Quel bilan pour l'économie collaborative ?

Nous sommes à l'heure du co-. Covoiturage, coworking, coconception, etc. et autopartage, autolib, AirBnB, et autres manifestations de l'économie de fonctionnalité. Les promesses pour l'environnement et surtout la consommation de ressources sont alléchantes. Plusieurs personnes dans une voiture, c'est mieux qu'une seule.

Les pesticides : une transition difficile

Les semaines ou autres journées dédiées à une grande cause présentent une utilité à retenir : celle de faire régulièrement le point. Le point sur ladite cause, le degré d'avancement vers des objectifs annoncés et partagés. Le Grenelle de l'Environnement a permis de se donner des objectifs chiffrés, parmi lesquels l'abandon progressif de l'usage des pesticides. Une première étape est de diviser par deux la consommation de ces produits en 10 ans, et même moins si possible. Le constat est bien triste : c'est le contraire qui se produit, la consommation de pesticides résiste. Et l'interdiction des néonicotinoïdes se fait attendre, malgré ses effets sur les insectes pollinisateurs. Pourtant, à l'heure des bilans, il semble bien que la science ne puisse dire quels sont les gains réels apportés par ces produits. La presse, à l'occasion de la semaine mondiale des alternatives aux pesticides, qui se termine aujourdhui 30 mars, révèle la faiblesse des connaissances sur leurs effets. Une étude américaine montre que le coût des pesticides seraient bien supérieurs aux bénéfices qu'ils apportent, au moins 40 milliards de dollars pour 27 de bénéfices, mais les chiffres datent de 1990 et les produits se renouvellent rapidement. Voilà donc un secteur entier de notre économie qui se développe sur une base incertaine, c'est le moins qu'on puisse dire. Cette résistance illustre celle, plus générale, de l'économie d'hier face à celle de demain. La "transition" est bien difficile, surtout quand on l'entreprend à reculons !

Edito du 30 mars 2016

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Une pub contre son camp

C'est un rituel depuis queques années, je réagis vis à vis de l'opération "earth hour", "une heure pour la planète" en bon français. Une action forte de sensibilisation, à l'initiative du WWF, qui touche cette année 178 pays à travers le monde.

Les commentaires récents

  • Invité - Dominique Bidou

    Réponse à M. ou Mme Loquet Bien d'accord pour des actions de sensibilisation, mais fondées sur de bonnes bases. Le choix de "earth hour" est fondé sur un principe de privation, puisqu'il s'agit de couper le courant pendant une heure. J'ai la conviction que cela donne du développement durable une ima...
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  • Cette action "Earth hour" est une vaste action annuelle de sensibilisation aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques à engager, voire à renforcer, afin de préserver la planète Terre et ses habitants (seule planète où la vie est possible dans notre galaxie) du fait de la surconsommation des...
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Entre les bombes et la famine...

Curieuse distinction. Selon que vous êtes chassé de chez vous par les bombes ou par la famine, l'acceuil que vous recevrez varie de tout au tout. Les guerres sont reconnues comme une cause valable d'émigration, mais pas la, misère. Peu importe que celle-ci soit souvent fille de guerres plus ou moins permanentes, avec des déplacements de population vers des camps et l'abandon de territoires entiers.

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  • Invité - jean marie garcin

    mais il touche mon coeur cet éditorialiste. Il peut ajouter l'annonce du président du conseil européen, Donald Tusk: "ne venez pas! ... aucun pays européen ne pourra constituer à être un pays d'accueil". Pour que les plus démunis puissent rester chez eux, vivre de leur travail, se créer un avenir, d...
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  • Bonjour, Les mouvements seront de plus en plus importants, c'est exact. mais ils pourraient aussi être réduits en s'impliquant beaucoup plus fortement dans le développement local des pays d'émigration: il s'agit d'éviter à ces familles la contrainte du départ, de les aider à rester, si possible heu...
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Le travail, valeur bien malmenée...

Le discours est largement partagé : le travail est une valeur fondatrice de nos sociétés. Les faits sont loin de confirmer les propos. Le travail semble plutôt être une variable d'ajustement. Ce n'est pas le cas partout, il y a de nombreuses entreprises où les salariés sont considérés comme partie intégrante, dépositaires de sa cullture et de son capital humain.