Editos 2009 à 2013

Editos

 


Edito du 25 novembre 2013 : Du civil au militaire

Parmi les "vérités qui dérangent", Al Gore nous rappelait que tous les problèmes de prolifération nuclaire qu'il a connu, en tant que Vice Président des Etats Unis, trouvaient leur origine dans le nucléaire civil. De quel droit interdire à une nation, qui revendique légitimement son indépendance, de fabriquer elle-même le combustible dont elle a besoin pour produire son énergie ? Vendre une centrale nucléaire est la première étape d'un chemin vers le statut tant convoité de puissance nucléaire. Les nucléaires, civil et militaire, sont intimement liés. La France veut exporter ses centrales pour amortir leur coût, mais le prix à payer en termes de sécurité est-il raisonnable ? 


Edito du 18 novembre 2013 : Agir localement, penser globalement

Ce classique du développement durable trouve toute sa signification dans les débats en cours sur la décentralisation. Chacun voudrait retrouver le pouvoir sur sa propre vie, et maîtriser son environnement immédiat ; et chacun sent bien qu'il faut inscrire ses initiatives et ses projets dans un ensemble plus vaste, où la cohérence peut être assurée, où des échanges enrichissants peuvent être organisés, des contacts créatifs suscités. Une contradiction de plus à surmonter. Quelle formes donner à nos collectivités, à toutes les échelles du village à l'Europe, pour répondre au besoin de proximité comme à celui des grands équilibres mondiaux ? 


Edito du 11 novembre 2013 : Les institutions contre le développement durable ?

Pas de passage en force pour le développement durable. Il s'agit d'un changement profond, qui affecte tout le monde. L'idée selon laquelle 51% de la population pourrait l'imposer aux 49% autres semble totalement irréaliste. Et pourtant, c'est bien la manière dont les institutions ont organisé la vie publique, un système majoritaire, où l'affrontement de blocs hostiles est devenu la règle. C'est bien  pour ça que les grandes réformes sont devenues impossibles en France, et que les débats sont toujours passionnés, emprunts d'idéologie et de rejet de l'autre. Le développement durable a besoin d'institutions qui favorisent le dialogue et la coopération, et en fin de compte la créativité collective de toute la société.


Edito du 4 novembre 2013 : Abandonner les "valeurs sures"

Changer de modèle est bien compliqué. On hésite, on a peur des conséquences des transformations nécessaires, et en définitive, on joue la montre, on rafistole un système condamné. Ceux qui protestent, à l'image des bonnets rouges, sont les premiers à rêver du bon vieux temps. Dans une situation désespérée, ils se raccrochent aux "valeurs sures", celles d'hier, qui les ont conduit dans le mur. Ils se tournent vers un Etat qu'ils exigent "protecteur", et lui demandent de corriger les erreurs accumulées, et dont la responsabilité est largement partagée. Il est temps de transposer JF Kennedy : Ne vous demandez pas ce que la France peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour la France.


Edito du 28 octobre 2013 : La découverte de ce que l'on ne cherche pas

Le monde de demain se construit chaque jour, loin des modèles que nous avons en tête. Il faut aussi le découvrir là où on ne l'attend pas. La marche à pied "favorise la découverte de ce que l’on ne cherche pas" nous dit Samuel Maillot au colloque "le piéton au coeur de la ville", à Strasbourg le 17 octobre dernier. Nous en connaissions les vertus, en voilà une de plus. Un géographe, Jacques Lévy, a observé que mieux on marche en ville, moins on vote Front National. La marche à pied stimule l'imagination, favorise les rencontres, et réduit les tentations de repli sur soi. La marche à pied est une marche vers le développement durable.


Edito du 21 octobre 2013 : Organisons l'inévitable

De nombreux rapports en attestent, l'immigration dans les pays de la vieille Europe est nécessaire, pour conserver un dynamisme et rajeunir la population. Elle est aussi nécessaire pour les pays de départ, qui ont trop de jeunes et connaissent des difficultés de développement. Des échanges sont à favoriser, sur de bonnes bases, dans une logique gagnant-gagnant. Ils sont en outre inévitables, et se font dans le plus grand désordre quand ils sont clandestins. Au lieu d'élever des murs de toute nature, et en pure perte, nous pourrions concentrer nos efforts sur la manière de gérer des flux, équilibrés, libérés et dans les deux sens. N'entrons pas à reculons dans le monde nouveau qu'il nous faut construire !


Edito du 14 octobre 2013 : Ouvrir des perspectives

En période de crise, de transformation profonde de la société, la tentation est toujours forte de revenir en arrière, au bon vieux temps, évidemment idéalisé. Les forces du repli sont à l'oeuvre, face à celles qui recherchent un avenir adapté aux nouvelles contraintes. La montée en Europe des partis nationalistes traduit ce phénomène, hélas amplifié par les réponses apportées : au lieu d'une mobilisation sur cet avenir à construire ensemble, une attitude défensive contre les partis du repli place ces derniers au coeur du débat et les renforce. La meilleure défense, c'est l'attaque, non pour stigmatiser des idées dangereuses, mais pour ouvrir des perspectives vers un futur plus généreux.


Edito du 7 octobre 2013 : Faites vous-même votre malheur

A force de ne parler que des problèmes, ceux-ci envahissent notre univers, même s'ils restent marginaux statistiquement. On ne parle que des Roms "qui ne veulent pas s'intégrer", et de ce fait, ceux qui veulent s'intégrer deviennent suspects, leur condition de vie se dégrade. Idem pour toutes les populations candidates à l'installation dans notre pays, notamment des immigrés de 2e et 3e génération, qui se trouvent déstabilisés. Pareil pour les comportements, comme l'intégrisme religieux. A force d'en parler, et de ne parler que de ça, des pratiques ultra minoritaires deviennent la référence. l'attitude combattue progresse, et, comme on en parle de plus en plus, elle accélère. Nous faisons nous-mêmes notre malheur...


Edito du 30 septembre 2013 : Un problème peut en cacher un autre

Pourquoi ne pas explorer la piste du gaz de schiste ? La question est fréquemment posée, avec le sous-entendu que les opposants sont "sectaires" ou idéologues, alors qu'il faut être réaliste. Le développement durable a assurément besoin de réalisme, mais encore faut-il poser la bonne question. Le débat a été orienté vers les dégats immédiats, sur l'eau et l'environnement de proximité. Ce faisant, l'idée est avancée qu'il est légitime de travailler sur ces questions, et que des solutions techniques pourraient permettre l'exploitation des gaz de schistes. L'effet de serre et le déstockage de carbone fossile sont occultés. Et sur ce point, il n'y a pas de recherche à faire pour voir où est l'impasse !


Edito du 17 septembre 2013 : Les autres déficits

On parle beaucoup de déficit budgétaire et des efforts à consentir pour le résorber. Le déficit "nature", les emprunts que nous multiplions sans vergogne sur le patrimoine de l'humanité, en termes de ressources, ne font guère l'objet de débats. Les comptes sont plus complexes, et ils sont entachés de nombreuses incertitudes, mais ce n'est pas une excuse. Les réveils pourraient être douloureux. Les services "gratuits" de la nature sont estimés à deux fois le PIB mondial "officiel". La perspective de leur disparition devrait être au coeur des politiques publiques.


Edito du 9 septembre 2013 : Encore des taxes !

Eco taxe poids lourds, taxe "tobin", taxe carbone, ras-le-bol des taxes ! Et toujours au nom de l'environnement. Assez ! Discours classique, souvent entendu, mais en bonne partie faux. Il ne s'agit pas de créer des taxes, elles existent déjà dans les faits. Payées par les victimes des nuisances quand il s'agit d'environnement de proximité, comme le bruit ou le paysage, ou par les générations futures pour les atteintes à la biodiversité ou au climat. "Créer" une taxe consiste à en changer le payeur. Aujourd'hui, ce sont les victimes qui paient, au lieu des fauteurs de troubles. Créer une taxe revient juste à rendre à César ce qui appartient à César !


Edito du 2 septembre 2013 : Où est passé l'effet de serrre ?

L'effet de serre est sorti des écrans radar. On n'en entend guère parler, la crise et la reprise économique sont au coeur des débats. Pourtant l'exploitation des gaz de schistes est abordée de multiples manières, aubaine à saisir ou source de dégradation irréversible de l'environnement. Et curieusement rien sur l'effet de serre, qui sera pourtant le premier affecté par la mise en circulation dans l'atmosphère de gaz enfouis dans la roche. L'idée même de chercher des ressources carbonées nouvelles pourrait sembler d'un autre temps. Il n'en est rien, l'économie du passé s'accroche !


Edito du 26 août 2013 : Droit de véto : Un débat à lancer

Souvenez-vous des négociations Verts-PS avant l’élection présidentielle. Les écologistes souhaitaient une réforme de l’ONU et du Conseil de sécurité allant jusqu’à la suppression du droit de véto pour ses membres permanents. Proposition immédiatement déformée et présentée comme l’abandon unilatéral par la France de son droit de véto. Dommage que le débat ait tourné court, quand on voit l’usage qui est fait aujourd’hui de ce droit de véto au sujet de la Syrie… Et ce n'est pas la première fois que ça se passe !

Edito du 29 juillet 2013 : Les limites de l'"Homo aeconomicus"

René Passet nous avait bien alerté. L'"Homo aeconomicus" est une vision extraordinairement réductrice de l'Homo sapiens.  Celui-ci est autrement plus ouvert aux choses de la vie et ne compte pas qu'en argent sonnant et trébuchant. Malgré ces alertes, nos bons politiques ne pensent manifestement qu'aux stimuli financiers pour parler à leurs concitoyens. Hors des primes point de salut. Les autres systèmes de valeur, comme la fierté du travail bien fait ou la contribution à un projet partagé, sont oubliés. Il y a toujours le baton, fiscalité et règlement, et la carotte se réduit à de l'argent. Avec une économie "court-termiste", ne vous étonnez pas dans ces conditions de voir la "transition" énergétique piétiner...


Edito du 22 juillet 2013 : Dépenses électorales et équité

L'été offre un moment de réflexion sur les derniers évènements. Les dépenses électorales ont été au coeur de l'actualité, pour cause de dépassement d'un des principaux candidats. Et j'entends des bons apôtres affirmer que de nos jours, il faut plus d'argent que ce qui est prévu pour mener une campagne présidentielle moderne. Il est permis d'en douter, à moins qu'une campagne ne soit faite que pour impressionner, et non pour convaincre. Et que dire de l'égalité avec les "petits" candidats, souvent porteurs d'innovations sociales et économiques, du renouveau par rapport aux partis dominants ? Le limitation des dépenses est aussi faite pour assurer une équité entre les candidats. C'est ça la modernité !


Edito du 5 juillet 2013 : Des extensions écologiques

Consommatrice de terres vierges, la construction et les infrastructures qui l'accompagnent, est souvent montrée du doigt : la terre fout le camp, il faut se cantonner aux périmètres déjà urbanisés. Ce serait penser que toute extension entraine un appauvrissement de la biodiversité et de la capacité productive de la planète. Et pourquoi donc ? Ne peut-on pas créer de nouveaux quartiers accueillants à la fois pour les humains et la biodiversité ? Le développement durable consiste justement à sortir des contradictions par le haut, et à faire de l'extension urbaine à forte valeur écologique.


Edito du 1er juillet 2013 : Facteur 4 et comportement

Avec la chronique "rendement", nous avons vu un exemple d'activité en pleine croissance, Internet, où le facteur 4 est à portée de main. Il faut néanmoins se garder de l'effet "rebond". La facilité et le faible coût conduisent souvent à des gestes superflus, qui consomment des ressources. Quatre fois rien à chaque fois, mais en nombre infini de fois. N'imprimez pas les messages que vous recevez par mail, c'est bien, mais il faudrait aussi penser à réduire le nombre et la taille des mails. Combien pourraient être évités, si nous faisons attention ? Technique et comportement, même combat !


Edito du 24 juin 2013 : Les modèles du passé

La croissance mondiale, et notre prospérité économique, attend beaucoup des pays émergents. Le ralentissement de leur croissance retarderait d'ailleurs notre propre reprise. Mais leur modèle de développement est-il durable ? Ne prend-il pas le relai de notre propre modèle, avec des conditions sociales et écologiques moins contraignantes ? Au lieu de construire la nouvelle économie, celle du 21e siècle, attention à ne pas s'accrocher à celle du passé. Les réveils pourraient être douloureux.


Edito du 17 juin 2013 : La guerre et le développement

Dans l'histoire des peuples, la guerre a été un terrible régulateur, mais aussi un frein au développement. Les ponctions humaines pour la "chair à canon", les territoires dévastés, les récoltes perdues, le patrimoine détruit, les échanges empêchés, les ressources absorbées par les conflits n'étaient plus disponibles pour le développement humain. Aujourd'hui, il y a toujours des conflits qui condamnent toute idée de progrès, mais les dépenses consacrées à l'armement constituent d'immenses ressources perdues. Les tensions sur les ressources deviendront de plus en plus vives, et une part non négligeable est prélevée pour se protéger ou s'assurer l'accès à des gisements loin de chez soi. Une perspective pas vraiment durable ...


Edito 10 juin 2013 : Le comptable et l'économique

Encore les retraites. La question revient, toujours avec son aspect comptable : comment remplir les caisses ? Un effet pervers du débat est de laisser penser que la solution réside à travailler plus longtemps, comme si le "facteur limitant" de notre économie était le volume de travail disponible. Le déficit des caisses "vieillesse" n'est pas du à un manque de main d'oeuvre. Il est le fruit d'une situation économique complexe, où figurent des erreurs de choix stratégiques comme des rigidités dans notre société. Sans remonter aux causes véritables, la réponse risque fort de transférer le déficit de la branche "vieillesse" à la branche "chomage". Le "comptable" empêche de voir "l'économique".


Edito du 3 juin 2013 : La transition démographique

On parle beaucoup de la famille, pour cause de recherche d'argent frais. A cette occasion, le discours dominant se congratule de la bonne santé de la démographie française. Cela irait de soi. Vision à courte vue. Nous savons que la population mondiale doit se stabiliser prochainement, et par conséquent la nôtre aussi. Une politique d'avenir devrait s'attacher à préparer de nouveaux équilibres démographiques, plutôt que de faire durer ceux qui sont condamnés. La transition démographique est incontournable, il vaut mieux l'aborder aujourd'hui en termes volontaristes que de la subir brutalement demain. Ce ne serait pas un cadeau pour nos enfants !


Edito du 27 mai 2013 : Les vrais indicateurs de l'économie verte

L'économie verte a fait l'objet d'une communication au dernier conseil des ministres. Des activités strictement écologiques peuvent être identifiées, mais l'important n'est pas là. Toutes les activités humaines présentent un volet environnemental, et c'est la capacité de notre économie à intégrer cette composante, comme une opportunité et non comme une contrainte, qui est la vraie marque du progrès. C'est en suivant cette évolution, pour ne pas dire cette transformation, que l'on juge le chemin parcouru sur la voie de la transition. C'est là où il faut placer des indicateurs.


Edito du 20 mai 2013 : la double escroquerie

Le travail du lundi de Pentecôte illustre très bien la "théorie du réverbère". On cherche une solution quelque part, alors que l'on sait très bien qu'elle est ailleurs. Cela donne l'illusion de faire quelques chose, mais détourne les énergies d'objectifs plus "durables". Un leurre qui laisse croire que le "facteur limitant" à notre prospérité serait le volume global de travail, et fait porter l'effort de solidarité sur un seul facteur de production, le travail. Une double escroquerie qui complique la compréhension des mécanismes économiques, au moment où il faudrait revoir les processus de production et de consommation, dans une perspective de développement durable.


Edito du 13 mai 2013 : Autres anniversaires

Après l'anniveraire du 6 mai, le 13 mai nous en rappelle d'autres. En 1958, c'était le putsch d'Alger, qui marque le début de la fin de la 4e République, et le retour de De Gaulle aux affaires ; 10 ans plus tard, toujours un 13 mai , c'est la plus grosse manifestation de mai 68, et le début des grandes grèves. Deux dates associées à de profonds changements dans la société, et qui ont durement secoué le monde politique. Replié sur lui-même, celui-ci est souvent en retard sur l'opinion, au lieu d'en être une forme de pilote. La gouvernance demande du talent, pour faire émerger de nouvelles pratiques et savoir les organiser, plutôt que de se laisser déborder.


Edito du 6 mai 2013 : Bon anniversaire

Il y a un an, une lettre ouverte à François Hollande (http://metamorphoseblog.wordpress.com) le pressait "d'entrer dans l'histoire". Elle lui demadait de mobiliser le "génie" français pour entrer avec détermination dans l'ère du développement durable, et explorer une voie d'avenir pour l'humanité, comme l'avaient fait les "Lumières" au 18e siècle. La difficulté est grande, car les institutions et les positions acquises s'opposent par essence au changement, aussi bien en France qu'en Europe. Gardons-nous des jugements hâtifs, mais on aurait bien aimé un message clair sur les intentions. Nous aurions su alors ce que nous avions à faire, chacun dans sa sphère d'influence.


