Les capteurs solaires à air

 

Guy Isabel
Eyrolles, série bricolage, juin 2014


Une « note de lecture » pratique, comme les livres de cuisine déjà présentés sur ce blog.

Le développement durable tout de suite, même partiel et imparfait. Le soleil représente une source inépuisable et gratuite d’énergie, mais il faut savoir l’apprivoiser : la capter en hiver, s’en protéger en été.
Le terme « énergie solaire » renvoie le plus souvent au photovoltaïque. Celui-ci se développe, notamment en habitat diffus, mais il ne doit pas faire oublier les autres formes, le solaire thermique. Les capteurs à eau chaude sont les plus connus, bien qu’ils soient aujourd’hui en perte de vitesse dans notre pays. Dommage, car il s’agit d’une technique bien maitrisée. Il y a aussi le capteur à air, que cet ouvrage nous permet de mieux comprendre. Une technique simple et économique : « Nous pensons qu’avec le chauffage solaire à air chaud, il y matière à réduire considérablement la facture du chauffage des particuliers, et plus particulièrement de ceux qui occupent une maison déjà ancienne… » affirme l’auteur, qui ajoute : « La simplicité de mise en œuvre de cette technologie autorise une personne motivée et pas trop maladroite à une autoconstruction totale ».
La première partie de l’ouvrage est un rappel pour tous ceux qui s’intéresse à l’énergie solaire. Un rappel historique notamment, et une présentation des principes généraux qui régissent les capteurs à air chaud. Ce n’est qu’une introduction au concret : la fabrication et la pose d’un capteur sur une maison. Voilà une solution pour réduire la consommation d’énergie fossile dans l’immense parc de maisons individuelles que nous avons en France, et dont les qualités thermiques sont médiocres la plupart du temps. Il faut bien sûr penser à l’isolation, mais pourquoi se priver de quelques aménagements – si votre maison est bien exposée – qui vous apporteront un minimum de chaleur pour un investissement modique ? L’ouvrage décrit donc par le menu les étapes et les techniques de fabrication et de pose. Bricoleurs et castors s’y sentiront à l’aise. Pour les autres, le recours à un artisan peut s’avérer nécessaire, mais ils auront la satisfaction de maîtriser l’opération et de se préparer à gérer le capteur une fois posé.
La lutte contre le réchauffement climatique et la recherche d’économies dans le budget des ménages peuvent converger. Il est d’usage, par ailleurs, de se lamenter des difficultés d’améliorer la qualité du parc existant, celui des maisons individuelles notamment. Voilà une piste pour progresser. Ce n’est pas une solution universelle, mais elle peut concerner de vastes « segments » de ce marché souvent laissé à lui-même. N’attendons pas que le développement durable se fasse d’un coup, globalement et parfaitement. C’est une dynamique à laquelle chacun est appelé à contribuer. « Les capteurs solaires à air » permettront à beaucoup de nos concitoyens de le faire.

 

 

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