La crainte d'être inutile

L'idée souvent répandue que la production de biens et services sera le plus en plus concentrée, ajoutée au constat d'un chômage irréductible, produit un sentiment dangereux : la crainte d'être inutile. Des pans entiers du territoire se sentent délaissés, des fractions de population, comme les plus vieux, se sentent aussi inutiles, et même des charges pour la société. Le discours dominant que l'avenir est dans les villes réduit les campagnes à des "buttes témoins", des restes d'époques anciennes. Depuis longtemps, les aménagements autour des villes et des villages ont en effet considéré l'espace agricole (et parfois naturel) comme des réserves foncières, où l'on pouvait s'étendre sans vergogne.

L'entreprise, acteur de la société

Qu'il est long, le chemin, et semé d'embûches. Il s'agit de la loi PACTE, et de son volet RSE, responsabilité sociale des entreprises. Un loi qui reconnait le rôle des entreprises dans la société, au-delà de leur simple rôle d'acteur économique. Et bien, la semaine dernière, les sénateurs ont supprimé l'article sur la RSE, article 61 de la loi PACTE, estimant que c'était "de la philosophie". Une approche bien archaïque, qui ne contribue pas à la gloire du Sénat. On s'interroge sur les lobbys qui ont obtenu cet amendement sénatorial, en espérant que les députés sauront rétablir une vision moderne de l'entreprise.

Le pouvoir de vivre

Relancée par Laurent Berger, la formule "pouvoir de vivre" était le titre du programme de Brice Lalonde aux élections présidentielles de 1981. Une formule fondatrice d'une nouvelle approche, où le bonheur n'est plus synomyme d'accumulation de biens matériels, achetés sur le marché, mais de satisfaction de besoins de mille manières, achat, certes, mais aussi échanges, services mutuels, changement de comportements. La vie va bien au-delà du marché. Vivre mieux n'est pas synonyme de gagner plus. la qualité de la vie sociale est ainsi remise en avant, avec son caractère immatériel qui dépend de phénomènes culturels autant que de phénomènes économiques.

Le pouvoir de vivre

Relancée par Laurent Berger, la formule "pouvoir de vivre" était le titre du programme de Brice Lalonde aux élections présidentielles de 1981. Une formule fondatrice d'une nouvelle approche, où le bonheur n'est plus synomyme d'accumulation de biens matériels, achetés sur le marché, mais de satisfaction de besoins de mille manières, achat, certes, mais aussi échanges, services mutuels, changement de comportements. La vie va bien au-delà du marché. Vivre mieux n'est pas synonyme de gagner plus. la qualité de la vie sociale est ainsi remise en avant, avec son caractère immatériel qui dépend de phénomènes culturels autant que de phénomènes économiques.

La poule aux oeufs d'or

C'est depuis le 2 mars que les maquereaux de l'Atlantique Nord-Est ne sont plus certifiés MSC, et n'ont plus droit au label bleu. Leur pêche n'est plus durable. Les prises sont largement supérieures à celles recommandées des scientifiques pour maintenir l'état du stock. Le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM) recommande une baisse des deux tiers des captures annuelles pour retrouver un stock durable, où les poissons aient le temps de se reproduire. Une alerte qui n'est pas isolée.