Edito du 28 avril 2013 : Envie et obligation

L'idée de l'obligation de rénovation thermique des bâtiments est parfois émise. Ce serait la seule manière d'atteindre les objectifs "facteur 4", notamment dans le logement. Le Conseil national du débat sur la transition énergétique semble ignorer que les habitants peuvent avoir des attentes, des envies, des motivations. Il n'existe que la technique et la banque. On a même évoqué la limitation de la surface des logements, alors que la demande se porte justement sur la taille. Fera-t-on la rénovation énergétque des logements contre leurs occupants ?


Edito du 22 avril 2013 : La mauvaise économie chasse la bonne

Ils ne sont pas contents, les étudiants en économie. Ils l'ont dit clairement au cours d'états généraux, le 6 avril dernier. Le collectif pour un enseignement pluraliste de l'économie dresse le constat d'une déconnexion entre ce qui est enseigné et la réalité. "Ma licence d'économie ne connait pas la crise", titre le Monde (du 18 avril) qui relate l'évènement. L'histoire de la pensée économique, indispensable pour ouvrir l'esprit critique sur les théories actuelles, n'est présente que dans 1,7% des enseignements. Les théories néo-classiques sont omniprésntes. Comment imaginer que de nouvelles voies soient explorées dans ces conditions, comme le développement durable le demande ?


Edito du 15 avril 2013 : La fraude et l'environnement

C'est comme la règle d'or. On ne parle que d'argent, alors que notre richesse revêt des formes multiples. Le projecteur éclaire la fraude financière, et les déficits budgéraires, mais laisse dans le noir d'autres fraudes, ou d'autres déficits. Si l'on considère que la fraude revient à faire porter sa charge par l'autre, les pollutions et nuisances non compensées, et elles sont légion, comme le bruit pour ne prendre qu'un exemple, sont des formes de fraudes. Un chèque qui sera payé par d'autres, ailleurs et/ou plus tard. Il serait dommage que la lutte contre la fraude s'arrête à la fiscalité. La fraude environnementale coûte bien plus cher à la société.


Edito du 8 avril 2013 : Du bon usage des normes

Trop de normes ! Faisons me ménage de ces contraintes qui bloquent la créativité et freinent le développement. Ces normes sont souvent des règlements qui nous protègent et protègent notre environnement. Elles fixent des objetcifs communs, qui obligent les acteurs à de dépasser. Bien sûr, elles ne sont pas parfaites, elles sont souvent datées et des mises à jour sont nécessaires. Mais gardons-nous de les condamner trop rapidement, le cheval roumain, pauvre bête, et le Mediator nous rappellent que la vertu n'est pas toujours au rendez-vous. Et puis, est-ce la norme qui est mauvaise, ou la manière de l'appliquer ? 


Edito du 1er avril 2013 : Donner de l'espoir

Les écolos sont devenus intelligents. Ils se mettent à la place de nombreux français qu'il faut entraîner dans la recherche d'un avenir original, fondé sur des bases différentes de celles des "modèles économique" essouflés qui ne résolvent en rien les problèmes de la planète et de ses habitants. Leurs lubies et leur goût des anathèmes, leurs luttes intérieures et leur besoin de donner des leçons ont été mis au rencart. Leur communication devient positive, elle porte l'espoir. Ils ont été voir "No" au cinéma, et en ont tiré les enseignements sur la manière d'obtenir une large adhésion au changement. Poisson d'avril !


Edito du 25 mars 2013 : Energie : un débat de société.

Le débat est lancé, merci Internet et les régions, 60 millions de participants potentiels ! Les experts sont aux commandes. Ceux des associations comme ceux des grands groupes économiques, et ceux de l'Etat. Le débat se porte tout de suite sur les choses sérieuses, technico-économiques.  L'approche technique enferme vite le débat, le restreint à un public de "sachants". Pour rendre le débat ouvert, partons des questions que se posent les gens, comment faire pour que nos enfants vivent mieux que leurs parents, alors que la plupart d'entre nous craint l'inverse. Le problème de l'énergie y trouvera sa bonne place, à partir du mode de vie que nous voulons pour demain.


Edito du 18 mars 2013 : Fukushima sous la neige

L'anniversaire de Fukushima nous conduit à nous interroger sur l'inimaginable. A défaut de l'imaginer, comment s'y préparer ? Le tout récent épisode neigeux confirme la difficulté pour chacun d'entre nous de s'adapter à des conditions imprévues. On recherche des coupables, on proteste énergiquement. C'est un scandale ! Ce qui est inquiétant est bien la rigidité de nos organisations, leur extrême difficulté à changer les agendas, à reporter telle affaire, alors même que la communication est omniprésente. Il serait bon de retrouver l'esprit des sociétés plus rustiques, capables de se débrouiller toutes seules. Un esprit à réinventer dans le contexte du 21e siècle.


Edito du 11 mars 2013 : Transit amoureux...

Le débat sur la transition énergétique est lancé. Une nouvelle appellation et une nouvelle formule pour un exercice auquel de nombreux gouvernements se sont lancés, sans qu'il en soit sorti de pistes évidentes, partagées, et durables. Une approche toujours technique alors qu'il s'agit d'un problème de civilisation, qui va bien au-delà de l'énergie. Une nouvelle feuille de route est à trouver, pour la société française et pour l'humanité, la période d'expansion quantitative étant révolue. Un nouveau modèle de développement, porteur de l'espoir d'une vie meilleure tout en étant économe et soucieux des "biens communs". Une vision dont on puisse tomber amoureux.


Edito du 4 mars 2013 : Répondre aux besoins

L'agriculture, une profession d'avenir, car elle répond à nos besoins. Oui, si elle n'oublie pas en cours de route les besoins qui n'entrent pas dans les marchés. La qualité, souvent occultée par un étiquettage incomplet, l'importance de la proximité et du lien direct avec le consommateur, la gestion des "biens communs", comme l'eau (en quantité et en qualité), le paysage, les sols et la matière organique qu'ils recèlent, etc. L'agriculture touche de nombreux "besoins", dont certains relèvent du servive plus que de la production. Ils doivent tous être pris en charge, par les agriculteurs, et par la société qui doit les financer.


Edito du 25 février 2013 : Au-delà des intérêts catégoriels

La mauvaise proportionnelle avance masquée sous couvert de scrutin majoritaire. Vous déplacez 1 ou 2% de l'électorat, et ce sont 100 sièges de député qui basculent. Vous changez la couleur de l'Assemblée. L'offensive des politiques vers le monde agricole, à l'occasion du salon de l'agriculture, illustre cette dérive, qui va à l'encontre de la bonne gouvernance. Le clientélisme se porte encore bien, aussi bien à Paris qu'à Bruxelles, où chaque pays pousse ses intérêts catégoriels avant ceux de l'Europe. Le DD est une affaire collective. Le gagnant-gagnant restera hors de portée tant que chacun joue perso, que ce soit chaque Etat ou chaque profession.


Edito du 18 février 2013 : Voyou ou incompétent

Pour un patron, il y a plusieurs manières d'être un voyou. Tromper son personnel, et partir sans laisser d'adresse, ou tromper ses clients. Le cheval roumain (pauvre bête !) illustre cette deuxième manière de faire, à moins que ce ne soit de l'incompétence.  Savoir lire les étiquettes est bien compliqué pour le consommateur, mais devrait être l'enfance de l'art pour le professionnel. Tromperie ou incompétence, vous pourrez choisir, mais le résultat est le même : la perte de confiance, capital n°1 d'une entreprise. Un capital qui n'apparait pas au bilan. Le plus important n'est pas toujours visible !


Edito du 11 février 2013 : L'économique et le vivant

C'est sous ce titre que René Passet, dans un article célèbre paru en décembre 1974, développe une critique originale des théories économiques traditionnelles. "Les progrès réalisés par la science économique sont nombreux et souvent notables. Mais, sonne l'heure des synthèses et voici que tout est oublié". L'inertie des esprits et le poids des intérêts des structures en place sont redoutables. Quand donc irons-nous au-delà de "Cet être vide et sans âme, guidé par quelques mobiles rudimentaires, tout juste capable de s'adapter passivement aux  "forces du marché" qu'est l'homo aeconomicus". 


Edito du 4 février 2013 : Au-delà de la tolérance

Dans les domaines bien éloignés, de certains propos au sujet du mariage pour tous, au radicalisme religieux dont le Mali a été la cible, l'actualité témoigne de la difficulté de comprendre et d'accepter la différence. On parle alors de tolérance, comme s'il suffisait de "supporter" l'existence de personnes différentes. L'innovation sociétale dont le développement durable a besoin se nourrit de confrontations des différences, qu'il faut rendre constructive. La diversité est une richesse, qu'il convient d'exploiter avec détermination pour explorer les futurs originaux qu'il nous faut imaginer.


Edito du 28 janvier 2013 : la voile et la vitesse

Un édito pour ouvrir le débat : Nous sommes tous admiratifs des exploits réalisés par les vainqueurs du Vendée Globe, mais posons-nous la question : La vitesse, car il s'agit bien d'une course de vitesse, est-elle le meilleur argument pour "vendre" la marine à voile ? Les progrès que les constructeurs de ces "géants des mers" ont réalisés aident-ils au développement de la marine à voile, des énergies renouvelables ? Ces performances provoquent-elles un autre regard sur la mobilité ? Merci de vos réponses, en commentaire à la note "Concorde", juste un peu plus bas.


Edito du 21 janvier 2013 : Innovation et mobilité

Le téléphérique va prendre du service en Val de Marne, avec le téléval. Après la montagne, il s'attaque aux villes. Innovant en Ile de France, le téléphérique urbain a déjà montré le bout de son nez dans plusieurs grandes villes européennes, où il permet de franchir sans encombre toutes les coupures que l'on trouve dans les villes, au moindre impact social et environnemental. La mobilité est devenue un enjeu majeur de société. Notre économie et notre vie sociale en dépendent, mais elle a souvent un fort impact environnemental. Une contradiction dont il faut sortir "par le haut", pour espérer être "durable".


Edito du 14 janvier 2013 : L'éthique, pour l'exploit sans la compétition

Toutes nos institutions nous y poussent : nous baignons dans la culture du conflit. Hors de la compétitivité, point de salut ! Nous avons des exploits à réaliser, lesquels ne peuvent n'être que collectifs. Il s'agit à la fois du bien être de chacun et de l'enrichissement de notre capital commun, la Terre. Cet objectif ne peut être poursuivi sans que s'établisse des liens de confiance au sein de notre société. L'éthique devient à ce titre le socle pour construire une gouvernance qui conduise à l'exploit sans passer par la case compétition.


Edito du 1er janvier 2013 : Le temps qui passe

Des voeux, cette année, qui porteront sur le temps qui passe. Avec les années qui passsent de plus en plus vite. Une accélération qui conduit à l'aliénation, comme le développe Hartmut Rosa dans son livre, Aliénation et accélération. Une accélération multiforme, qui s'impose inexorablement, et qui a de lourdes conséquences sur tant sur la démocratie que sur la consommation des ressources. Le souhait que l'on peut formuler en ce début d'année est de retrouver la maîtrise du temps. Une révolution à décliner de mille manières. Une feuille de route pour 2013. Bonne année !


Edito du 24 décembre 2012 : Un cadeau de Noël

Ils étaient un peu en avance. C'était le 14 décembre. On apprend que le chantier naval STX France s'intéresse aux éoliennes off shore. Il s'agit de leurs fondations, sur un système de 4 piles métalliques. 400 à 600 emplois en perspective. Quand on a un savoir faire, il faut le valoriser dans de nouveaux champs, au lieu de s'accrocher à une activité en perte de vitesse. Les chantiers navals ont mis du temps à s'intéresser aux énergies renouvelables, mais c'est parti ! Quand donc le secteur de l'automobile mettra-t-il sa compétence au service de produits d'avenir ? Un cadeau de Noël 2013 ?


Edito du 17 décembre : Dernière ligne droite

Dans une semaine, nous mettrons nos chaussons devant la cheminée. Grand moment de consommation collective, bien sûr festif, mais gare au bilan carbone ! Je ne vous jouerais pas les rabat-joie si je n'avais pas une solution : le cadeau immatériel. Offrez des cours de musique, ou de cuisine, des billets pour des spectacles, des massages et autres soins corporels, ou encore des livres, qui passeront de main en main. Faites preuve d'imagination, que diable ! soyez les chantres de l'immatériel, le petit Jésus et le père Noël réunis, sensibles à l'avenir de la planète, vous en seront reconnaissants !


Edito du 10 décembre 1012 : Prix nobel du développement durable

Le 10 décembre, le prix Nobel de la paix est remis aux représentants de l'Union européenne. On l'oublie souvent, la création même de cette Union est un facteur de paix, même si les états membres restent divisés sur différents points de politique extérieure. L'Europe est également en pointe sur bien des aspects du développement durable, comme la lutte contre l'effet de serre. Il faudrait l'encourager à aller plus vite et plus loin. A quand un prix Nobel du développement durable ?


Edito du 3 décembre 2012 : Grande puissance

Comment rester une "grande puissance" quand on ne représente que 1% de la population mondiale. Nous continuons en effet à dimensionner notre activité comme nous le faisions du temps de notre splendeur, de l'empire colonial. La nostalgie peut être mauvaise conseillère. Pour garder une influence, quel que soit le point de vue, économique, culturel, politique, il faut un positionnement incontournable. Adieu les stratégies de puissance, c'est le moment d'être intelligent, créatif, de proposer un avenir à une humanité en quête de modèles à substituer à ceux qui nous conduisent à l'impasse. C'est là qu'il faut placer nos ambitions.


Edito du 26 novembre 2012 : Les requins et le Parlement

C'est du Parlement européenn qu'il s'agit, et que l'on doit féliciter. Le 22 novembre, il a voté à une très large majorité l'interdiction, pour les bateaux de pêche européens, de découper à bord les ailerons des requins qu'ils attrapent. Il s'agit de mettre fin à un massacre à la fois cruel - les requins sont rejetés ainsi démembrés - et dramatique pour l'équilibre des systèmes marins. Supprimez le prédateur du haut de la pyramide, et tout le système s'écroule. Cette décision est le fruit de 6 années de travail, puisque la mesure a été demandée dès 2006. Une persévérance récompensée, accompagnée par un regroupement d'ONG, Shark Alliance. Bravo !


Edito du 19 novembre 2012 : Eloge de la créativité

La croissance et la compétitivité sont sur toutes les lèvres. Il y a bien sûr une approche "DD" de ces questions, mais la pression du moment la rend peu audible. Sortons-nous d'affaire, mettons fin à la crise, et alors on verra pour le DD. C'est oublier que le DD est la solution, une démarche de progrès social et économique qui n'est pas déterminée au départ, mais ouverte et collaborative. Une manière différente de voir l'avenir, comme issue à la crise. C'est le sujet de l'article Créativité, croissance et DD, tout fraîchement accessible sur ce site.


Edito du 12 novembre 2012 : Voile et vitesse

Le tour du monde à la voile a-t-il besoin d'une course ? Toujours la vitesse, toujours la compétition. Oui, nous voulons que marine et voile fasse bon ménage, et prouvent leur efficacité. Mais pourquoi associer voile et vitesse, alors que bien d'autres qualités peuvent être mises en avant ? D'accord pour des exploits, la planète en a besoin, nous en avons besoin pour ressentir de nouvelles émotions. Faut-il pour cela une course, avec ses dangers et l'esprit de compétition ? N'y a-t-il pas d'autres moyens de promouvoir la marine à voile, pour l'utile et pour l'agréable ?


Edito du 5 novembre 2012 : Choc et durabilité
On l’a souvent constaté : les mesures conjoncturelles, comme des primes à la casse, ont plutôt pour effet de retarder ou de masquer les problèmes, plutôt que de les résoudre. Un choc, fut-il de compétitivité,  pourrait-il avoir des vertus salutaires, s’il n’est pas accompagné de mesures sur le fond, d'orientations durables dans tous les sens du mot ? La situation actuelle est le résultat d’une série de mauvais choix d’aménagement et de production, qu’aucun choc ne résoudra d’un coup de baguette magique. A moins qu’il n’entraine l’enthousiasme, redonne de l’espoir, et donne du sens aux efforts à accomplir.


Edito du 29 octobre 2012 : Choisir l'économie de demain

Les patrons du CAC 40 poussent un cri d'alarme. Qui peut douter, cependant, que ces puissants personnages ne portent une part de responsabilité de la situation actuelle ? Le positionnement concurrentiel n'est une affaire de coût de production que quand on se situe sur le même terrain que ses concurrents. Tout l'art est d'être en avance, sur des champs nouveaux ou spécifiques. Sur l'économie de demain, celle de l'efficacité, du "post carbone", de la qualité de vie. Des choix qui restent souvent à faire, pour des entreprises qui préfèrent profiter des derniers feux de l'économie d'hier, plutôt que d'investir dans celle de demain.


