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La prévention de la dépendance

La dépendance devient une question majeure, si l'on en croit le président de la République. Une population de plus en plus nombreuse, et qu'il faut prendre en charge. Il est même question de taxer l'emploi, avec une journée de travail dédiée, en parfaite contradiction avec le mouvement en cours d'allégement des charges. Le président a aussi évoqué les jeunes retraités, mais sans y attacher d'importance. L'émergence d'un nouvel âge, intermédiaire entre l'âge actif et le grand âge, est pourtant un phénomène lourd souvent abordé dans ce "dictionnaire" (1). Sa prise en compte est une des clés de la lutte contre la dépendance. Avant de devoir la payer, il faut la retarder et l'éviter autant qu'il est possible. Les intéressés y gagneront en qualité de vie, et le prix pour les autres, les "actifs", en sera plus supportable. Il est urgent de prende en compte cet âge intermédiaire, nouveau et privé de reconnaissance dans notre société. La dépendance provient en partie du mode de vie des vieux. Selon qu'ils sont actifs, intégrés dans la société ou au contraire isolés et sans objectif dans leur vie, la dépendance se fait plus ou moins vive, plus ou moins rapide. Plutôt que de rechercher comment financer la dépendance, mieux vaudrait s'intéresser à ce nouvel âge, qui concerne de plus en plus de monde, une population encore pleine de vie, de potentiel, une richesse humaine qui ne demande qu'à être valorisée. Le débat sur les retraites est annoncé. S'il se limite au financement et aux équilibres des caisses, il ne sera qu'une étape dans un long processus de dégradation sociale. A l'inverse, s'il ouvre la réflexion sur la vieillesse et ses différentes formes, sur la manière de conserver les "jeunes vieux" dans la société et de leur offrir un rôle, alors la dépendance reculera, et l'allongement de la vie humaine ne sera plus une calamité financière.

Voir notamment quatrième, inactifs, vieux, etc.

Edito du 18 avril 2018

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