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La résilience des vieux repères

En cette semaine d'anniversaire (ou de fête) présidentiel (le), les commentaires vont bon train sur le positionnement du pouvoir sur l'axe droite-gauche. Il est vrai que le discours "à droite et à gauche" en vogue pendant la campagne électorale fait déjà référence à ces deux pôles traditionnels de la politique française : même en les contestant, on les mentionne et on les consolide de fait. Et pourtant, en cristallisant des positions, qui deviennent ainsi des postures, les pôles traditionnels se sont révélés être des obstacles à une pensée rénovée, libre et ouverte sur un monde qu'il reste à inventer. Le débat est entendu, et chacun se réfugie dans une une vision du monde héritée du passé. Les valeurs demeurrent, bien sûr, mais leur traduction dans la vie politique ne peut se faire avec un mode de penser issu du siècle dernier, voire du XIXe siècle.

Il s'agit aujourd'hui de jeter les bases d'un monde "durable", avec des modes de vie qui pemettent l'épanouissement des habitants de la planète tout en restant compatible avec les limites de la planète. Un changement profond d'orientation, que les institutions politiques, culturelles et économiques ont du mal à intégrer, et qui doit prendre en charge en priorité le sort des plus démunis pour reprendre les termes de la difinition du rapport Bruntdland. Il est à craindre que la résilience du débat politique tradionnel ne favorise pas l'émergence des nouveaux modes de penser, nécessaires pour assurer cette mutation, laquelle nous prendra au dépourvu quand elle s'imposera physiquement, si nous n'endiguons pas les phénomènes tels que le dérèglement climatique ou la chutte de biodiversité. Gardons les valeurs, telles que l'égalité, la liberté, la fraternité, et bien d'autres comme le respect de la planète, qui ont toute leur place dans la société à imaginer, mais  prenons du recul par rapport aux anciens clivages, qui nous ont conduit à la situation que nous connaissons. On ne résout pas les problèmes avec l'état d'esprit qui les a provoqué, merci Einstein de nous l'avoir enseigné.

 

Edito du 9 mais 2018

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