Edito du 22 octobre 2012 : Après le pacte de croissance, le pacte écologique ?

Le pacte de croissance rendrait acceptable la règle d'or. Vision bien partielle, car exclusivement financière. Elle rique fort de reporter la pression sur le patrimoine et l'environnement, qui échappent aux comptes publics, mais dont l'exploitation peut bien aider à l'équilibre desdits comptes. Quelles garanties pour la préservation des ressources ainsi fragilisées ? On aurait bien aimé que la règle d'or soit assortie, en plus du pacte de croissance, d'un pacte écologique qui nous épargnerait l'exploitation abusive de notre capital nature.


Edito du 15 octpbre 2012 : Du green business à une nouvelle économie

Le green business fait débat. Miroir aux alouettes pour certains, panacée pour d'autres. Le problème n'est pas là : c'est toute l'économie qui doit changer et s'adapter à une nouvelle donne. Nous passons d'un monde "infini" à un monde "fini". C'est ce basculement qu'il faut piloter au cours de ce siècle, et c'est beaucoup plus intéressant que le simple développement d'activités vertes. Il n'y aura pas de métier, de secteur économique, qui ne soit pas affecté par cette métamorphose. L'environnement est devenu un moteur de transformation économique. Ceux qui le prennent pour un frein ont un train de retard.


Edito du 8 octobre 2012 : Une règle d'or pour les poissons

Pendant les débats, la destruction continue. Les poissons vvoudraient bien une règle d'or, eux aussi. Pas plus de prélèvements que de reproduction du stock. On en est loin. Non seulement les quotas décidés sont trop généreux, par rapport aux estimations des scientifiques, mais ils ne sont pas respectés. Selon Le Monde, "les captures réelles sont, en moyenne, 3,5 fois plus élevées que les quotas décidés à Bruxelles, voire 10 à 28 fois supérieures". A quoi bon une règle d'or strictement financière, si le capital productif s'étiole ? Oui à une règle d'or étendue au patrimoine et au capital productif.


Edito du 1er octobre 2012 : Retour aux fondamentaux : l'alimentation

Après le livre de Corinne lepage sur les OGM, voici une nouvelle note de lecture, toujours sur l'alimentation. Il s'agit ici de la fin des terres, en attendant la grande (sur-)bouffe, pour la semaine prochaine. Voici un thème central pour le développement durable, ce que nous tirons de la terre, ce que nous en faisons, qui profite de ses bienfaits, comment nous traitons cette mère nourricière. Un sujet "politique", au sens plein du terme, qui relie la vie quotidienne et la proximité, d'un côté, avec les grands équilibres écologiques et macro économiques d'un autre.  Un formidable sujet de développement durable.


Edito du 24 septembre 2012 : Des controverses à clarifier au plus vite

Il a fallu des dizaines d'années pour mettre en évidence les méfaits du tabac. Il y avait toujours un scientifique pour mettre en doute les résultats des études, et il y a toujours un vice caché quelque part qui permet de le faire. On sait aujourd'hui ce qu'il en est. Pour l'effet de serre, les sceptiques persévèrent, même si la communauté scientifique ratifient largement la thèse de l'origine humaine du réchauffement. Pour les OGM, combien de temps faudra-t-il pour obtenir des recherches indépendantes des producteurs, et tirer les conclusions de ces travaux ?


Edito du 18 septembre 2012 : "Faire avec" le plus possible

Réunir tous les acteurs pour créer une dynamique partagée. C'était la logique de feu le Plan, jadis, c'était celle du Grenelle, et c'est encore celle de la conférence environnementale. Une bonne gouvernance, tout simplement. Le secteur où les résultats sont les plus marquants est le bâtiment. Des progrès notables obtenus grâce à l'adhésion de tous les acteurs, et notamment des professionnels. Ils ont été les premiers à protester contre les mises en cause des objectifs du Grenelle. Un domaine exemplaire, donc, où l'environnement est porté par les professions. "Faire avec", c'est quand même plus efficace que de faire "contre" !


Edito du 10 septembre 2012 : Des villes plus productives

A l'ocasion du Forum mondial urbain qui vient de s'achever à Naples, La FAO publie un rapport sur les villes africaines et leur capacité à produire une partie de leur alimentation (1). L'agriculture urbaine est en train de s'imposer dans le Sud, mais pourquoi pas aussi dans les villes du "Nord". Des expériences sont en cours, des équipes se mettent en place. La campagne va-t-elle envahir la ville ? Les abeilles y ont bien trouvé refuge. Une affaire à suivre.
1- http://www.fao.org/ag/agp/greenercities/pdf/GGC-Africa.pdf


Edito du 3 septembre 2012 : La nostagie de la conquête

La disparition de Neil Amstrong, le premier homme à marcher sur la lune, a provoqué des nostalgies. La conquête spatiale est en panne. Un mot guerrier, et le rappel du rôle de l'espace dans la guerre froide. L'exploration de l'espace a un sens en soi, mais son premier intérêt est de permettre un nouveau regard sur notre planète. Avant de "conquérir", valorisons au mieux ce que nous posssédons. Oui à l'aventure patiale si elle nous conduit à plus de sagesse dans l'exploitation de nos ressources, et non s'il s'agit d'une fuite en avant, pour coloniser de nouveaux espaces après avoir détruit la Terre...


Edito du 27 août 2012 : Ni périr ni trahir

Les écologistes investissent progressivement les institutions, Parlement Européen, Assemblée nationale, Sénat, Gouvernement et de nombreuses Collectivités territoriales. On leur reproche parfois de perdre leur âme pour y parvenir, mais c'est une stratégie qui peut porter ses fruits. Ils sont maitenant au pied du mur : Que faire ce cette nouvelle position, comment, sans trahir leurs partenaires, pourront-ils influencer réellement le cours des choses et imprimer une marque constructive dans les affaires publiques ? C'était en débat dans les "Universités d'été", attendons la pratique.


Edito du 23 juillet 2012 : Les difficultés de la transition

Adieu aux énergies fossiles : telle est la ligne de conduite à mener résolumùent, pour éviter que le ciel nous tombe sur la tête. La première chose à faire est d'arrêter de les soutenir, et d'investir dans cette voie du passé. Et bien, les grandes entreprises continuent à chercher de nouvelles sources, comme les gaz non conventionnels, dans le schiste par exemple, elles sondent les grands fonds marins, au risque de les polluer gravement. Et les gouvernements continuent à subventionner les énergies fossiles : 7 fois plus que les énergies renouvelables, à l'échelle de la planète, nous dit l'agence internationale de l'énergie. La conversion n'en sera que plus dure !


Edito du 16 juillet 2012 : La valeur de l'adaptation

La lecture du récent rapport de la Cour des Comptes, La situation et les perspectives des finances publiques,  laisse supposer que la vieille économie reste vivace.  L’évaluation qui en est faite de certaines mesures sur le bâtiment et les travaux publics, infrastructures de transport notamment, ne fait pas apparaître la valeur de l’adaptation de professions et de modes de vie. La mise à niveau des professions face aux défis du futur représente un investissement considérable, qui ne semble pas pris en considération. Une lecture trop superficielle, peut-être ? Espérons-le.


Edito du 9 juillet 2012 : La bonne rigueur

La cour des comptes l'affirme dans son récent rapport : il faudrait 6 à 10 milliards d'euros pour satisfaire les exigences budgétaires en 2012. La surprise vient de l'origine de ce trou : 9 milliards au titre de condamnations de l'Union Européenne en matière fiscale, dont 1,5 milliards à financer sur 2012. Mieux que Jérôme Kerviel ! Bravo à nos dirigeants, qui ont ainsi exposé chaque français à une amende. Il y a bien sûr des efforts à faire, mais les premiers seraient d'éviter les pénalités : de la rigueur, oui, mais dans la gestion de l'Etat. sans doute un peu pour son train de vie, mais surtout en arrêtant de spéculer sur les lois européennes.


Edito du 2 juillet 2012 : Le solaire vieillit bien

La durée de vie, et le maintien des performances dans le temps sont des paramètres déterminants pour mesurer l'efficacité de tout dispositif. Le solaire n'échappe pas à cette loi, mais on manquait de recul, et on vivait sur des hypothèses. Le verdict vient de tomber pour des cellules photovoltaïques installées en 1992. Une baisse de production de 8%, alors que le fabricant ne s'engageait que sur un chiffre de 20%. Le solaire veillit bien. Au même moment, le  pôle Alsace Energivie lance le projet « Rhin-Solar » pour développer des cellules organiques, bien moins chère que le silicium pour produirte de l'électricité. Le renouvelable a l'avenir devant lui !


Edito du 25 juin 2012 : Un pas en arrière

La transition, c'est investir pour le futur, et abandonner progressivement les anciennes orientations. Abandonner le pétrole, qui produira inéluctablement de l'effet de serre. Parallèlement au sommet de la Terre, à Rio, La France prend la décision d'autoriser des forages au large de la Guyane. Mauvais message, au-delà de la traduction ministérielle qui en est résultée. Le pétrole fournira de la taxe, et permettra notamment de respecter la "règle d'or", mais en provoquant des coûts pour plus tard.Les solutions d'aujourd'hui sont les problèmes de demain, tout le contraire du développement durable ! Une transition qui commence par un pas en arrière...


Edito du 18 juin 2012 : Le diesel et le gouvernement

Le diesel est dangereux. C'est l'OMS qui le confirme, mais on le sait depuis longtemps. ça n'a pas empêché notre industrie de le développer allégrement. Le développement durable commence par éviter les impasses. Voilà une bonne indication pour le nouveau gouvernement. Oui à la "croissance" espérée pour résoudre tous les problèmes, mais à une croissance qui ne comporte pas sa propre condamnation à terme. Le changement durable, c'est maintenant (http://metamorphoseblog.wordpress.com). 


Edito du 11 juin 2012 : Pendant les élections, la nature continue

Ca s'est passé entre les 2 tours de la présidentielle. Selon le WWF, "un saumon sauvage de près d’un mètre a été observé, le 3 mai 2012 dans l’échelle à migrateurs de la microcentrale de Roanne". Le pire n'arrive donc pas toujours. L'Homme a bien dégradé son environnement, mais il peut aussi le restaurer. Un espoir de nouvelle vie aquatique est en train de naître pour la haute vallée de la Loire. L'action de l'Homme peut être favorable à la nature. Le débat politique semblait avoir négligé l'environnement. Les nouvelles du "terrain" viennent heureusement enrichir l'actualité.


Edito du 4 juin 2012 : le capital nature

10 pays africains, dont un francophone, le Gabon, ont pris, le 24 mai dernier, un engagement historique. Ils ont décidé que la nature et les services qu'elle assure seront évalués et intégrés dans leurs politiques. C'est le constat de la dégradation continue de leur patrimoine qui les y a conduits. Le capital Nature est une des principales ressources de ces pays, et il n'était jamais considéré sous l'angle de sa valeur économique. Il reste à se doter des instruments pour y parvenir, les grands bailleurs de fonds et des ONG influentes s'y emploient. Un bon augure avant la conférence de Rio+20.


Edito du 28 mai 2012 : Lundi de Pentecôte

Un jour de travail pour les vieux ! quelle bonne idée que de faire appel à la solidarité. Mais pourquoi faut-il un dispositif particulier, plutôt que l'appel ordinaire à l'impôt ? Un  impôt pâticulier, perçu uniquement sur le travail, plutôt qu'un impôt classique, auquel chacun contribue "à proportion des ses ressources" ? Outre le désordre que cette mesure a provoqué, elle tend à faire oublier que l'impôt est en soi une contribution de solidarité. L'équité dans la répartition de l'impôt est un élément majeur de la "bonne gouvernance".

Edito du 14 mai 2012 : Entrez dans l'histoire, Monsieur le Président !
Il faudrait choisir entre lutte contre l'austérité et 
Rigueur budgétaire. Un effort pour payer les dettes du Passé, n'a jamais produit un projet enthousiasmant. Pour ouvrir des Perspectives, il faut une vision d'Avenir. Sortir des contradictions par le haut. Le développement durable est la recherche d'un nouveau souffle pour l'humanité. Ce n'est pas l'affaire d'un homme providentiel, mais de toute la société. Il reste qu'il faut la mobiliser pour ce changement. Le président qui y parviendra entrera dans l'Histoire.


Edito du 7 mai 2012 : Un pacte, pour quelle croissance ?

Une aventure industrielle peut éclairer nos dirigeants pour élaborer le "pacte de croissance" annoncé. L'avion à hélice, que beaucoup avait enterré, refait surface (si on ose dire), tout simplement parce qu'il est beaucoup plus sobre. L'efficacité de l'appareil ne se mesure pas en vitesse, mais en économie de carburant. Un pacte de croissance, OK, mais quelle croissance ? Celle de la qualité du service rendu, du bien-être, et non celle de la production à tout va. Une croissance qualitative, économe en ressources. Pour une croissance "durable", attention à ne pas se tromper de futur !


Edito du 1er mai 2012 : Une heure pour la Terre ?

C'est sous ce nom, en anglais "Earth hour" que, depuis 2007, que nous sommes appelés fin mars à manifester notre amour de la planète en éteignant les lumières pendant 1 heure. Sympa, mais n'est-ce pas contre productif ? Nous ne sommes pas dans l'efficacité énergétique, mais dans la privation. Ce n'est pas le message du développement durable, notamment résumé par le facteur 4,  "deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources". Encore une fois, le DD est associé à une forme de pénitence, au prix à payer, au lieu de l'associer à de nouveaux modes de vie encore plus riches qu'aujourd'hui, mais avec une autre idée de la richesse.


Edito du 24 avril 2012 : La tentation du repli

A force de parler d'Etat "protecteur", concept qui a remplacé l'Etat "providence", un besoin de protection se développe dans l'opinion. Nous sommes loin de la reponsabilité et du goût de l'innovation, de l'esprit d'entreprise, qui serait nécessaire pour entrer dans l'ère du développement durable. Le protection pousserait plutôt au repli, à l'enfermement dans un cocon, et bien sûr à un retour à un passé idéalisé. La crise provoque la tentation du repli, du déni des changements que le monde connait. L'avenir n'est pas sans danger, il faut le construire, mais le repli identitaire et la nostalgie sont la garantie de l'échec.


Edito du 16 avril 2012 : Les dangers de l'Etat "protecteur"

Plusieurs candidats aux élections présidentielles promettent un Etat "protecteur". Souvent, d'ailleurs, l'Europe a été présentée comme une "protection" face à la mondialisation. Une approche bien défensive, qui met en avant les dangers et non les opportunités. Le monde de demain est à créer, et ce n'est pas avec des défenses, et du repli qu'on le fera. C'est au contraire en ouvrant des perspectives, en explorant des voies inédites de progrès humain. La croissance à 2 chiffres des pays émergents ne peut se poursuivre sans changements profonds. A nous d'anticiper et de proposer de nouveaux futurs.


Edito du 9 avril 2012 : De la difficulté de la "transition"

Nous avons une transition délicate à opérer, pour passer d'un monde "infini" à un monde "fini". Les limites se manifestent par des crises de différentes natures, crise alimentaire ou réchauffement climatique par exemple. La transition est impérative pour ouvrir de nouvelles perspectives, mais la crainte du changement est là. On imagine que la transtion produira des gagnants et des perdants, et chacun a peur d'être du mauvais côté. Le refus de la transition ne donnera que des perdants. La gestion de la "transition" ne peut s'envisager en opposant une partie de la société à une autre. Elle exige la mobilisation  de tous les talents. Nos moeurs politiques, et notamment l'élection présidentielle, poussent à la confrontation, et par suite à l'exclusion. C'est par là qu'il faut commencer le changement.


Edito du 2 avril 2012 : Problèmes structurels et solutions conjoncturelles

Le pétrole coûte cher, de plus en plus cher. Les "captifs" de l'automobile payent un lourd tribu, et la "précarité énergétique" va encore faire des dégâts. Solution ? Puiser sur les réserves stratégiques, pour desserrer l'étau et faire baisser les prix. Chacun sait que les prix resteront à un niveau élevé compte tenu de la demande croissante des pays émergents. Et ça va durer. Déstocker est une réponse à courte vue, purement conjoncturelle, qui ne résoudra jamais le problème qui est, lui, structurel. Une solution qui ne fait que reporter le problème. Elle pourrait même faire penser que le problème est artificiel, et que l'on peut s'en sortir en jouant sur des stocks ou sur des taxes. Encore une solution pour aujourd'hui qui sera un problème pour demain. Pas très durable...


