Les hirondelles

Georges Olioso
©Delachaux et Niestlé, 2020

les hirondelles


Un livre pour vous rendre savant et impressionner vos amis. A lire avant de partir en vacances, ou à emporter pour les devoirs de vacances, si vous préférez. Un devoir bien sympathique, à base d’observation des oiseaux.
Les hirondelles constituent une famille ancienne et nombreuse. On en trouve des fossiles dans les sédiments du Pliocène, il y a quelques millions d’années. Une famille appartenant à l’ordre des passereaux, eux-mêmes héritiers des dinosaures théropodes. Une famille qui compte 90 espèces, présentes dans le monde entier, des déserts aux forêts, sur les rivages, en Australie, en Sibérie, en Amériques du Nord au Sud, et en Europe, bien sûr. Chez nous 5 espèces sont les plus courantes, auxquelles il faudrait ajouter autant d’occasionnelles. Des oiseaux familiers des humains, mais parfois aussi victimes des humains.

La nature en bord de mer

Marc Giraud
© Delachaux et Niestlé, 2020

La Nature en bord de mer

Tout ce que vous avez voulu savoir sur la vie en bord de mer, sans oser le demander. La vie sexuelle du varech, par exemple. Marc Giraud vous dit tout, avec de superbes photos de Sonia Dourlot, Rémy Dubas et William Duvernoy. Tout commence par une approche astrophysicienne, voire philosophique, de l’origine du monde, avant de se poursuivre en géologie. Les roches nous parlent, et les strates que l’on observe sur les falaises témoignent des millions d’années à forger la nature telle que nous la connaissons. Les fleurs des rochers, armérie maritime (ou œillet marin), cinéraire maritime ou criste marine, lichens et algues viennent y mettre de la couleur et des nutriments pour toute la colonie qui y loge. Nous voici ensuite sur la plage, et sa flore bien particulière d’oyats et de chou marin et, à proximité, la queue de lièvre.

Kit pour voyager en écotopie

Vincent Dubail
Editions Tana, 2020



Un livre militant, qui relève d’un programme politique, avec des mesures d’ordre pratique et sociétales. « Les constructeurs d’objets techniques les garantiront pendant 20 ans », ou « mise en place d’un service forestier, agricole, maritime et littoral sur le modèle du service civique » ou encore « gratuité totale des modes de transports propres en France » et bien d’autres propositions sur le quotidien. Elles côtoient des mesures structurelles, comme l’instauration d’une carte carbone, du revenu d’existence, ou la réduction progressive du temps de travail à 18h par semaine. Une approche radicale, pour promouvoir une vision de l’écologie politique comme une « pensée globale et systémique », se référant à de nombreux auteurs, avec une affection déclarée pour Fourrier, utopiste précurseur de la cause écologiste selon Vincent Dubail.

Le pain et le vin + Le jaune et le blanc

Deux livres d’Aurélie Théron, un seul sous-titre : le livre antigaspillage
Editions de la Martinière, 2020 et 2019.

lepainetlevin  le jaune et le blanc

Nous voici en plein double dividende, du plaisir pour nous, les humains, et la lutte contre le gaspillage alimentaire. Nous voudrions bien, mais nous ne savons pas toujours comment faire pour ne pas jeter le pain rassis ou le fond de bouteille de vin, qu’il ne faut pas se forcer à boire une fois les invités partis. Ni que faire des jaunes d’œufs hérités de recettes qui ne demandent que du blanc, ou l’inverse, des blancs qui nous restent après usage exclusif des jaunes.

L’économie expliquée aux humains

Emmanuel Delannoy
©Wildproject, 2011, 2020

l economie expliquee humains

Il s’agit d’une réédition, d’un petit livre préfacé par Hubert Reeves. L’auteur s’en explique dans un avant-propos où il s’interroge sur l’écart qu’il observe entre d’un côté la prise de conscience des enjeux environnementaux, et de l’autre le prolongement des politiques d’avant, comme si rien ne s’était passé des dix dernières années. « La vraie cause, réelle et profonde, est à rechercher du côté de nos représentations ». Nous voici confrontés à un « problème anthropologique et culturel ».

