La voile et la vitesse

Quel plaisir, quelle émotion, de voir ces immenses et majestueux bateaux quitter Les Sables d'Olonnes pour faire le tour du monde ! Une course de vitesse analogue à celle de Philéas Fogg, qui a du faire son tour du monde en moins de 80 jours, record déjà battu par les skippers du Vendée Globe Challenge, et qui sera peut-être amélioré encore cette année. Les techniques dont bénéficient les voiliers sont prometteuses, et si le temps le permet, ce seront encore des heures et des jours qui seront gagnés. Quel dommage, cependant, que ce soit encore la vitesse et la compétition qui soient le moteur de cette odyssée ! Faisons la promotion de la voile et du vent, mais faut-il la faire avec l'argument de la vitesse ? La marine à voile a surement un avenir, et pas uniquement pour les loisirs, mais la performance attendue n'est pas la vitesse. La voile, c'est une économie d'énergie, une absence de pollution et de bruit. Sans revenir aux vaisseaux de l'an jadis, on se doute bien que le vent peut contribuer à rendre plus économes les transports maritimes, dont les volumes ne cessent d'augmenter. Les énergies renouvelables ont à l'évidence une contribution à apporter à la marine moderne. Sans doute la stimulation de la course produit-elle des progrès recyclables dans d'autres formes de marine, mais le cahier des charges d'une compétition ne peut être le même que celui d'une activité régulière. L'Hermione a su attirer l'attention sur la marine à voile sans miser sur la vitesse, bravo. Continuons, cherchons d'autres moteurs de progrès pour faire du vent et du soleil les principale sources d'énergie des transports de demain, sur mer et sur terre, et pourquoi pas das les airs à la suite de Solar Impulse !

Edito du 9 novembre 2016

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