J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin

Gilles Leblais, 
Terre vivante, 2016

Nous voilà en écologie pratique. Les ouvrages sur les oiseaux sont légion, celui-ci nous aide à les recruter comme auxiliaires de nos cultures. Toujours un double dividende, un pour la nature, et un pour soi-même. « Des auxiliaires efficaces et sympathiques », est-il indiqué en accroche sur la couverture. On pourra juste leur reprocher, mais ce n’est pas dans le livre, de se lever bien tôt et de manifester bruyamment leur joie de vivre aux premières lueurs du jour.
Il s’agit donc de les attirer, et de leur offrir le gîte et le couvert. Il faut d’abord savoir quelles espèces attirer. L’ouvrage commence par une description des oiseaux les plus fréquents dans les jardins, et de leurs habitudes et exigences, notamment alimentaires. C’est là que réside leur intérêt, leur consommation d’insectes et de petits mollusques, avec pour effet notable d’éviter leur prolifération. Leur régime alimentaire mérite donc une analyse fine, pour choisir ceux qui seront les plus utiles dans chaque situation. Il faut aussi qu’ils se nourrissent en hiver, et la présence de baies et autres fruits sauvages est nécessaire pour conserver les oiseaux dans votre jardin. C’est la raison pour laquelle la question des arbres et arbustes est une des clés du succès. Un long développement nous aide à vous y retrouver, avec un tableau final établissant le lien entre arbres et oiseaux.
Après le couvert, le gîte. Très important pour la sécurité des oiseaux, toujours menacés par des fouines et petits carnassiers sauvages comme par les chats domestiques. On retrouve la question des arbres et des couverts arborés, mais il y a aussi les nichoirs, essentiels pour la reproduction de certaines espèces, « les oiseaux cavernicoles, qui souvent ont du mal à trouver des sites naturels potentiels : cavités dans les arbres, les murs, les rochers ». Les arbres morts sont enlevés, et les refuges naturels, souvent dans des interstices, ont disparu avec une rationalisation des aménagements. Pour fixer les idées, ces oiseaux sont les mésanges, les rougequeue à front blanc, les sitelles torchepot, les étourneaux sansonnets, etc.
Tout sur le nichoir, selon les types d’oiseaux concernés. Fabriquez-le vous-mêmes, ou bien acheter-le, toujours en ayant en vue vos « auxiliaires » favoris et votre jardin. Nous avons quitté provisoirement le jardin pour occuper l’atelier, avec des planches, une scie et des vis. Il faudra ensuite installer ces nichoirs, à la bonne hauteur, avec la bonne exposition (protégé des vents dominants, et de la pluie, au soleil du matin), sur le bon support (arbre, mur, etc.). Ce n’est pas fini, vous devrez aussi faire le ménage des nichoirs, chaque hiver pour offrir un gîte propre à la nouvelle famille qui y élira domicile. Gilles Leblais vous explique tout ça avec gentillesse, et de nombreuses illustrations.
L’ouvrage se termine par des « portraits d’oiseaux », une bonne vingtaine, dont les noms vous sont familiers et dont vous trouverez, outre de très belles photos, le mode de vie et les exigences à respecter pour les attirer : le rouge-gorge, le rossignol, la bergeronnette, et le troglodyte mignon, « ténor des taillis » pour ne prendre que quelques exemples.
Un ouvrage agréable à regarder, de belles images, des conseils pratiques faciles à comprendre, et une petite encyclopédie des oiseaux de nos jardins. Que demander de plus ?

Ajouter vos commentaires

Poster un commentaire en tant qu'invité

0
Vos commentaires sont soumis à la modération de l'administrateur.
conditions d'utilisation.
  • Aucun commentaire trouvé