L’avion, l’aménagement du territoire et le climat

Les avions seront interdits pour relier des villes qui pourraient l’être en moins de deux heurs et demi par d’autres moyens, notamment le train. Tel est aujourd’hui la transposition dans le projet de loi « Climat et résilience » de la proposition de la convention citoyenne pour le climat : « Organiser progressivement la fin du trafic aérien sur les vols intérieurs d’ici 2025, uniquement sur les lignes où il existe une alternative bas carbone satisfaisante en prix et en temps (sur un trajet de moins de 4h) ». Le chapitre des mobilités occupe une place importante dans les travaux de la Convention citoyenne, mais curieusement, l’aménagement du territoire n’est pas traité en tant que tel. Il s’agit ici le « rendre attractive la vie dans les villes et les villages », là de favoriser les circuits courts, mais le concept même d’aménagement du territoire semble absent, et par suite les gains qu’il y aurait à en attendre sur les émissions de gaz à effet de serre. Une meilleure répartition des activités et des populations, des centres de décision économiques et politiques plus proches des territoires, voilà pourtant des leviers prometteurs pour le climat, apparemment ignorés au profit de mesures sur les moyens de déplacement.

Des recettes pour le développement durable

Voilà un élément de réponse au dilemme fin du monde/fin du mois. Le saviez-vous ? 2021 est l’année internationale des fruits et légumes. Ça tombe bien, la consommation de fruits et légumes des Français s’est accrue de 4,5% en 2020. Pourvu que cette tendance se poursuive ! Car cette évolution est bonne pour vous, votre porte-monnaie et pour la planète. Un tripe dividende, avec un aspect économique, un aspect social et un aspect environnemental. Le développement durable est en marche.

Proximité et quête de sens pour changer le monde

Ça devient un marronnier, c’est chaque année la même chose. Une heure pour la planète, earth hour en anglais, revient régulièrement avec le printemps, et aavec son message : il faut se priver pour la planète. Le plaisir et la protection de l’environnement sont ainsi opposés avec constance depuis des années. Est-ce le bon argument pour obtenir des changements de comportement ? Il est permis d’en douter, tout simplement au vu des résultats. Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’il faut faire quelque chose, mais le passage à l’acte ne suit guère. La stratégie de l’alerte à répétition n’a pas produit les effets escomptés, l’appel au sacrifice ne fonctionne pas, ou pas assez.

Le montage de projet, clé de la réussite

Le financement de la rénovation des bâtiments. Comment faire pour booster le programme, comment motiver les intéressés ? Telle était la question posée par le Gouvernement au directeur de la Banque des territoires, Olivier Sichel. La réponse est venue le 17 mars avec une recommandation principale : accompagner les acteurs dans le montage de leurs projets. Une évidence enfin reconnue. Quand j’étais aux affaires, j’avais constaté que les projets soutenus par l’Etat n’étaient pas les plus pertinents, ni les plus urgents ou les plus innovants, mais ceux qui étaient prêts. Aussi simple que ça.

Un Grand Paris pour ses habitants

En marge de la note de lecture sur le livre d’Olivier Razemon sur les parisiens, l’actualité nous offre une illustration des rapports conflictuels entre Paris et sa banlieue. Il s’agit de la limitation de vitesse à Paris, fixée actuellement à 50km/h comme partout, avec des secteurs à 30km/h qui représentent 60% du réseau. Novembre 2020, la Ville de Paris lance une consultation pour une réduction à 30km/h, avec une option pour des exceptions à 50km/h sur certaines voies.