assemblee generaleIl s’agit ici les entreprises et de leur gouvernance. Les actionnaires, parfois vilipendés, semblent aujourd’hui plus réactifs au risque climatique. Le feront-ils intégrer aux stratégies des entreprises ?

Les inégalités et leur renforcement récent ont déjà fait l’objet de rapports, de l’OCDE notamment : Elles compromettent la croissance, et les entreprises, comme les pouvoirs publics, devraient veiller à les maîtriser (1). On parlait alors de « croissance inclusive ».

Assemblée générale

Il s’agit ici les entreprises et de leur gouvernance. Les actionnaires, parfois vilipendés, semblent aujourd’hui plus réactifs au risque climatique. Le feront-ils intégrer aux stratégies des entreprises ?

Les inégalités et leur renforcement récent ont déjà fait l’objet de rapports, de l’OCDE notamment : Elles compromettent la croissance, et les entreprises, comme les pouvoirs publics, devraient veiller à les maîtriser (1)

Banque

Combien ça coûte, où trouver l’argent ? La transition vers le développement durable demande de l’argent, bien sûr, et de nombreuses résistances au changement utilisent cet argument. La mobilisation du secteur financier est donc un impératif. Comment intéresser les banques au développement durable ?

La première constatation est que cet argent, nous l’avons déjà. Il est juste mal employé, et la question est de l’orienter différemment. Un exemple pratique peut être trouvé dans la gestion quotidienne des espaces publics dans les villes.

Capital

capitalUn mot capital. Il représente notre santé comme notre patrimoine, la planète et nos cultures, nos savoir faire. Un mot riche et complexe, souvent prononcé dans un sens restrictif. Dommage, car il offre un champ de réflexion formidable pour le développement durable.

Prenons le mot dans le sens des économistes. Le capital, c’est la planète, nos savoir faire et nos Connaissances, notre Culture.

Fraude

La fourchette est large, mais l’évaluation de la fraude fiscale se situe en France entre 50 et 80 milliards d’euros. Mais l’environnement est une autre source de fraude, qui coûte bien plus cher.

Des dizaines de Milliards d’euros. Voilà ce que coûte la Pollution de l’Air en France, entre 20 et 30 milliards d’euros (1).

Luxe

Le luxe est le symbole de la richesse. Pas de problème de fond quand on vit dans l’abondance, mais que dire quand on vit au-dessus de ses moyens, ce qui semble bien être le fait de l’humanité depuis une vingtaine d’années. Le luxe est-il compatible avec le développement durable ? Pardon de poser cette question au moment des fêtes, en une période où le gout du luxe nous envahit bien légitimement. Je vous rassure tout de suite, la réponse n’est pas négative.

Patron

Le mot Patron a été mis en exergue ces derniers jours à cause des salaires de certains d’entre eux, et de leurs primes. Il est vrai que le côté mirobolant, hors échelle commune, de ces rémunérations laisse perplexe : que peut-on faire de tout cet argent ? On comprendrait qu’il soit mis au service de l’entreprise, de son développement, de son avenir, une rémunération collective, en quelque sorte, de l’entreprise dans toutes ses composantes.

Payeur

Nous sommes fiers du principe « pollueur payeur », inscrit dans notre constitution. A juste titre, car ce principe présente deux qualités : être une source de moyens financiers pour traiter convenablement les dommages et faire de la prévention, et influencer le comportement des responsables des pollutions.
C’est comme la santé. Les dépenses inquiètent les décideurs, avec les déficits qu’elles entraînent. Rares sont les déclarations sur les vertus d’une population en bonne santé et sur les bienfaits d’un système de santé performant. Le coût est mis en avant, jamais la valeur du service.

