Le solaire nouveau est arrivé

Il n’est pas encore vraiment arrivé, mais il se prépare et présente de sérieux espoirs. La « relance » pourrait-elle l’occasion de rapatrier, au moins en partie, la fabrication de cellules er de modules photovoltaïques ? Une bonne manière de faire que le monde de demain soit différent de celui d’hier. L’occasion est réelle, mais il reste à transformer l’essai. De nombreux acteurs européens montent des projets, qui exploiteront les nouveautés technologiques issues de la recherche européenne, et notamment française. Des avancées qui vont permettre d’améliorer la productivité des cellules de 25% environ, et même, pour certaines encore en phase de recherche, d’atteindre 30%, presque un tiers de l’énergie solaire recueillie transformée en électricité.

Il n’est de richesse que d’hommes

« La démographie est une traduction et une fonction du dynamisme d’un pays développé, que ce soit en matière de main d’œuvre abondante et bien formée, d’inventivité et de créativité en matière de recherche, d’adoption de nouveaux processus de production » nous dit François Bayrou, en introduction d’une note du Haut-commissariat au Plan rendue publique le 16 mai dernier. Qu’il y ait un lien entre l’évolution d’une population et son dynamisme économique et social, personne ne le contredira. Mais ce lien est sans doute bien plus complexe que ce que laisse entendre le Haut-commissaire au plan. Et tant mieux, car dans la perspective de la stabilisation de la population mondiale, on ne voit pas comment les pays les plus développés pourraient s’exonérer de l’effort de maitrise de la natalité. Chaque nouveau-né « occidental » pèsera beaucoup plus sur les ressources de la planète qu’un petit bengali ou nigérien. Il faut bien sûr que la fécondité baisse sensiblement dans les pays « du Sud », mais l’injonction vaut aussi pour ceux « du Nord ».

La force des émotions

La sensibilité est le moteur de l’intelligence, disait Paul Valéry. A condition de ne pas se laisser submerger par les émotions. La sensibilité nous dit vers quoi il faut tendre, l’objectif à atteindre, mais n’attendons pas d’elle qu’elle nous dise comment faire, quel chemin explorer pour y parvenir. C’est justement là que l’intelligence doit prendre le relai.

Haro sur le développement durable

Il est de bon ton, dans certains milieux, de brocarder le terme « développement durable ». Il est vrai qu’il est mis à toutes les sauces, et détourné de son sens, avec parfois un certain cynisme. Faut-il pour autant le rejeter en lui reprochant les mauvais usages qui en sont faits, ou les ambiguïtés qu’il comporte ?
Une première remarque, d’ordre général. Il s’agit de trouver une appellation pour désigner un concept nouveau, riche, complexe et évolutif en fonction des expériences accumulées.

De la coupe aux lèvres

« Il arrive après tout que les comportements des gens contredisent les croyances, les idéaux et les valeurs qu’ils professent », nous dit J. Baird Callicot(1). Il y a loin de la coupe aux lèvres. Les sondages nous répètent régulièrement que le réchauffement climatique est au cœur des préoccupations des Français. Leur comportement en est-il a traduction ? Il est permis d’en douter quand on voit notre empreinte carbone. Celle-ci s’améliore lentement si elle est calculée à partir de notre production, mais elle régresse plutôt, Covid mis à part, côté consommation. Le carbone émis en Chine ou en Inde pour satisfaire notre mode de vie doit en effet être enregistré à notre débit, plus qu’à celui des chinois ou des indiens dont le niveau de vie et de consommation est globalement bien moins élevé que le nôtre.