Faune des villes

300 espèces qui vivent parmi nous
Vincent Albouy et André Fouquet
©Delachaux et Niestlé, 2020

faune des villes



300 espèces, 300 fiches, qui constituent le plat de résistance, mais les hors d’œuvres sont aussi dignes d’intérêt. Les auteurs nous y présentent la ville sous un aspect particulier, en quoi elle est accueillante pour la faune. Curieusement, cette introduction ouvre sur le végétal. La première partie de l’ouvrage est une description de la ville et des éléments qui y favorisent le développement de la vie animale. « Pour diverses espèces de plantes et d’animaux, la ville représente une multitude de milieux où trouver les conditions indispensables à leur survie ». Nous voilà donc en route cers une sorte de tour de ville de ces milieux. Ce sont tout d’abord les friches et autres espaces résiduels, souvent laissés à eux-mêmes entre deux usages.

Requalification urbaine, architecturale et environnementale

François Pélegrin
Editions PC, 2020

 


« Réhabiliter ne suffit pas, il faut requalifier ». Un livre qui parait en marge de l’opération Cœur de villes lancée par le ministère de la Cohésion des territoires, et le la mise au point d’une méthode initiée par le Club de l’amélioration de l’habitat et appelée OPERAE, opération massive de requalification urbaine, architecturale et environnementale.

Des papillons dans mon jardin

Comment les attirer avec les plantes appropriées
Bruno P. Kremer
©Delachauxet Niestlé, 2020

De l’écologie au quotidien, pour la biodiversité. « La superficie de tous les jardins d’Europe est environ trois fois supérieure à celle des zones protégées ». Nous avons donc un rôle à jouer pour contribuer à la richesse biologique, et ce livre nous donne des indications sur le Comment, après une brève introduction sur le Pourquoi. Les jardins sont loin de rivaliser en surface avec les espaces agricoles ou forestiers, mais ils ne sont pas négligeables pour autant, et il ne dépend que de leurs propriétaires d’en faire des points forts de biodiversité.

Il était une bergère

Yves Deloison et Stéphanie Maubé
©Editions du Rouergue, 2020

 il etait une bergere

L’ouvrage est présenté comme un « témoignage ». C’est aussi un manifeste pour un autre modèle agricole, que l’on peut résumer par la confrontation élevage versus production animale. Deux expressions qui pourraient désigner la même chose mais qui, dans la pratique, recouvrent deux réalités très différentes.

En route pour l’autonomie alimentaire

Guide pratique à l’usage des familles, villes et territoires
François Rouillay et Sabine Becker
©Terre Vivante, 2020

 


Une affaire de lasagne. Un exemple, à Montcalm, dans le Gard, sur un ancien terrain de tennis en béton. Comment y produire 100kg de légumes en 100 jours ? Du carton, des déchets organiques récupérés aux alentours, du bois mort en décomposition, et un peu de terreau. Le tout étalé en couches successives sur le béton, et ça marche. Un sol nourricier de grande vitalité. Même dans des conditions difficiles, il est possible de « reprendre la main sur son alimentation », et de la produire, individuellement ou collectivement.
Le mouvement d’origine anglaise, incredible edible, traduit en français par « incroyables comestibles », est une source d’inspiration pour ce processus d’appropriation. Né en 2008 à Todmorden dans le nord de l’Angleterre, a été introduit en France en 2012 par un des auteurs, pour lutter contre la pauvreté et rendu célèbre par un écriteau « Food to share », nourriture à partager, planté devant des petits jardins créés un peu partout, dans des espaces réputés sans intérêt.
Le livre de François Rouillay et Sabine Becker est un guide pour aider les volontaires à se lancer dans ce type d’initiative, à partir d’expériences menées en France de 2015 à 2018. Reprendre la main sur son alimentation, mais aussi recréer le lien « de la terre à l’assiette », y compris dans des villes. L’autonomie mentionnée dans le titre est « la capacité d’un territoire urbain à produire une nourriture saine permettant de répondre aux besoins quotidiens primordiaux de ses habitants ».
Approche urbaine et agricole à la fois, avec pour objectif un « plan paysage nourricier » et en invitant les collectivités à remplacer progressivement les buissons décoratifs par des plantes productives en libre-service. De nombreux exemples sont évoqués, à Onex (canton de Genève, en Suisse), à Rennes, à Appietto (Corse), à St Philippe (La Réunion), à Sarcelles (Val d’Oise) ou au Val de Reuil (Eure), liste non limitative.
Le guide proposé dénombre 21 actions à enchainer, parmi lesquelles on notera la phytoremédiation, qui consiste à dépolluer les sols et les eaux avec des végétaux, et 7 clés pour la réussite, au premier rang desquelles on trouve une « vision commune partagée ».
Un glossaire, enfin, pour compléter le guide, dont le premier mot, par ordre alphabétique, est Aggrader, « acte d’enrichir les sols par différents moyens naturels issus de la biomasse ». Le contraire de dégrader, peut-on présumer. Un plus pour la planète, et une source d’alimentation pour les humains, un double dividende bienvenu !

