Il faut sauver nos oiseaux

Marc Duquet
© Delachaux et Nieslé, 2019

il faut sauver les oiseaux
 
A l’approche des fêtes, voici un « beau livre », à la fois fort bien documenté et magnifiquement illustré. Un livre engagé, le titre est clair, qui dresse un constat et propose des pistes pour enrayer la crise que connait l’avifaune depuis quelques décennies, avec une accélération notable pour les plus récentes.


Marc Duquet nous donne des chiffres éloquents sur les oiseaux de France et d’Europe. Sur les 533 espèces d’oiseaux dénombrées en Europe, 13% sont menacées, mais ce pourcentage, déjà élevé, monte à 32% en France. Curieusement, ce sont des espèces communes qui s’effondrent depuis une vingtaine d’années. « La plupart des programmes de conservation sont concentrés sur les espèces les plus rares, qui font face à la plus grande menace d’extinction, tandis qu’une attention moindre est accordée aux espèces dites communes. Pourtant, en raison de leur abondance, celles-ci jouent un rôle plus grand dans la composition et les caractéristiques des écosystèmes ».
Les menaces sont multiples, des modes intensifs d’exploitation agricole à la fragmentation du territoire par les routes et voies ferrées, en passant par les lignes à haute tension et les « excès » de la chasse. Le réchauffement climatique joue également un rôle, notamment sur les oiseaux migrateurs qui doivent s’adapter en changeant leurs habitudes et leurs lieux de résidence. Les espèces sédentaires ne sont pas à l’abri : les fenaisons de plus en plus précoces détruisent les nichées avant les premiers envols. L’auteur plaide pour des réponses appropriées, par exemple sur la manière de faucher un champ pour préserver les oiseaux des prairies, alouettes ou autres busards cendrés, celui-ci bien utile pour contrôler les populations de petits rongeurs.
Après cette alerte, Marc Duquet nous présente un panorama de nombreuses espèces dont les noms nous sont familiers : alouette des champs, perdrix grise, l’hirondelle rustique et ses cousines des fenêtres et des rivages, le moineaux domestique, etc. Il nous donne aussi « des raisons d’espérer », car certaines espèces s’en sortent bien, comme la cigogne blanche et le fou de Bassan, ou encore le pigeon ramier. Des espèces qui reviennent de loin et retrouvent des effectifs rassurants. Et puis, il y a les « oiseaux venus d’ailleurs », parfois invasifs et en concurrence avec des espèces locales, mais qui finissent par trouver leur place avec plus ou moins de bonheur.
L’ouvrage nous offre également la possibilité de favoriser la présence des oiseaux dans les maisons et les jardins, en leur favorisant le gite et le couvert, et bien sûr la boisson, de l’eau fraiche.
Un beau livre, en résumé, comme sait le faire « l’éditeur Nature » Delachaux et Nieslé, avec de très belles photos qui donnent envie de lire et de mieux connaître la vie des oiseaux.

 

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