Edito du 26 mars 2012 : Ingénieur de consommation

A ma droite, la société de consommation, et à ma gauche, pour produire ce qui va être consommé, des ingénieurs de production. La boucle est bouclée, tout va bien dans le meilleur des mondes, tout est en place pour que la machine tourne à plein, et même s'emballe. Dans une nouvelle économie, fondée sur la valorisation des ressources plutôt que sur leur exploitation sans souci du lendemain, ne faut-il pas réorienter l'ingénieur ? Intéressons-le à la consommation, pour la rendre plus efficace, plus économe en ressources. Avec les mêmes techniques, les mêmes connaissances, un autre positionnement serait nécessaire pour entrer dans l'ére du développement durable.


Edito du 19 mars 2012 : Le bon médicament

Quand une potion ne donne pas les effets attendus, deux attitudes sont possibles : soit on garde confiance dans le produit, et on double la dose, soit on cherche un autre médicament. Les réponses proposées pour les crises qui affectent la planète, l'Europe et notre pays, sont trop empreintes des raisonnements du passé, ceux-là mêmes qui ont produit les crises. Va-t-on encore renforcer les doses de politiques obsolètes ? Depuis Einstein, nous savons que les solutions ne peuvent venir de l'état d'esprit qui a créé le problème. Une évidence qui a du mal à s'imposer dans l'univers politique. 


Edito du 12 mars 2012 : Les renouvelables pour assurer la relève...

Trois éoliennes off shore seront installées prochainement au large de Fukushima. Plus qu'un symbole, c'est une nouvelle orientation qui s'exprime. Le bilan d'AREVA, en France, montre à la fois une perte globale de plus de 2 milliards d'euros, et un chiffre d'affaires dans les renouvelables qui a doublé en 2011. Nous ne sommes pas dans les mêmes ordres de grandeur, les énergies renouvelables ne représentent que 3 à 4% de l'activité d'AREVA, et la pussance du parc d'éoliennes implantées au large de Fukushima, 16 MW, est bien inférieure à celle des centrales. Mais la transition est en marche, reflux du nucléaire et montée des renouvelables vont de pair. Mais celles-ci devront "changer de braquet", pour assurer pleinement la relève.


Edito du 5 mars 2012 : production et consommation : le rapprochement est en marche

238 toits seront équipés de capteurs photovoltaïques. Nous sommes en Seine-Maritime. La revente de l'électricité, pour 25 millions d'euros en 20 ans, assurera le financement des travaux d'isolation des bâtiments. Une boucle vertueuse comme on les aime pour le développement durable. Les travaux ont été lancés le 22 février dernier. Une production décarbonée qui permet de réduire la consommation, que demande le peuple ?


Edito du 27 février 2012 : Un autre monde est possible

Construire un monde différent, adapté aux exigences du XXIe siècle, ainsi pourrait-on définir le développement durable. Les approches traditionnelles, par les 3 "piliers" par exemple,  ne sont que des commodités pour avancer, qui risquent d'enfermer le DD dans une approche technique. Il s'agit avant tout de promouvoir la créativité collective, pour dépasser des certitudes issues d'un passé révolu, et des conservatismes frileux. Il s'agit de stimuler l'intelligence et la sensibilité de la société dans son ensemble. Mon livre présenté ci-dessus a cet objectif : mobiliser des énergies, dans un cadre reformulé et décloisonné. Bonne lecture !


Edito du 20 février 2012 : La mer, qu'on voit danser...

Le courant passe à nouveau entre la France et le Royaume Uni. De grands projets s'élaborent en commun, et notamment sur l'énergie des mers, où nos voisins d'outre-Manche se sont investis depuis longtemps. Il s'agit du raz Blanchard, entre la presqu'île de la Hague et l'île d'Aurigny. Un site où les courants de marée sont parmi les plus puissants d'Europe. Un protocole franco-britannique pour y implanter des hydrauliennes vient d'être signé le 17 février dernier.  La Hague était un site naturel exceptionnel. Il est aujourd'hui plus connu pour le retraitement des déchets nucléaires. Demain, espérons qu'il le sera pour l'énergie renouvelable.


Edito du 13 février 2012 : Vive le vent d'hiver !

A Fukushima, la centrale nucléaire a flanché, les éoliennes ont tenu. En France, pendant la période de froid intense, les éoliennes ont tourné, et ont permis de passer les "pointes" de consommation. Elles ont fourni 4% de la consommation, en apportant une puissance de production de plus de 4 000 MW, soit l’équivalent de deux fois la puissance électrique consommée par la ville de Paris, selon le syndicat des énergies renouvelables. Cette pointe de froid nous apporte ainsi un aperçu d'un autre futur énergétique...


Edito du 6 février 2012 : On nous vole les législatives

La campagne des élections présidentielles et bien lancée. Les candidats présentent leur programme. Le problème est que les mesures préconisées ne sont pas dans le champ de compétence du Président. Dans un régime parlementaire, c'est au Gouvernement qui sera désigné après les élections législatives qu'il revient de gouverner. Au président de fixer les grandes orientations et surtout de créer les conditions d'une collaboration fructueuse de toutes les forces du pays. Cela s'appelle la gouvernance, à peine évoquée alors qu'elle devrait au coeur des débats. Le président qui sera élu nous demandera forcément les moyens pour réaliser son "programme". Il nous faudra élire les députés du président. Bonjour la chambre d'enregistrement.


Edito du 30 janvier 2012 : Retrouver les choses simples

On n'arrête pas de tout compliquer. Dans les charges sociales, on distingue la part du patron de celle du salarié ; on fait une différence entre la fiscalité et les cotisations sociales. Revenons aux choses simples. Coût de l'emploi pour l'entreprise d'un côté, revenu perçu par le salarié de l'autre ; argent versé pour les politiques publiques, services et redistributions sous toutes leurs formes. Les séparation subtiles sont le fruit d'une accumulation de compromis conjoncturels, somme d'ajustements qui empêche de comprendre le fond des choses. La bonne gouvernance demande de partir d'une approche globale des prélèvements, si on veut obtenir à la fois l'efficacité et l'équité.


Edito du 23 janvier 2012 : Les baleines et le nucléaire

Vous trouverez cette semaine une nouvelle note de lecture, sur les aides publiques dommageables à la biodiversité. Elle trouve une illustration dramatique aujourd'hui au Japon. Il s'agit d'aider les ports de la région de Fukushima, pour booster leurs activités durement touchées par le tsunami. Comment ? En les aidant à monter des campagnes de pêche à la baleine dans l'océan Antarctique. Au plus loin de la pollution radioactive. Prélever sur le capital "nature" pour aider les victimes. Bien sûr ! Il fallait y penser.


Edito du 16 janvier 2012 : le triple A de la planète

La note des agences de notations traduit leur grille d'analyse de la société. Ce sont les valeurs qu'elles défendent qui donnent la mesure. Nul ne nie qu'il existe aussi d'autres valeurs, qui ne font pas, elles, l'objet de notations, et qui ne provoquent pas de sanctions immédiates. Peu de nations pourraient bénéficier d'un triple A "planète", ou "vie sociale", et sans doute peu de grandes firmes multinationales. A quand la notation Bonheur National Brut ?


Edito du 9 janvier 2012 : Bonne gouvernance et réforme

Une réforme fiscale très importante est annoncée. Les charges sociales de l'emploi seront transférées sur la TVA. Voilà qui mérite réflexion. Voilà aussi une réforme partielle. Les conséquences directes et indirectes sont nombreuses, et affectent de nombreux équilibres sociaux et économiques. Il ne s'agit pas que d'alléger le coût de l'emploi, c'est un rééquilibrage des prélèvements qui est ainsi engagé. Pourquoi pas, une réforme est bien sûr nécessaire. Faut-il pour autant la faire à la va-vite, dans une période sensible où la polémique est reine ? La bonne gouvernance la sérénité vont de pair. 


Edito du 3 janvier 2012 : Bonne année !

Une année durable, bien sûr. Une année pour prendre du recul et se donner la liberté de choisir notre futur. Sans se laisser impressionner par des slogans, des leurres , ou autres visions archaiques  et/ou simplistes comme la règle d'or, au lieu de miser sur ce qui fait le charme de la vie : la complexité. Pas de dogme, mais de la détermination, de la générosité, de l'imagination et de l'ouverture d'esprit, voilà ce qu'il nous faut pour 2012.


Edito du 26 décembre 2011 : les négationistes

L'affaire des sanctions contre les négationistes nous rappelle que l'histoire ne s'écrit pas à l'Assemblée, encore moins la science. Des sanctions n'empêchent pas de penser, et heureusement ! On peut juste s'interroger sur la place faite par les médias aux révisionnistes du réchauffement climatique. Il est vrai que la presse adore les polémiques, et leur donne souvent une place exagérée. Mais nos bons écolos donneurs de leçon n'ouvrent-ils pas un boulevard avec un discours anxiogène, plombé de culpabilité, au lieu de présenter le développement durable comme la chance unique, que nous avons, de construire un nouveau monde ?


Edito du 19 décembre : Les dissidents

La mort de Vaclav Havel et l'anniversaire du sacrifice de Mohammed Bouazizi. Quelle coincidence. Et quelle formidable différence entre un poète, un intellectuel d'un côté, devenu chef d'Etat, et un modeste vendeur ambulant, victime de tracasseries policières. Voilà pourtant deux dissidents qui ont joué, chacun à leur manière, un rôle déterminant dans l'histoire de leur pays. Les voies de la dissidence seront toujours surprenantes !


Edito du 12 décembre : Il y a 100 ans, au pôle Sud

C'est précisément le 14 décembre 1911 que l'expédition norvégienne de Roald Amundsen plante son drapeau au pôle Sud, devançant l'équipe de l'anglais Robert Scott. Le continent et l'océan antarctique constituent une partie essentielle de notre planète, pour son équilibre écologique, son alimentation, son climat. Des enjeux considérables, avec des amorces, ici et là, d'exploitation : le krill aujourd'hui, demain peut-être des minéraux. Un patrimoine de l'humanité, riche et fragile, à préserver des ambitions et des compétitions. Un formidable lieu de coopération et d'échanges, à faire prospérer "durablement". (Voir la note de lecture "Antarctique")


Edito du 5 décembre : Durban ?

La crise financière relègue le climat au second plan. Une conférence à Durban prépare l'avenir de la planète, mais ce n'est pas important. Les projecteurs sont braqués sur les démêlés franco-allemands, sur les eurobonds et la banque européenne.  Oubliées les manifestations - d'ailleurs bien maladroites -  qui avaient marqué la conférence de Copenhague. Entre temps, les experts du GIEC nous ont appris que le réchauffement irait plutôt plus vite que prévu. On parle de plus en plus d'adaptation au réchauffement, l'espoir de le maîtriser à 2° d'ici la fin du siècle semblant illusoire. Il faut du volontarisme en politique, mais pas uniquement pour sauver l'euro.


Edito du 28 novembre 2011 : Le virus de la voiture

On le voit bien dans nos sociétés, il est très difficile de se défaire de l'automobile. La forme des villes, les relations habitat/travail, l'accès aux commerces et aux services, tout est organisé en fonction de l'automobile. La dépendance n'est pas loin. Est-ce pour ça que nos constructeurs tentent d'inoculer le virus de la voiture dans les pays émergents ?  La voiture pour tous, et très vite. L'effet de serre ? On verra après, quand le phénomène automobile sera irréversible. Malgré toutes leurs déclarations, les constructeurs français et Renault dans le cas d'espèce, ne semblent pas très préoccupés du réchauffement de la planète.


Edito du 21 novembre 2011 : Des perspectives sociétales

Nous sommes tous d'accord pour sur le diagnostic d'une crise profonde, dont un symptôme, dans nos pays développés, est le déficit chronique des comptes publics. C'est la conséquence logique d'une habitude contractée en période de forte croissance, où l'on pensait que celle-ci absorberait les dettes. Aujourdhui, une croissance quantitative faible conduit à s'interroger sur nos sociétés, quel avenir, quel projet, maintenant que la boulimie de consommation ne peut plus être proposée comme finalité. Plus que financier, le débat est sociétal. Les efforts de rigueur sans perspectives sont insuportables. Dans ces conditions, est-ce une bonne idée de donner le pouvoir aux banquiers ?


Edito du 14 novembre 2011 : Il est né le divin enfant

Vous excuserez cette publicité en forme d'édito. Ce n'est pas Noël, mais il est né au même moment que le 7 milliardième humain sur cette terre. C'est un livre largement inspiré de ce site, que vous attendez comme le messie. Il n'est pas né dans une étable, mais chez Editions PC. Il rejoint ses deux ainés et porte le nom de L'intelligence du 21e siècle, comme les "lumières" avaient été celle du 18e. Présentation et mode d'emploi dans les rubriques "Notes de lecture" et "mes livres". A ne pas manquer ! 


Edito du 7 novembre 2011 : De l'informatique à l'agriculture

C'est un milliardaire qui nous parle de pauvreté. Il faut peut-être soutenir les banques, mais pour Bill Gates, un effort considérable et soutenu doit êtres consenti dans le monde au profit de l'agriculture. On est bien loin de l'informatique, mais proche des réalités. La production primaire est la première richesse de l'humanité, et sa défaillance est une cause majeure de pauvreté. Le G20 aura au moins permis à Bill Gates de le rappeler, avec en perspective une révolution agricole "doublement verte". De l'argent bien placé, pour la "stabilité" et la "croissance".


Edito du 30 octobre 2011 : Reconstituer le "capital nature"

Une "réserve biologique intégrale" est créée dans le Vercors. La troisième de ce type en France, portant sur une surface conséquente. Il s'agit là de 2000 hectares de forêt, soustraits à l'exploitation et à la chasse. Un territoire qui sera observé régulièrement, de manière à comprendre quelle serait l'évolution naturelle sans intervention humaine. La mise en place de "témoins" est nécessaire pour bien mesurer les apports spécifiques de la nature, le plus souvent négligés. Le "rien faire" est souvent une bonne politique, avec des dividendes à tirer "en aval", autour de ces réserves où se reconstitue un capital trop souvent mis à mal.


Edito du 24 octobre 2011 : Alerte aux pôles

Le continent blanc, l'Antarctique, semble à nouveau menacé. Protégé par le protocole de Madrid signé en 1991, il s'agit d'une pièce maîtresse de l'équilibre climatique et biologique de la planète. La recherche effrénée de nouvelles ressources pousse à l'exploitation des territoires les plus inhospitaliers, le pôle Nord qui se dégèle tout d'abord, et ensuite le pôle Sud. L'accès à des ressources supplémentaires reste l'objectif n°1, au lieu de la valorisation maximale des ressources à notre portée. Les technologies du futur au service d'une économie du passé. Le changement d'époque a du mal à passer.


Edito du 17 octobre 2011 : Bonne gouvernance et présidentielles

On se croirait à la veille d'élections législatives. Toutes les questions posée aux candidats, et les programmes en préparation concernent les responsabilités du Parlement. Retraites, impôts, justice, éducation, etc. Il revient au président de porter les préoccupations des Français, et de créer une ambiance mobilisatrice. Chacun doit apporter sa pierre, faut-il encore lui en donner l'envie et la possibilité pratique. La politique n'a pas la réponse à tout, surtout en période de transition où il faut tout inventer. Le changement attendu porte avant tout sur la capacité à stimuler une dynamique collective. L'indignation peut en être un moteur.


Edito du 10 octobre 2011 : La bonne info

Comment aider le consommateur à faire les bons choix ? la question est délicate, car il faudrait lui apporter une réponse opérationnelle donc simple, alors que le développement durable est par nature complexe et multiforme. C'est une culture de l'achat durable qu'il faut susciter. Le travail engagé pour l'étiquetage environnemental des produits, à la suite du Grenelle de l'Environnement, est une des composantes de cette culture. Il revient à la presse des familles et des consommateurs, à leurs associations, de stimuler la curiosité sur ces étiquettes, et de donner quelques clés pour bien les interpréter.


Edito du 3 octobre 2011 : Du bon usage des ballons d'oxygène

Chaque jour, nous apprenons que de nouveaux gisements de pétrole ou de gaz ont été trouvés. Le prix élevé du pétrole aujourd'hui autorise des recherches dans des endroits difficiles, sous la mer, en profondeur, et même sous la banquise. La pénurie n'est pas pour demain, disent les responsables, continuons comme avant ! Le problème est que ce n'est pas la ressource qui manque, mais les rejets qui sont insupportables. Un peu d'énergie fossile en plus, ça peut donner un peu d'air, des facilités pour la transition, mais ce serait une erreur lourde de retarder pour autant la transition vers des énergies propres.