L’environnement est traité de la même manière. « Combien ça coute ? » semble être la seule question. Alors que ce ne sont pas les actions en faveur de l’environnement qui coûtent, ce sont celles qui ne sont pas faites. L’inaction coute bien plus cher que l’action. Imaginez un instant que soit décidé l’abandon de la taxe sur les ordures ménagères, et la politique qui va avec. Les grèves des éboueurs vous donnent des images de ce que cela pourrait donner, et il faudrait y ajouter bien d’autres phénomènes, pollution des eaux, problèmes d’hygiène, épidémies, etc. Dans un autre ordre d’idées, la dégradation de sites peut entraîner une baisse de fréquentation, ce qui couterait plus cher que leur entretien. N’oublions pas que le premier ministre de l’environnement, Robert Poujade, par ailleurs maire de Dijon, disait que son secteur sauvegardé rapportait plus à sa ville que sa zone d’activités.
Il faut bien sûr être rigoureux dans les choix techniques et les modalités d’intervention, mais soyons clair : l’environnement ne coûte pas cher, face à son contraire, le non-environnement. Dans son rapport sur la pollution de l’air, la sénatrice Leila Aïchi indique que les mesures de réduction de la pollution couteraient 6,4 milliards d’euros par an, pour des bénéfices sanitaires de l’ordre de 17,7 milliards, soit un gain annuel de plus de 11 milliards d’euros par an. Un investissement hautement rentable : plus de 175% par an ! Et aussi une somme à gagner non négligeable : Plus de deux fois le montant du déficit commercial de la France, pour fixer les idées.
Le problème est que ce n’est pas toujours le pollueur qui paye, contrairement à ce que le principe, pourtant constitutionnel, annonce. Ceux qui bénéficieraient d’un air plus sain, pour une valeur de 17,7 milliards, ne sont pas ceux qui payeraient les 6,4 milliards. Le « modèle économique » ne fonctionne pas. Le coût de la pollution est diffus, et les gains éventuels le sont aussi. Partagés entre une multitude d’acteurs, à titre personnel ou professionnel. Les payeurs hurlent au hold-up fiscal à chaque fois qu’un prélèvement est envisagé, sur les carburants par exemple. C’est ainsi que les chiffres impressionnants sont atteints : la pollution de l’air en France coûte plus de 100 milliards d’euros chaque année, auxquels il faudrait ajouter 20 autres milliards au titre de la pollution de l’air intérieur, celui que vous respirez chez vous ou au bureau.
La pollution de l’air a fait l’objet de nombreuses études économiques, dont la sénatrice s’est inspirée pour écrire un document validé à l’unanimité par la commission d’enquête. Il existe bien d’autres domaines où les coûts sont moins bien connus, comme ceux de la dégradation d’un paysage. Il y a souvent des effets d’accumulation sans que les effets ne se fassent sentir, si bien qu’il est difficile ensuite de revenir en arrière : les acteurs économiques ont trouvé leur équilibre sans payer leur « prélèvement » sur la qualité de l’environnement, et ils ne veulent pas que ça change !
La question du bruit, première nuisance ressentie par les Français, vient d’être explorée par le cabinet EY, à la demande du Conseil National du Bruit et de l’ADEME. Malgré la prudence des rapporteurs, qui ont systématiquement retenu des hypothèses basses chaque fois qu’il y avait un doute, le chiffre de 57 milliards est avancé. Des couts auditifs, surdité et pertes d’acuité auditive, mais aussi d’autres formes de couts sanitaires, maladies cardio-vasculaires en particulier, et de nombreux couts sociaux, baisse de productivité au travail et à l’école, dégradation de relations sociales, dépréciation de biens immobiliers, etc. Le bruit coute plus cher que le tabac, mais le prix est en bonne partie supporté directement par les victimes. En dehors du cas particulier des aéroports, ce sont les seules victimes qui paient. C’est le royaume du « pollué-payeur ».
Vous le voyez, les sommes en jeu dans les affaires d’environnement sont considérables. L’unité de compte est la dizaine de milliards d’euros. Nous sommes dans les mêmes ordres de grandeur que le coût social des accidents de la route, des méfaits du tabac, et aussi du déficit budgétaire de la France, autour de 70 milliards. En matière diffuse, les dépenses de prévention sont souvent prises sur le budget de l’Etat (y compris la sécurité sociale) ou des collectivités locales. Quand il faut faire des économies, la tentation est forte de reporter la charge sur les pollués, qui ne constituent pas une force sociale organisée, et acceptent, bon an mal an, de payer la facture, une facture discrète mais lourde. Mais c’est la situation économique et sociale de la maison France qui se dégrade. Le déficit de la sécurité sociale en est aggravé, la « cohésion sociale » affectée, la performance des salariés au travail diminuée, l’attractivité du pays dépréciée, l’avenir hypothéqué. Le coût de l’inaction, pour reprendre le sous-titre du rapport sénatorial, est en partie masqué, mais il est élevé. Est-ce durable ?

Prix

Vedette du monde économique, le prix des choses pourrait-il aussi étendre sa signification, et porter des informations développement durable ? Plusieurs pistes sont ouvertes, et en l'occurrence, on peut douter que tous les chemins mènent à Rome...

Dans le sens de trophée, le prixpermet de distinguer les plus méritants, mais il a une autre vertu : il incite à montrer ce que l'on fait et dont on est fier, et participe ainsi largement à la diffusion de bonnes pratiques qui resteraient bien isolées et sans suite en l'absence de cette dynamique que constituent les prix.

Redistribution

La question sociale est au cœur du développement durable, comme la bonne santé économique des sociétés. Comment faire pour que les richesses produites soient redistribuées durablement ?

Comme le souligne Joseph Stiglitz dans « La grande fracture » (1), la question de la répartition des revenus a longtemps été éclipsée, dans l’univers des économistes, par celle de la production. Avant de se partager le gâteau, il faut le produire, et le plus gros possible, évidemment.

Ruissellement

ruissellementLe ruissellement est évoqué en économie, mais c’est aussi un phénomène physique, qui concerne l’eau tout particulièrement. Comment maîtriser ce phénomène, avec les nombreux paramètres à prendre en considération ?

Le mot est à la mode, dans l’univers de l’économie. Il s’agit alors d’argent et de pouvoir d’achat. Il devrait l’être aussi dans celui de l’aménagement, tant la question de l’eau est cruciale. La manière dont l’eau circule, ruisselle ou s’infiltre, dans une parcelle à aménager est une des clés du succès. Selon les situations, on cherchera à conserver l’eau sur place ou à l’évacuer, mais alors en s’intégrant dans le cycle naturel de l’eau, en évitant les risques d’inondation pour les voisins en aval.

Temps

Un mot aux sens variés, tous intéressants au titre du développement durable. Nous nous contenterons d’un rapide survol.
Le beau temps est une des conditions du succès des vacances. C’est un inépuisable sujet de conversation, une rubrique essentielle à la télévision et dans les journaux.