“ Le dictionnaire du développement durable pour tous. libre pensée de l’écologie, d’une écologie facile,
avec les mots de tous les jours, mis à jour chaque semaine. ”

Edito du 15 août 2018

Immigration ou robots ?

dominique bidou vertiL'absence de confiance en soi et en sa valeur conduit à des situations rocambolesques. Les pays que nous apppelions l'Europe de l'Est, connaissent une forte croissance, et une pénurie de main-d'oeuvre. Mais ils ont peur des immigrés, qui pourraient les aider à résoudre ce problème, mais qui pourraient aussi remettre en question leur civilisation. La solution ? les robots. La machine plutôt que des hommes. La peur de l'autre fait des ravages. L'immigration, à la rigueur, mais des Philippins, de culture chrétienne, plutôt que des syriens, même si le niveau de compétence et les possibilité de retour seraient plus favorables. On dit souvent que l'économie a pris le pas sur le politique, il n'en est rien en l'occurrence. Ce sont bien des préoccupations politiques et électoristes qui excluent des solutions bonnes à la fois d'un point de vue économique et humain. Quel paradoxe pour des pays qui ont fourni des contingents considérables d'émigrés au cours de leur histoire, et même de leur histoire récente comme en témoigne la célèbre anecdote du plombier polonais et les motivations du Brexit.

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Reprise

Pêche

peche

Depuis la mi-mars, la pêche en rivière est ouverte en France. Un loisir apprécié, mais aussi une occasion de ramener chez soi une friture ou une truite frétillante. Le poisson est-il un aliment recommandable ?

Ce n’est pas l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui recommande de ne pas consommer du poisson plus de deux fois par semaine. Et encore, il s’agit là des poissons de mer, dont il faut varier les espèces et les provenances. Pour certains poissons d’eau douce, (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) c’est deux fois par mois, et encore, une fois tous les deux mois pour les personnes fragiles. Attention, donc, à vos prises de pêche, sans doute vaut-il mieux les relâcher, une fois vos besoins couverts, qui resteront modestes.
On parle souvent de la dégradation des océans, avec les monceaux de matières plastiques qui y sont rejetés, avec les continents inédits qui en résultent, ou bien d’autres produits qui mettent en danger leur bonne santé. N’oublions pas les immenses services gratuits que nous rend  la haute mer comme la séquestration de carbone, estimée parfois à plus de 200 milliards de dollars. Elle nous procure aussi de la nourriture, notamment les poissons qui constituent une bonne part des protéines que nous consommons, dans de grandes proportions dans certaines régions.

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Agir ou subir

C'est le 5 mai, le jour du dépassement pour la France. Si tous les humains vivaient comme les Français, les prélèvements nécessaires pour faire face aux consommations atteindraient le 5 mai la capacité de production de la planète de l'année entière. C'est comme si nous avions dépensé le 11 du mois l'intégralité du salaire attendu à la fin du mois. Nous vivons donc largement au dessus de nos moyens. Comment cela est-il possible ? En prélevant sur le capital nature, et grâce aux très fortes inégalités et à la très faible consommation d'une partie de l'humanité. Deux raisons qui ne sont pas durables, le capital nature n'est pas infini, comme on le voit notamment pour la pêche, et les pays pauvres tendent légitimement à rattraper leur retard. Il faut donc changer profondément notre mode de production et de consommation, pour revenir à un équilibre. Plusieurs pistes pour cela, parmi lesquelles l'efficacité dans l'usage des ressources. A titre d'exemple, le developpement des LED permet de diviser par 10 le besoin de ressources nécessaires pour l'éclairage. Plus performant, mais aussi plus intelligents, pour tirer le maximum de service des ressources disponibles. C'est l'économie circulaire, qui consiste à transformer les déchets en ressources. C'est encore le discernement, qui permet de faire le choix des consommations les plus utiles ou agréables, au lieu de consommer pour consommer, dans une sorte de course sans fin. Pour prendre l'exemple de l'alimentation, qui représente un tiers de notre "empreinte écologique", c'est le choix des produits locaux et de saison, la lutte contre l'obésité, et la recherche de la qualité associée à un rééquilibrage entre les produits végétaux et animaux, favorable à notre santé, à notre porte-monnaie et à la planète. Les pistes sont nombreuses, elles peuvent être attractives à condition d'accepter de changer et de construire nous-même les modes de vie de demain. Le pire serait de retarder le changement et de se le faire imposer par les évènements. Agir ou subir, à vous de choisir.

Edito du 16 mai 2018

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