Edito du 26 septembre 2011 : Toujours plus loin

D'une certaine manière, la crise financière que nous traversons nous ramène au développement durable. C'est la fin du sentiment que l'on peut accumuler les dettes, lesquelles seront payées par la croissance. Une forme d'insouciance, aujourd'hui sanctionnée côté finances, mais toujours vaillante pour les ressources naturelles et l'environnement. Des richesses toujours considérées comme corvéables à merci, comme en attestent les autorisations de forage dans le Grand Nord et l'océan Arctique, accordées par le président Obama.


Edito du 20 septembre 2011 : Les encombrements de l'espace

S'il est un lieu qui semble bien vide, c'est bien l'espace et son immensité. Et bien non, depuis le 4 octobre 1957 et le Spoutnik, nous y envoyons quelques 200 gros objets par an, et ça finit par faire désordre. Ils peuvent revenir sur terre sans crier gare, et ils se multiplient en se percutant mutuellement en orbite. Au point que des opérations de nettoyage sont étudiées, pour permettre de nouvelles expéditions. Voilà comment ce qui semblait immense est devenu saturé, en un demi-siècle. Nous sommes bien dans un monde "fini".


Edito du 5 septembre 2011 : Le balancier des impots

Des impôts pour rassurer les marchés. Telle est la nouvelle réalité, qui contraste avec celle d'hier. Il fallait au contraire réduire les impôts pour séduire le milieu des affaires. La vérité est bien capricieuse, elle semble suivre la loi du balancier. Comment construire un avenir sur des bases aussi changeantes ? D'autres références ne s'imposent-elles pas ? Sans négliger les marchés, il convient de pondérer leur influence en intégrant d'autres valeurs. Une règle d'or exclusivement financière risquerait fort de réduire le champ du possible, au lieu de l'ouvrir.


Edito du 29 août 2011 : Le principe de précaution en accusation

Irène s'est montrée clémente. New-York a été épargné par l'ouragan. La polémique suit immédiatement. Les autorités ont exagéré le danger, au nom d'un principe de précaution invoqué trop facilement. Deux erreurs guettent : la première est qu'on ne peut que se réjouir de l'heureuse issue pour le "big apple". Tous les risques ne se concrétisent pas, et heureusement. La seconde est d'accuser le principe de précaution, au sens de notre constitution et du développement durable. Les dégâts potentiels du cyclone étaient clairement connus. Il ne s'agit ici que de prévention, voire de sagesse.


Edito du 22 août 2011 : Cliver ou rassembler ?

Il semble que la candidate écologiste aux élections présidentielle se réjouisse de tenir un discours "clivant". Une attitude qu'il faudrait justifier au titre du développement durable. Cliver conduit à exacerber les différences, et à les opposer, à l'inverse du développement durable qui tend à les conjuguer, les combiner, pour en tirer le meilleur parti. Les partis dominants cherchent à cliver pour rassembler leurs troupes et tenir leurs alliés, faut-il que les écologistes en fassent autant ?


Edito du 14 aout 2011 : Energie nationale

L'énergie des mers, sous toutes ses formes, représente un potentiel extraordinaire pour un pays comme le nôtre, deuxième puissance maritime mondiale. Et pourtant, elle est restée négligée, et ce sont nos amis Britanniques, notamment Ecossais, qui ont pris une bonne longueur d'avance dans ces technologies. L'énergie de la mer est une vaie énergie nationale, contrairement au nucléaire dont le combustible "national" est épuisé depius longtemps. Le retard français sur les énergies marines est-il la conséquence de la primanté accordée au nucléaire ? Nos dirigeants se seraient-ils trompé de futur ? Une erreur d'appréciation qui coûte cher en argent comme en indépendance nationale.


Edito du 3 aout : La vraie règle d'or

Nous voilà en route vers la vertu. Nous ne dépenserons pas plus que ce que nous avons. Unebonne règle, mais qu'il serait vain, voire dangereux, de limiter au seul budget de l'Etat. Au-delà des finances, c'est notre patrimoinhe productif qui est en jeu, patrimoine naturel, culturel, scientifique, relationnel, etc. La règle d'or limitée à un seul élément, comme les finances publiques, risque fort de mettre les autres sous pression, et de reporter les déficits sur des éléments non monétaires. Nous savons tous que le PIB et les flux d'argent ne sont qu'une représentation déformée de la réalité, n'adoptons pas de règle qui en renforce l'importance ! 


Edito du 24 juillet 2011 : Le plaisir plutôt que le combat

Paradoxalement, c'est le maître des stratèges, Sun Tzu, qui nous exhorte à tout faire pour éviter la guerre. Même gagnée, elle est vite perdue, comme l'actualité nous le montre aujourd'hui en Irak et en Afghanistan. C'est la paix qu'il faut gagner, de manière à entraîner toutes les forces et toutes les volontés dans un projet partagé. Les combats sont tous perdus d'avance, et celui de l'écologie n'y échappe pas. Il y a bien sûr des résistances à faire tomber et des citadelles à démanteler, même Sun Tzu admet qu'il faut pouvoir faire la guerre quand tout le reste a échoué. Mais pas sans avor tenté la séduction d'un nouveau mode de vie. L'écologie est un plaisir.


Edito du 18 juillet 2011 : Deux nationalités valent mieux qu'une

On peut regretter la réponse d'Eva Joly aux accusations qui lui sont faites sur son origine. Elle est peut-être tronquée par les médias, mais elle semble essentiellement défensive. La revendication des mêmes droits que les natinaux d'origine occulte le plus important, à savoir la richesse d'une double culture, qui permet de prendre du recul et de poser autrement les questions qui n'ont pas trouvé pas de réponse. Vive la double nationalité, assumée et valorisée. Le croisement de cultures est un atout, et bien d'autres l'ont montré, comme  Marie Curie, par exemple...


Edito du 11 juillet 2011 : Le découplage en panne

Le bilan énergétique de la France pour 2010 vient d'être publié. Après quelques années de baisse, la demande est repartie à la hausse, sans doute du fait de la "reprise". L'inverse de ce que l'on attendait, dans une perspective de découplage. Sortir de la fatalité par une amélioration de nos performances, augmenter la production tout en réduisant la consommation d'énergie. Moins d'énergie consommée par unité de PIB. C'est une des conditions de la "croissance verte". Le découplage est la seule option valable à long terme, et il est à craindre que la reprise ne se fasse pas dans la bonne direction. Encore une fois, il ne faut se tromper de futur.


Edito du 4 juillet 2011 : Achetez Français !

Achetez Français, oui parce que les produits français sont plus respectueux de l'environnement. Peut-être pas tout de suite, mais très vite puisque les produits seront prochainement marqués par un affichage environnemental. Il faudra juste que les consommateurs s'emparent de cette opportunité pour orienter l'économie. La phase expérimentale commence avec le mois de juillet, comme le Tour de France. Espérons qu'elle connaîtra la même popularité. L'économie verte ne se résume pas au traitement des déchets ou de l'eau. C'est l'ensemble de la production, tous azimuts, et les modes de consommation qui doivent se mettre à l'heure du développement durable.


Edito du 27 juin 2011 : Les biens communs au coeur de l'économie

Il n'y a pas de GIEC au chevet des océans, mais les experts se sont réunis pour faire le bilan des connaissances récentes sur l'état des océans. Et ils sont très inquiets. Nous sommes très attentifs à l'effet de serre, mais il n'y a pas que cette cause de dégradation de la planète, encore que le réchauffement contribue à la crise des océans. Une source extraordinaire de richesses est en péril, et nul ne doute que la mort biologique des océans n'entraîne une infinité de désastres. Ces risques sont considérables, mais ils concernent des biens communs, que l'économie n'aime guère. C'est un enjeu majeur de la grande réforme promise du système monétaire et de la gouvernance mondiale de l'économie.


Edito du 20 juin 2011 : Les dangers de la fuite en avant

Les experts du GIEC se penchent sur la "geo ingénierie". Il s'agit de voir si des interventions dans l'espace ou les océans peuvent corriger ou retarder le réchauffement climatique. Certains crient à l'apprenti sorcier mais il y a un autre risque : celui de ne pas se remettre en question, et de continuer comme avant, grâce à ces opérations correctives. La lutte contre l'effet de serre est une occasion unique de remettre à plat nos pratiques et nos relations vis à vis de la planète, qui ne se résument pas à l'effet de serre, il s'en faut. Toute fuite en avant est à rejeter.


Edito du 13 juin 2011 : Entrer dans l'univers du consommateur

Le développement durable nous conduit à s'interroger sur notre consommation. Nos consommons trop, sans doute, mais aussi maladroitement. Nous n'utilisons pas toutes les potentialités de ce que nous achetons, ordinateur, lessive, voiture, maison, etc. Les fabricants sont dans leur logique, mais le message passe mal jusqu'à l'usager de base, profane par nature. Souvent, il faudrait que le client se conforme aux désirs du fournisseur, partage sa science et ses connaissances techniques. C'est oublier que le DD consiste avant tout à satisfaire des besoins. C'est à la technique d'entrer dans l'univers du client, et non l'inverse.


Edito du 6 juin 2011 : L'ingénierie de montage de projet

Dans un rapport récent, Philippe Pelletier, Président du Comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle, préconise de combiner habilement les différentes aides publiques à la rénovation thermique, et il a bien raison. Allons même plus loin, tous les aspects de la rénovation du bâtiment sont concernés, au-delà des questions énergétiques. Combiner ces aides, dans un souci d'efficacité et d'amélioration significative de l'habitat n'est pas chose aisée. Il faut allier science administrative et technique. Pour accélerer et rendre plus efficace l'effort de rénovation du parc de logements, une bonne ingénierie de montage de projet s'impose, à l'instar de ce qui se pratique dans les opérations programmées d'amélioration de l'habitat.


Edito du 30 mai 2011 : Du management à l'engagement

A l'instar de certaines universités américaines, des écoles françaises de management analysent le fonctionnement des grandes entreprises et en tirent enseignements et recommandations. Audencia Nantes vient ainsi de publier un "cahier" La responsabilité globale, moteur du dialogue social (voir en note de lecture) d'où il ressort que l'élargissement des négociations sociales à la responsabilité globale permet de changer la nature des relations entre partenaires et de trouver de nouveaux terrains de dialogue, riches et prometteurs. Une traduction concrète de la bonne gouvernance, ou management rime avec engagement.


Edito du 23 mai 2011 : Sortir des vieux schémas

Un constructeur de maison individuelle vient de présenter un "concept" de maison individuelle à énergie positive, avec voiture électrique incorporée, alimentée par la production pohotovoltaïque de la maison. Bravo, mais faut-il prévor une voiture électrique, tout en indiquant qu'une bonne partie des déplacements se limitent à un rayon de 2km autour de la maison ? Pourquoi pas de petits véhicules dérivés du vélo à assistance électrique, type vélo taxi adapté à des usages personnels, protégé de la pluie, pour les déplacements quotidiens de proximité ? Le bilan énergétique en serait encore meilleur, et le service rendu comparable. Encore un effort, pour sortir des vieux schémas !


Edito du 16 mai 2011 : Les énergies renouvelables, une question de volonté politique

Face aux informations contradictoires sur les énergies renouvelables, le GIEC vient de faire le point : elles pourraient représenter 80% de l'énergie consommée dans le monde en 2050, avec une baisse d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Pour un prix inférieur à 1% du PIB mondial, comme l'avait calculé Nicholas Stern qui évalue le coût des dégats climatiques à 5% minimum du PIB. Les experts montrent que le gisement de ces énergies est largement suffisant et accessible dès à présent. Au-delà de la technique, il s'agit donc d'un défi politique. Qu'attendons-nous pour être heureux ?


Edito du 9 mai 2011 : Au-delà des quotas, la sélection

La polémique sur les quotas dans le football nous révèle accessoirement que la sélection commence à 12 ans. Sélectionner, c’est choisir en fonction de critères retenus à l’avance. Ne faut-il pas, au contraire, laisser s’affirmer les talents dans leur diversité, aider les élèves à trouver leur propre voie, et à y aller aussi loin que possible ? La sélection se pratique en plus en fonction d’un type de jeu, ce qui revient à éliminer les jeunes dont le talent ou les qualités ne seraient pas conformes à un modèle. Voilà un beau sujet pour la stratégie nationale de développement durable du Sport, lancé le 3 mai dernier.


Edito du 2 mai 2011 : Une catastrophe paradoxale

Les manifestations anti-nucléaires se multiplient, à la suite de la catastrophe de Fukushima. La peur devient ainsi l'argument premier de l'écologie, plutôt que l'attrait d'un nouveau modèle de civilisation. L'agitation des Cassandre va encore rendre inaudible le discours sur la chance inouie qui nous est donnée, en ce 21e siècle, d'imaginer un monde différent, et de lui donner corps. Fukushima est une catastrophe paradoxale. En offrant la vedette aux tenants du catastrophisme, fut-il éclairé, il fait le jeu des conservateurs au moment précis où il faut innover au maximum, avec précaution bien entendu.

Edito du 26 avril 2011 : Une croissance qui coûte cher

Le salon de l'auto de Shanghai devient l'eldorado des constructeurs français de voitures. Tant mieux pour eux, mais tant pis pour leurs premiers clients. La diffusion du modèle "tout auto" ne peut qu'accentuer la demande en pétrole, avec la hausse des prix qui en découle, et dont nous "profitons" en Europe. Le développement de nos industries peut-il se faire durablement au détriment des ressources de la planète et du pouvoir d'achat des français ? Il doit bien y avoir d'autres issues !


Edito du 19 avril 2011 : L'ouverture ou la tentation radicale

L'attitude de la France et de l'Europe vis à vis des migrants tunisiens pourrait bien produire des effets pervers : l'important aujourd'hui est d'encourager l'émergence d'un nouveau modèle, voire d'un nouvel espoir, pour le monde arabe, rejetant à la fois le despotisme et l'islamisme radical. Le message de fermeture donné par l'Europe ne risque-t-il pas de décevoir, et de renforcer un sentiment d'humiliation, source de tous les désespoirs ? Le printemps arabe mérite mieux que l'affichage brutal d'un repli du Nord de la Méditérranée vis à vis du Sud, au risque de renvoyer au modèle radical.


Edito du 11 avril 2011 : Réduire la facture énergétique

La facture énergétique pèse lourd dans le pouvoir d'achat des français, il serait bien utile de la réduire. Deux façons de le faire : maîtriser les coûts de l'énergie, et réduire la consommation. Parier sur la première réponse serait bien hasardeux, et ne résoudrait rien sur les rejets liés à la production d'énergie, comme le CO2 ou les déchets radio actifs. Il reste la réduction des consommations, que de nombreux ménages mettent en oeuvre en ne se chauffant plus ou très peu. Une vraie politique de pouvoir d'achat serait de réduire le besoin sans diminuer le confort et la qualité de vie. Des solutions existent, quand s'imposeront-elles ?


Edito du 4 avril 2011 : Provocation ou inconscience

L'actualité de la semaine, en marge des nombreux conflits, remet en vedette le Tourisme dans l'espace. La belle affaire ! Un saut dans la stratosphère pour se faire Plaisir. La quantité d'énergie consommée dans ces plaisanteries n'est ni indiquée, ni même évoquée. A l'heure où le facteur 4, division par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre, doit devenir un des axes de toute politique responsable, on se demande si c'est de la provocation ou de l'inconscience. De la part des promoteurs de ce tourisme, et de celle des journalistes qui relaient l'information sans sourciller...


Edito du 28 mars 2011 : La résilience des moulins à vent

Tandis que l'on s'inquiète de plus en plus de la radioactivité des centrales nucléaires japonaises, on ne parle guère des éoliennes immplantées en mer, tout près des côtes dévastées par le tremblement de terre et le raz-de-marée. Elles ont résisté aux éléments, et ce sont elles qui, aujourd'hui, fournissent une partie du peu d'électricité dont disposent les habitants des régions sinistrées. Les moulins à vent plus résistants que l'atome, voilà un rappel à l'ordre bien utile, au moment où l'on doit repenser notre politique de l'énergie.


Edito du 21 mars 2011 : Le mythe de la caverne

L'abandon de voies sans issue n'est pas un retour en arrière, c'est juste du réalisme. Il faut tirer les enseignements des erreurs, et distinguer la part des investissements réutilisables. Rejeter les savoirs et compétences acquises dans le nucléaire, ou l'automobile, serait tout aussi dommage que de vouloir prolonger indéfiniment leur domination. Recycler ces acquis est la meilleure réponse à ceux qui accusent l'écologie de vouloir nous ramener à l'âge des cavernes.


Edito du 14 mars 2011 : Sortir du nucléaire

Une nouvelle crise environnementale et sanitaire nous menace, avec les risques qui pèsent sur les centrales nucléaires japonaises. Elle nous rappelle que le nucléaire n'est qu'une énergie de transition, parfois acceptée comme un mal nécessaire en attendant mieux. C'est ce "mieux" qui doit nous mobiliser, avec bien entendu le secours immédiat aux victimes. Les énergies renouvelables ne peuvent pas, aujourd'hui, prendre seules le relais des énergies fossiles, mais il faut tout faire pour y parvenir au plus vite.


