“ Le dictionnaire du développement durable pour tous. libre pensée de l’écologie, d’une écologie facile,
avec les mots de tous les jours, mis à jour chaque semaine. ”

Edito du 11 juillet 2018

Signe des temps

dominique bidou vertiEn 1992, quand j'ai été amené à explorer les liens complexes entre environnement et construction, je rêvais de voir la qualité environnementale devenir un critère de choix et un paramètre intégré au prix des biens mis en vente. La plaisanterie en cours à l'époque, vous la connaissez. Ily a 3 critères qui fongt le prix, l'emplacement, l'emplacement, et l'emplacement. Allez donc "vendre" de l'environnement dans ce contexte. Un quart de siècle plus tard, les investisseurs créent un observatoire de l'immobilier drable, et viennent de publier un guide pour "intégrer la valeur du durable". On y lit notamment "Les enjeux de durabilité devenant de plus en plus importants aux yeux de nos investisseurs et occupants, il est naturel que ces considérations se traduisent dans le processus de décision lors de l’achat d’un bien immobilier." Quel chemin parcouru ! Les investisseurs se dotent d'outils pour aller au-delà des normes et autres labels. Il veulent en comprendre le sens et en faire des atouts. 

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mot de la semaine

14 juillet

14juillet

Quel meilleur symbole du changement vers un monde nouveau que le 14 juillet ? Comment sortir de l’ancien régime, issu de la révolution industrielle et des trente glorieuses…

La prise de la Bastille reste le symbole de la révolution française. Un moment fort, qui marque la fin d’une époque. La société sort de l’immobilisme où l’avait enfermé l’ancien régime, et part sur de nouvelles bases. C’est un scénario de ce type dont nous aurions besoin, la guillotine en moins, bien sûr. Le développement durable est le terme qui résume cette recherche d’un monde nouveau. L’équivalent des « Lumières » du XVIIIe siècle. Une période à risque, mais le risque suprême est de ne rien changer, et de se voir un beau jour confronté à des problèmes insurmontables.

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Monopole et diversité

Au-delà du statut de la SNCF, c'est la question de la diversité qui est posée. Elle l'est pour toutes les grosses machines, centralisées, avec une forte culture d'entreprise et des traditions, sans parler des normes que la maison s'est donné pour unifier et optimiser les modes d'intervention. Une grande efficacité, l'union fait la force, mais aussi la rigidité propre aux structures pyramidales, et la difficulté de comparer des alternatives, d'explorer des voies nouvelles, d'intégrer de nouvelles compétences. Un volet "rouleau compresseur" qui laisse peu de place à l'initiative.

La diversité et sa richesse ont du mal à se faire une place dans un monde de monopoles. On a pu voir (et on voit encore) les difficultés des énergies renouvelables à émerger chez les grands énergéticiens. Une diversité d'opérateurs offre souvent l'ouverture d'esprit indispensable pour tenter de nouvelles expériences. Il reste toujours aux pouvoirs publics de gérer cette diversité, d'établir les règles du jeu, de fixer des objectifs, d'écrire les "cahiers des charges". C'est une tâche délicate, alliant des aspects techniques et politiques. Pendant longtemps, l'Etat se déchargeait de cette tâche en la confiant à un opérateur dont il assurait la tutelle. Un opérateur qui s'avérait parfois plus puissant que sa tutelle, et qui prenait son indépendance ; ou à l'inverse, un Etat qui donnait des ordres sans en mesurer les conséquences. Quelle que soit l'issue du conflit actuel sur l'avenir de la SNCF, la question de la gouvernance est posée. Comment introduire de la diversité et de l'esprit d'entreprise, au sens du goût à entreprendre et explorer des voies nouvelles, dans le système ferroviaire, à l'heure de la multimodalité, d'Internet, des mobilités douces, du télétravail, etc. et de l'enjeu des transports de marchandises, le tout sans nuisances ni émissions de gaz à effet de serre. Le chemin de fer a dans sa main des atouts puissants, mais la manière de jouer de demain reste à trouver. Tel est l'enjeu, et on aimerait bien que le débat en cours ne l'oublie pas.

 

Edito du 11 avril 2018

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