L'alchimie du XXIe siècle

Transformer le plomb en or. Les alchimistes avait trouvé la bonne formule. Une sorte de valorisation de produits ordinaires, voire de rebuts, que l'on retrouve aujourd'hui dans le recyclage des déchets. Ceux-ci n'existent plus, ce snt des ressources. L'alchimie, un peu rénovée je dois l'admettre, est bien là. Nous voilà confrontés à la finitude du monde. Nos désirs sont infinis, ils ne cessent de croître sans satisfaire pour autant tous les besoins. Comment faire pour une croissance infinie dans un monde fini ? A quelle alchimie se recommander ?

Il va falloir faire plus avec moins, et il y a deux manières d'y parvenir. La première est d'éviter tout ce qui ne sert à rien, et encore plus tout ce qui est nocif. Une société obèse, boulimique, n'est pas le bonheur, et c'est même souvent une marque d'angoisse. Se concentrer sur ce qui nous fait vraiment plaisir, c'est le début de la sagesse. La deuxième voie, commlémentaire de la précédente, est le recours à la seule ressource à consommer sans modération, le génie humain. Même dans les limites de notre planète, cette ressource peut être sollicitée sans vergogne ni remord. Faut-il encore que le génie humain soit mobilisé à bon escient. Non pas pour aller chercher  les derniers barils de pétrole sous les calottes glacières, mais pour valoriser au mieux chaque cadeau de la nature, et fonder la croissance sur des biens immatériels, et en particulier la culture et les relations humaines.  Transformer la bêtise en intelligence, la grossièreté en sensibilité, voilà l'alchimie du XXIe siècle !

Edito du 15 novembre 2017

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