L'inversion de la courbe

C'est le constat que fait l'association négaWatt, en ouverture de son scénario 2017-2050. La courbe de consommation d'énergie s'est inversée pour l'ensemble des pays de l'OCDE. Au cours de la première décennie de ce millénaire, plus vite que beaucoup d'experts le pensaient. Un changement qui ne doit rien à la conjoncture, une tendance de fond, "structurelle".

Une obligation qui fait du bien

Donner plutôt que jeter. Un principe simple, qui a du faire l'objet d'une loi pour entrer en pratique. la loi dite "Garot" interdit aux grandes surfaces de jeter de la nourriture consommable (invendus), ou de la détruire. Elles ont l'obligation de les donner à une association de solidarité afin de faciliter les dons alimentaires, et bénéficieront d'avantages fiscaux. Une loi votée à l'unanimité, il y a un an, et qui se met en pratique progressivement. L'enjeu est de taille : 10 millions de tonnes de denrées alimentaires sont détruites chaque année en France.

La "bulle" Donald Trump ?

Il semble que les bourses se réjouissent de l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Pourquoi, alors que l'on dit à la fois que l'avenir avec lui est très incertain, et même imprévisible, et que la bourse déteste justement l'absence de prévisibilité. Il est permis de craindre le pire. Le pire est une dérégulation massive, la levée de toutes les précautions et autres garde-fous posés pour préserver l'avenir, dénoncés comme des entraves à la croissance et à la création d'emplois. L'apothéose du "court-termisme". Bien sûr, une telle attitude ne peut que dégager des marges de manoeuvre dans l'immédiat, mais ça ne durera pas. Comme le dit Hubert Reeves, "si vous ne vous occupez pas de la biodiversité, la biodiversité s'occupera de vous". On peut en dire autant du climat et des océans. L'embellie annoncée ne durera qu'un temps, et rendra toutes les mesures de long terme encore plus nécessaires, et plus douloureuses. Le scénario de la levée de toutes les contraintes est-il celui retenu par la bourse ? Si tel est le cas, craignons le moment où la bulle éclatera. La "tragédie de l'horizon", a été imaginée par le gouverneur de la banque centrale d'Angleterre, Mark Corney, pour alerter sur le décalage dans le temps entre les prises de décision et leurs conséquences. Espérons que la tragédie tournera à la comédie, et que Sophocle tournera en Courteline. Le pire n'arrive pas toujours.

Edito du 18 janvier 2017

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Le pouvoir du consommateur

La presse s'en fait l'écho : les oeufs de poules en cages ne seront bientôt qu'un mauvais souvenir. Bientôt, c'est en 2025, les progrès sont lents, il y a une forte inertie. Et il y aura toujours des poules entassées au sol, sans lunmière du jour. Saluons malgré tout cette promesse de progrès, toujours bonne à engranger. Cette évolution est due à la pression des consommateurs, interpellés par des scandales sur la maltraitance des poules.

Au-delà du rêve

Une année confuse s'annonce. Une loi littoral en danger, un rejet par le conseil d'Etat d'un décret sur la maitrise des produits phytosanitaires (chapeau, les lobbys), un principe de précaution contesté, une banquise en déroute, voilà quelques indices inquiétant à l'aube de l'année 2017.