Pour aller plus loin sur l'autonomie alimentaire : http://www.autonomiealimentaire.info/

 
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La grande transformation

Comité 21, Février 2020

« Nous avons besoin d’une boussole ». Tel est l’objet de ce « rapport prospectif », fruit du travail de 2 ans d’un comité réuni sous la présidence de l’économiste Philippe Dessertine. Vous n’aurez pas de boussole clé en main, mais vous y trouverez ce dont vous avez besoin pour naviguer vers le développement durable. Il s’agit d’une transformation profonde, « La grande transformation », dont nous voyons de multiples manifestations, mais souvent hésitantes, isolées, fragiles et peu soutenues. Le défi du changement d’échelle est à relever, qui nécessite des repères pour garder le cap tout en évitant les récifs – les freins développés dans le rapport – et en profitant des vents favorables - les leviers proposés -.

Du Grand Paris au Paris en grand

Roland Castro
Editions PC, 2019


« L’image mentale de Paris s’arrête au boulevard périphérique, Paris en grand n’existe pas encore ». L’image mentale est une des idées fortes de la réflexion de Roland Castro, avec la mise en scène de la ville, le culte du beau et le recours à l’intelligence : « L’intelligence, plutôt que l’interdit ».
Bien sûr, c’est « Paris en Grand » qui est l’objet du rapport demandé à Roland Castro par le Président de la République, mais chacun pourra discerner de nombreuses prises de position intéressant toutes les villes et même les campagnes. Critique de la charte d’Athènes et du cloisonnement (en finir avec le zonage), importance de l’agriculture urbaine, de la poésie dans la ville, du langage muet des bâtiments. Un livre, donc, qui intéressera bien au-delà des limites du Paris en grand. La recherche du « double dividende » est omniprésente : Pour ne prendre que deux exemples, « Le beau rapporte », et conforter le positionnement local et le rayonnement international : « Pour fabriquer cette nouvelle géographie mentale, il faut la partager avec ses habitants et ses visiteurs de passage ». Paris en grand est une « ville-monde jardin ».

La modernisation de l’Etat

Une promesse trahie ?
Patrick Gibert et Jean-Claude Thoenig
©Classiques Garnier, 2019

 La modernisation de l tat

« L’élite ou technostructure administrative en place a une oreille sélective, n’écoutant guère que ce qui est compatible avec la culture-maison et avec sa façon de faire, quitte à disqualifier l’expérience et les recommandations des « étrangers ».

Biodiversité urbaine

Pour une ville vivante
Emeline Bailly, Dorothée Marchand et Alain Maugard
Editions PC, 2019

Les villes, haut lieu de la biodiversité ? C’est le défi que les 3 auteurs nous proposent. Un peu comme dans le bâtiment, traditionnellement gros consommateur d’énergie, en passe de devenir producteur d’énergie, le bâtiment « à énergie positive ». La ville contre la nature, ce n’est pas une fatalité, et ça pourrait devenir de l’histoire ancienne. Ce n’était d’ailleurs bon ni pour la nature ni pour les habitants des villes. En route, donc, vers les villes à biodiversité positive, la biodivercity !

L’arbre dans tous ses états

Georges Feterman
©Delachaux et Niestlé, 2019

l arbre dans tous ses etats

 

Un livre remarquable sur des arbres remarquables. Une succession d’histoires inspirées par des arbres, permettant de donner à chaque fois un éclairage sur un aspect des arbres, leur « état ». Un mot repris dans chaque tête des 31 chapitres. Cela va des états d’âme à l’état de grâce, en passant par l’état d’urgence, état-DN, ou encore l’état de bois et l’état de siège. Etat de siège, justement, pour illustrer la capacité des arbres à « s’installer dans des conditions difficiles, défiant les éléments et provoquant l’admiration des hommes ». Etat providence, grâce aux « usines végétales » de leurs feuillages, ou état second de l’arbre « ascenseur », avec ses vaisseaux qui font monter la sève. « La force avec laquelle monte ce liquide nourricier est impressionnante, parvenant à parcourir plusieurs dizaines de mètres à la verticale ».

