Agriculteurs urbains

Dirigé par Guillaume Morel-Chevillet
Edition France agricole, 2017

agriculteurs urbains

C’est une véritable encyclopédie de l’agriculture urbaine qui nous est proposée. Le sous-titre, « Du balcon à la profession, découverte des pionniers de la production agricole en ville » donne l’étendue du sujet. Un état des lieux en 2017, formidablement documenté, et illustré de nombreux exemples dans des encadrés tout au long de l’ouvrage. Les innombrables références de sites Internet, qui vous permettront d’aller un peu partout dans le monde, sont à jour : elles ont été consultées récemment, et les dates du dernier contact sont mentionnées. 

Commençons par l’amateur, sur son balcon ou sa terrasse. Les techniques et les matériels disponibles sont là, ainsi que les qualités requises des plants et semences que vous installerez dans vos bacs. Vous saurez tout sur la « tour à pomme de terre » ou la culture sans terre, dans votre arrière-cuisine, ou encore sur l’aquaponie sur votre balcon.
Il y a ensuite les groupements d’amateurs, et les jardins collectifs, avec leur côté pédagogique et vie sociale, au moins aussi important que la production alimentaire. Les nombreux exemples font toucher du doigt les bienfaits de ces jardins, mais aussi les difficultés à surmonter, aux plans techniques, administratifs, règlementaires.  Vous saurez aussi quelles précautions prendre pour lutter contre les effets de la pollution urbaine de l’air, de l’eau et des sols. Jardins de cocagne,  jardins familiaux et « incroyables comestibles », « incredible edibles » en anglais,  sont bien sûr au menu, ainsi que le rôle des arbres dans l’agriculture urbaine.
Viennent ensuite les professionnels, les paysans des villes, dont une part sont les animateurs des jardins collectifs, qui ont besoin de professionnels, car l’agriculture urbaine ne s’improvise pas. Vous les trouverez sur les toits de certaines entreprises, où le jardin, intégré à l’espace « favorise le bien-être et la cohésion des salariés ».  Mais il y a aussi de vraies fermes urbaines, insérées dans le tissu construit, ou sur les constructions, dans des serres notamment. Vous découvrirez des immeubles consacrés à l’agriculture verticale, ou des conteneurs dédiés à l’hydroponie. L’insertion de l’agriculture dans les projets de construction, avec la complicité des aménageurs et des architectes, figure dans ce tableau exhaustif de l’agriculture urbaine professionnelle, avec la question des débouchés, les plus proches possible, cela va de soi. A cette échelle, l’agriculture participe largement à l’environnement urbain, à son paysage, son climat, la qualité de l’air, au recyclage des déchets organiques. Elle devient un élément constitutif de la ville. Elle contribue à son fonctionnement y compris avec les animaux, notamment les abeilles ou les moutons qui paissent sur les terrains en pente.
Un dernier chapitre sur l’agriculture périurbaine et les circuits courts, et vous aurez fait le tour de la question. Une agriculture très diversifiée, allant du low-tech au high tech, et porteuse des transitions que nous menons, avec des réponses écologiques, sociales, urbanistiques, économiques. Un ouvrage complet et agréable à lire, pour bien comprendre un phénomène en plein développement.

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