Edito du 7 mars 2011 : Se libérer de la peur du monde de demain.

La crise du capitalisme ordinaire et l'absence, en face, de projet "de gouvernement" provoque un désarroi de l'opinion. Le Front National semble en tirer les marrons du feu, avec un réflexe de repli et la nostalgie du passé. Quel échec pour les dirigeants de la sensibilité écologiste, qui auraient du porter une alternative enthousiasmante, et entraîner l'opinion sur la voie du développement durable. Au lieu de cela, l'argument de la catastrophe imminente n'a pu que renforcer la peur de l'avenir. Le DD, c'est nous délivrer de la peur, et donner envie de construire un nouveau monde.


Edito du 28 février 2011 : Gouvernement et bonne gouvernance

Le remaniement ministériel suscite bien des commentaires. Ajoutons en un, d'ordre général. L'élection est par nature une sélection, sans doute nécessaire, mais c'est par suite une exclusion. Pour la combattre, car on ne peut admettre d'exclure de larges parties de la société du débat politique, il y a la manière de faire, c'est ce que l'on appelle la gouvernance. Celle-ci doit être ouverte, curieuse, participative. L'onction de l'élection donne aux élus et aux gouvernements une ardente obligation de bonne gouvernance, surtout avec un mode de scrutin majoritaire.


Edito du 22 février : ISO 26000, une référence bien utile

De nouveaux modèles tentent de se faire jour dans le monde, à partir de la Tunisie. Pour les organisations, collectivités publiques, entreprises, ONG, le développement durable se décline de mille manières, il n'y a pas de modèle. Mais il y a des principes et des méthodes qui aident à trouver son chemin, et à vérifier que l'on ne s'égare pas. La norme internationale ISO 26000 répond à ce besoin, et sera bien utile y compris à tous ceux qui rechignent à toute forme de normalisation. Il ne s'agit que de traduire le DD en termes opérationnels, ici et maintenant. Voir la fiche de lecture sur le guide de l'AFNOR ISO 26000, reponsabilité sociétale.


Edito du 14 février : De nouveaux modèles pour avancer

Le besoin de renouveau se manifeste à travers des modèles destinés à bousculer l'ordre établi. Celui-ci se défend en agitant les épouvantails de l'extrêmisme ou du chaos. Il les crédibilise de ce fait, et empêche ainsi l'émergence de nouveaux modèles. Les évènements de Tunisie et d'Egypte montrent que le choix entre la dictature et l'islamisme radical n'est pas une fatalité. De nouveaux modèles peuvent naître. Saurons-nous aussi le faire pour sortir de la dictature de la croissance quantitative ?


Edito du 7 février : De la difficulté d'être social.

La TVA sociale fait encore parler d'elle. Et pourquoi n'y aurait-il que la TVA qui serait sociale ? Pourquoi ne pas faire basculer l'ensemble des cotisations sociales vers la fiscalité (Voir la chronique "contribution"). Ce sont tous les impôts qui doivent contribuer à la solidarité sociale, retraite et santé, et pas uniquement ceux sur la consommation. S'il faut changer de système, allons jusqu'au bout.


Edito du 31 janvier 2011 : Les exclusions stupides

Les obstacles à l'accès aux soins coûtent cher : les retards dans le diagnostic et le traitement des maladies entraînent des frais médicaux suplémentaires et des risques de contagion. L'exclusion par l'argent ou tout autre moyen de populations fragiles, comme les immigrés sans papier, ne relèvent pas de la recherche d'économies. Il faut donc chercher une autre cause. Il semble bien qu'il y ait là une raison de plus pour s'indigner, avec Stéphane Hessel.


Edito du 25 janvier 2011 : Grand écart

Le G 20 sous présidence française est parti. Nouveau monde, nouvelles idées. Il reste à les faire émerger, ces idées, de manière à ce qu'elles soient l'affaire de tous, et non de quelques experts ou quelques grandes nations. Des idées qui intègrent les écarts formidables entre les pays : quand un agriculteur américain récolte 800 kg de coton à l'heure, son homologue africain n'en engrange que 50 à 80 par jour. Un beau défi à la veille d'une période marquée par un risque fort de crise alimentaire.


Edito du 17 janvier 2011 : Les catastrophes évitables

La récente chronique intitulée "catastrophe" l'avait souligné : ce n'est pas la nature qui provoque les drames, mais l'irresponsabilité des humains. Les centaines de morts au Brésil sont les victimes d'implantations anarchiques, dans des zones à risques, et contribuant de surcroît à fragiliser les terrains. Encore un sujet d'indignation, s'il en était besoin. La planification et la prévention ne coûtent qu'une goutte d'eau, face aux drames humains et aux enjeux économiques de la nécessaire reconstruction.


Edito du 10 janvier 2011 : Indignation et inventivité

Les causes d'indignation en cette fin de décennie sont multiples : pauvreté et retards dans les objectifs du millénaire, murs physiques et apartheids de fait, dégradation des milieux et des ressources naturelles. L'indignation est un puissant moteur, comme l'affirme avec force Stéphane Hessel, mais il convient de lui donner une orientation claire pour le rendre utile, comme avait su le faire le Conseil National de la Résistance. C'est "l'inventivité politique" qu'Edgar Morin appelle de ses voeux, pour nous sortir des ornières où nous nous enlisons.


Edito du 3 janvier : Pour des voeux offensifs !

En ce début d'année, nous avons besoin de perspectives, non pas pour nous dire quoi faire, mais orienter nos efforts et mobiliser nos énergies. Le développement durable offre cette perspective, ouverte, qu'il nous faut concrétiser. Il nous faut des recettes pour donner des idées, des leviers pour bousculer les idées reçues. Il s'agit de se dépasser et d'y prendre plaisir. Les "mots de la semaine" introduisent des voeux offensifs.


Edito du 27 décembre 2010 : Cadeau de Noël !

Les "mots de la semaine" de Noël tournent autour des impôts. Triste cadeau ! En appraence seulement si les prélèvements permettent de nouvelles formes de développement et de solidarité. Rappelons-le, ce qui compte n'est pas le niveau de contribution, mais ce qui reste après, et une fois les "services essentiels" (logement, alimentation, éducation, santé) rendus. La recherche aveugle du "moins d'impôts" peut être contre productive en termes de qualité de vie.


Edito du 20 décembre 2010 : Aux pieds, la météo !

C'est un scandale, nous ne sommes pas parvenus dans un pays civilisé comme le nôtre à maîtriser les chutes de neige. Nous avons encore du mal à admettre qu'il faut vivre avec les saisons. Une société "durable" s'adapte aux circonstances, elle les exploite plutôt qu'elle ne les combat. Faut-il encore le vouloir et s'organiser pour cela. Tout un programme !


Edito du 13 décembre 2010 : Selon que vous serez...

Tout semble se conjuguer aujourd'hui pour freiner le développement des énergies renouvelables, procédures alourdies et financement allégés. Et en plus, il faut les accuser de tous nos malheurs. Les énergies renouvelables, voilà le coupable ! Ce sont elles qui provoquent la hausse du prix de l'électricité. Le milliard d'euros promis à la recherche sur le nucléaire de 4e génération ne compte pas, c'est de la recherche, financée sur un autre budget. Selon que vous serez puissant ou misérable ...


Edito du 7 décembre 2010 : Le développement durable au filtre de la politique

Un peu de politique, en liaison directe avec le DD. La proportionnelle disparait dans le plus grand silence, avec la nouvelle loi territoriale. Les capacités d'innovation et de prise de risque sont ainsi mises sous tutelle des grandes formations, qui nous ont conduit là où nous en sommes... Et puis la manière de représenter le développement durable dans un gouvernement fait toujours débat. Ce sont les thèmes des "mots de la semaine".


Edito du 3 décembre 2010 : Un téléthon pour l'autisme automobile

Alors que leur haut niveau de technicité leur ouvre les portes du futur, les constructeurs d’automobiles tentent à tout prix de prolonger le passé. Ils comptent en particulier sur de nouveaux marchés. Au même moment, le Centre d’analyse stratégique publie un rapport sur les nouvelles mobilités (novembre 2010) : « L’extension du système automobile tel qu’il se présente aujourd’hui apparaît incompatible avec les exigences d’un développement durable de nos sociétés, en particulier dans les pays émergents ». L’autisme des constructeurs automobiles a la vie dure.


Edito du 29 novembre 2010 : Il n'y a pas que les états

Les regards se tournent vers Cancun, où s'ouvre une conférence sur le réchauffement climatique. Pendant ce temps là, la "transition" vers une société durable se développe en Angleterre sous l'impulsion directe des citoyens ; en France, pour ne prendre que deux exemples récents, telle entreprise (ARVENI) défriche des pistes de récupération de l'énergie ambiante, telle autre (TF Création) propose des logiciels d'aide à la décision pour l'écoconception de certains produits. A défaut de se mettre d'accord au niveau mondial, les états pourraient déjà favoriser les initiatives de la base, pour les aider à changer d'échelle.


Edito du 15 novembre 2010 : La nuit se meure...

Les états généraux de la nuit ont été convoqués à Paris les 12 et 13 novembre. Une bonne initiative de confrontation de points de vue opposés. D'un côté les fêtards, les couche-tard, et de l'autre les braves gens qui voudraient bien dormir. Deux besoins, de vie sociale et de sommeil qu'il faut accommoder. Comment le faire sinon en se parlant, en cherchant ensemble des réponses qui sont à la fois techniques et comportementales ? Une affaire à suivre.


Edito du 11 novembre 2010 : Pour un hommage sélectif

S'adapter est un des maître-mots du développement durable. Ne pas s'accrocher à des formules périmées, surtout si elles sont meurtrières. En ce 11 novembre, l'hommage aux victimes de la "grande guerre" est bienvenu, mais n'y intégrons pas les responsables politiques et militaires qui se sont enfermés dans une stratégie de boucherie aveugle. Quand fera-t-on le ménage de l'histoire, et mettrons-nous les statues des faux "grands hommes" au musée des horreurs ? Savoir différencier est aussi une des voies du DD.


Edito du 8 novembre 2010 : Entre fuite en avant et repli sur soi

L'attitude de la France et des pays occidentaux devant la Chine le montre avec éclat : l'initiative est passée à l'Est, et même au grand Est, à l'extrême Orient. Nous sommes encore une grande puissance, mais pour combien de temps ? La tentation de la fuite en avant et celle du repli sur soi se rejoignent. Elles traduisent un refus de voir les choses en face et de rechercher un nouveau positionnement. Une seule solution, après la vélorution : le développement durable !


Edito du 2 novembre 2010 : Le pire n'arrive pas toujours

Nagoya semble avoir été un succès. Bien sûr, on aurait pu en attendre plus, mais la valeur de la biodiversité est reconnue, à la fois en elle-même et comme moteur de développement. Les bénéfices de son exploitation seront mieux répartis. C'est à Cancun que se joue la pochaine étape. A nouveau sur le climat. L'esprit de Nagoya y règnera-t-il encore ?


Edito du 25 octobre 2010 : De Gyeongju (Corée du Sud) à Nagoya (Japon)

Une conférence sur la monnaie, une autre sur la biodiversité. Dans le Premier cas, on s'acheminerait vers un armistice dans la guerre des monnaies, au G20 de Séoul. Il semble que les ministres des Finances du G20 viennent de constater que les déséquilibres persistants entre les monnaies sont une perte pour tout le monde. Sera-t-il plus difficile de s'entendre sur le vivant que sur la monnaie ?


Edito du 18 octobre 2010 : Un "Grenelle" pour la bonne gouvernance

Le débat sur la retraite tourne à la querelle de chiffres. Comme si c'était ça l'important. La mobilisation se situe à un niveau très élevé, et elle perdure, le reste est un leurre, qui tue le vrai débat pour porter l'attention sur le rapport de force. Pour le Grenelle de la bonne gouvenance, on verra plus tard.


Edito du 14 octobre 2010 : des cotisations sociales aux impôts, il n'y a qu'un pas

La réforme de la fiscalité, en réponse au rejet de la réforme des retraites. Voilà un message clair, le lien est établi entre les deux prélèvements. La répartition est bien celle des richesses créées dans un pays une année donnée, et réduire le cadre du prélèvement au seul travail ne permet pas de trouver de sortie de crise. C'est en prenant du recul et en élargissant le champ d'observation que les solutions apparaissent. Le développement durable, c'est changer de regard sur les choses.


Edito du 11 octobre 2010 : une réforme anti-économique

Le choix est clair : soit un prolongement de 2 ans contraints, soit le bénéfice de 10 ans désirés. Le phénomène démographique est l'ouverture d'une période supplémentaire d'activité, disons de 10 ans en moyenne. Un potentiel inespéré d'activités désirées, multiformes, mais créatrices de valeurs pour la société. Récupérer 2 ans pour l'activité ordinaire, c'est prendre le risque de casser ce potentiel. Un "plus" comptable masque une perte économique. La réforme proposée est critiquée sur le plan social, elle est en plus anti économique. Pas très durable, tout ça.


Edito du 8 octobre 2010 : Une page de publicité

Une fois n'est pas coutume, permettez-moi de faire la publicité pour un livre de droit. Le Droit de l'Environnempent, de Pascale Martin-Bidou. Je suis très fier d'en avoir rédigé la préface, intitulée Un prisme redoutable , et que vous invite à lire sur ce site en cliquant sur le titre, tout simplement. Pour en savoir plus, vous trouverez aussi, toujours sur ce site, une "note de lecture" dans la rubrique du même nom. Bonne lecture !


Edito du 4 octobre 2010 : L'automobile sur le Titanic

Le Mondial de l'automobile est une fête. Après la crise d'il y deux ans, voilà le renouveau. Deux plances de sdalut : l'électricité et les pays émergents. On danse encore sur le Titanic, au lieu de lui faire changer de cap. C'est quand les affaires reprennent qu'il faut le faire, avec l'oxygène ainsi retrouvé, et non quand le nauffrage est inéluctable. Le savoir faire de l'industrie automobile est formidable, quand le mettra-t-on au service d'un futur viable ?


Edito du 1er octobre 2010 : Le déluge a bon dos.

Les pluies diluviennes ont provoqué des glissements de terrain au Mexique. Des villages ont été emportés, il y a de nombreuses victimes. La pluie a bon dos, vite rendue coupable de la catastrophe. Il faudrait s'interroger sur le pourquoi de ces glissements de terrain, aujourd'hui, et là où il ont eu lieu. Mode d'urbanisation, pratique agricoles, érosion, bonne tenue des sols ne sont pas des fatalités, mais le résultats de choix où, justement, la pluie est souvent oubliée. Ce n'est pas la pluie qui crée le désastre, mais la manière dont les hommes organisent l'espace.


Edito du 27 septembre 2010 : Histoire de France, ou d'Europe ? 

Les employés des Archives nationales sont en grève contre le projet de faire des Archives un musée de l'histoire de France. Je me joins à leurs protestations. Est-il raisonnable, aujourdhui, de faire valoir l'histoire de France, alors que l'histoire de l'Europe, des celtes et des romains jusqu'à nous, serait bien plus utile ? Notre vieille Europe a vécu un tas d'aventures, des barbares et de Gutemberg à la révolution industriielle, en passant par la colonisation et la tentation du fascisme. Au-delà des langues, il existe une véritable histoire commune des européens, qu'il convient de révéler.


Edito du 20 septembre 2010 : L'illusion du "national"

L'électricité nucléaire nous a longtemps été vendue comme une énergie "nationale". Nous voyons aujourd'hui que ce n'est qu'une illusion : les minerais sont au Niger, et il faut absolument vendre des centrales à l'étranger si l'on veut amortir le coût de la recherche en France. La véritable énergie nationale est produite sur notre sol, dans nos airs ou dans nos mers. L'énergie est abondante, même dans un pays comme la France. Biomasse, soleil, rivières, vents et marées en produisent largement assez pour subvenir à nos besoins. Il reste à trouver les bonnes techniques pour la capter, la stocker et la mettre à disposition des usagers. L'indépendance énergétique est dans la maîtrise de ces techniques.


Edito du 16 septembre 2010 : Les "box" et la TVA

On ne parle que de ça : la TVA va tomber sur les "box", qui nous servent à communiquer de mille manières. 3 € de plus par mois. C'est un scandale ! On ferait mieux de dénoncer l'autre scandale, qui coûte de l'argent et de l'énergie en pure perte : les veilles continues de ces petites boites qui chauffent en permanence et qui nous sont imposées sans dicussion. Des box qui ne fonctionnent que quand on en a besoin, voilà qui permettrait d'économiser de quoi payer largement la TVA.