L’entreprise responsable et vivante

Donner du sens au travail avec la RSE
Louise Browaeys
©Terre vivante, 2019. Collection « Champs d’action »

Un livre pour les responsables « d’organisations », essentiellement entreprises et collectivités publiques, qui intéressera également tous ceux concernés par la vie au travail. En effet, « la responsabilité d’entreprise est une excellente manière pour faciliter le réengagement au travail, pour redonner du sens et de la visibilité, pour partager des valeurs en lien avec l’écologie, le partage et le respect ». La responsabilité sociétale de l’entreprise, RSE, que l’auteure voudrait appeler plus simplement la responsabilité de l’entreprise, est une manière de retrouver la vocation première de l’entreprise : « un lieu de rencontres, d’échanges, d’enrichissement réciproque, de créativité ».

Il faut sauver nos oiseaux

Marc Duquet
© Delachaux et Nieslé, 2019

il faut sauver les oiseaux
 
A l’approche des fêtes, voici un « beau livre », à la fois fort bien documenté et magnifiquement illustré. Un livre engagé, le titre est clair, qui dresse un constat et propose des pistes pour enrayer la crise que connait l’avifaune depuis quelques décennies, avec une accélération notable pour les plus récentes.

Réussir la transition écologique

Outils pour agir ensemble
Grégory Derville
© Terre vivante 2019

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 Avez-vous entendu parler du mouvement de la Transition, né en 2006 à Totnes en Angleterre, et popularisé en 2008 par l’ouvrage de Rob Hopkins, Manuel de la Transition ? « Si nous attendons les gouvernements, ce sera trop peu ou trop tard. Si nous agissons à l’échelle individuelle, chacun de son côté, cela ne suffira pas. Par contre, si nous agissons ensemble, à l’échelle collective locale (dans nos quartiers, villes, territoires, nos communautés), cela pourrait être juste suffisant et juste à temps ».

« Réussir la transition écologique » s’adresse donc aux citoyens qui veulent reprendre leur destin en main. Le fond de décor est la catastrophe qui nous attend inéluctablement selon l’auteur, de manière à s’y préparer. Ce n’est pas la conception du Dictionnaire du Développement durable, mais l’approche présente de nombreux aspects positifs dont chacun peut s’inspirer pour contribuer à la nécessaire transition, pour notre bonheur et pas seulement pour échapper à la catastrophe.

Le guide de l’innovation frugale

Les 6 principes clés pour faire mieux avec moins
Navi Radjou et Jaideep Prabhu
© Daiteino, 2019 pour l’édition française

Le sous-titre de Facteur 4 (1) était « Deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources ». Voici un ouvrage encore plus ambitieux : Il s’agit de « générer au moins 10 fois plus de valeur économique, sociale et écologique en réduisant les coûts et l’utilisation des ressources naturelles par un facteur d’au moins 10 ». C’est que depuis 1997 les choses ont changé. Les pressions sur l’environnement se sont aggravées, les possibilités d’action se sont démultipliées et les attentes de la population se font de plus en plus exigeantes. Le « mieux » remplace le « plus » et le sous-titre du présent ouvrage le dit clairement, « faire mieux avec moins ».

Travailler, pourquoi faire ?

Fabienne Autier et Sanjy Ramboatiana
©GERESO Editions, 2019

Un livre de développement personnel, un bon sujet de développement durable. Un livre qui a connu plusieurs rééditions, qui nous parle de la crise du travail dans nos sociétés et qui s’interroge : si cette crise était une opportunité ?
Le travail n’est plus ce qu’il était. Une valeur sure, un « repère stable, central, légitime ». Il n’est plus associé à un métier, et la « logique d’ascension » qu’il comportait est remise en question. Nous n’y trouvons plus les satisfactions espérées. Les thèses des recherches des sociologues et des économistes convergent pour constater « une dégradation généralisée des conditions de réalisation du travail et des contreparties retirées, par les travailleurs, du travail ».

Histoires de l’alimentation

Jacques Attali
© Fayard, 2019

Une longue fresque historique, pour nous donner des pistes sur l’avenir de notre société, à travers le prisme de l’alimentation. Car celle-ci, bien que traitée avec soin et une documentation abondante, n’est qu’une porte d’entrée vers nos modes de vie et d’organisation sociale.