Atlas du développement durable et responsable

L’Atlas du développement durable et responsable
Sous la direction de Gilles Pennequin et Antoine-Tristan Mocilnikar
Eyrolles, 2011



L’ambition des deux animateurs de cet ouvrage collectif est de proposer la création d’une école française du développement durable. Acte fondateur, donc, cet Atlas qui aurait pu être aussi dénommé encyclopédie, est rédigé par un panel de spécialistes, politiques, scientifiques et praticiens. Il couvre un large champ, avec ses 21 chapitres, le code numérologique du développement durable est bien respecté. 21 chapitres, découpés en notes de référence, 85 au total, confiées chacune à un spécialiste, et bâties selon le même plan : la problématique, le cœur du sujet, les enjeux, les lectures utiles et un « à retenir » en quelques lignes.

Ces chapitres sont présentés en trois parties principales, les grands enjeux, les politiques publiques et l’entreprise responsable, mais la partie préliminaire, hors format, n’est pas la moins intéressante. On y trouve notamment la présentation de Rio + 20, rédigée par Brice Lalonde qui anime aujourd’hui la préparation de cette rencontre au sommet. On y trouve aussi la profession de foi des deux initiateurs de l’ouvrage, qui veulent lutter contre « cette incompréhension volontaire des enjeux du développement durable », pour « reconstruire une représentation globale des mouvements des sociétés ».
Cet Atlas est donc une démarche autant culturelle que technique. Il amorce, à partir de ses 85 notes, un débat qui se veut mobilisateur et qui annonce sans doute de nouvelles éditions, revues et augmentées de contributions originales, de contestations aussi, et c’est dans la nature des choses, pour ouvrir des perspectives stimulantes. Un ouvrage vivant, bien documenté, une vraie référence.
Deux bémols, cependant, que mon histoire personnelle m’amène à formuler. En ma qualité de président du CIDB, centre d’information et de documentation sur le bruit, je ne peux que regretter que Benoit Apparu, dans sa note « changer d’habitat, changer de comportement », assimile presqu’exclusivement développement durable et lutte contre l’effet de serre, oubliant ainsi ce qui constitue la première nuisance ressentie par les français. De même, en tant que président d’honneur de l’association HQE, je m’interroge sur l’absence de mention aux labels largement utilisés par les opérateurs, HQE, BREEAM ou LEED, dans la note « Le siècle des écoconstructions », de Brigitte Vu.
Un ouvrage qui interpelle, qui se discute, et qui provoque le débat, tout comme l’Encyclopédie l’avait fait au siècle des lumières. Un vaste tour d’horizon où chacun pourra puiser des éléments de réflexion et des références pour l’action.

 

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