Changement climatique : l’adaptation passage obligé sur le chemin de l’atténuation

A l’approche de la publication du rapport du GIEC, la question de l’adaptation au changement climatique est parvenue en bonne place. Il est clair que la température va continuer à augmenter, les efforts de limitation du phénomène étant à ce jour insuffisants. Il faut bien sûr les poursuivre et les amplifier, mais les dégâts du réchauffement sont déjà là, ils vont croître et embellir, il faut s’en prémunir.

Compétition ou collaboration ?

Les commentaires ont été nombreux sur le taux d’abstention aux dernières élections. Deux français sur trois. Ajoutons-y deux remarques, sur fond de développement durable, version « gouvernance ».
La confrontation n’est pas par nature une mauvaise chose, elle est même souvent féconde, à condition de le vouloir. A l’inverse, elle est stérile si les protagonistes partent avec l’idée que seule leur position compte, et que toute forme d’intérêt pour les idées des autres relève de la compromission, de la tambouille comme je l’ai entendu mille fois sur les ondes. La confrontation-exclusion est encore plus nette quand les règles du jeu électoral conduisent à priver telle ou telle sensibilité de s’exprimer dans les assemblées. La compétition mise en scène dans notre culture politique, où il est demandé de choisir entre deux visions du monde, est mère de la stérilité de la vie politique, chacun restant campé sur ses positions. On en vient à s’interroger sur l’intérêt de ces assemblées, soumises à l’autorité du président qui a tout pouvoir. Une assemblée est faite pour assurer l’échange entre plusieurs points de vue, et non pour enregistrer les volontés de son président. Le spectre, ou la nostalgie de la royauté élective reste bien vivant, et ne favorise pas l’innovation sociale, même s’il existe parfois des monarques éclairés.

Faire simple

Le développement durable rencontre une vraie difficulté. Comment faire simple pour parler de la vie, celle des humains et du vivant en général, de la planète et de la vie quotidienne, de la fin du monde et de la fin du mois ? Il s’agit d’entrer dans la complexité du monde, de prendre en compte de multiples interactions, des intérêts apparemment divergents, des échelles de temps et d’espace complémentaires mais contrastées, les besoins du présent et les exigences du futur. Nous sommes dans des approches « système », avec un tas de dimensions et de facteurs qui interagissent entre eux, bien loi des approches simples, du type action-réaction, les approches « linéaires », à une seule dimension.

Mobilité : Double dividende en vue

En cette période d’élections aux assemblées régionales et départementales, parlons de la mobilité, une de leurs compétences des régions. Comment progresser vers plus de durabilité, avec les compétences et les pouvoirs de ces collectivités ?
C’est une affaire au long cours, à conduire sur plusieurs mandats. Les échéances électorales ignorent le temps long, ce qui est un vrai problème, et demanderait une réflexion approfondie sur le fonctionnement de nos démocraties. Il n’y a pas que le marché qui soit myope. Il faut faire avec, malgré tout, en attendant, et la manière de faire suppose la recherche d’un consensus durable et largement partagé dans la société. Ce n’est pas impossible, à condition d’obtenir vite des résultats modestes mais bien visibles, qui montrent l’intérêt d’une politique. Jouer à la fois l’immédiat et le long terme, combiner les choix d’investissement, une alchimie subtile mais pas hors de portée.

Une relance par les sols

En ces temps de « relance » que l’on voudrait être verte, voici un bon investissement : un rapport de 1 à 30. Il s’agit de restauration des sols. L’ONU et ses filiales, FAO et PNUE, en charge de l’alimentation et de l’environnement, ont rendu public le 3 juin un rapport sur la restauration des sols dans le monde. Rappelons que nous sommes dans la décennie onusienne pour la restauration des écosystèmes.