Les emplois aidés : au-delà le l'emploi, les services rendus.

Les experts sont formels : les emplois aidés ne servent à rien. Ils ne contribuent pas à ctéer de l'emploi durable. Encore une fois, les experts sont prisonniers de leur prisme d'analyse. Ces emplois aidés n'atteignent peut-être pas leurs objectifs côté emploi, mais ils rendent bien des services. Des services utiles, mais qui ne sont pas rendus dans le système classique, du marché ou de l'action publique. Le marché n'est pas solvable, et les budgets des collectivités ne le permettent pas. faut-il pour autant abndonner toute aide aux activités culturelles, environnementales, sociales, éducatives, sportives, etc. auxquels les emplois aidés contribuent ? Le verdict sur les emplois aidés doit intégrer leurs services rendus.

Produire plus avec moins d'eau

La pénurie a des vertus. Elle nous montre quels sont les "facteurs limitants", ceux qui bloquent le développement de nos activités, et dont il convient de s'affranchir pour que ledit développement soit "durable". Le manque d'eau est un de ces facteurs limitants. Il réduit la productivité agricole, et empêche certaines activités touristiques, comme le tourisme fluvial, il peut conduire à interrompre le fonctionnement de centrales nucléaires qui ne pourraient plus se refroidir, il nous interdit d'arroser nos jardins, etc. Il nous faut donc apprendre à poursuivre ces activités en consommant moins d'eau, ou à choisir d'autres techniques de production peu exigeantes en eau.

Du tourisme prédateur au tourisme durable

De plus en plus, les habitants des grandes villes touristiques, comme Barcelone et Venise, se rebiffent. Trop de touristes, ce qui compromet la qualité de vie des habitants permananents, et parfois même la préservation du patrimoine objet de l'attractivité touristique. Une activité non durable, dans ces conditions, puisqu'elle contient en elle-même les causes de sa perte. Un tourisme qui se révèle prédateur, qui exploite comme une rente un contexte qu'il dégrade de multiples manières, fréquentation trop intense, pressions sur les loyers, transformation de quartiers populaires, etc.

Villes et campagnes en AFrique

Le développement de l'Afrique est à la Une des journaux. 40% de la popuation mondiale en 2100 sera africaine, et la question des villes, déjà préoccupante, pourrait s'aggraver si l'on en croit les spécialistes comme ceux de l'OCDE cités par Le Monde daté du 8 août. Leur développement anarchique est la cause de nombreux problèmes, comme la pollution atmosphérique, qui provoquerait plus de décès que l'absence d'eau potable. Il serait urgent de trouver un modèle de "ville africaine durable"', adapté aux conditions particulières du continent, et notamment à la faiblesse des revenus des nouveaux urbains.

Au-delà du 2 août

C'est depuis le milieu des années 1970, il y a donc une bonne quarantaine d'années, que l'humanité déroge à la règle d'or. Elle consomme plus de ressources que la terre n'en produit. Un déséquilibre qui s'accentue chaque année, si bien qu'en 2017, nous auront consommé 1,7 fois ce que notre planète nous aura fourni. C'est le 2 août, précisément, que commence notre vie à crédit : nous avons consommé toute la production de l'année. Nous tapons donc dans la capital, le "revenu" de l'année ayant été entièrement dépensé le 2 août.