Les arbres et leurs hôtes

La vie insoupçonnée dans les arbres et les arbustes
Margot et Roland Spohn
© Delachaux et Niestlé, 2018


« Un arbre, c’est comme une grande ville, avec des logements chics et d’autres modestes, des voies de circulation, des points de ravitaillement… ainsi que des cimetières. »
Nous voilà donc partis en exploration de ces villes que constitue chaque arbre ou arbuste. Des villes dont nous connaissons vaguement les composantes, racines, feuillages, fleurs, fruite et graines, galles, écorces, bois, et in fine le bois mort. Autant de milieux à découvrir, avec leurs hôtes dont la diversité est impressionnante. Les chênes et les saules semblent être les champions, sous nos latitudes, en termes de capacité d’accueil.  « Avec ses quelques 800 000 feuilles et ses kilomètres de branches, de rameaux et de racines, chacun de leurs représentants pourrait être comparé à une métropole densément peuplée. »  A l’heure où nous nous inquiétons de la dégradation brutale de la biodiversité, voilà un angle d’attaque passionnant, et abondamment illustré de photos commentées. Un bon guide pour découvrir cette richesse.
Celle-ci nous est présentée d’entrée de jeu de manière générale, des oiseaux aux micro-organismes, en passant par les mammifères et les insectes, les lichens et les mousses, et bien d’autres hôtes, pucerons et autres acariens. Mais les auteurs nous entraînent rapidement dans une galerie de portraits. Des portraits d’arbres, 58 au total, avec leurs habitants. Vous découvrez ainsi l’écureuil roux dans l’épicéa, aux côtés notamment du bec croisé des sapins et du scolyte typographe qui s’insère sous l’écorce et dont l’arbre se défend en secrétant des résines et diverses substances chimiques. Vous aurez tout sur le pommier e le poirier cultivés, et surtout sur les chenilles qui s’y développent (cheimatobie) et la manière de s’en protéger.
Car ces hôtes sont parfois de bons compagnons, avec lesquels des échanges fructueux s’établissent, ils sont aussi conflictuels, provoquant de la part des arbres des réactions de différents type comme des sécrétions des épines acérées. Celles-ci sont d’ailleurs appréciées des oiseaux et petits mammifères, car elles les protègent des gros prédateurs. Les stratégies de défense sont nombreuses, produit de co-évolutions très anciennes, qui ont permis à des équilibres subtils de s’établir.
Mais comment observer cette richesse biologique, dont les manifestations sont si différentes, adaptées à des conditions et des exigences très diverses ? Les auteurs ont une réponse, et vous donnent quelques conseils à cet égard. Vous trouverez notamment, en marge du texte et des photos, des indications de la saison la plus appropriée pour observer et ou tel « hôte », et d’une manière plus générale quelques indices de leur présence, ou des moments favorables, par exemple après une tempête.
Un livre qui vous aidera à regarde les arbres autrement.

 

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