L'espérance de vie et mode de vie

Face aux critiques sur les pollutions de toutes sortes et leur effet sur la santé, la réponse des partisans du "progrès", animés de la foi du charbonnier, est l'espérance de vie. Celle-ci augmente régulièrement. Le bilan des améliorations apportées par la chimie et les antobiotiques, par exemple, face aux méfaits de la profusion de produits nocifs dans notre environnement, était positif. L'annonce par l'INSEE d'un résultat inverse en 2015 pourrait bien être un avertissement. Pour la première fois depuis 1969, l'espérance de vie des nouveaux nés de 2015 serait en recul par rapport à celle de leurs ainés. Les causes sont essentiellement conjoncturelles et il ne faut pas en tirer de conclusions hâtives, mais le bilan du progrès traditionnel est remise en question. Les conséquences de l'ingestion continue de produits toxiques, de modes de vie trop sédentarisés, du stress et de l'artificialisation de nos milieux de vie peuvent se manifester avec retard, fruit d'une accumulation lente mais irréversible. C'est l'occasion de s'interroger : Peut-on poursuivre la croissance "durable" de la durée de vie, et surtout de la durée de vie en bonne santé, en réduisant le recours à des produits artificiels et en adoptant un mode de vie plus "friendly" pour nos organismes ?

Edito du 20 janvier 2016

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