Edito du 6 septembre 2010 : Le développement durable, grand absent du débat sur les retraites

C'est une curiosité intéressante : La question des retraites, directement liée à celle du vieillissement, offrait l'occasion d'une réflexion sur l'avenir d'une société vivant sa deuxième "transition démographique", dans toutes ses dimensions, humaines, sociales, économiques. Pas du tout ! C'est un débat comptable qui s'est imposé, étroit, et qui ne peut que déboucher que sur un marchandage et des frustrations. Un simple raidissement de débats anciens, au lieu du débat moderne sur les effets de la stabilisation de la population mondiale, comme ce site l'a souvent proposé. Nous ne sommes pas tirés d'affaire !


Edito du 30 août 2010 : De l’utilité des désastres

Les incendies de forêt sont bons pour la biodiversité. Ils permettent une meilleure régénération du milieu, à condition toutefois de ne pas se répéter trop souvent. On apprend également que le président de la Russie a suspendu un projet d’autoroute qui menace une forêt. Est-ce la conséquence des incendies de cet été, qui ont mis en évidence la mauvaise gestion des forêts russes ? Un début de sagesse, mais le prix payé a été bien lourd.


Edito du 23 aout 2010 : Sortir du double langage

Une nouvelle centrale nucléaire en Iran renforce les inquiétudes de la "communauté internationale". La distance entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire apparaît soudain bien faible. Dans d'autres circonstances, cette proximité est radicalement niée, quand il s'agit de vendre de nouvelles centrales. Bel exemple de double langage, portant qui plus est sur les enjeux majeurs. Comment établir la confiance dans ces conditions, dont on sait que c'est la clé de la bonne gouvernance, qu'elle soit mondiale ou locale ?


Edito du 13 aout 2010 : Un avant goût du cout du réchauffement climatrique

Le coût des catastrophes naturelles de cet été, incendies gigantesques en Russie, inondations au Pakistan et en Chine, donne une indication du coût du réchauffement climatique. Dans son rapport de 2006, Nicholas Stern le chiffrait entre 5 et 20% du PIB mondial. Les évènements récents n’ont pas l’effet de serre comme seule raison, et il est impossible d’établir un lien direct de cause à effet. Mais nul doute que le réchauffement rendra ces évènements plus fréquents, avec leur cortège de drames humains et de pertes économiques.


Edito du 1er août 2010 : Ne pas prendre des reculs et avancées

Les catastrophes se multiplient, gigantesques incendies de forêt en Russie, marée noire et inondation en Chine, et bien sûr le forage raté de BP dans le golfe du Mexique. Des coûts considérables, à la fois humains, économiques et environnementaux. mais aussi des croissances du PIB en perspective : La lutte contre les catastrophes et les reconstructions qui les suivent sont des activité bien comptabilisées aux PIBs des pays concernés. Les dégradations, les coûts humains et environnementaux sont escamotés. Les reculs objectifs vont ainsi être métamorphosés en croissance formelle. Bravo le PIB, quel magicien !


Edito du 21 juillet 2010 : Les bonnes idees de nos voisins

Une semaine après le 14 juillet, nos amis belges celèbrent leur fête nationale. Avec un défilé bien different du nôtre, sur le theme de la protection civile. Pas de chars ni de canons, mais des matériels de lutte contre les pollutions et les catastrophes de toutes natures. Des pompiers, la Croix Rouge, des équipes d'intervention a l'oeuvre en Belgique et dans le monde. La Belgique n'a pas de gouvernement, mais elle a des valeurs !


Edito du 13 juillet 2010 : Toujours le pétrole !

Les risques et les catastophes n'arrêtent pas le progrès. Toujours englué dans le golf du Mexique, BP se prépare à investir l'Arctique. Encore une opération dangereuse, pour un sanctuaire que le réchauffement climatique rend de plus en plus vulnérable. La dépendance de nos sociétés modernes au pétrole nous conduit à accepter des risques énormes et d'y consacrer un paquet de ressources humaines et financières. Celles-ci seraient bien plus utiles pour la recherche d'une société sans carbone.


Edito du 8 juillet 2010 : Total dans les sables

Le journal le Monde daté du 9 juillet nous informe que Total vient d'acquérir des gisements de sables bitumineux au Canada. Une nouvelle mine à ciel ouvert en perspective, et quelques millions de barils de brut extra-lourd à produire. Silence total, sans jeu de mot, sur les conséquences environnementales de ce genre d'exploitation, dont on connait les ravages sur l'environnement. Voilà un genre de dépêche qui vous fait froid dans le dos, aussi bien sur la nature de l'information que sur l'absence d'interrogations de la presse sur les conséquences environnementales de ce projet.


Edito du 30 juin 2010 : Il n'y a pas que l'Etat !

La déception que la conférence de Copenhague a suscitée est en partie attribuée à une défaillance des états. Bien sûr, les états ont un rôle à jouer, mais ne dédouanons pas trop vite les acteurs économiques et la société civile dans son ensemble. Chacun doit chercher son "double dividende" : comment faire avancer à la fois la cause de la planète et ses propres intérêts, lesquels ne sont pas que financiers comme on a une tendance à le croire. C'est la dynamique de tous les acteurs qui bousculera les états, ne comptons pas sur l'inverse.


Edito du 24 juin 2010 : Les malentendus de la précaution

Le principe de précaution fait l'objet de multiples attaques. Il serait un frein à la croissance. L'usage abusif de la "précaution" au sens du principe conduit à ce résultat surprenant, le retour d'une foi absolue en la science. La présomption de danger majeur doit-elle être abandonnée ? Le risque zéro est contraire à l'esprit du développement durable, qui pousse à l'innovation et donc à la prise de risque. Mais une bonne "culture du risque" suppose que l'on sache aussi fixer les limites.


Edito du 14 juin 2010 : Les comptes de la santé

Il n'y a pas que les retraites qu'il faut financer, il y a aussi la santé. Elle coûte de plus en plus cher, et le déficit s'accroît : on cherche de nouvelles recettes. Pourquoi pas aussi chercher à réduire la dépense, en maintenant nos concitoyens en bonne santé ? Alimentation et mobilité sont deux leviers déterminants de ce point de vue. Education, aménagement de nos territoires et de notre temps, rythmes de vie au travail et dans les loisirs, voilà les axes majeurs d'une bonne politique de santé publique, et d'économies !


Edito du 9 juin 2010 : Un assemblage hétéroclite

Comme d'habitude, la réforme des retraites va jouer sur des curseurs, des réglages sur une machine conçue en d'autres temps. Un assemblage hétéroclite de mesures qui ne feront que des mécontents, et qui ne résoudront pas durablement la question, abordée du strict point de vue comptable, et avec des oeillères. Les vieux ne sont pas que des charges, et il y a mille manières d'être actif, d'apporter quelque chose à la société et de s'en trouver bien. Pas de solution durable sans valoriser ce potentiel spécifique, si mal exploré.


Edito du 4 juin 2010 : Il n'y a pas que le golfe du Mexique !

BP est sur la selette, avec la marée noire dans le golfe du Mexique. N'oublions pas que BP est aussi dans l'Alberta, au Canada, à exploiter les sables bitumineux. Un autre désastre écologique, pour lequel BP investit 10 milliards de dollars. Et cette fois-ci, ce n'est pas par accident que le mal arrive, mais par la nature même du chantier d'extraction. Une certitude de dégats, et non un risque. Les cours actuels du pétrole favorisent les énergies renouvelables, ils poussent aussi au crime.



Edito du 31 mai 2010 : La course automobile au secours du développement durable ?

C'est le pape de la formule 1, Bernie Ecclestone, qui le dit dans le Journal du Dimanche du 30 mai dernier : "Les gens ne jettent plus l'argent par les fenêtres. Nous tentons de limiter le budget nécessaire pour viser une victoire." Le plaisir et l'émotion sans gaspillage, et en faisant des économies, voilà une parole de sage, qui finit par percoler dans des milieux pourtant bien éloignés de ce que l'on appelle le "découplage", entre croissance du bien être d'un côté, et pression sur l'environnement de l'autre. Les voies du DD sont parfois bien surprenantes !


Edito du 25 mai 2010 : Réduire la voilure ou changer de cap ?

L'austérité semble contagieuse en Europe. Chaque pays dévoile ses mesures de lutte contre les déficits, mais on n'en voit peu qui déploient une vraie stratégie de changement, de transformation de la société pour relever de nouveaux défis. Mieux faire ce que nous faisions avant, avec la concurrence des pays émergents et dans les limites de la planète ne peut apporter de réponse durable, mais la crise emble tétaniser les dirigeants, et interdire la créativité au moment où nous en aurions le plus besoin !


Edito du 21 mai 2010 : Entre coup de frein et accélération

Au delà des déficits, c'est la faible croissance de l'Europe qui pose problème. La rigueur aujourd'hui à la mode semble conduire à la récession, et ce n'est pas une solution, pas plus que la croissance type 30 glorieuses. Nous sommes coincés entre le coup de frein et l'accélération brutale. La réponse est affaire de pilotage. Il faut changer de direction, résolument. Nous sortirons de la crise plus "durables" ou nous n'en sortirons pas.


Edito du 17 mai 2010 : L'imprévu : une opportunité à saisir pour faire bouger la société

Les voies du changement sont souvent surprenantes. Il en faut, d'ailleurs, de la surprise et de l'imprévu pour enfoncer ou contourner les résistances du conservatisme et de la peur du changement. Les mauvais coups sont souvent des signaux, des invitations (brutales, il est vrai) a se remuer. Une opportunité à saisir pour promouvoir les transformations que le développement durable exige. C'est le message des "mots de la semaine".


Edito du 9 mai 2010 : Une occasion ratée pour de bonnes économies

Au moment même où l'on nous parle d'austérité, sans employer le mot, l'Assemblée nationale vient de rejeter une source d'économies prévue dans le projet de loi Grenelle 2 : le passage des responsabilités d'urbanisme à l'échelon intercommunal. Autant une administration fine du territoire est nécessaire pour les aspects humains et sociaux, autant la gestion de l'aménagement, des équipements et des infrastructures semble plus pertinente à l'étage au-dessus. Combien coûte la multiplication anarchique de zones d'activité ou commerciales, par exemple, en espaces, en biodiversité, et en argent sonnant et trébuchant ?


Edito du 4 mai 2010 : Les raccourcis qui rallongent

L'usage dévoyé du mot "précaution" n'est pas le seul danger qui guette le développement durable. La tentation est grande de brûler les étapes, d'agir directement sur les conséquences sans s'attaquer aux causes. On pense que ça va plus vite, mais c'est souvent l'inverse qui se passe, comme les raccourcis qui finissent par rallonger. Ce sont des pièges qui sont tendus et dans lesquels nos sociétés, toujours impatientes, tombent souvent. Quelques "mots de la semaine" pour alerter sur ce danger.


Edito du 1er mai 2010 : Marée noire : quelle réactions ?

La marée noire de Louisiane illustre tristement la chronique Cher, publiée le 19 avril. Le coût élevé de l'énergie n'est pas synonyme de sagesse. Il offre des opportunités aux énergies renouvelables, mais il pousse aussi à chercher du pétrole dans des conditions extrêmes. Toujours plus loin, toujours plus de Risques. Peut-on rêver que le désastre qui vient de se déclencher provoque un réflexe de prudence et protège la planète d'aventures toujours plus périlleuses ?


Edito du 26 avril 2010 : Piloter dans l'inconnu

Un volcan nous incite à la modestie, et à "faire avec" les éléments. La souplesse et l'adaptabilité plutôt que les certitudes et la rigidité. L'incertitude provoquée par ledit volcan est peu de chose par rapport à celles que l'avenir nous réserve. A nous de savoir piloter dans l'inconnu et d'en profiter. Pour être "durable", il va falloir faire preuve d'intelligence des évènements, apprendre la patience et s'habituer à anticiper.


Edito du 23 avril 2010 : Changer de modèles

100 milliards d'euros de déficit pour les retraites en 2050. Un chiffre qui fait peur ! Mais à comparer au PIB prévu pour 2050, 4000 milliards d'euros, soit le double de maintenant. Il doit bien y avoir une solution, pour affecter un vingtième de la croissance aux retraites. Il faudra juste trouver de nouvelles modalités de répartition, puisque l'on va passer de 1,8 cotisants par retraité à 1,1. Pas de solution sans changer de base de calcul. Pas de développement durable sans remise en question des anciens modèles.


Edito du 20 avril 2010 : Environnement et argent, un couple turbulent.

Le volcan nous coûte cher, avec tous ces avions cloués au sol. La nature entre dans le bilan économique de la planète, aujourd'hui au débit, mais le plus souvent au crédit. Les apports gratuits de la nature sont immenses, et le coût des dégradations des milieux et des conditions de vie largement sous estimé, voire oublié. Environnement et économie sont indissolublement liés, et le développement durable consiste à tirer le maximum de profit de cette union, pour le bonheur des Hommes et de la planète.


Edito du 16 avril 2010 : le volcan au secours du climat

Un savant fou, prix Nobel malgré tout, préconisait d'envoyer régulièrement des millions de tonnes de soufre dans la haute atmosphère. Cette proposition s'inspirait de l'observation du Pinatubo, dont l'irruption de 1991 a fait baisser d'un demi degré pendant un an la température moyenne de la planète. Bel exemple à ne pas suivre, exemple de fuite en avant, permettant de ne rien changer de nos habitudes. Mais aujourd'hui, c'est la nature qui s'y met : Les volcans Islandais vont-ils nous faire gagner quelques années pour lutter contre le réchauffement climatique ?


Edito du 13 avril 2010 : Ici et maintenant

Le développement durable, d'accord, mais qu'est-ce que je peux faire ? Question essentielle, comment chacun peut-il participer utilement, dans sa sphère d'influence, aux grands équilibres ? Une piste est dans l'unité de lieu et de temps. Vivre avec les saisons, et se fournir avec des produits locaux. Un retour aux sources salutaire, qui réserve en plus bien des surprises, et provoquera beaucoup de plaisir. Mais attention aux excès ! C'est le thème des "mots de la semaine".


EDito du 9 avril 2010 : Ouvrir le champ pour les retraites

Une ouverture, semble-t-il dans le dossier des retraites : les plus riches pourraient être mis à contribution. Ce serait une avancée que de casser le cadre tradiionnel de pensée, à savoir que les retraites sont payées uniquement par l'emploi. Une répartition non pas entre les cotisations du travail et les retraites, mais à partir du revenu national, serait une bonne piste de travail en offrant de nouveaux paramètres à la négociation. Le développement durable, c'est souvent changer de périmètre dans la réflexion, pour ouvrir le champ du possible.


Edito du 7 avril 2010 : Quelle communication pour le développement durable ?

Les sceptiques du réchauffement climatique offrent aux conservateurs de tous poils une planche de salut : pourquoi changer, alors qu'il y a des doutes ? le doute est naturel, mais il ne doit pas être source de paralysie. Les "mots de la semaine" font le point sur cette question, tout en interpellant les promoteurs du développement durable sur leur stratégie de communication.


Edito du 2 avril 2010 : Un renoncement peut en cacher un autre

L'abandon de la taxe carbone s'accompagne d'un autre renoncement : l'étiquetage environnemental des produits de consommation courante. La loi Grenelle 2, votée au Sénat et en attente d'Assemblée nationale, prévoit à partir de 2011 une étiquette écologique pour informer le consommateur des conséquences de son choix. Cette mesure vient d'être retardée et rendue facultative par un amendement voté en commission. Un nouveau renoncement en perspective ?


Edito du 30 mars 2010 : L'intelligence à plusieurs

Changer de "business model" pour l'humanité. C'est le défi du développement durable, de substituer à l'accumulation de biens matériels une autre vision du plaisir et du bonheur. Ou plutôt d'un large éventail de futurs non prédateurs et adaptés à la diversité des cultures présentes à la surface de la planète. Un défi collectif qui mobilise toutes les intelligences, ensemble. Les "mots de cette semaine" sont consacrés à cette approche.


Edito du 26 mars 2010 : L'effet de serre moteur de progrès

Les attaques se multiplient contre le GIEC. Le réchauffement climatique serait plus politique que scientifique. Et pourquoi pas ? La lutte contre l'effet de serre est une assurance, mais c'est surtout un formidable moteur de progrès. Les économies d'énergie, et le recyclage des matières premières qu'elles exigent, conduisent à des progrès considérables vers un développement sobre et une utilisation plus intense des ressources naturelles. Des progrès inimaginables sans une pression forte. Si l'effet de serre n'existait pas, il faudrait l'inventer !


Edito du 22 mars 2010 : Une ile flottante aux Maldives

Au moment où nous votons, nous apprenons que la République des Maldives, archipel d'ilots dont le point culminant est à 3 mètres d'altitude, vient de commander la construction d'une île flottante, donc insubmersible. Une autre manière de préparer un avenir qui s'annonce menaçant, mais aussi un manifeste politique qu'un Etat adresse au reste du monde.


