Un enjeu majeur : la mobilité des marchandises

La ville de Paris va expérimenter dans un arrondissement les livraisons de nuit et sans bruit. Une pratique connue depuis longtemps, répandue dans plusieurs pays européens, et portée en France depuis 2012 par une association, Certibruit , Moins d’embouteillages, donc moins de pollution, moins de bruit, une meilleure performance dans la qualité des livraisons, des coûts évités, bref que du bonheur. Un bonheur qui se mérite, et demande des initiatives des deux côtés, livreurs et livrés (matériel, formation des personnels, organisation des locaux).

Chroniques d’actualité

La Banque Centrale européenne a enfin entendu le message de Mark Carney, alors gouverneur de la banque d’Angleterre et aujourd’hui envoyé spécial de l’ONU sur le climat, qui décrivait les risques du changement climatique pour la finance, devant les Lloyds of London. C’était en 2015. Mieux vaut tard que jamais.

Changement climatique : l’adaptation passage obligé sur le chemin de l’atténuation

A l’approche de la publication du rapport du GIEC, la question de l’adaptation au changement climatique est parvenue en bonne place. Il est clair que la température va continuer à augmenter, les efforts de limitation du phénomène étant à ce jour insuffisants. Il faut bien sûr les poursuivre et les amplifier, mais les dégâts du réchauffement sont déjà là, ils vont croître et embellir, il faut s’en prémunir.

Compétition ou collaboration ?

Les commentaires ont été nombreux sur le taux d’abstention aux dernières élections. Deux français sur trois. Ajoutons-y deux remarques, sur fond de développement durable, version « gouvernance ».
La confrontation n’est pas par nature une mauvaise chose, elle est même souvent féconde, à condition de le vouloir. A l’inverse, elle est stérile si les protagonistes partent avec l’idée que seule leur position compte, et que toute forme d’intérêt pour les idées des autres relève de la compromission, de la tambouille comme je l’ai entendu mille fois sur les ondes. La confrontation-exclusion est encore plus nette quand les règles du jeu électoral conduisent à priver telle ou telle sensibilité de s’exprimer dans les assemblées. La compétition mise en scène dans notre culture politique, où il est demandé de choisir entre deux visions du monde, est mère de la stérilité de la vie politique, chacun restant campé sur ses positions. On en vient à s’interroger sur l’intérêt de ces assemblées, soumises à l’autorité du président qui a tout pouvoir. Une assemblée est faite pour assurer l’échange entre plusieurs points de vue, et non pour enregistrer les volontés de son président. Le spectre, ou la nostalgie de la royauté élective reste bien vivant, et ne favorise pas l’innovation sociale, même s’il existe parfois des monarques éclairés.

Faire simple

Le développement durable rencontre une vraie difficulté. Comment faire simple pour parler de la vie, celle des humains et du vivant en général, de la planète et de la vie quotidienne, de la fin du monde et de la fin du mois ? Il s’agit d’entrer dans la complexité du monde, de prendre en compte de multiples interactions, des intérêts apparemment divergents, des échelles de temps et d’espace complémentaires mais contrastées, les besoins du présent et les exigences du futur. Nous sommes dans des approches « système », avec un tas de dimensions et de facteurs qui interagissent entre eux, bien loi des approches simples, du type action-réaction, les approches « linéaires », à une seule dimension.