Le bilan de compétences

Michel Joras, collection

Que sais-je ? PUF, 2007 pour la dernière édition


bilan des comptences

Quelle relation entre le bilan de compétence et le développement durable ? La réponse vient de deux côtés. De l’un, le développement durable étant fondé sur une large « dématérialisation » de l’économie, la vieille citation de Jean Bodin Il n'est de richesse que d'homme reprend de la jeunesse. Mais ce n’est pas le nombre des hommes, mais leur compétence, leur talent, leurs savoirs qui compte aujourd’hui. Mais ce n’est pas tout. La démarche même du bilan de compétence est une alternative fructueuse à la sélection, source fréquente d’exclusion. Au lieu de fixer a priori un profil et d’éliminer tout ce qui ne passe pas à ce tamis, le bilan de compétence part du capital humain, en cherche toutes les pépites, même celles enfouies dans l’inconscient des intéressés, pour les valoriser. Nous sommes typiquement dans une démarche de type DD. Une autre manière de voir les choses de la vie, et surtout les êtres humains, considérés comme une richesse en soi.


Comme souvent l’histoire débute avec l’armée. Il s’agissait de reclasser des militaires à la fin d’un conflit. Le concept est né en 1945 en Amérique, et les prémisses apparaissent en France une quinzaine d’années après. Il trouve ses lettres de noblesses et sa forme actuelle en 1991, dans un accord interprofessionnel.


Le livre de Michel Joras, dont la première édition date de 1995, nous présente l’histoire et la progression du bilan de compétence dans notre pays. Son statut juridique, les conditions de succès, les conseils aux acteurs, entreprises et salariés, pour la qualité de ce bilan qui n’est jamais anodin. Et il nous précise la définition de la compétence :

  • Les savoirs ou connaissances spécifiques et transverses,

  • Les savoirs mis en pratique, savoir-faire, les aptitudes,

  • L’intelligence personnelle et professionnelle, les capacités,

  • Les attitudes comportementales, les savoir-être-avec,

  • L’envie, la volonté de mettre en œuvre ses compétences et de les développer lorsque l’employeur en donne les moyens,

  • Au moment où la globalisation de l’économie s’impose, il semble indispensable face au métissage des cultures d’ajouter des critères supplémentaires : la compréhension de l’autre, des savoirs-être culturels…

Une piste de réflexion développée et illustrée pour les compétences professionnelles, mais qui pourrait s’appliquer aussi à des territoires, des entreprises et des communautés humaines.

Ajouter vos commentaires

Poster un commentaire en tant qu'invité

0
Vos commentaires sont soumis à la modération de l'administrateur.
conditions d'utilisation.
  • Aucun commentaire trouvé