Au-delà de la loi

La loi climat ne permettra pas d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris, si l’on en croit ses détracteurs et notamment les membres de la Convention citoyenne pour le climat. Oui, mais ce n’est pas une loi, si ambitieuses fusse-t-elle, qui peut répondre à cet impératif. C’est le comportement de la société dans son ensemble. Nous ne sommes pas dans le régalien, où une loi comme l’abolition de la peine de mort, s’impose à chacun, mais dans une multitude choix personnels ou professionnels qui ne s’imposent pas aux acteurs qui n’en veulent pas. La loi peut donner un cadre pour une plus grande cohérence des actions, elle peut fixer des objectifs partiels ou intermédiaires, mais rien ne se fera sans l’adhésion du plus grand nombre. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif dit la sagesse populaire. Bien sûr, si le retard est le fait d’une petite minorité, la loi et les sanctions peuvent venir à bout des résistances, mais c’est une illusion que de croire qu’elles peuvent forcer la main du plus grand nombre.

Se libérer de la vitesse

Ceci est un appel. Un appel à tous ceux qui veulent se défaire de la dictature de la vitesse. Les amis du mouvement « slow » et tous les autres pour qui plus vite ne veut pas dire mieux. De nombreuses compétitions sont animées par le culte de la vitesse. Pas de surprise quand il s’agit d’automobile, mais plus curieux quand il s’agit de marine à voile, un domaine où il est permis de mettre en valeur d’autres types de performance. Quand un alpiniste arrive au sommet de l’Everest, on ne se demande as s’il a été plus vite que son prédécesseur. L’exploit se suffit à lui-même. Pourquoi donc, pour la voile, doit-on dépendre d’un chronomètre, alors que l’aventure d’un tour du monde en solitaire devrait largement suffire à nous passionner ?

Discrimination différenciée


L’égalité des chances va connaitre une nouvelle étape. Cinq écoles de fonction publique vont s’ouvrir aux jeunes « talents » issus de milieux défavorisés. Et on parle d’Albert Camus, distingué par son instituteur parmi les autres élèves, et de bien d’autres qui doivent tout à la République. Des classes « talents » vont se multiplier sur notre territoire, deux par région (il vaut mieux habiter la Bretagne que la Nouvelle Aquitaine…), pour préparer ces talents aux concours de la fonction publique, où 15% des places offertes aux concours externes leur seront réservés. Les « classes populaires » seront ainsi mieux représentées parmi nos dirigeants.

Objectif 100%

Les soviets et l’électricité, les deux mamelles de la Russie soviétique à sa belle époque. Nous allons y revenir en partie et sur le deuxième volet, l’électricité. Celle-ci sera de plus en plus sollicitée pour nos besoins d’énergie, notamment pour assurer notre mobilité, le numérique, etc. Pour tenir l’objectif zéro carbone en 2050, cette électricité doit être elle-même zéro carbone. Il restera bien sûr des secteurs où l’énergie ne sera pas électrique, pour la chaleur notamment où la biomasse et la géothermie apportent des solutions complémentaires, mais la part de marché de l’électricité va s’accroître. Elle devrait passer de 25 % à 50 % des besoins énergétiques finaux d'ici à 2050. Comment parvenir à zéro carbone sachant que le parc de nos centrales nucléaires d’aujourd’hui sera complètement fermé d’ici 2050 ? Telle est la question à laquelle il faut répondre dès maintenant, 30 ans étant un délai déjà bien court pour opérer toutes les transformations nécessaires, quelle que soit la solution retenue.

Les enseignements d’Oumuamua

« Dès que nous saurons que nous ne sommes pas seuls, que nous ne sommes pas la civilisation la plus avancée à avoir jamais existée dans le cosmos, nous comprendrons que nous aurons dépensé plus d’argent pour développer les moyens de détruire la vie sur notre planète qu’il n’en aurait coûté pour la préserver. » C’est Avi Loeb qui parle ainsi, un astrophysicien de l’université d’Harvard, en commentant la publication de son livre « Le premier signe d’une vie intelligente extraterrestre. »