Des auxiliaires dans mon jardin

 

Blaise Leclerc et Gilles Leblais
Terre vivante, 2015


« Les auxiliaires, se sont toutes les petites mains que la nature a formées au cours des millénaires ». Ils sont nombreux, à manger les « indésirables » et à contribuer à l’équilibre de votre jardin.

Cet ouvrage nous les rend familiers, nous en fait découvrir de nouveaux, et nous donne des conseils pour profiter de leur présence et de leur activité. Nous sommes en plein développement durable opérationnel, à savoir faire travailler la nature pour le plus grand bénéfice à la fois de ladite nature et de nous-même. Une forme de double dividende qu’il nous faut aller chercher : il ne tombera pas du ciel.
C’est là toute l’intelligence du développement durable, susciter et mobiliser les forces de la nature pour nous aider à bien vivre. « Faire avec le plus possible, contre le moins possible », nous dit Gilles Clément (1). Une ligne de comportement déclinable dans bien des domaines, et pas seulement pour le paysage. En voilà une application concrète pour nos jardins, et notre alimentation. Rappelez-vous, celle-ci compte pour un tiers dans votre empreinte écologique, ce n’est pas accessoire, et tout conseil pour alléger ce poids est bienvenu.
Blaise Leclerc et Gilles Leblais ont donc entrepris de nous aider à « transformer votre jardin en un endroit où il fait bon vivre pour le maximum d’êtres vivants, du plus petit (la bactérie) au plus grand (vous !) ». Après une introduction sur la biodiversité et ses bienfaits, ils nous parlent d’abord des « indésirables », les quelques bestioles qui n’ont pas leur place au jardin, comme les limaces et les pucerons. Ce tour de piste nous prépare à la suite, la description des tous ces auxiliaires, qui vont nous en débarrasser. Nos amis sont partout, dans le sol, dans le compost, à la surface du sol et dans les airs. Citons deux vedettes de cette panoplie, le ver de terre et le champignon. Le sol est structuré par ces deux auxiliaires, avec des effets déterminants sur son aération et l’écoulement des eaux. Chaque mètre carré de sol comprend 400 mètres de galeries creusées par les vers, et 10 000 km de filaments produits par des champignons microscopiques. Les premiers pèsent jusqu’à 5 tonnes pour 1 hectare de terre, les seconds 3 tonnes et demi. Tout l’art est de ne pas détruire l’apport de ces amis, qui sont bien plus que 30 millions. Et puis, il y en a de nombreux autres, du perce-oreille aux nombreuses araignées, et de l’orvet aux carabes et autres chauve-souris.
Les bienfaits que chacun nous apportent étant ainsi identifiés, il s’agit de faire en sorte que ces auxiliaires soient au rendez-vous. Comment faire pour les attirer, les loger, les nourrir ? L’aménagement du jardin et la manière de le travailler le sol constituent la réponse, et les auteurs ne sont pas avares de bons conseils pour la trouver. Notez juste que les fleurs y tiennent un rôle majeur, une manière de joindre l’utile et l’agréable, une autre forme, encore, de double dividende.

 

1 - Gilles Clément, Le jardin planétaire, Albin Michel, 2000

 

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