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Les prophéties auto-réalisatrices

La tonalité générale est claire : l'arrivée des migrants est une mauvaise chose en soi. Bien sûr, il y a la morale, on ne peut pas les laisser tomber, les nauffragés doivent être secourus, etc. Mais au fond, ce que nous faisons est motivé par des scrupules et une sorte de culpabilité. Inutile d'attendre, avec cet état esprit, une solution efficace et durable à la question des migrants. Ceux-ci sont considérés comme une charge, et nous nous efforçons de limiter l'effort au strict minimum humanitaire. Et si ces migrants étaient une chance ? Le million de rapatriés d'Algérie, en 1962, malgré la douleur et les grosses difficultés d'accueil, n'ont pas fait fléchir le taux de croissance de la France, bien au contraire. L'afflux de population n'est une mauvaise chose que si on l'affirme dès le départ. Prenons l'hypothèse inverse, où les migrations seraient perçues comme des solutions à certains de nos problèmes, comme le vieillissement de la population et la désertification de certaines régions. C'est une autre politique qui serait menée, plus seulement humanitaire mais intéressée. Une piste qui ne peut pas être explorée compte-tenu de l'a priori négatif. Et ceux qui auront prédit le pire finiront par avoir raison.

Edito du 24 juin 2015

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