Edito du 19 mars 2010 : Les Sushis ont de l'avenir

Tel est le commentaire entendu à la radio au lendemain de la conférence sur le commerce des espèces menacées. Le thon rouge ne sera pas inscrit sur la liste des poissons interdits, mais faut-il en déduire un avenir radieux pour les suchis ? un avenir de courte durée, assurément, genre poule aux oeufs d'or. La Fontaine, tu nous manques !


Edito du 16 mars 2010 : Clarifier le débat, plutôt que le détourner

le mode d'intervention des régions, en appui à d'autres opérateurs le plus souvent, ne leur donne pas de forte visibilité. Elles peuvent néanmoins orienter profondément l'action politique sur leur territoire, donner des impulsions, accompagner la transformation d'un paysage économique. Elles jouent un rôle important, mais masqué, ce qui pèse lourd au moment des élections. Raison de plus pour ne pas polluer le débat, en y mêlant des enjeux du type "prochaine présidentielle", seul sujet qui semble intéresser les commentateurs. Une confusion bien entretenue là où il faudrait un effort de clarification. Etonnez-vous que les électeurs ne s'y retrouvent plus !


Edito du 11 mars 2010 : Repenser le travail

Une société sans travail, travailler deux heures par jour. Des thèmes débattus pendant le plein emploi, et qui ont disparu depuis que le chomage a atteint des niveaux alarmants. C'est au moment où nous en aurions le plus besoin que la réflexion sur le rôle du travail dans la société est absente. Il y a pourtant là un vrai sujet de développement durable, d'autres voies de sortie de crise que l'adoration des veaux d'or PIB et plein emploi.


Edito du 6 mars 2010 : Les services rendus par les agriculteurs

La baisse du revenu agricole se manifeste au salon de l'agriculture. Comme d'habitude, le discours se concentre sur le soutien à la production, avec un relent de mépris pour les services rendus par l'agriculture. Toujours une opposition alors qu'il faut trouver des commplémentarités. Les services rendus sont multiples, et verront leur valeur économique croître avec l'importance de l'air pur, d'un  régime des eaux régulé, de paysages attractifs. Conjuguer production de qualité et service collectif rendu, chacun avec sa juste rémunération, voilà une piste plus durable que le soutien réservé à la seule production.


Edito du 3 mars 2010 : Des cloisonnements qui aveuglent

Imprévisibles, les inondations en Vendée étaient la conjonction de plusieurs phénomènes, vent violent et grande marée, et tout ça la nuit. Le nombre élevé de morts est le résultat de cette combinaison exceptionnelle. Voyons, chacun de ces phénomènes était prévisible, l'approche de la tempête, la grande marée et la nuit. Le lien entre vent et montée des eaux a manifestement été négligé. Quand on s'inquiète du vent, on pense arbres, tuiles, objets volants, mais pas surépaisseur d'eau. Le phénomène est pourtant bien connu. Il aurait juste fallu abandonner dans nos têtes les cloisonnements qui nous aveuglent.


Edito du 26 février 2010 : Crise du logement, crise de société

"Vivre dans un logement dégrade nuit à l'image que l'on a de soi-même" nous dit le CREDOC (Etude publiée le 23 février 2010). L'amélioration des conditions de logement serait ainsi un préalable à la mobilisation de tous les membres du corps social. Comme il y a peu de chances que l'on y parvienne rapidement, retournons la proposition : faisons de l'amélioration du logement un levier pour le développement durable.


Edito du 22 février 2010 : La construction d'une vision collective

"La distanciation par rapport aux politiques a rarement été aussi forte". Le médiateur de la République, Jean-paul Delevoye, présente ce constat alarmant (Le Monde daté du 21-22 février).  Il observe l'inadéqaution croissante des "boites à outils" de la puissance publique face aux besoins de la société. Un écart qui appelle une réaction vive, pour permettre la "construction d'une vision collective". Au lieu de coups d'éclat médiatiques, c'est l'appropriation du débat par les citoyens qui est la condition de ce nouveau départ. Encore une affaire de bonne gouvernance.


Edito du 15 février 2010 : l'exploit sans la compétition

Les JO offrent l'occasion de remettre le sport en perspective, dans l'univers du Développement durable. En attendant de voir se dessiner un modèle de développement en substitut de celui qui domine encore, celui de la compétition. Le Développement durable nous demande des exploits, avec de multiples défis à relever. Nous n'y parviendrons que tous ensemble, et non en se battant les uns contre les autres. A quand l'exploit sans la compétition, la cordée plutôt que la course ?


Edito du 12 février 2010 : le confort écologique

Quand toutes nos maisons seront bien isolées, qu'elle ne consommeront presque plus d'énergie l'hiver pour le chauffage, et encore moins l'été pour la fraicheur, il restera l'eau chaude et la cuisine. Pour l'eau chaude, les fabricants de robinets savent se faire mousser : en introduisant de l'air dans l'eau, ils vous donnent la même sensation de confort avec moitié moins d'eau. 5 litres/minute au lieu de 12. Un vrai progrès. Avec un peu de soleil pour chauffer l'eau, on devrait parvenir à diviser encore par 2, en moyenne sur l'année, l'énergie nécessaire pour le confort "eau chaude". Restera la cuisine. A quand les livres de recettes "facteur 4 " ?


Edito du 8 février 2010 : l'enfant terrible

Le Nino fait encore des siennes. L'Est des Etats-Unis croule sous des tonnes de neige, une neige qui fait défaut à Vancouver. Ce sont des norias de camions qui tournent pour que les jeux olympiques puissent se dérouler. Un triste bilan carbone en perspectice. Le Canada aggrave sa position. C'est déjà le plus mauvais signataire du protocole de Kyoto, celui qui respecte le moins ses engagements. C'est lui qui détruit d'immenses régions sauvages pour extraire le schiste bitumineux, ce qui ajoutera encore une bonne dose de CO2 dans l'atmosphère. Comment un pays qui semblait si sympathique peut-il nous decevoir à ce point ?


Edito du 2 février 2010 : Un "fleuron" illusoire

Le procès du crash du Concorde commence, et voilà revenir les nostagiques du plus "bel avion du monde". Pas de commentaires sur le côté esthétique, mais arrêtons de porter aux nues un modèle de non durabilité. Un avion champion du monde pour le bruit et la consommation d'énergie, et petit de surcroit, ce qui le prédispose à l'encombrement de l'espace aérien. S'il n'avait pas été bridé au départ, la zone de bruit autour de Roissy aurait été dix fois plus grande, et il aurait fallu trois vols de Concorde pour un vol de gros porteur. Tout faux. Le vrai progrès doit desserrer les contraintes, alors que le Concorde les accentuait. Il serait temps de tirer tous les enseignements de cette aventure industrielle malheureuse.


Edito du 29 janvier 2010 : L'écologie plaisir

Une éolienne qui soit "un objet de désir pour tous", tel était le rêve de Philippe Starck. Il est aujordhjui réalisé, avec un fabricant italien, sous le nom de Revolutionair. Une mini éolienne que vous pourrez installer dans votre jardin, et qui fonctionne quelle que soit l'orientation du vent, sans bruit. Nous voilà en passe de devenir tous des producteurs d'énergie. Le vent (il y aussi des éoliennes en chien assis sur le toit et ce n'est qu'un début), le soleil, la chaleur du sol, etc. Nous sommes tous consommateurs, pourquoi pas aussi tous producteurs ? et en se faisant plaisir, en plus.


Edito du 25 janvier 2010 : les solutions d'aujourd'hui et les problèmes de demain

Parer au plus pressé, bien sûr, mais pas seulement. Une politique de développement durable y ajoute une vision de l'avenir : les solutions d'aujourd'hui ne doivent pas être les problèmes de demain. Pour cela, une règle simple : chercher les ressorts, les paramètres structurants qui déterminent notre avenir. Certains sont connus, comme le vieillissement de la population, d'autres sont inéluctables mais peuvent nous réserver des surprises sur leur manière de se manifester, comme la fin de l'énergie pas chère, et puis il y a tout ce que l'on ne prévoit pas, les surprises. Le développement durable, c'est répondre aux besoins du présent tout en se donnant la capacité à s'adapter à ces évolutions, prévues ou imprévisibles.


Edito du 19 janvier 2010 : Une nouvelle chance pour les abeilles

Les bas côtés des routes entament leur troisième âge. Pendant longtemps, ils étaient rasés régulièrement, il fallait que ce soit propre ! Ensuite, dans les bons cas, on a pensé à la faune, on a essayé de ne pas nuire, en les laissant tranquilles pendant les périodes de reproduction. Et voici le troisième age, ils vont devenir des réservoirs de biodiversité, notamment d'insectes pollenisateurs. Une vaste opération est lancée pour que les abeilles y trouvent sinon le gîte, au moins le couvert. Une expérience de 3 ans sur 250 km, en attendant une généralisation sur les 12 000 km du réseau national. Gardons un espoir, car vous le savez bien, après les abeilles, ce seraient les hommes qui disparaitraient.


Edito du 15 janvier 2010 : Les retraites, partie visible d'un iceberg

Les voeux sont l'occasion d'annonces : En 2010, le dossier des retraites sera remis sur le métier. La question du vieillisement de la population française est ainsi abordée par son aspect comptable. Il ne faut certes pas le négliger, mais ce n'est qu'une petite porte pour aborder la question bien plus large du vieillissement, phénomène inéluctable dans une perspective de stabilisation de la population. Les aspects culturels, dynamique des relations sociales, place des vieux dans la société, immigration et ouverture au monde, et bien d'autres encore, sont tout aussi déterminants pour notre avenir. Comment faire participer les vieux à l'activité générale, quels apports attend-on d'eux, comment rémunérer les apports qui ne sont pas "marchands", le débat est multiforme, et l'engager sur une approche particulière risque fort de l'enfermer, si ce n'est de l'étouffer, sans pour autant apporter de réponse satisfaisante.


Edito du 12 janvier : Vivre avec les saisons

Le thème est souvent développé pour l'alimentation. Il faut vivre avec les saisons, et tirer plaisir de l'éternel renouvellement des fruits de la nature. C'est aussi vrai de nos déplacements et de nos activités : il faut les adapter au climat, et trouver les souplesses nécessaires pour bénéficier des rythmes des saisons, au lieu de vouloir s'en affranchir. La neige en hiver n'est pas une surprise, un peu d'autonomie et de solidarité sont les réponses traditionnelles à l'isolement qu'elle provoque. Des réponses à inscrire au XXIe siècle, avec l'appoint des télécommunications et de la prévision météo.



Edito du 8 janvier 2010 : Les records dont on n'est pas fier

La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas, c'est bien connu. Et pourtant notre consommation d'électricité augment régulièrement. Le record historique, établi le 7 janvier 2009, devrait être battu cette année, au début de la semaine prochaine selon toute probabilité, un soir vers 19h. L'ére du chauffage électrique pèsera encore longtemps dans les bilans. La consommation d'énergie est marquée par une grande inertie, il n'y a pas de temps à perdre pour redresser la situation.



Edito du 1er janvier 2010 : Le retour de la vraie économie ?

La crise financière a fait bien des dégâts, mais un miracle s’est produit : des milliards de $ sont tombés du ciel pour éviter le naufrage. La finance est affaire humaine, de conventions où chacun se tient par la barbichette, le créancier et le débiteur étant dans la même galère. Pas de miracle pour la crise écologique, et pourtant nous sommes aussi dans le même vaisseau, la planète. Ce ne sont pas des artifices ou des jeux d’écritures qui résoudront la crise écologique. Une première étape serait de remettre l’économie en phase avec l’écologie. 2010 : le retour à la vraie économie ?



Edito du 26 décembre : Une infinité de bonheurs

Fêtes payennes, puis religieuses, cérémonies de la renaissance à l'occasion des journées les plus courtes de l'année (dans l'hémisphère Nord), Noël est un moment d'échanges et de dons. Un moment où le Bonheur est roi. Oui, mais quel bonheur ? La New Economics Foundation (NEF, http://www.neweconomics.org) publie son classement des pays selon un indice original de bonheur, le Happy Planet Index (HPI). Au menu : Qualité de vie, niveau de vie, espérance de vie, et empreinte écologique. Les résultats sont surprenants, le champion est le Costa Rica. Selon la pondération de ces indicateurs, vous aurez des bonheurs différents, et plus il y en aura, mieux la planète se portera.


Edito du 22 décembre : Rire pour la planète

Certains pleurent, d'autres rient. Pour convaindre de "passer aux actes", il faut séduire, donner envie. Marc Jolivet et ses compagnons l'ont bien compris, qui vont sillonner la France pour proposer aux écoles des animations sur la planète. Un comique et un professionnel, un binome magique pour alerter des dangers, mais surtout inciter par l'humour à devenir un ami de la planète. Pas de morale, mais du plaisir à découvrir les mécanismes du vivant, de la nature, des sociéts humaines. Exciter la curiosité, stimuler l'envie d'innover, de faire attention tout en se faisant plaisir. A consommer sans modération. www.rirepourlaplanete.fr


Edito 19 décembre

L'échec de la conférence de Copenhague serait la faute à l'ONU, et à ses mauvais modes de prise de décision. On serait mieux entre puissants. Pensez donc, un petit pays pèse pareil qu'un grand ! Curieux de voir remis en question l'idée qu'un électeur pauvre a la même voix qu'un riche. L'intérêt collectif n'est pas la somme des intérêts particuliers, mais on n'arrive à rien si certains particuliers se sentent lésés. La recherche de consensus doit rester la règle. Il convient de s'en donner les moyens, et c'est un travail permanent d'élaboration de relations de confiance à la place de la simple gestion de conflits d'intérêt. La bonne gouvernance mondiale reste à imaginer, mais ce ne sera pas sur la base de rapports de force.


Edito 17 décembre

Le pessimisme semble dominer, ce matin, à Copenhague. Espérons que les blocages qui se manifestent ne sont que des postures de négociation, avant le dénouement. C'est peut-être aussi la conséquence d'un choix trop répandu, de présenter l'accord espéré comme le partage du "fardeau", et non comme une prise de participation sur l'avenir. Le prix payé pour les errements du passé, au lieu d'un investissement sur un monde nouveau à construire ensemble. Le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique sont de bons placements, et l'on devrait refuser du monde. Comment en est-on arrivé à cette approche défensive et somme toute négative ? Une remise en question du discours dominant, moralisateur et culpabilisant, sur le développement durable s'impose.


Edito 15 décembre 2009

Le nucléaire semble avoir été consacré par le grand emprunt comme une filière d’avenir. Curieux rapprochement avec le développement durable, autre priorité, quand on sait que dans le meilleur des cas, le nucléaire ne produira que 7 à 8% de l’énergie consommée dans le monde, que le combustible est minier et en quantité limitée, avec des enjeux géopolitiques forts, et que le prix à payer pour la sécurité, civile ou militaire du fait des passerelles entre technologies, est considérable. Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique constituent des gisements nettement plus durables, mais restent les parents pauvres, malgré les discours : en 2008, sur les 915 M€ consacrés par la recherche publique à l’énergie, 52% l’ont été au nucléaire, contre 14% à l’efficacité énergétique. Une inversion de priorité s’impose.(15 décembre 2009)


Edito 14 décembre

Les cloches ont du sonner, dimanche, pour mobiliser l'opinion sur le changement climatique et les négociations de Copenhague. Les cloches de tous les clochers, et pourquoi pas aussi des minarets, chacun à sa manière et au-delà des religions. Il y a quelques années, un tel œcuménisme  s'était déjà manifesté pour les accidents de la route, tous les prêches de tous les lieux de culte ayant été consacrés au même thème, la même semaine. La cloche symbolise aussi le dernier tour d'une course de fond, celui où il faut donner l'effort maximum. C'est aussi une évocation du tocsin, avec le côté alarmiste qui y est  attaché, et qui ne me plait pas beaucoup. La pression de l'Urgence n'est pas toujours la meilleure conseillère. Et puis la Bible est-elle une bonne référence, avec sa double présentation de la Création, "croissez et multipliez", sur lesquels il faut aujourd'hui s'interroger sérieusement, et le "jardin à cultiver", plus conforme au développement durable ? (14 décembre 2009)


 

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Edito   : Du civil au militaire

Parmi les "Vérités qui dérangent", Al Gore nous rappelait que tous les problèmes de prolifération nuclaire qu'il a connu, en tant que Vice Président des Etats Unis, trouvaient leur origine dans le nucléaire civil. De quel droit interdire à une nation, qui revendique légitimement son indépendance, de fabriquer elle-même le combustible dont elle a besoin pour produire son énergie ? Vendre une centrale nucléaire est la première Etape d'un chemin vers le Statut tant convoité de puissance nucléaire. Les nucléaires, civil et militaire, sont intimement liés. La France veut exporter ses centrales pour amortir leur Coût, mais le Prix à payer en termes de sécurité est-il raisonnable ? (25 novembre 2013)

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